«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La convergence en action

PQ, la main tendue

S’unir pour une meilleure force de frappe

Tribune libre de Vigile
vendredi 5 mai
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PQ, la main tendue

L’idée de convergence entre le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS) n’est certes pas nouvelle mais, cette fois-ci, se veut plus sérieuse. Peut-on décrire ce geste comme un coup de poker politique préoccupant pour mieux faire écho ? Jean-François Lisée, dans son rôle de leader se montre pressé, binaire et incisif face à un possible refus chez QS. Sans parler d’ultimatum ouvertement, c’est clair, M. Lisée désire négocier immédiatement avec QS afin de mieux fourbir ses armes pour les élections de 2018. Bref, c’est du « embarquez dans mon bateau ou ramez seuls dans votre chaloupe ».

M. Lisée peut difficilement cacher ses cartes. Il n’aime pas voir plusieurs enseignes différentes qui vendent l’idée de la doctrine, celle bien campée dans le programme du PQ comme l’article no 1. Le chef du PQ prie le ciel pour rapatrier les petites chapelles dans la grande cathédrale. Ainsi donc, la force de frappe serait grandement bonifiée pour combattre l’ennemi dont M. Couillard demeure la figure de proue. Sera-t-il entendu et exaucé par les dieux de la convergence ? Les paris sont ouverts.

Si QS accepte l’invitation de la main tendue du PQ, lors de son congrès national qui se tiendra à Montréal du 19 au 22 mai, pariez que les négociations au niveau de la stratégie ainsi que les définitions de tâches des principaux acteurs seront ardues et fondamentalement empreintes d’ego.

Je leur propose donc de négocier en verbalisant clairement, fermer les fenêtres et baisser le ton ! Ne sortez pas du bureau sans une convergence gagnante pour tous.

Commentaires

  • Marcel Haché, 14 mai 07h58

    « Battre les libéraux » ne peut pas être un projet de gouvernement. Les péquisteux se cherchent des amis inutilement.
    « Poser des questions » ne mène pas au pouvoir. JFL s’en va drette dans l’mur.

    Question : On dénonce quoi dans l’opposition ?
    Réponse : le « système ».

    Ici, dans cette maudite province de Québec, c’est la gang du West Island qui manipule le « système ». Cela étant, on comprend mieux pourquoi JFL n’a jamais voulu rencontrer MLP lorsqu’elle est passée au Québec. On jase.

  • Jean-Claude Michaud, 7 mai 22h45

    Il faut une convergence qui mène à une union nationale avec comme seul but de battre les libéraux et de bien gouverner le Québec, ramener plus de démocratie, de transparence et revenir au bien commun dans l’État du Québec.

    Il faut reprendre le contrôle de nos sociétés d’états, de nos ministères, réformer l’éducation, la santé, l’intégration des immigrants, la gestion de la sécurité publique et de la justice afin d’obtenir de meilleurs résultats, une plus grande efficacité de nos services publiques, lancer une nouvelle révolution tranquille qui va nous faire entrer dans le 21e siècle.

    Pour réussir, il faut mettre de côté temporairement les idéologies de la gauche et de la droite pour gouverner au centre en emprutant les meilleurs idées de chaque parti. La Caq aussi devrait embarquer dans le projet de battre les libéraux et de s’associer avec le PQ et Québec Solidaire puisqu’elle se dit nationaliste et est déjà une coalition assez large.

  • A.Cosentino, 6 mai 23h27

    Erratum

    Milles excuses M.Brilland d’avoir massacré votre nom de la sorte.

  • A.Cosentino, 6 mai 13h43

    « C’est à peine si la démarche indépendantiste, par nature révolutionnaire dans une société comme la nôtre, a commencé à nous dévoiler les premières indications des potentialités énormes qu’elle referme pour les masses québécoises que déjà des « socialistes » (plus prompts à retenir, sous forme de concept, tel résultat de telle révolution asiatique qu’à faire celle d’ici avec les moyens disponibles) exigent péremptoirement de cette démarche des réponses infaillibles, complètes et définitives à des questions qu’elle ne se pose pas encore au niveau des masses, au niveau actuel de leur conscience politique. Questions qu’elle ne se posera certes pas, faut-il le préciser, si elle n’est pas endossée collectivement par les masses québécoises.

    Du recul ou de la paralysie de cette démarche ne pourraient résulter qu’un nouveau tarissement des sources d’invention de la collectivité dans son ensemble, qu’une condamnation à l’asphyxie. »

    « Trop souvent, à gauche, le socialisme se présente, d’ailleurs, comme étant une affaire personnelle ou « familiale ». On croit naïvement que pour devenir socialiste il suffit d’adhérer personnellement à l’idéologie socialiste ou plutôt à l’une ou l’autre des formes « théoriques » qu’elle a revêtue dans l’histoire, à la suite de pratiques historiques très variées et parfois même radicalement différentes. On « adhère » ainsi au socialisme comme d’autres adhèrent, en leur for intérieur, au christianisme. »

    Deux citations tirées de L’urgence de choisir de Pierre Vallières.

    Elles exposent toutes l’hypocrisie de cette bande de picosseux que représente l’élite politicienne socialiste québécoise depuis belle lurette. M.Vallières à écrit ces lignes en 1971...Pourtant rien ne change et nous sommes en plein dans l’asphyxie dont il parle.

    Le PQ ne vaut guerre mieux pour une multitudes de raisons dont celles que M. Brillant fait état dans son commentaire.

  • Jean Brilland, 6 mai 08h22

    Au delà de la convergence, lorsque 2 partis sont pourris...le résultat ne peut être que pourris.

    Les deux partis ont dit non à LePen et oui à Macron. Les jupons dépassent...et trempent dans la boue.

    Ecoutez ce psychiatre parler de Macron...un psychopathe : https://www.youtube.com/watch?v=NNDgsw39m9s

    Si Marine n’est pas élu, et elle ne le sera pas : c’est la révolution en France et éventuellement ailleurs...

  • François Ricard, 6 mai 08h08

    QS se joue de Lisée et du PQ.
    Même s’il accepte de "négocier", ce ne sera que pour gagner du temps.
    En notre système parlementaire, les coalitions ne sont pas vraiment possibles. Et les carriéristes politiques ne le savent que trop bien.

  • Michel Beaumont, 6 mai 06h31

    Monsieur Saint-Arnaud, je suis entièrement de votre avis.

  • Raymond Saint-Arnaud, 5 mai 18h01

    Le débat sur la « convergence » est mal engagé. Je me méfie de l’ hypocrisie de Québec solidaire en rapport avec l’indépendance du Québec. Je suis un socialiste de coeur et d’esprit, appréciant le modèle social québécois, mais QS ne m’apparait pas honnête ni réaliste dans son discours et ses actes.

    Je pense qu’une coalition PQ-CAQ serait plus viable que PQ-QS pour déloger le parti libéral de Couillard. Et pourquoi pas une coalition tripartite PQ-CAQ-QS, qui délogerait le PLQ une fois pour toute ... pour mille ans ?

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