«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le début de la rébellion en France

Natacha Bouchart refuse de se plier aux « injonctions » du Conseil d’État en faveur des migrants

lundi 31 juillet

Le maire de Calais, Natacha Bouchart, a déclaré par le biais d’un communiqué qu’elle ne donnerait pas suite « aux injonctions » du Conseil d’État, qui a ordonné des mesures d’aide aux migrants, comme la création de points d’eau ou de sanitaires.

« La décision de justice du Conseil d’État est une injustice pour les Calaisiens, car elle les met de nouveau sous la menace de la recréation d’une énième Jungle. Aussi, en l’absence de politique nationale et européenne offrant une solution globale de maîtrise de l’immigration, la Ville de Calais ne donnera pas suite aux injonctions qui lui ont été faites », a déclaré le 31 juillet Natacha Bouchart, par le biais d’un communiqué.

« Je ne puis accepter de mettre en place des installations qui réuniraient à nouveau les conditions de création de campements, de bidonvilles, et de points de fixation. En réalité, il m’apparaît que la solution consistant à venir en aide aux migrants suppose avant tout leur départ vers des centres adaptés, et c’est à l’État d’avoir une réponse claire à ce sujet », a ajouté le maire de Calais.

Interrogée par l’AFP, elle a réaffirmé qu’elle s’opposerait « à tout dispositif » et que le préfet, qui va rencontrer les associations cette semaine, devra donc « réquisitionner ». « Je prends un risque, très certainement. Dans la vie, il faut prendre des risques », a-t-elle encore lancé.

Elle a également souligné que l’annonce du 31 juillet par le gouvernement de l’ouverture de deux centres pour migrants à environ 85 km de Calais serait « favorable pour Calais » et permettrait de les « accueillir dans des conditions humanitaires ».

Le Conseil d’État a donné, le 31 juillet son feu vert à l’ordonnance du tribunal administratif de Lille qui, s’il avait écarté le 26 juin la création d’un nouveau centre d’accueil d’urgence pour migrants à Calais, avait ordonné à l’État et à la commune de mettre en place des mesures pour leur venir en aide, comme la création de points d’eau et de sanitaires.


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