«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La crise existentielle

PQ : la fin d’une époque ? (2)

dimanche 2 juillet

Avant-hier, je posais la question : le PQ pourrait-il être arrivé au bout de sa vie utile et avoir été l’affaire de deux générations qui tirent maintenant leur révérence ?

Pourrait-il être dépassé par l’Histoire, comme le fut jadis l’Union nationale ?

Inutile de revenir sur les nombreux signes inquiétants, corroborés depuis longtemps par les chiffres.

Le scénario le plus cauchemardesque serait que cette inquiétude ressentie par les militants fasse déraper le congrès de septembre.

Prudence

Respirons cependant par le nez.

Lors des élections de 2007, l’ADQ avait coiffé le PQ. Les graveurs de pierres tombales se mirent au boulot.

Mais l’ADQ s’enfargea toute seule et Pauline Marois freina la glissade du PQ, le ramenant même brièvement au gouvernement.

RIEN n’est JAMAIS sûr en politique.

On riait de Donald Trump il y a 18 mois. On rit moins aujourd’hui.

La CAQ sera maintenant examinée de plus près et devra recruter des candidats de poids.

Gabriel Nadeau-Dubois multiplie les faux pas et, honnêtement, on ne confondra jamais Manon Massé avec Françoise David.

Le PLQ nage dans l’argent, multipliera les promesses, bénéficiera de la conjoncture économique, nous sortira des candidats « vedettes » au dernier moment et contrôlera le vote non francophone.

Les dangers qui le guettent, ce sont les enquêtes policières en cours et le sentiment qu’il est là depuis toujours.

Si le PQ est gravement menacé, il se pourrait que, devant l’abîme, une partie de son électorat traditionnel ait une prise de conscience salvatrice.

Il n’est pas exclu que les prochaines élections produisent un gouvernement minoritaire, donc un résultat non concluant.

Des chefs de partis tireraient leur révérence et les cartes seraient rebrassées­­­.

Fondamentalement, le PQ fait face à deux problèmes liés.

Le premier problème est qu’il existe pour faire avancer une cause déjà rejetée deux fois par le peuple.

S’il renonce à la souveraineté, il ne sert plus à rien. S’il s’obstine, il peut se couper encore plus d’un Québec­­ qui est peut-être passé à autre chose.

Le second problème est que, devant cette impasse, il a multiplié les virages et les contorsions jusqu’à nous donner le tournis, allant jusqu’à danser sur un tabouret devant les cryptocommunistes de Québec solidaire.

Résultat : on ne sait plus trop quelle est son identité, ce qu’il incarne et défend­­­, ni quel est le sens profond d’un vote pour le PQ.

Dilemme

Il est trop facile de blâmer tous les chefs successifs depuis la grande époque de Jacques Parizeau et Lucien Bouchard.

Par comparaison, le PLQ, lui, n’existe que pour prendre le pouvoir et défendre le statu quo.

Il n’a qu’à sentir le vent. C’est simple et clair. Rien de tel au PQ.

Le PQ doit trouver une voie de passage entre la nécessaire fidélité à lui-même et le non moins nécessaire ajustement dicté par la réalité.

Que faire concrètement ?

Je termine ma réflexion mardi prochain.

 


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