«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Lisée pour battre les libéraux

Oui chef !

La bataille conte Énergie Est : Une condition gagnante

Tribune libre de Vigile
lundi 10 octobre 2016
2 206 visites 6 messages

Les militants ont choisi. Jean-François Lisée fait déjà trembler de peur Philippe Couillard qui ne trouve pas mieux que de le traiter de xénophobe d’extrême droite ! Pas fort quand on a affaire à l’auteur de ’Pour une gauche efficace" et d’un autre opus sur les façons de mettre la droite KO.

Des militants d’Option nationale, qui avaient acheté des cartes du PQ afin de pouvoir
voter pour Martine Ouellet, proclament haut et fort qu’ils quittent le parti. Comme si on ne le savait pas depuis leur arrivée. Pas fort quand on sait qu’ils vont affronter leur idole lors des prochaines élections, car elle a compris, elle, que le Parti québécois demeure le seul véhicule susceptible de prendre le pouvoir, condition sine qua non à l’indépendance que nous souhaitons tous.

Les réactions, à la suite de l’élection de Lisée, tant au Canada anglais que chez les fédéralistes, démontrent que le PQ s’est donné un chef qui va faire trembler tous nos adversaires. Lisée n’était pas le candidat de l’establishment du parti ? Tant mieux. Il aura les coudées franches pour dépoussiérer ce qui doit l’être et redonner un second souffle à cette formation.

La réaction de QS n’a pas tardé : Non à l’unité, sans même l’ombre d’une discussion. Ça veut tout dire. Ce parti, qui compte 50% de fédéralistes, préfère que les libéraux demeurent au pouvoir plutôt que de faire alliance avec des péquistes au nom du bien commun. C’est noté.

Quant à Option nationale, tout le monde aime ses idées. Mais il serait bien plus efficace comme mouvement de pression que comme parti politique qui n’a recueilli que 30 000 votes à travers tout le Québec en 2014.

Enfin, le référendum, point de tant de différends entre indépendantistes qui, en se divisant sur ce sujet, font la joie de nos adversaires et ennemis.

Lisée a promis de ne pas en faire sur la sécession dans un premier mandat, certes, car il faut affiner la stratégie vers la victoire et je suis de ceux qui croient que nous ne pouvons pas nous permettre le luxe suicidaire d’une troisième défaite. Jean-François a cependant promis de lutter sans merci pour que le pipeline Énergie est ne passe pas sous notre territoire. Et on sait bien que Trudeau, qu’approuvent les libéraux provinciaux et les caquistes, va aller contre la volonté des Québécois. Son plan est d’attendre après les élections de 2018 pour nous passer sur le corps.

Il est donc impérieux que le Parti québécois soit élu majoritairement en 2018, tout comme il est essentiel de livrer le combat contre Énergie est et le Canada. Cette résistance, cette grande bataille pour notre souveraineté, peuvent amener le PQ de Lisée à tenir une consultation populaire sur cet enjeu. Ce qui, je le crois, nous amène illico à un geste de rupture avec le Canada.

Stratégie 101 vers la victoire, à mon avis. L’indépendance peut arriver bien plus vite qu’on ne le croit généralement si on joue nos cartes avec intelligence. Sans faire peur, mais avec l’appui d’une très grande majorité. Je pense et je souhaite que Lisée, fin stratège, nous surprenne.

Indépendance 2020 ? Pourquoi pas. Oui, chef, pensez-y.

Commentaires

  • Pierre Schneider, 12 octobre 2016 16h19

    @Guy Roy : Je pense que le bien commun que nous recherchons tous devrait nous imposer le devoir de tenir des primaires indépendantistes ouvertes à tous les électeurs dans Verdun afin d’y déloger les libéraux. Au nom du bien commun.

  • François Ricard, 11 octobre 2016 16h32

    J’aime bien l’idée d’une consultation populaire au sujet de l’oléoduc Énergie-Est.
    Une occasion pour tous les Québécois de se dire un gros "oui".

  • Guy Roy, 11 octobre 2016 13h24

    « La réaction de QS n’a pas tardé : Non à l’unité, sans même l’ombre d’une discussion. Ça veut tout dire. Ce parti, qui compte 50% de fédéralistes, préfère que les libéraux demeurent au pouvoir plutôt que de faire alliance avec des péquistes au nom du bien commun. C’est noté ».

    Cette question de la collaboration avec le PQ est en débat. Il est faux qu’il n’y ait pas de discussion. Tous les jours à l’Assemblée les députés se parlent.

    Ce n’est pas la direction qui va trancher mais un Congrès en 2017. Si le sectarisme est encore fort chez QS, il perd des plumes, car une alliance des trois partis pourrait ouvrir la porte à une augmentation de la députation de QS à l’Assemblée nationale.

    Je pense que Lisée croit pouvoir négocier des comtés à Montréal. Ce n’est pas encore exclu, vous sautez vite aux conclusions. Les alliances existent à l’Assemblée nationale et beaucoup s’en réjouissent : sur le 15.00 $ de l’heure, sur Énergie Est, sur la Loi 106, sur la Loi 70, ... Je ne pense pas qu’il faille répondre au sectarisme par plus de sectarisme. Si Lisée maintient le main tendue, elle pourrait trouver une réponse positive d’ici 2018.

    QS pourrait décider à son Conseil National de novembre de rester aux OUI-Québec pour négocier une feuille de route sur le processus d’accession à l’indépendance. Ce serait déjà maintenir les négociations. Un peu d’ouverture du PQ sur la Constituant faciliterait les choses. Tout n’est pas joué ... si on cesse de s’attaquer de part et d’autre et qu’on fait du sectarisme une chose du passé.

    Il y a aussi les syndicats qui peuvent intervenir, comme en Catalogne, pour calmer les esprits, mettre l’intérêt national au premier plan et appeler à des négociations sérieuses pour battre le néolibéralisme et ses défenseurs fédéralistes les plus agressifs au Québec, les Libéraux.

    Je ne me fait pas d’illusion. Ce sera un combat, en particulier contre la droite, qui ne veut pas d’alliance avec QS. Et des Libéraux qui tentent de jouer la carte QS pour faire du Québec une nation raciste et diminuer les prestations sociales avec le Revenu Garanti. QS ne doit pas en être dupe et jouer ses pions habilement pour faire avancer le Québec populaire. Cela doit être sa priorité.

    QS peut voir venir et penser à sa députation qu’il est possible d’augmenter à l’Assemblée au sein d’une alliance avec le PQ. Et puis élire une majorité de députés indépendantistes ne serait pas négligeable face à Ottawa et si QS y avait une part, la population saurait le reconnaître. Les plus sectaires d’un côté comme de l’autre ravaleraient leur salive.

    On ne reconnaît pas facilement que le PQ est influençable, mais il a montré dans le passé qu’il peut évoluer. Il le fera encore si les intérêts du Québec sont en jeu. Souhaitons-le !

    Qui a présenté à l’Assemblée la motion de non confiance face aux Libéraux ? Madame David en personne. Elle n’est donc pas si en faveur des Libéraux. Est-ce que le PQ votera avec elle ? C’est à voir. Uni contre un seul, on est plus fort. Et les Libéraux pourraient perdre une partie de leur arrogance si QS voit dans leur jeu de diviser pour régner.

  • François A. Lachapelle, 10 octobre 2016 22h51

    Est-ce que je vous comprends bien Pierre Schneider ? Il y aura un lien entre l’opposition des Québécois à l’oléoduc Énergie Est et un prochain référendum qui porterait sur la question suivante : " L’oléoduc Énergie Est proposé par le promoteur TransCanada doit-il traverser-emprunter le territoire du Québec ? "

    Avec un NON majoritaire de la part des Québécois, cela présagera de la rupture prochaine entre le Québec et le Canada.

    Il est fort possible que COUILLARD soit en faveur de l’oléoduc Énergie Est d’autant plus qu’il est un fédéraliste invétéré et que cet oléoduc ne compromet pas les objectifs du Québec en matière de réduction des émissions de GES. Le pétrole de l’ouest ne fait que passer inaperçu jusqu’au premier bris accompagné d’un déversement désastreux pour notre environnement et notre eau potable.

    Lisée devra préparer une stratégie fine pour déjouer la stratégie des libéraux du Québec et du Canada. Vous avez raison d’écrire, je cite : «  Et on sait bien que Trudeau, qu’approuvent les libéraux provinciaux et les caquistes, va aller contre la volonté des Québécois. Son plan est d’attendre après les élections de 2018 pour nous passer sur le corps. »

    Bonne chance Québécois.es . On résiste.

  • Paul Morissette, 10 octobre 2016 17h41

    Super bon texte ! On sent un regain d’énergie parmi nous. L’espoir renaît. Oui, l’indépendance est encore possible !

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