«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Nous avons besoin de mémoire pour éviter d’insidieuses manipulations de l’Histoire

Ne laissons jamais le Passé des uns écraser celui des autres

Chronique de Marie-Hélène Morot-Sir
lundi 27 février
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Cette année 2017, l’État fédéral va financer des célébrations importantes pour favoriser une certaine conception du Canada, mais en même temps il ne doit pas offenser ceux qui au risque de leur vie, et au nom du Roi de France, ont traversé les mers au 17ème siècle, pour venir bâtir ce pays presque deux siècles avant lui.

Ce sont les Français qui l’ont édifié avec tout leur courage et leur enthousiasme, ils l’ont découvert, défriché, peuplé, tout en développant une amitié, une fraternité et une entente profondes, rarement observées depuis lors, avec de nombreuses tribus amérindiennes et en particulier celles des bords du Saint Laurent. Cela bien avant que Londres ne réussisse enfin, à s’emparer de cette Nouvelle France qu’elle ambitionnait depuis si longtemps !

Toutes les fêtes ou autres célébrations, aussi enthousiasmantes soient-elles, ne permettront jamais que tombe dans l’oubli, l’Histoire même de votre magnifique Passé.

Il ne doit pas cesser d’être rappelé, il est inscrit noir sur blanc dans tous les anciens documents on le trouve à chaque page, mais il est aussi profondément ancré dans chaque arbre, chaque rocher, chaque rivière et dans ces nombreux rapides que tant et tant de vos ancêtres ont traversé au milieu de mille et un dangers !

Les Français, depuis les premiers pas de Jacques Cartier en 1534, puis ceux de Samuel de Champlain, Charles Huault de Montmagny, Louis de Buade comte de Frontenac, et à leur suite tous ceux encore qui leur ont succédé jusqu’en 1760, travailleront à défricher et peupler ce pays, ils s’y installeront, y établiront leurs familles tout en agrandissant le territoire de la Nouvelle France, années après années grâce à leurs nombreuses explorations, poussés par leur caractère enthousiaste.
Ces explorateurs partaient quelquefois pour un an ou deux, si ce n’est plus, et parfois même on ne les revoyait jamais, perdus au fond des bois ou noyés dans les fleuves et les lacs, ou encore tués lors de rencontre avec des Amérindiens hostiles.

C’est grâce à tous ces courages hors du commun, à ces personnes intrépides et généreuses dont les noms restent gravés dans nos mémoires que ce pays s’est bâti et que la découverte de cet immense territoire a pu être effectuée.

Que ce soit depuis les bords du Saint Laurent jusqu’à la Baie d’Hudson au Nord, ou encore jusqu’au bord du golfe du Mexique au Sud, mais aussi plus tard avec La Vérendrye jusqu’aux Rocheuses à l’Ouest, la Nouvelle France s’étendait alors sur toute une large partie de l’Amérique du Nord.

Au fil du temps, ces Français en Nouvelle France, sur ce sol de Ganata-ha* qu’ils avaient édifié années après années, virent naître leurs enfants puis les enfants de leurs enfants, tous devenus des Français du Canada, puis des Canadiens.

Pendant ce temps les colons des colonies de Nouvelle Angleterre ne pensaient qu’à travailler besogneusement la terre, le long de la côte Est de l’Atlantique, de plus en plus coincés entre l’océan d’un côté, les monts Alleghany et la Louisiane française de l’autre, au fur et à mesure des arrivées de colons anglo saxons toujours plus nombreux…

Pas étonnant que Londres, ait juré de s’emparer de la Nouvelle France, et son premier ministre William Pitt plus particulièrement ! Pourtant cela prit plus de cent cinquante ans avant qu’ils n’y parviennent

Ces deux colonisations, française et anglaise, auraient pu permettre de créer deux grands pays en Amérique, si malheureusement il n’y en avait eu un qui jalousait viscéralement l’autre.

A cet état de fait se rajouta la guerre de Sept Ans, qui eut lieu principalement en Europe mais rejaillit de l’autre côté de l’océan atlantique, amenant le départ de la France, lors du traité de Paris de février 1763 et ce partage inique.

Une terrible adversité en avait décidé autrement que ce soit pour la petite population canadienne restée seule, loin de sa mère patrie, mais également pour le sort des Amérindiens eux-mêmes !

La Proclamation de George III, publiée quelques mois seulement après le traité de Paris, pensa pouvoir faire disparaître "d’un trait de plume" le Canada français.
Ce traité de Paris, alors qu’il donnait la Nouvelle France aux Anglais, ironie du sort, était rédigé en Français, comme d’ailleurs depuis le traité de Nimègue tous les traités de cette époque, la langue française ayant été choisie langue par excellence de la diplomatie. L’immense Nouvelle France se rajouta à leurs colonies anglaises situées sur les côtes de l’Atlantique.

Toute l’Amérique du Nord, à l’est du Mississipi*, était devenue anglaise.

L’avenir souriait enfin à Londres ! Mais pour combien de temps ?

Dix ans à peine s’écoulèrent. Certes ils avaient gagné la Nouvelle France mais les frais énormes qu’ils avaient dû entreprendre pour cela, les avaient amenés à demander des taxes à leurs colonies des bords de l’Atlantique. Ces colons, n’étant pas représentés au Parlement de Londres, refusèrent ces impositions.
« No représentation, no taxation ! »

Nous savons de quelle façon les Insurgés déclarèrent unilatéralement leur indépendance, mais comment sans l’aide déterminante de la France ils ne seraient pas parvenus à la faire accepter par Londres et à créer leur nouveau pays, celui des états-unis d’Amérique*

Si cela entraîna bien des changements pour le conquérant de la Nouvelle France cela en amena bien d’autres pour les Canadiens, ils virent leur immense Canada découpé et ils furent eux-mêmes contingentés dans une bande le long du Saint Laurent, appelée maintenant « Bas Canada ».

Peu à peu, années après années le déni du Passé français, fut instauré, lentement, insidieusement pensant peut-être de cette manière occulter la mémoire de ceux qui pourtant avaient pris comme devise « je me souviens »

Ainsi déjà pour les cent ans de la confédération canadienne en 1967, les faramineuses célébrations tendaient dans une certaine globalisation et acculturation du Passé, un passé revisité à tel point que lors de son voyage chez vous, Charles de Gaulle avait prévenu :

« Il n’est pas question que j’adresse un message au Canada pour célébrer son centenaire. Nous n’avons à féliciter ni les Canadiens, ni nous-mêmes de la création d’un Etat fondé sur notre défaite d’autrefois et sur l’intégration d’une partie du peuple français dans un ensemble britannique »

Il ajoutera : « le Canada n’est pas né en 1867 mais bien longtemps avant eux en 1534 avec jacques Cartier, avec les Français et le Roi de France »

Bien sûr cette vérité émise par cet éminent Président de la France n’avait pas du tout plu à Ottawa, ce qui est un bel euphémisme !

Le Passé ainsi remanié a été encore plus manifeste en 2008, pour le 400ème anniversaire de la fondation de Québec cf. le livre « Québec 2008, des célébrations quatre cent fois détournées de leurs sens » de Jean-François Vallée et de Jacques Beaumier

Il n’est pas possible de gommer à sa guise tant de générations de gens, qui durant près de 200 ans ont tout donné dans des conditions plus que difficiles, si loin de leur propre patrie pour créer la Nouvelle France, ils l’ont portée à bout de bras, afin qu’elle devienne peu à peu ce magnifique pays de Canada, cette nouvelle terre, là même où ils avaient décidé de replanter solidement leurs racines, impossible d’effacer une si incroyable et si forte aventure, même en voulant à toutes forces faire commencer le Canada seulement en 1867, au moment de la création de leur confédération.

C’est un peu comme si, sous prétexte que nous avons rejeté la monarchie en France, nous effacions mille ans d’existence de nos rois, qui pourtant ont fait de notre pays ce qu’il est, et ne décidions tout net que la France ne commence qu’avec la Révolution de 1789.

L’AANB ou Acte de l’Amérique du Nord britannique par lequel a été créée une fédération de provinces, s’il représente un acte fondateur pour le Canada fédéral d’aujourd’hui, n’a-t-il pas été une simple entente « entre bourgeois monarchistes » signant un texte que la reine d’Angleterre a simplement ratifié ? Cet évènement n’a donc pas eu beaucoup de panache ni « une grande envergure, à côté d’une Indépendance américaine ou d’une Révolution française ! » Cf. Gilles Prouxl

L’Acte d’Union de 1840 avait précédemment réuni le Haut et le Bas Canada entraînant pour les descendants français du Bas Canada de leur faire supporter la dette du Haut Canada (Ontario) qui ne les concernait pourtant en aucune façon. Cela les avait mis sous l’autorité des Britanniques en donnant le même nombre de sièges à l’Ontario, qui comptait pourtant une population moins nombreuse que celle du Bas Canada, foulant aux pieds sans honte, la représentation démocratique !

Puis vint le 1er juillet 1867 ; le principal instigateur de cette constitution, comme nous l’a si bien décrit Maître Néron, ce George Brown, ne voulait aucun bien aux descendants des Français au vu de ses propos si dégoulinants de racisme, qu’ils nous donnent encore aujourd’hui des hauts le cœur : « Compte tenu que l’Acte d’Union n’a pas permis de les assimiler, il nous reste encore la possibilité de leur couper les griffes et de leur arracher les dents ». Toutes les démarches et pétitions des Canadiens français pour obtenir un référendum ou des élections référendaires furent rejetées du revers de la main, et de ce fait, cette constitution leur a bien été imposée !

Lorsque les Britanniques ont été contraints de se charger de la petite population française de la Nouvelle France se doutaient-ils un seul instant qui elle était réellement ?

Ils n’imaginaient pas que ces Canadiens ne se laisseraient pas assimiler facilement et que 238 ans plus tard, nombreux seraient encore ceux, parmi leurs descendants, qui résisteraient toujours ! Ah oui, de belles « têtes de pioche » dont ils avaient hérité de leurs ancêtres Français, partis du Poitou, de l’Aunis, de la Saintonge, ou encore d’autres coins de France, et depuis lors ils n’ont cessé de démontrer qu’ils n’ont pas l’intention de disparaître.

Ces célébrations de 2017 permettent néanmoins de souligner de quelle façon vous êtes arrivés à résister et à poursuivre dans cette voie malgré les nombreux aléas tendant à vous assimiler, vous vous êtes arcboutés sur vos valeurs votre culture et ses richesses, votre langue, vos institutions déjà bien établies, votre société qui fonctionnait exactement comme une vraie région de France depuis le Conseil Souverain de 1663, une société évoluée qui fonctionnait parfaitement, ce qui permit au nouvel arrivant de pouvoir s’y installer tel un Bernard l’ermite.

Malgré les conseils douteux et racistes d’un Lord Durham, pour vous faire disparaître en vous noyant sous toujours plus de peuplement anglophone,
Malgré une anglicisation intensive des immigrants au détriment du Français
Malgré un état fédéral qui a toujours tenté de rabaisser le peuple du Québec à l’état de communauté ethnique parmi d’autres, au sein d’une diversité canadienne autoproclamée en faisant tout pour le déposséder de son passé ; un multiculturalisme canadien qui tente de vous mettre au même rang que n’importe qu’elle autre communauté d’immigrés arrivée récemment dans le pays, pays, que vous avez pourtant fondé !

Un multiculturalisme utilisé d’ailleurs contre le nationalisme du Québec, depuis que Pierre Trudeau, l’avait fait inscrire dans la loi constitutionnelle de 1982, dans le but de neutraliser toutes revendications historiques du Québec, ceci est toujours d’actualité avec Justin Trudeau et son « cosmopolitisme sans racines ! »

Depuis 150 ans maintenant en observant l’évolution de la Confédération canadienne de 1867 il est facile de comprendre que cela n’a jamais été un pacte entre deux peuples fondateurs, bien au contraire on a assisté à une centralisation et une uniformisation de cette fédération, désireuse d’enfouir l’identité nationale du Québec. Puis cela s’est encore exacerbé en 1982 puisque certaines dispositions ont été changées unilatéralement par Ottawa, permettant de ce fait de ne plus s’interroger sur les désidératas du Québec, les rendant par-là plus difficile si ce n’est impossible à appliquer…

Pourtant, vos différences et votre identité propre ont été un apport fort avantageux à ce Canada fédéral. En effet et fort curieusement, sans tout ce que vous êtes, sans tout ce passé que vous représentez, ne ressemblerait-il pas un peu trop aux États-Unis d’Amérique ?

Personne ne peut donc vous demander d’avoir le cœur à célébrer une fête qui loin d’être la vôtre, entérine au contraire tout ce qui vous sépare.

*mot Odinossonis de la tribu des Onnaontagués prononcé Canada par Jacques Cartier et les Français qui l’accompagnaient désignant au départ le simple regroupement de cabane de cette tribu à Stadaconé en est venu à représenter les bords du fleuve Saint Laurent puis toute la Nouvelle France.

*Mississipi écrit avec un seul "P" comme du temps des Français puisque cela vient de Metsi Sipi : père des grandes eaux

*http://vigile.quebec/Des-treize-colonies-de-la-Nouvelle

Commentaires

  • Marie-Hélène Morot-Sir, 10 mars 08h57

    Merci d’avoir pris un peu de votre temps pour venir écrire ces commentaires encourageants, très appréciés ;
    Merci Madame Maltais de votre témoignage, Madame Seguin ce que vous nous écrivez sur les pères anglais de l’AANB est excessivement confondant. Vous avez raison, il faudra bien le raconter un de ces jours..

    Monsieur Corbeil, merci de nous remettre de temps en temps en mémoire ces très beaux vers de Victor Hugo.

    Monsieur Richard, la France restera la France malgré nos tristes gouvernants plus préoccupés de leur égo et de leur promotion personnelle, que de notre pays et de ses habitants. Ils s’acharnent à la mettre à terre, poussés par des forces extérieures qui y ont le plus grand intérêt, nous y assistons impuissants, depuis quelques décennies déjà, nos votes ne servent à rien à chaque élection, et pire encore comme nous l’avons constaté pour l’Europe où le vote des Français ayant voté Non à plus de 50% a été tout simplement écarté par les célèbre Sarkozy et Merckel !!.

    L’écrivain Jean Raspail avait écrit “En dormition l’âme de la France se réveillera”
    Il a raison car notre beau pays a connu des périodes terribles au cours des siècles, des guerres aussi sur son sol où tant de ses forces vives ont été annihilées, la France s’est pourtant toujours relevée. Gardons notre courage malgré les Macron et tous les autres qui veulent s’en emparer aux prochaines élections... Nous sommes démunis devant cette campagne électorale qu’on nous concocte pour faire élire par les Français... uniquement celui qu’ils veulent !
    Bien à vous,
    Marie-Hélène M-S

  • Claude Richard, 9 mars 13h40

    Que n’avez-vous pas plus d’émules dans votre beau pays madame Morot-Sir ! Que pouvons-nous faire ici sans l’appui de la France et de Français à l’âme gaullienne comme vous ? Malheureusement, le défaitisme sévit beaucoup dans l’hexagone et ce n’est pas le Macron du jour et son déni de la culture française qui vont y changer quoi que ce soit, au contraire.

    Espérons que les forces de régénérescence de la vraie France vont se mettre à l’oeuvre et redonner à cette mère-patrie du Québec sa fierté et sa gloire.

  • yves corbeil, 3 mars 18h53

    Nous avons besoin de culture pour ne pas disparaître dans la contreculture de la mondialisation économique des Trudeau de ce monde qui font primé le paraître sur l’être, l’économie sur la culture. Cette même contre culture qui tue la créativité au profit de la normalisation qu’ils recherchent tous en imposant cette globalisation multiculturelle avilissante pour les nations.

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    Victor HUGO (1802-1885)
    Recueil : L’année terrible

    A la France

    Personne pour toi. Tous sont d’accord. Celui-ci,
    Nommé Gladstone, dit à tes bourreaux : merci !
    Cet autre, nommé Grant, te conspue, et cet autre,
    Nommé Bancroft, t’outrage ; ici c’est un apôtre,
    Là c’est un soldat, là c’est un juge, un tribun,
    Un prêtre, l’un du Nord, l’autre du Sud ; pas un
    Que ton sang, à grands flots versé, ne satisfasse ;
    Pas un qui sur ta croix ne te crache à la face.
    Hélas ! qu’as-tu donc fait aux nations ? Tu vins
    Vers celles qui pleuraient, avec ces mots divins :
    Joie et Paix ! - Tu criais : - Espérance ! Allégresse !
    Sois puissante, Amérique, et toi sois libre, ô Grèce !
    L’Italie était grande ; elle doit l’être encor.
    Je le veux ! - Tu donnas à celle-ci ton or ;
    A celle-là ton sang, à toutes la lumière.
    Tu défendis le droit des hommes, coutumière
    De tous les dévoûments et de tous les devoirs.
    Comme le boeuf revient repu des abreuvoirs,
    Les hommes sont rentrés pas à pas à l’étable,
    Rassasiés de toi, grande soeur redoutable,
    De toi qui protégeas, de toi qui combattis.
    Ah ! se montrer ingrats, c’est se prouver petits.
    N’importe ! pas un d’eux ne te connaît. Leur foule
    T’a huée, à cette heure où ta grandeur s’écroule,
    Riant de chaque coup de marteau qui tombait
    Sur toi, nue et sanglante et clouée au gibet.
    Leur pitié plaint tes fils que la fortune amère
    Condamne à la rougeur de t’avouer pour mère.
    Tu ne peux pas mourir, c’est le regret qu’on a.
    Tu penches dans la nuit ton front qui rayonna ;
    L’aigle de l’ombre est là qui te mange le foie ;
    C’est à qui reniera la vaincue ; et la joie
    Des rois pillards, pareils aux bandits des Adrets,
    Charme l’Europe et plaît au monde... - Ah ! je voudrais,
    Je voudrais n’être pas Français pour pouvoir dire
    Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre,
    Je te proclame, toi que ronge le vautour,
    Ma patrie et ma gloire et mon unique amour !

    Vive la France ! et Vive le Québec...LIBRE !

  • carolle maltais, 28 février 18h42

    Tout à fait je suis Québécoise pure laine le Canada ne me représente pas.62

  • Lise Séguin, 28 février 08h57

    MAGISTRAL ! Il faudrait compléter avec le verdict de Frédéric Bastien (La bataille de Londres) démontrant que le rapatriement de 1982 n’était autre chose qu’un coup d’État donc en contravention de toutes les règles reconnues en démocratie.

    Les Pères anglais de l’AANB avaient exigé qu’on leur réserve 12 comtés. Ce passe-droit a été en vigueur jusqu’en 1970. Sauf au Pontiac...

    J’y habite. Et la partie délimitée pas la MRC Pontiac traîne encore des séquelles de ces comtés prisonniers.

    Seize paroisses appartiennent encore aujourd’hui au diocèse anglophone de Pembroke en Ontario et nous abritons 4 loges orangistes.

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