«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Favoritisme au cabinet du premier ministre Stephen Harper

Michael Rosenberg : portrait d’un homme puissant

Le Devoir
jeudi 31 janvier 2008

Peu connu du grand public, Michael Rosenberg a été mis sur la sellette hier par des révélations de Radio-Canada et du Globe and Mail selon lesquelles le secrétaire de presse du premier ministre Stephen Harper, Dimitri Soudas, est intervenu en faveur de M. Rosenberg dans un litige opposant ce dernier au gouvernement fédéral.

Michael Rosenberg préside la société immobilière Rosdev, un des plus grands promoteurs immobiliers au Québec, qui possède des immeubles dans les secteurs industriel, commercial, de l’hôtellerie et des bureaux : au total, quelque 10 millions de pieds carrés pour une valeur approchant le milliard de dollars. Le Groupe Rosdev et ses nombreuses filiales (les investissements Rosdev, les Immeubles Rosdev, Construction Rosdev, Gestion Rosdev, Investissements Rostrust, par exemple) forment un empire familial fondé en 1950 par le père, David Rosenberg.

Rosdev, c’est l’Hôtel Holiday Inn de l’Aéroport Trudeau, des centres commerciaux où logent des magasins d’alimentation, comme Provigo, Métro-Richelieu et IGA, et des grandes pharmacies comme Pharmaprix et Jean Coutu. L’entreprise détient également des immeubles abritant différents ministères fédéraux : les Terrasses de la Chaudière à Hull et l’Esplanade Laurier à Ottawa. C’est ce dernier immeuble qui est au coeur du différend avec le gouvernement du Canada.

L’aide politique dont a bénéficié Michael Rosenberg auprès du ministère des Travaux publics, dirigé par le sénateur Michael Fortier, s’expliquerait notamment par le fait qu’il est un pilier de la communauté juive hassidique à Montréal. L’influence de l’homme d’affaires en période électorale pourrait avoir son importance.

Chose certaine, M. Rosenberg est l’un des contributeurs assidus au financement du parti du maire de Montréal, Gérald Tremblay, bien qu’il s’agisse de petites sommes. En 2005, Michael Rosenberg a donné 600 $ à l’Union des citoyens de l’île de Montréal. L’année suivante, M. Rosenberg a versé 200 $ à cette même organisation.

Michael Rosenberg et les hassidims d’Outremont, en général, font l’objet depuis quelques années de dénonciations régulières dans ce quartier huppé de l’île de Montréal. Des citoyens d’Outremont se disent outrés par ce qu’ils qualifient de laxisme de la part de l’arrondissement d’Outremont, notamment pour les règles de stationnement qui ne seraient pas appliquées pour les juifs hassidiques au moment du sabbat. De plus, ce groupe de citoyens ne veut pas que la communauté hassidique puisse étendre l’érouv, un fil symbolique posé à cinq mètres du sol et encerclant tout le quartier, qui permet aux hassidims de vaquer à leurs occupations sans être dérangés durant le sabbat.

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L’affaire Soudas-Housakos

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