«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Avant de choisir un chef

Nous devons faire le bon diagnostic

Tribune libre de Vigile
mardi 8 avril 2014
634 visites 11 messages

On entend partout que la population rejette la possibilité d’un référendum et que le PQ devrait comprendre le message. Non, ce sont ces commentateurs qui ne comprennent pas le message. 40% de la population se dit souverainiste et le PQ recueille l’appui d’un peu plus de la moitié seulement de ces gens. En fait la population rejette le PQ de Pauline Marois. Désormais, et c’était inévitable, la fausse représentation du PQ est rejetée par la population, elle dit aux péquistes de cesser de prendre les gens pour des caves.

L’erreur du PQ qui a entrainé le désastre du 7 avril, elle a eu lieu en 2007, quand le PQ a choisi Pauline Marois comme chef, après qu’elle ait été refusée par 2 fois auparavant. Souvenez-vous que l’une des premières actions de Marois a été de reporter le Congrès de 2 ans (de 2009 à 2011), le temps de faire la purge nécessaire au sein du parti pour assurer ses arrières. Et à ce Congrès 4 ans plus tard, le PQ lui a donné sa confiance à 93% alors que moins de 20% de la population avait confiance en Pauline Marois. Le PQ disait alors à la population : ça va continuer comme ça fonctionne depuis 15 ans, comptez sur nous pour que rien ne change.

Le PQ a forcé la main de la population entière qui se retrouvait sans véritable choix (Charest ou Marois). 2 semaines plus tard aux élections fédérales, ce fut la vague orange et la mort du BQ, ce fut la réponse de la population à ce coup fourré du PQ envers elle (voir le texte Le PQ n’a plus le choix).

Il y a 18 mois la population n’en pouvait plus de Charest et a accepté Marois du bout des lèvres ; si le PQ avait eu un véritable chef, pas une carriériste, il aurait gagné les élections précédentes (le dernier mandat de Charest) et aurait été majoritaire.

Encore trop de gens refusent de voir la réalité : c’est Pauline Marois, par son comportement de vendeur louche depuis 7 ans, qui a entrainé tout le mouvement indépendantiste dans l’abîme. Plus insensé encore, il y a toujours des gens qui disent qu’il faudrait mieux cacher notre objectif, c’est incroyable. Toujours plus de la même chose et ces gens espèrent obtenir des résultats différents. C’est désespérant.

Ces gens mal avisés croient que le PQ a perdu le pouvoir parce que PKP a fait une profession de foi souverainiste. Non, il n’y aurait pas PKP et la même chose se serait produite, qu’est-ce que vous pensez ? Les libéraux n’ont rien à dire et gagnent leurs élections comme ça, en faisant peur aux gens. Comme le PQ n’a rien fait depuis Bernard Landry pour se doter d’un discours authentiquement indépendantiste, il se met à bégayer quand on le confronte là-dessus, incapable d’articuler quelque chose d’intelligent à propos de sa raison d’être. Par son comportement le PQ dit aux gens qu’en effet, faire la souveraineté, c’est louche.

Et puis les sondages le montrent, le PQ a commencé à descendre dès le début de la campagne, avant l’arrivée de PKP. L’épisode PKP, au contraire de ce qu’en disent tous les médias, a freiné cette descente du PQ et l’a maintenu quelques temps.

Il faut cesser de se donner des carriéristes comme chef, des gens qui mentent à la population en même temps qu’aux militants pour satisfaire leurs intérêts personnels. Je disais en juin 2011 : « 2 issues possibles : le PQ perdure sans changement réel jusqu’aux prochaines élections et les gagne de justesse, condamnant tout le monde à tourner en rond pendant encore 5 ou 10 ans ; ou alors il perd les élections et risque un balayage brutal. » (l’horreur du vide). Ça vient d’arriver.

Ce crash du PQ, il est préférable qu’il soit survenu maintenant plutôt que seulement dans 5 ou 10 ans. Le PQ va se relever et qu’on le veuille ou non, il continuera d’être le véhicule principal du mouvement indépendantiste.

Il ne faut plus jamais se présenter en élection comme des charlatans, des imposteurs, en ayant honte de notre projet fondamental. J’espère que maintenant on va s’y mettre de toute urgence, qu’on va jeter aux poubelles cet électoralisme insultant et qu’on va assumer notre objectif. Etre vrai, être authentique, c’est la seule façon de convaincre les gens de nous suivre.

On dit que nous devons continuer la lutte, en fait nous devons la reprendre, elle est interrompue depuis 1995. Mieux vaut être un petit parti franc et honnête, qui construira brique par brique et finira par atteindre le pouvoir, plutôt qu’être pressé, être un grand parti malhonnête, qui triche pour prendre le pouvoir par la peau des dents et qui, ce faisant, disqualifie un peu plus chaque jour l’indépendance nécessaire. Et qui finit inéluctablement par se casser la gueule.

L’élection d’un nouveau chef au PQ est extrêmement importante, c’est le seul moment tangible pour les militants, la seule véritable occasion d’influencer l’action future du parti. C’est un moment rare qu’il ne faut pas rater comme nous l’avons fait en 2007 avec Marois, et avec Boisclair auparavant. Nous sommes à un des rares moments refondateurs et si quelque chose est possible, c’est maintenant.

Il est impérieux qu’il y ait une course à la chefferie. Nous avons vus les principaux aspirants sur la tribune dans leur discours post-électoral, ils se positionnent déjà. Je pense que PKP doit devenir le chef du PQ mais avant de l’élire, il est essentiel qu’il nous montre sa vision des choses. La confrontation avec d’autres aspirants ne peut qu’être bénéfique. Et PKP peut très bien être le numéro 2 et prendre les commandes seulement dans 10 ans, l’important est l’avènement de l’indépendance.

2007 - 2014 - 2018 : Avec Pauline Marois on a perdu 11 ans par rapport au pouvoir. Et on a perdu 7 ans en ce qui concerne le principal travail à faire, plus d’années encore en incluant la fin du règne de Landry. L’indépendance d’ici 2025 est encore possible mais si nous ratons encore cette dernière occasion, après, nous atteindrons un point de non retour. La période que nous vivons est cruciale, il ne faut plus se tromper.

Svp, gens du PQ, c’est très important pour l’avenir du mouvement indépendantiste, prenez votre temps, ne nous donnez pas encore un chef qui n’inspire pas confiance, c’est primordial. Bien avant le programme et les stratégies il y a 2 priorités. Première priorité : le chef doit être un véritable leader et avoir le potentiel pour obtenir des taux de popularité élevés. Deuxième priorité : le chef doit être authentique et tenir un discours inspiré par l’indépendantisme en toutes circonstances. Plus jamais de chef pour qui la supercherie tient lieu de stratégie.

**********

Ici sur Vigile, sachons maintenant que les pressés n’ont jamais été les tenants de l’indépendance affirmée qui demandaient que cesse la fausse représentation, mais plutôt ceux qui prêchaient le pouvoir d’abord et avant tout. Ils se sont présentés à l’électorat sans rien à proposer, même en reniant leur raison d’être. Ces gens étaient pressés de prendre le pouvoir. Ce sont ces gens-là qui sont les pressés. Je pense à ceux, par exemple, qui pontifient sans cesse à coups « d’idiots utiles » et de « real politic ». Apprenons la leçon.

Commentaires

  • Pierre Bouchard, Escoumins, 10 avril 2014 00h53

    Des réponses en rafales …

    Bonjour M. Pelletier,

    Oui, il faut absolument un recentrage vers Parizeau. Tout autre chose, il me semble, et les militants vont déserter le parti.

    J’ai voté ON même si le candidat était parachuté, cela n’avait aucune importance, je voulais contribuer à la caisse d’ON. M. Marjolain Dufour, du PQ, est le député dans mon comté depuis 16 ans je crois, il est apprécié et fait une bonne job. Il n’est pas menacé.

    Vous savez, le référendum, ce n’est toujours qu’un aboutissement, un exercice qui demande à la population d’entériner un état de fait. Et comme rien n’a été fait, sauf la Charte des valeurs bien tardivement, comme rien n’est possible quand on est au pouvoir sans mandat, avec le PQ de Marois majoritaire, il était impossible d’appeler la population à entériner quoi que ce soit.

    M. Pomerleau a raison, il ne faut pas espérer le Grand Soir, il faut bâtir le rapport de force, l’État. C’est ce que je dis depuis toujours. La gouvernance souverainiste (le plan Larose original) c’était plutôt une bonne idée mais Mme Marois n’était pas crédible pour mener à bien ce projet, elle n’y croyait pas elle-même.

    Bonjour M. Beaulac,

    Vous dites « On peut savoir qui était le choix que le parti aurait dû faire en 2007 ? » Je ne sais pas, vous non plus et alors ? Pourquoi se sont-ils précipité sur Mme Marois, pourquoi l’ont-ils couronnée sans vérifier ses intentions ? À cause de cette négligence très grave au regard de l’histoire, le PQ nous a fait perdre encore beaucoup d’années.

    Il ne s’agit pas de se donner un gestionnaire ou un chef d’équipe ; puisque nous appelons à la révolution, puisque nous devons forcer l’avènement du pays, il faut un pionnier, quelqu’un qui s’en va à la guerre.

    Bonjour M. Ricard,

    Je ne déteste pas Mme Marois et je sais apprécier ses qualités, mais ses défauts prennent toute la place et je lui en veux pour toutes ces années perdues. Toutefois, quelquepart, il n’y a rien qu’elle puisse dire ou faire, ça transparait, on a toujours l’impression qu’elle ne croit pas tout ce qu’elle dit, qu’elle n’est pas toujours sincère. Est-ce son apparence (qui est très bien), sa posture, ses rires ou sa façon de répondre, je ne sais pas, il y a quelque chose qui ne va pas. Ce n’est pas de sa faute.

    Bonjour M. Ratté,

    Je n’étais pas dans votre réalité, désolé, ma mission était plus importante que la vôtre. Relisez ce que je viens d’écrire dans ce commentaire. Vous pleurez le PQ mais moi, je travaille à ce qu’on n’en vienne pas à pleurer bientôt nos chances pour l’indépendance. C’est ce dont je parle dans le texte original.

    M. Ratté, à vous lire on dirait que ce qui vous fait mal, c’est qu’on a l’air fou, ou quelque chose du genre. On dirait que le PQ au pouvoir, n’importe quel PQ et peu importe son comportement, ça, ça vous rendrait heureux, vous seriez fier.
    Je suis probablement dans le champ, je ne voudrais pas vous insulter.

    Vous êtes vous imaginé que Mme Marois, d’une manière ou d’une autre, déclencherait un référendum (quelle expression trompeuse) si elle était majoritaire au pouvoir ? À la fin, en désespoir de cause, elle a dit qu’il n’y en aurait pas pendant 2 mandats. De toute façon, qui donc ne comprend pas encore, qui donc veut coûte que coûte un référendum même s’il n’y a pas de rapport de force, que des promesses de politiciens ? Vous et moi, on dirait oui à n’importe quel projet qui engendre le pays, mais pas la plupart des gens, et ils ont raison. Et ils sont tannés de se faire avoir par le PQ.

    Bonjour M. Haché,

    Nous ne sommes pas dans une chorale, comme vous disiez. Mon ton s’y prête rarement et je ne vous reprocherai pas le vôtre.

    En 1970 j’avais 5 ans, ma culture politique vivante ne commence qu’après la mort de René Lévesque. Alors je vous crois sur parole. Je ne vois pas le rapport avec mon discours, à savoir que l’imposture du PQ a fait long feu. Vous me parlez de gains électoraux et pourtant, vous le savez, je parle de convaincre les gens, de cesser d’essayer de se faufiler au pouvoir. De s’occuper de Nous au lieu de toujours s’occuper des autres.

    Avec la Charte des valeurs, j’étais heureux de voir un commencement de quelque chose. Drainville a travaillé fort, pendant l’époque des démissions notamment, pour préparer le terrain au sein même du PQ. Il a forcé la main à Pauline Marois.

    Vous me parlez de la défaite du Bloc alors que dans mon texte je parle de l’affront du PQ à la population, qui s’est vengée en quelque sorte. Ce sont les autorités du PQ qui sont à blâmer, qui ont installé Marois aux commandes. Qui sont dans leur bulle, obsédé par la pérennité du parti et incapables de comprendre l’opinion publique, opinion publique qu’ils ont renoncé à remodeler et pourtant, pourtant, l’essentiel est là.

    Vous savez ça, M. Haché, pourquoi me parlez-vous de gagner des élections, comme si vous n’étiez pas d’accord avec moi ? Wake up PQ dites-vous. Vous décrivez l’état lamentable des lieux bien c’est ça. Je ne sais pas ce qui s’est passé auparavant à ce niveau mais je sais que depuis le départ de Parizeau, le PQ a renoncé et s’est transformé peu à peu en vendeur de char. Il a atteint son summum avec Mme Marois.

    Veut veut pas, tu ne peux rien bâtir de solide en trompant la population, en lui disant que tu veux gouverner sans vélléité d’indépendance, tout en affichant l’indépendance comme marque de commerce. D’être obligé de tenir un tel discours, ça montre la profondeur du gouffre dans lequel les péquistes se sont empêtrés.

    Vous savez que je me fous du référendum et batinsse, vous savez que nous voyons les choses de la même façon parce que nous sommes tous les deux foncièrement nationalistes. Vous l’avez déjà dit, votre cœur est au PI et le mien est à ON, mais nous travaillons tous les deux pour le bien du PQ parce que nous savons qu’il est et restera le véhicule du mouvement indépendantiste. Il n’y a que votre attachement à Pauline Marois.

    Mes amitiés.

    Bonjour M. Pomerleau,

    Vous y allez encore avec votre prêche, vous vous obstinez tout seul et ce n’est pas joli. On dirait bien que vous vous adressez au mur. Nous sommes d’accords, comment vous le dire pour que vous cessiez de m’apostropher avec les idéalistes du Grand soir alors que c’est précisément ce que je dénonce ?

    Marois n’avait pas ce qu’il fallait pour procéder, vous l’avez déjà avoué, et c’est tout. Qu’est-ce qui vous prend ? Votre mission de conserver le pouvoir est puérile, complètement inefficace parce que fatalement, après 5 ou 10 ans, le contrôle de l’État retombe aux mains des ennemis du Québec.

    Vous pelletez le problème en avant, ce qui nous amène toujours plus près du ravin parce que d’intervalle en intervalle le multiculturalisme conjugué à l’immigration massive, et les efforts concertés des médias, plus ou moins consciemment, pour tenir la population dans l’ignorance, tout ça amenuise l’esprit citoyen, que le consumérisme achève d’abrutir. Le PQ a renoncé à contrer cela et, je l’ai dit tout à l’heure, là est l’essentiel.

    Il y a un point de non retour. Si le PQ se trompe encore une fois, il ne prendra jamais plus le pouvoir. S’il devient authentiquement indépendantiste, il se donne toutes les chances. Même si ça prend du temps à parvenir au pouvoir, au moins rendu là, à cause de ses mandats clairs, on pourra procéder.

    Vous persistez à me traiter d’idiot pendant que moi, je vous accuse de « négligence criminelle ». Relisez, relisez, puis relisez encore.

    Bonjour M. Janvier,

    J’ai lu que Jean-François Lisée tente lui-aussi de conforter cette idée de l’intervention soi-disant malheureuse de PKP. J’ai toujours pensé que Lisée ferait un bon chef d’État et j’ose croire que son comportement, ici, s’inscrit dans la course à la chefferie. Ça ne pardonne rien mais ça explique. Et ça me fait croire que s’il devient le chef du PQ, ce sera du Landry version 2. Mauvais choix.

    Vous avez raison au sujet du déni des aspirants, j’ai entendu Pierre Bruno qui a insisté 2 fois à ce sujet. À longueur de temps, la force d’inertie des institutions forge les raisonnements, tous finissent par travailler inconsciemment pour le statu quo, pour qu’il n’y ait jamais de changement, c’est un réflexe.

  • François Janvier, 9 avril 2014 18h36

    Rétrospective fort pertinente et qui fait contrepoids aux évaluations superficielles et tendancieuses de plusieurs commentateurs des médias comme quoi la déclaration de M. Pierre Karl Péladeau de vouloir un pays et la possibilité fort hypothétique d’avoir un référendum aurait fait perdre le pouvoir au PQ.

    Ces mêmes commentateurs ont même parlé de déni du message de la population lorsque le soir de l’élection messieurs Péladeau, Drainville et Lisée ont déclaré vouloir continuer à se battre pour avoir un pays. Or si dans les années 60, il avait fallu qu’André d’Allemagne, Pierre Bourgault, René Lévesque arrêtent de parler du pays suite aux résultats faméliques des élections de l’époque sur le projet d’indépendance en se disant que la population leur envoie un message comme quoi on n’en veut pas, le Parti québécois n’aurait jamais vu le jour.

  • André Gignac, 9 avril 2014 14h43

    @Monsieur Pomerleau

    Vous l’avez eu, lundi soir dernier, le résultat du "REALPOLITIK !" Tout comme le PQ, vous êtes incapable d’utiliser le mot INDÉPENDANCE au lieu de cette cr.... de souveraineté mollassonne qui nous a menés dans le cul-se-sac politique actuel. C’est plus facile de comprendre un traité d’alchimie que votre "REALPOLITIK" qui ne sert qu’à semer de la confusion.

    André Gignac 9/4/14

  • Jean Claude Pomerleau, 9 avril 2014 13h31

    « Je pense à ceux, par exemple, qui pontifient sans cesse à coups « d’idiots utiles » et de « real politic ». Apprenons la leçon. »

    Ça va prendre du temps avant que la leçon soit apprise en lisant votre texte.

    « De tous les commentaires qui déferlent je n’en trouve aucun qui nous donnent la clé pour expliquer la raison pour laquelle une nation décide de mourir à petit feu des libéraux plutôt que d’une syncope référendaire. »

    Mort de peur d’avoir peur ou crainte réelle que ce référendum mène à une fin abrupte de la nation ?

    Realpolitik :

    Il se trouve que les Habitants savent d’instinct ce qu’ignorent les idéalistes du Grand soir : le référendum ne mène pas à la souveraineté (La position de l’État canadien est très claire à ce sujet) ; et, mène plutôt à la partition du Québec . Une crainte réelle qu’ignore l’élite souverainiste (un tabou absolu).

    Le référendum ne mène pas à la souveraineté c’est le contraire, c’est la souveraineté qui mène au référendum. La souveraineté n’est pas un souhait mais une somme.

    Le véhicule de ce projet c’est l’État du Québec, rien à voir avec des gesticulations et du parler creux.

    Donc le contrôle de l’État était l’enjeu de l’élection, d’autant plus que c’est exactement sur les assises de cet État que reposent nos garanties d’exister comme nation.

    L’ignorance de ces fondamentaux de la géopolitique mène au vote idiot utile, alliés objectif des libéraux de Couillard qui vient ainsi d’inscrire la nation sur une pente d’un déclin irréversible, à moins que....

    C’est à ce moins que, auquel je travaille Dérisoire contribution mais, plus concrète que de stériles lamentations.

    JCPomerleau

  • Francis Déry, 9 avril 2014 10h42

    @Pierre Pelletier,
    Cela me désole que vous n’ayez point voté PQ cette fois-ci, mais je peux comprendre si vous êtes dans une forteresse libérale.
    J’aurais pu vous imiter.

    L’immigré ne cherche qu’à bien s’adapter en respectant les lois et ceux qui les promulguent. C’est bien là il me semble un signe d’intelligence et de bonne foi, qui respecte une vérité sociologique fondamentale. À Rome, on fait comme les romains.

    Ici vous errez. Ouvrez un bon livre d’Histoire de l’Antiquité pour vous renseigner sur la Chute de Rome.
    Un indice : allez voir à l’Empereur Caracalla.

  • Marcel Haché, 9 avril 2014 08h21

    S’suzez la petite erreur de date. Le P.Q.,c ’est en 1970 qu’il a eu sa première chance. C’est Nous qui avions eu une première chance en 1966...

  • Marcel Haché, 9 avril 2014 07h49

    Au lieu de faire tout un blabla sur Pauline Marois qui aurait été une « erreur » depuis 2007, prenez donc votre « respire » comme on disait dans l’Est, faites un retour rapide sur ce qui est advenu du P.Q. dans les premiers comtés qui lui ont donné sa chance en 1966. Allez-y voir pour le fun…Vous verrez qu’avec le temps la composition ethnique de plusieurs entités parmi les six héroiques s’est modifiée, ce qui explique bien mieux que la « gouvernanche chouverainiste » que parmi ces comtés, certains sont devenus inaccessibles au P.Q¹., imperméables à toute idée d’indépendance, de référendum (encore bien plus que parmi Nous), et jusqu’à l’idée même que Nous puissions exister sur le long.

    Ce ne sont pas seulement tous les travers de Pauline Marois ( elle en en, elle en avait…) qui expliquent que la carte électorale de Montréal et de Laval soit passée au rouge à ce point, si Coderre est maire de Montréal et que les péquistes y forment une force marginale, si Laval retourne au rouge…. Tout cela n’est pas un phénomène qui a commencé il y a deux jours. Voyez-vous, il y a eu un 2 Mai avant qu’il y ait eu un 7 Avril ! À moins, évidemment que vous teniez Pauline Marois directement responsable (encore !) de la défaite du Bloc à Gillles, qui aimait tellement, lui, se moquer des nounou, pendant que Nous étions à subir un véritable envahissement.

    Allez-y pour le fun… Cela vous fera peut-être enfin comprendre le phénomène en face duquel les indépendantistes restent médusés, quand ils ne versent pas, hélas,, mille fois hélas, dans le déni le plus contre-productif qui soit, issu de cette vieille histoire du référendum de 1995, et sur lequel l’électorat a mis dessus une croix aussi bien qu’une fatwa.

    Mais où vivez-vous donc ? À Québec même peut- être, qui rêve encore et qui ne croit pas à toutes ces histoires d’envahissement, et qui se permet même de voter avec le West Island ?

    Wake up

    ¹ inaccessibles aussi bien à Q.S. qu’au P.Q., et un gros-gros million de fois plus inaccessible à O.N.

  • Denis Ratté, 9 avril 2014 07h34

    Bien sur !!! Mr. Bouchard ., et le fait que Couillard aie juste eu à prononcer le mot :RÉFÉRENDUM :: : repris en boucle ., pendant toute la campagne., par tous les médias., ne nous donne pas la mesure., du repoussoir .,que ce mot représente dans la population en général !!!!

    Éviter à tout prix que le PLQ ne reprenne le pouvoir était la MISSION !!! et aurait du être la mission de tout indépendantiste .Lorsque le Parti Québecois se relèvera de la fronde des forces extérieures et intérieures qui le mine ..... s il se relève ., ils s en trouvera toujours :: Des PURS et DURS pour tirer au flanc !!!

    Dans 4 ans !!! et 200,000 immigrants plus tard ., ne formant plus que 77% de la population ., les francophones plus divisés que jamais ., seront., au pied du mur., et rebondir dans ces conditions sera encore et toujours de plus en plus difficile !!!!

    Aujourd hui ., le canada applaudit à tout rompre les résultats lamentables de ces élections qui le sont tout autant . les Anglos applaudissent ., les intégristes applaudissent, les conseils de toutes les communautés ethniques applaudissent, les maires de MONTRÉAL , QUÉBEC , BROSSARD ET LAVAL applaudissent et le Québec ,(sa langue et sa culture) est en deuil !!!
    Malheureusement ., ce ne sera pas de crier tous en coeur .. Pauline la pas fine, ... Pauline la pas fine ... à l infini.....qui y changera quelque chose. les idiots utiles de QS et d ON ., du PI et des Sans Partis., du Parti Nul et du Parti Vert auront, bien malgré eux ,dans certains, cas, joués pleinement leurs rôles et contribué à ce retour en force , de ce qui pouvait être le pire scénario pour nous.

    Le contrôle de notre État étant le levier le plus important dont nous disposons.,tous ceux qui ont crachés et qui crachent encore sur le Parti Québecois en proférant PQ=PLQ !!! seront toujours les amis objectifs de nos adversaires et je vous retournerez votre si joli ...Apprenons la leçon.

  • François Ricard l&8217;inconnu, 9 avril 2014 07h29

    Malgré l’échec de la gouvernance souverainiste et du leadership sur l’indépendance de Mme Pauline Marois, plusieurs commentateurs des médias et même certains souverainistes déclarent que c’est l’idée du référendum et la déclaration de M. Pierre Karl Péladeau sur le pays qui a fait perdre le pouvoir au PQ. Pourtant dans le sondage Léger Le Devoir suivant la déclaration de M. Péladeau, tenue dans la période du 11 au 13 mars, soit de quatre à six jours après, 44% des intentions de vote des francophones allaient au PQ, 27% au parti Libéral, 14% à la CAQ et 7% à Québec solidaire.
    Est alors arrivé le premier débat et une première attaque sur l’intégrité du couple Marois-Blanchet. Une première glissade. Le deuxième débat : même attaque frontale de la part de Legault. Les deux fois, Mme Marois a été incapable de répondre efficacement à l’accusation. Elle n’y a opposé qu’une dénégation qui ressemblait plus à un aveu.
    Une dégringolade.
    Les événements sont souvent plus complexes que l’on pense.

  • Placide Beaulac, 9 avril 2014 01h48

    On peut savoir qui était le choix que le parti aurait dû faire en 2007 ? Celui ou celle qui aurait adopté votre stratégie et réussi à mener le Québec à l’indépendance ? Mais qui donc ? Je vois pas...
    Avant de blâmer Marois, faudrait blâmer Lucien Bouchard. Les conditions gagnantes c’est lui.

  • Pierre Pelletier, 9 avril 2014 01h23

    Pour la première fois depuis les années ’70, je n’ai pas voté PQ. Fallait bien entendre Marois protester et marteler qu’il n’y aurait pas de référendum à moins que... l’électorat le réclame !!!

    19 ans de descente aux enfers pour ce parti qui s’est auto-culpabilisé d’une grande vérité : "L’argent et le vote ethnique !"

    On n’a qu’à regarder la carte des résultats à Montréal pour s’en convaincre : le PQ n’a fait des gains qu’uniquement dans l’est de la ville, prolétaire et francophone.

    L’immigré ne cherche qu’à bien s’adapter en respectant les lois et ceux qui les promulguent. C’est bien là il me semble un signe d’intelligence et de bonne foi, qui respecte une vérité sociologique fondamentale. À Rome, on fait comme les romains.

    Qui va reprendre le flambeau là où M. Jacques Parizeau l’a laissé en amenant le peuple vers son pays. Parce que le quart de pourcent manquant nous a été volé, on le sait clairement depuis Gomery.

    Comme le dit Pierre Bouchard dans son texte, fini l’ère des carriéristes frileux qui sont davantage que les fédéralistes, les véritables éteignoirs de la cause.

    PKP, avant de se faire rabrouer en public par Marois, a suscité momentanément cet espoir indestructible des vrais patriotes. J’espère que les tenants de la bonne gouvernance souverainiste en tiennent compte pour bien discerner en leur âme et conscience l’intérêt personnel des intérêts supérieurs de la nation.

    Pierre Pelletier,
    Montréal

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