«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La pratique du métissage remonte loin dans le temps au Québec

Non à la dissolution nationale, mais oui au métissage

lundi 29 mai

Réponse au texte d’Alexis Tétreault, « Résister à l’idéologie de la dissolution nationale », publié dans Le Devoir du 24 mai dernier.

 

Dans un texte récemment paru dans les pages du Devoir, Alexis Tétreault, étudiant en histoire, soutient que la jeunesse québécoise, ou du moins une partie de la jeunesse, a opéré une rupture avec les combats de nos aïeux. Elle aurait abandonné un cadre d’analyse politique « national », soucieux de la survie de la nation canadienne-française ou québécoise, au profit d’une vision multiculturelle de la société. Dans la nouvelle idéologie multiculturelle que dénonce M. Tétreault, certaines questions seraient devenues taboues. On ne pourrait plus, par exemple, exiger des immigrants qu’ils s’adaptent à nous ou s’interroger sur la quantité et la provenance des immigrants que le Québec souhaite accueillir. Ce genre de préoccupations serait interdit, au nom d’une nouvelle rectitude politique imprégnée de multiculturalisme. Bref, bien qu’il ne le nomme jamais, M. Tétreault reprend dans ses grandes lignes l’analyse que fait Mathieu Bock-Côté de l’état de la question nationale au Québec.

 

M. Tétreault a partiellement raison, me semble-t-il. Les Québécois sont en droit de se questionner sur la quantité d’immigrants qu’ils souhaitent accueillir, sur leur provenance et sur ce qu’ils peuvent attendre d’eux en matière d’efforts d’intégration. Ce sont là des questions légitimes. Un cadre d’analyse national, qui rende possible ces questions, demeure pertinent. Encore faut-il préciser qui sont ces « Québécois » à qui l’on reconnaît le droit de poser ces questions. Quelle est, autrement dit, la « nation » habilitée à s’interroger sur l’accueil et l’intégration des immigrants ? S’agit-il des Québécois d’ascendance canadienne-française ? Autrement dit des « Québécois de souche » ? Les Tremblay et Gagnon de « chez nous » ? Ou alors renvoie-t-on à tous les Québécois établis sur le territoire et ayant adopté la langue française et certaines références culturelles de la majorité, comme les Diouf, les Benhabib, les Awada, les Laferrière et les Houda-Pepin ? Cela inclut-il les Anglo-Québécois qui se sentent « Québécois » et se sont réconciliés avec nos lois linguistiques ?

 

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