«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Au président Valois

Nous ne sommes pas satisfaits de votre réponse

Tribune libre de Vigile
dimanche 4 juillet 2010
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Réponse du PQ à notre Lettre ouverte au PQ du 28 juin 2010 -

Montréal, le 29 juin 2010

À l’attention de Madame Marie-Hélène Morot-Sir, Messieurs Daniel Roy, René-Marcel Sauvé, Robert Bertrand, Jean-Pierre Plourde, Félix Pinel, Jérôme Plante, Patrice Beaudoin, Claude Lagueux, Pierre Demers, Guillaume Cyr, Yvan Parent, Claude G. Thompson et Luc Archambault

Madame,
Messieurs,

Je vous remercie pour vos commentaires concernant la proposition principale déposée le 19 juin dernier à l’occasion de la conférence nationale des présidentes et présidents du Parti Québécois. Nous comptons sur votre collaboration pour contribuer à la réussite de cette étape fondamentale de la préparation du congrès d’avril 2011.

Le thème " Agir en toute liberté " est une référence directe à l’objectif d’être libre sans le carcan du fédéral et uniquement au service des Québécois. Il faut rompre avec l’attentisme et faire avancer le projet de souveraineté du Québec.

Les militants du Parti Québécois et tous ceux et celles qui s’intéressent à notre avenir collectif doivent s’approprier ce document et en discuter. C’est une proposition ambitieuse, pour un gouvernement qui sera résolument souverainiste, qui répond aux préoccupations des Québécois et qui fera avancer notre projet commun de souveraineté.

Je vous prie de recevoir, Madame, Messieurs, mes salutations distinguées.

JONATHAN VALOIS
Président
PARTI QUÉBÉCOIS
1200, avenue Papineau # 150
Mtl (Qc) H2K 4R5

***

1ère RÉPONSE de signataires de la Lettre ouverte au PQ du 28 juin 2010

Québec, 1er juillet 2010

M. Jonathan Valois
Président Parti Québécois,
PARTI QUÉBÉCOIS | 1200, avenue Papineau # 150 Mtl (Qc) H2K 4R5

a/s Karine Rodrigue Adjointe à la direction générale et à l’organisation
Tel 514-526-0020 / 1-800-363-9531 karine.rodrigue@pq.org

Objet : Votre réponse du 29 juin à la Lettre ouverte au PQ du 28 juin 2010

M. le président Valois,

Nous qui nous nous intéressons « à notre avenir collectif », nous qui voulons nous « approprier » la proposition principale publiée le 19 juin 2010 nous voulons « en discuter » - comme vous nous y invitez à le faire. Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas satisfait ni de ce que cette proposition engage, ni de la réponse que vous faites à nos questionnements et propositions.

Discutons... donc... Si, comme vous nous l’écrivez M. Valois, dans votre réponse à notre Lettre ouverte au PQ du 28 juin 2010, l’élection d’un gouvernement du PQ a bien pour but de faire « avancer notre projet commun de souveraineté », bien pour but de « rompre avec l’attentisme et faire avancer le projet de souveraineté du Québec », si cette proposition principale du 19 juin est « ambitieuse, pour un gouvernement qui sera résolument souverainiste », elle ne répond pas pour autant « aux préoccupations des Québécois » qui rejettent massivement l’État actuel du Canada qui n’a jamais obtenu nommément et clairement le OUI des Québécois,es. Cette préoccupation à l’égard de la primauté de la souveraineté du peuple devant primer sur toute autre autorité Étatique ou monarchique, reste toujours ignorée, bafouée, niée.

Le Canada a été fondé par l’élection frauduleuse d’une députation par seulement 10% des citoyens. 40% ont refusé de voter pour ne pas être excommuniés par l’Église, comme le décrit bien Jean-François Lisée dans L’actualité : Célébrer… une fraude | 1er juillet : Pourquoi la fête est-elle si triste ? -

Faire « avancer notre projet commun de souveraineté » de l’État du Québec est une chose, mais cela ne fait pas « avancer » d’un pouce ce qui permettrait, quel que soit l’État dans lequel vit le peuple souverain du Québec, de rendre effective la « souveraineté » du peuple. Souveraineté de l’État c’est bien beau, mais sans souveraineté du peuple à quoi sert un gouvernement souverainiste... ; si la souveraineté du peuple est toujours niée par l’État illégitime du Canada qui gouverne le gouvernement du peuple du Québec ; si le seul recours proposé est de reconnaître de facto l’illégitimité de jure abusive de cet état, ne lui adressant des requêtes, en voulant négocier plus de pouvoir, sur ceci ou cela...

Souveraineté de l’État | Souveraineté du peuple

Et, ce gouvernement qu’il soit du PLQ ou du PQ, est toujours subordonné à un État illégitime qui a droit de désaveux et qui ne tient pas compte du refus de l’Assemblée national d’adhérer à l’unilatérale Constitution de 1982. Un État illégitime qui contredit la primauté démocratique de la souveraineté du peuple. Une souveraineté dès lors niée par une Autorité autocratique monarchique et par sa Souveraine, se prétendant supérieure à celle du peuple souverain. Une prétention qui a cours à la face du monde parce que jamais démentie par le peuple qui n’a jamais été appelé à nommément dire OUI à cet État et à sa Couronne canado-britannique.

Ce peuple souverain rejette majoritairement cette Autorité, rejette l’État unilatéral du Canada actuel, rejette SA Constitution de 1982, rejette SA Couronne canado-britannique et Sa Majesté Élisabeth II, reine du Canada. Se contenter de quêter PLUS de souveraineté pour l’État du Québec, auprès de cette négation même de ce que nous sommes, un peuple souverain, après avoir prêté serment d’allégeance à cette illégitime Majesté de pacotille, confirme que le PQ n’est pas prêt à faire s’exprimer de manière effective la souveraineté du peuple du Québec. Se contenter de quémander, confirme que le PQ assujettit cette souveraineté du peuple à l’avènement de la souveraineté de l’État à venir, un projet de souveraineté de l’État toujours reporté depuis plus de 40 ans. En attendant, la souveraineté du peuple elle, est bafouée, niée, foulée aux pieds, autant par l’État du Canada que par un éventuel gouvernement du PQ refusant de faire l’UNION de toutes nos forces vives.

Pour changer cette situation, il faut plus que proposer la souveraineté de l’État, à la pièce en quêtant une reconnaissance des autres qui ne peut d’abord venir que de soi. La souveraineté du peuple n’est pas fragmentaire, elle est, ou elle n’est pas. La négocier à la pièce nie sa primauté, et cette négation ne peut que nous faire sujets d’une Couronne souveraine illégitime et étrangère. Alors que c’est cette Couronne qui doit être subordonnée à notre Autorité suprême, si tant est que cette Couronne soit démocratique. Or, elle ne l’est pas, elle est autocratique, s’est imposé par la force des armes, puis par la fraude électorale, et enfin unilatéralement contre le peuple et contre son Assemblée nationale. Refuser de le reconnaître ne peut que nier la primauté de l’irréductible souveraineté du peuple sur son territoire national.

Il faut que ce peuple souverain du Québec soit appelé d’ABORD, à se reconnaître lui-même comme étant la seule et unique démocratique Autorité suprême sur SON territoire national du Québec. À défaut, tout gouvernement du peuple n’a pas de prise sur l’État illégitime qui gouverne le gouvernement du peuple du Québec. Il faut plus que prévoir quêter, plus que prévoir lancer des pétitions, plus que faire avancer la souveraineté de l’État... Il faut prendre fait et cause pour la primauté de l’Autorité démocratique suprême du peuple souverain du Québec.

L’Autorité démocratique suprême du peuple

Le PQ se dit actuellement par votre voix, incapable de mettre de l’avant l’Autorité démocratique suprême du peuple souverain du Québec. Ce pourquoi le PQ seul ne peut rien faire de ce côté, rien faire d’autre que nous proposer de quêter, de quêter ce qui nous appartient déjà en propre ICI et MAINTENANT, quel que soit l’État qui gouverne le gouvernement du peuple, à savoir, cette seule Autorité suprême qui nous appartienne en démocratie, celle du peuple souverain sur son territoire national.

Si le PQ en est incapable, c’est parce qu’il se contente de projets d’action qui ne comptent que sur les forces du PQ. Si le PQ proposait plutôt de faire l’UNION de toutes les forces citoyennes et politiques du peuple souverain du Québec, il serait en mesure de rendre effective ICI et MAINTENANT, la primauté de la souveraineté du peuple du Québec, et ce, dès les prochaines élections à Québec et Ottawa, pour les faire décisives. Cela, parce qu’il déciderait de cesser d’agir isolément. Il agirait dans le cadre d’une COALITION NATIONALE, seule capable d’opposer à la force de l’inertie de l’État illégitime du Canada, la force de facto et de jure de la seule Autorité démocratique suprême légitime sur le territoire national du peuple souverain du Québec, à savoir : le peuple SOUVERAIN du Québec.

L’indispensable UNION de nos forces

Comment faire, autrement qu’en cessant d’agir isolément ? PQ, Bloc, QS, PI, instances citoyennes de toutes sortes, etc., doivent faire front commun, doivent emporter l’adhésion des souverainistes et autonomistes des Verts et de l’ADQ, pour mettre au pouvoir la majorité qui rejette l’État actuel du Canada.

Comment le faire sans l’UNION des forces citoyennes et politiques du peuple souverain du Québec, comment le faire sinon en proposant de faire des prochaines élections à Québec et Ottawa, des élections DÉCISIVES quant à l’effectivité de la souveraineté du peuple du Québec ? Comment tolérer plus longtemps la subordination de la souveraineté du peuple du Québec à un État qu’il répudie ou à l’avènement d’un État qui ne vient pas et qu’on reporte et fait éclater dans une souveraineté de l’État d’épicier, sur commande ?

Comment cesser de tolérer cette subordination si ce peuple souverain n’est pas appelé à se proclamer seule et unique légitime AUTORITÉ démocratique SUPRÊME sur son territoire national, via des élections qui engagent une démarche constitutive ? Tous les États DOIVENT obtenir le OUI des Québécois,es, pas seulement l’État à venir dont le PQ dit vouloir faire « avancer notre projet commun de souveraineté ». Ce projet n’avancera pas si ses promoteurs acceptent qu’un État s’impose sur le territoire national du peuple souverain du Québec sans obtenir le réciproque OUI qui le validerait démocratiquement. Comment contrer la suprématie d’un tel État si on refuse de le mettre aux voix, pour l’invalider, pour afficher à la face du monde que cette Autocratie canadian, n’est pas démocratique, parce qu’elle n’a jamais obtenu le OUI des Québécois,es ?

La proposition principale au PQ, actuellement sur la table subordonne toujours ce peuple souverain à l’Autorité illégitime de l’État du Canada, sans recours autre que quêter des pouvoirs, quémander une reconnaissance. Cette politique n’a jamais rien donné. Attendre d’elle quoi que ce soit, ne fait toujours que reporter à plus tard le fait que se peuple s’impose comme seule AUTORITÉ démocratique suprême sur SON territoire national du Québec. C’est ce peuple qui doit recevoir les requêtes, pétitions, demandes des partisans de tel ou tel État ou Couronne, et non pas lui qui doit quêter, requérir et demander. Mettre fin à l’attentisme c’est mettre au point un PROGRAMME COMMUN d’État qui place au début, au centre et à la fin du processus, la primauté de l’AUTORITÉ démocratique suprême du peuple souverain du Québec sur son territoire national du Québec.

On est loin du compte. Aux fins de discussion à l’intérieur du PQ, merci de transmettre aux membres du PQ de toutes les régions du Québec, copie de cette lettre.

Endossons en grand nombre l’APPEL CITOYEN à l’UNION du 20 mai 2010 -

Des signataires de la Lettre ouverte au PQ du 28 juin 2010

Luc Archambault
Daniel Roy, CA
Félix Pinel
Jérôme Plante
Marie-Hélène Morot-Sir
Claude G. Thompson

2ième RÉPONSE

M. Traversy, et autres députés du Parti Québécois

Récemment, j’ai fait parvenir à tous les députés deux missives différentes. Récemment, un collectif de quatorze personnes piloté par M. Daniel Roy, c.a. ont fait parvenir au P.Q. une lettre réclamant le retour de l’option indépendantiste du P.Q. Les mièvreries de Mme. Marois à ce sujet sont désarmantes et très démobilisantes. Lors de votre élection, je suis allé à votre bureau pour militer mais mes services n’ont pas été requis. Ça va, pas de problèmes sauf que j’ai, à ce moment-là, parlé de mes réticences vis-à-vis Mme. Marois et là, je m’en doutais, ça n’a pas passé, j’étais pour le P.Q. un « hors-la-loi », hors des canons du parti. Pour l’instant les canons ne lancent que des boulets rouillés. (ça change des pétards mouillés de Robert Bourassa !)

J’ai été militant de l’indépendance depuis les débuts : R.I.N., MSA et P.Q.. Depuis que Lucien Bouchard a pris le pouvoir et a attendu pour démissionner que la cause en or qu’il aurait eu pour poursuivre le fédéral suite aux malversations du référendum de ’95 ait été prescrite, j’ai considéré le P.Q. comme une traîtrise déguisée, un parti comme un autre qui ne veut qu’accéder au pouvoir, un parti obnubilé par l’électoralisme dans son sens le plus méprisable. Jacques Parizeau, notre plus grand a démissionné, Lucien Bouchard a démissionné, Bernard Landry a démissionné alors c’est ça l’élite du P.Q., des démissionnaires ? Mme. Marois, elle, celle qui, pour ne pas trop déplaire certains membres du P.Q. parle d’indépendance du bout des lèvres, elle, ne démissionne pas. Nous, le petit peuple que vous êtes censé représenter, nous n’avons pas un mot à dire. Suite à la lettre que nous avons envoyé au P.Q., nous avons eu droit à du copier/coller, la langue de bois par excellence, pourtant M. Traversy, vous devez certainement savoir que nous sommes à un carrefour de notre existence. Nous faisons l’indépendance ou nous disparaissons, ça semble simpliste mais il n’y a pas de voies libres pour les tergiversations, les référendums sectoriels et la parlotte nationale. Pour les fédéralistes nous sommes des pleutres et on se moque de nous.

Actuellement, il n’y a que le P.Q. qui a les assises, l’organisation pour prendre le pouvoir et nous faire accéder à l’indépendance…..pas quémander gnan-gnan au fédéral des pouvoirs accrus et autres balivernes maroisesques. L’expérience qui date d’avant votre naissance prouve que ça ne marche pas, ça ne marchera jamais. Nous avons tout en main pour le réaliser. Le train de l’indépendance n’attend qu’une locomotive veuille bien se mettre en branle mais manifestement la locomotive manque de charbon. (ancienne locomotive) Comment voulez-vous que nous, le petit peuple, soyons motivés à œuvrer au sein du P.Q. quand la tête ne semble pas y croire.

Si j’en reviens à la lettre du collectif envoyé au P.Q., en post-scriptum, je vais vous mettre quelques commentaires de signataires que j’ai reçus. Certains sont moins polis que d’autres mais tous en ont ras-le-bol des langues de bois et des réponses copier/coller. Déception lourde à couper au couteau.

Merci de me lire.

Ivan Parent

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