«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Coup de gueule !

Oser contredire l’enquête Osez repenser le PQ

Tribune libre de Vigile
lundi 13 février
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Elle était nécessaire. Mais l’orientation générale des propositions est démobilisatrice. Un vice fondamental la mine.

Commençons par les éléments positifs qui y sont promus : la consultation et la participation par l’Internet ; l’accent sur l’innovation ; la volonté d’élaborer un projet constructif de régime politique, plutôt que de se limiter à la critique du régime canadien, certes indispensable, mais qui a détourné l’essentiel des énergies jusqu’à maintenant ; afficher la fierté de la nationalité québécoise.

Le talon d’Achille : la proposition 37 qui transforme l’excellente idée intergénérationnelle du mentorat en instrument d’exclusion des militants âgés de 70 ans ou plus. Au moment même où le scientifique indépendantiste Pierre Demers, un jeune centenaire, nous quitte — dont la vie fut active et féconde jusqu’à la fin.

Que signifie cet âgisme dans le cadre de ce document ? Qui ne cesse de recourir systématiquement aux thèmes archi-usés de la bien-pensance : le racisme et la discrimination, le profilage racial, la stigmatisation, le populisme. Et le bouquet fané : la fable de la promotion « électoraliste » de la charte des valeurs par le PQ. On croirait lire un rapport de Québec frigidaire (« solidaire »). Bon Yeu !

Que faut il en déduire ? Que le Québec, tout en ayant rejeté la domination de la religion catholique depuis un demi-siècle, en a conservé le pire élément paralysant : l’autoculpabilisation. Précisément, ce nouvel avatar du péché originel : « le racisme et la discrimination systémiques ».

Ce moralisme mortifère s’explique aussi par l’intériorisation du multiculturalisme canadien acéphale, qui s’active à la reconnaissance de tous les groupuscules ultras ou décadents — ethniques, religieux, sexuels, ad nauseam — contre la majorité du Québec. Contre les hommes et les femmes hétérosexuels, contre la langue commune et officielle du Québec, contre l’héritage chrétien, mais pour la tolérance de l’extrémisme des autres religions — donc contre l’humanisme. Reconnaissance absolutiste sous couvert de la Charte trudeauesque parce qu’elle vise la fragmentation et la dissolution du peuple québécois.

À la partie molle des diverses générations, bébé-boumeurs, X, Y, et futures Z, A, B ?, etc., je paraphrase le poète Claude Péloquin : « Vous êtes pas tannés de mourir prématurément, c’est-à-dire dès votre entrée dans la vie adulte, bandes de caves ?

Je termine sur une note positive adressée à la majorité des Québécois : nous voulons intégrer les immigrants ? Voici les mesures concrètes à adopter — elles sont intrinsèquement liées entre elles :

> l’établissement diligent de l’équivalence des diplômes étrangers ;

> l’intégration au marché de l’emploi fermement et globalement francisé ;

> l’application de la Charte de la langue française aux cégeps ;

> pour contrer le sous-financement colonialiste des universités francophones, la création d’un programme de réparation historique qui sera maintenu jusqu’à ce que la quasi-totalité des étudiants ait le réflexe naturel de les fréquenter.

Voici le comportement idéal : soyons déterminés dans la défense et illustration des valeurs et des intérêts primordiaux du Québec. Les immigrants finiront par vouloir se joindre à nous parce qu’ils sauront dans leur for intérieur que nous sommes valeureux et forts. Et que de toute façon, leur intégration sera inévitable après le tournant de l’indépendance. S’ils se joignent à nous dès maintenant, ces « Québécois de désir » mériteront davantage de la patrie.

Arrêtons de nous morfondre, agissons !

Marc LABELLE, fier d’être un jeune aîné (qui vient de franchir le cap des 65 ans), un optimiste pérenne et un combattant animé par la volonté d’écraser l’infâme rectitude politique

Rédigé en écoutant en boucle la chanson « Oser » de Sylvie Paquette, une ode à la prise de conscience collective :

« Ça fait des siècles qu’on est ici ;
Et c’est comme pas assez
Pour s’connaître et se laisser aller
Et, un détail, j’ai pas un bail pour l’éternité.
Ça fait des siècles que j’aurais… dû bouger. »

Commentaires

  • Jean-Claude Michaud, 18 février 10h17

    Vos propositions sont intéressantes, sur le réseau scolaire, je pense qu’il faut surtout limiter le financement du réseau anglophone au poids démographique des vrais anglophones au Québec. On fait des cadeaux immensément coûteux pour le Québec avec des universités anglophones hypers financés et un deuxième super hôpital pour les anglos alors qu’on a pas les moyens d’entretenir comme il faut nos écoles et nos hôpitaux ordinaires. La communauté anglophone a droit à ses droits historiques mais ça doit être limité à son poids et le reste elle peut se le payer par le biais de ses riches anglophones philanthropes qui appartiennent à ce groupe.

    Pour le PQ et son rapport, c’est lucide de faire le constat d’un parti qui n’attire plus les jeunes mais c’est maladroit de vouloir montrer la porte à de vieux militants qui ont consacré leurs loisirs pour le Parti Québécois. Il faut plutôt moderniser le programme, le parti et faire une place aux nouvelles idées et recentrer le parti vers le centre. L’orientation centre-gauche du PQ lui fait perdre énormément de vote. Séduire les électeurs de Québec solidaire est très délicat et la seule façon sans perdre des votes plus à droite en même temps est avec un programme rassembleur.

    Le PQ doit parler de baisse d’impôt, de réduire la dette, de bien gérer, de soulager les pme, de création d’emploi, d’améliorer l’éducation, de mieux sélectionner l’immigration tout en combattant le racisme à l’emploi. Il faut un programme positif pour attirer les jeunes et les électeurs indépendants. Le parti doit défendre l’intérêt général et national et le citoyen.

    La social-démocratie du PQ a mal vieilli et a subit l’usure du temps et les échecs de notre système qui est devenu lourd, bureaucratique, corrompu et pas tellement efficace. Il faut revoir la façon que l’État agit et alléger les structures.

    Il faut revenir au fond bleu historique du Québec qui est nationaliste, d’abord autonomiste dans le contexte que le Québec n’est pas sur le point de devenir un pays souverain et redevenir plus conservateur devant l’échec du progressisme qui a dérapé et a été envahi par les gens de l’extrême-gauche, les groupes marginaux et les multiculturalistes à outrance.

  • François Ricard, 14 février 14h24

    Il semble bien que, maintenant, seule ON a une approche mieux définie :
    — -ON veut instaurer un régime républicain
    — -ON veut la laicité de l’état
    — -ON veut un état francophone.
    Si le PQ persiste en son attitude multiculturaliste et de neutralité de l’état vis-à-vis les religions, ON pourrait devenir une option valable.

  • Marcel Haché, 14 février 08h19

    @ François Ricard

    Les québécois ne rejettent qu’une seule chose avec certitude : la tenue d’un référendum.

    Il n’y a aucun parti politique provincial ou fédéral, souverainiste ou fédéraliste, qui rejette le multiculturalisme canadien. C’est bien là le drame de l’indépendantisme québécois. Je crois que vous pourriez en convenir.

  • François Ricard, 13 février 13h18

    Les Québécois francophones rejettent le multiculturalisme et veulent un état véritablement laique.
    Si le PQ ignore ces volontés de la population un nombre considérable de ses membres et sympathisants vont lui faire faux bond.

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