«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Indépendance nationale du Québec

Mettre fin au « référendisme »

Place au concept de l’indépendance d’une collectivité

Chronique de Bruno Deshaies
mercredi 16 avril 2014
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Pour donner suite à ma chronique précédente

Le message de l’équipe péquiste n’était pas sans équivoque, alors le Parti québécois, entre autres, doit faire ses devoirs dans l’Opposition pour quatre ans.

Le « référendisme » obsède une majorité de souverainistes. L’élection générale du 7 avril a démontré à quel point le Parti Québécois maîtrise mal la notion d’indépendance nationale du Québec. Il n’en discute que par le biais d’une technique ou d’un procédé référendaire. Il s’enlise devant cet imbroglio depuis près de 50 ans incluant deux échecs référendaires et une récente déconfiture crève-cœur du PQ qu’il faudrait bien analyser. N’est-il pas venu le temps de prendre la mesure des conséquences de cet atavisme péquiste ? Comprendre pourquoi les Québécois ont donné de la tête dans toutes les directions.

Puisque l’expérience de la société québécoise face à la question de l’indépendance nationale n’a pas porté les fruits escomptés, les indépendantistes devraient entrevoir une autre approche. Les défenseurs de l’indépendance nationale du Québec ne devraient-ils pas commencer par expliquer leur option avec des mots compréhensibles et clairs au sujet du concept de l’indépendance d’une collectivité.

À mon avis, la population québécoise ne demanderait pas mieux que de comprendre son histoire nationale et la place que le concept de l’indépendance d’une collectivité pourrait signifier réellement dans l’esprit des Québécois. Ce que nous avons sommairement esquissé dans notre chronique précédente.

Par exemple, rappelons-nous que s’est tenu il y a une vingtaine d’années, dans la société québécoise, la célèbre Commission Bélanger-Campeau (infra RÉF., Gagnon et Latouche).

On pourrait dire que l’analyse et les réflexions de Raymond Aron seraient utiles à une meilleure compréhension des enjeux et des problèmes majeurs liés à la solution indépendantiste québécoise.

Importance du fait des « souverainetés politiques » selon Raymond Aron


L’espoir que la fédération européenne sortira insensiblement et irrésistiblement du Marché commun se fonde sur une grande illusion de notre temps : l’illusion que l’interdépendance économique et technique entre les diverses fractions de l’humanité a définitivement dévalorisé le fait des « souverainetés politiques », l’existence d’États distincts qui se veulent autonomes....

Enfin, il faut un étrange aveuglement pour prétendre que « souveraineté » ou « indépendance » ne signifient plus rien.... (Infra RÉF.)

Au fond, Raymond Aron comprend que le fait des « souverainetés politiques » ne disparaitront pas aussi facilement que le pensent les idéologues du fédéralisme à tout prix pour résoudre des problèmes de relations internationales et d’affrontements nationaux. La voie de l’indépendance n’aboutit pas nécessairement au désordre international, car les fédérations dans l’histoire n’ont pas fait la preuve définitive du salut des nations pas la fédération des nationalités. Ne vaudrait-il pas mieux faire des recherches approfondies sur le concept d’indépendance collective et des avantages potentiels pour l’humanité en général ? Mieux comprendre la notion d’interdépendance des nations ne vaudrait-il pas mieux que l’unification des nations par la force ?

Creuser ce problème au lieu d’imaginer toutes sortes de formules fédératives ou d’unions fédérales bâtardes serait certainement mieux pour le Québec et une meilleure façon de mettre en place des relations interétatiques plus efficaces et productives. La solidarité nationale québécoise aurait plus de chance de parvenir à ses fins si la cohésion sociale suivait le cours de l’unité nationale des Québécois. Ce sont les indépendantistes eux-mêmes qui peuvent mettre fin au discours « divisif » suggéré par les idéologues fédéralistes qui se drapent avec la robe de la pureté d’un humanisme abstrait plus souvent que réel. L’hypothèse de Raymond Aron apparaît toujours comme plausible si le contenu de l’indépendance est clarifié avec des mots précis. Dixit Raymond Aron :

La souveraineté peut être considérée comme le fondement à la fois de l’ordre interétatique et de l’ordre intraétatique. UN ÉTAT EST SOUVERAIN EN CE SENS QUE, sur son territoire, réserve faite des règles coutumières, obligatoires pour tous les « États civilisés », et des engagements pris par convention ou traité, LE SYSTÈME LÉGAL QU’IL ÉDICTE OU AVEC LEQUEL IL SE CONFOND EST L’INSTANCE DERNIÈRE. Or, ce système n’est en vigueur qu’à l’intérieur d’un espace limité, il ne s’applique qu’aux hommes d’une certaine nationalité. Si donc la souveraineté est absolue, l’ordre intra et l’ordre interétatique sont essentiellement autres puisque le premier implique et que le second exclut la soumission à une autorité unique. (Infra RÉF.)

Être indépendantiste au Québec consiste à soutenir justement cette conception de l’État national souverain et de la « vraie » souveraineté qui est de l’« ordre interétatique » qui admet de « vivre avec les autres, mais par soi » (c.-à-d., l’agir (par soi) collectif)1. La vie indépendante ou la « vraie souveraineté » consiste à agir collectivement, majoritairement à tous les paliers sur le plan central, sur le plan régional qui « implique […] la soumission à une autorité unique ».

Actuellement, le Québec est une province au sein d’un État d’union fédérale très centralisée. Dans l’ordre intraétatique, le Québec est dans une condition « qui implique « la soumission à une autorité unique » qui est l’État fédéral canadien. Dans ce cas, le Québec est une nation annexée condamnée à une subordination sur place permanente et une superposition. C’est une nation (au sens général) dont le tout est soumis à l’action et aux lois d’un gouvernement souverain, − soit encadrée de gré ou de force dans un système juridique, constitutionnel, système doté de la souveraineté politique. En conséquence, dans l’ordre « interétatique », le Québec n’a pas la possibilité dans son statut actuel de nation « annexée » de se soustraire à l’État central compte tenu des limites intrinsèques de ses compétences de « province « fédérée » à un État fédérant plus fort et mieux nanti que lui.

Les souverainistes péquistes ou autres (partis politiques, mouvements nationalistes, indépendantistes accrochés à des combats provoqués par les oppressions accidentelles, fédéralistes fatigués, concepteurs « révolutionnaires d’un pays » confiné à « l’ordre intraétatique » sans la composante essentielle de « l’ordre interétatique » ou, encore, tous les souverainistes qui occultent leur parti-pris favorable à l’optique fédéraliste, car ils ne voient guère d’inconvénients graves sinon plutôt de nombreux avantages. Entre autres, le fervent fédéraliste


n’élève aucune objection à la « mise en commun », à la « centralisation » de ces « services matériels » dans un État central qui serait la propriété de toutes les nationalités de l’État fédéral et qui agirait au profit de chacune de ces nationalités ;

ne voit pas pourquoi un tel régime de partage fédéral respecté n’aboutirait pas à l’épanouissement culturel de la nationalité minoritaire : celle-ci n’a-t-elle pas pleine juridiction sur ses organismes culturels et même ne peut-elle pas négocier directement avec l’étranger en ce qui concerne l’éducation, les relations culturelles (techniques, scientifiques, artistiques), etc.

souligne que ce serait « démissionner » que de se replier comme dans une réserve, sur le seul État où la nationalité minoritaire pourrait devenir une nation majoritaire. (Maurice Séguin, Les Normes, Chapitre troisième  : « Sociologie du national », division 3.10.)

Cette « foi » fédéraliste est très tenace malgré toutes ses contradictions et tous les sophismes sur lesquels elle s’appuie. Tel est l’état actuel de la « situation "A" ».

Situation "A" : Statut politique actuel du Québec

Afin d’être plus clair, les Canadiens-Français d’autrefois ou les Québécois-Français d’aujourd’hui sont au stade de nation dont le type ou le degré d’annexion politique correspond à ce type ou degré d’annexion politique :

Nationalité groupée, majorité locale, maîtrisant un organisme politique régional officiel (province ou État provincial) et représentée dans l’État central par des députés élus directement par le peuple en général, indépendamment de l’organisme régional. (Maurice Séguin, Ibid., division 3.7.)

L’autonomie provinciale est en soi une limitation de liberté collective. Elle est pour une collectivité nationale qui a conscience d’être distincte, une oppression essentielle. De ce fait, elle instaure constitutionnellement une privation fondamentale de l’agir (par soi) collectif de toute la société annexée. C’est le cas du Québec. L’État provincial et le gouvernement provincial représentent deux fonctions politiques fédérées dotées de pouvoirs réduits et de compétences subalternes et dépendantes de l’État central canadian et du Canada-anglais tout entier.

Situation "B" : Un État souverain et une vraie souveraineté nationale

Le fait de la souveraineté politique de l’État du Québec dans l’optique indépendantiste changerait radicalement son statut provincial. Il annulerait sa dépendance politique intrinsèque au Canada. Il signifierait l’existence d’un État qui serait pleinement autonome. Cet État aurait dorénavant la possibilité de faire face lui-même aux problèmes de la vie, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, selon le but, la raison d’être de la société québécoise. Il en résulterait l’accession à l’ordre interétatique qui confirme le système étatique, juridique, complet car il exclut une soumission à une autorité unique. Ainsi, il est possible de parler d’une nation au sens intégral qui servira l’ordre intraétatique de cette nation, car cet ordre « implique la soumission à une autorité unique ». Alors l’État souverain serait « l’instance dernière », comme le signale clairement Raymond Aron. Enfin, l’ordre interétatique prévaudrait pour la nation québécoise dans ses relations avec les autres États souverains. (2)

Le processus de la décision publique

Le passage de "A" à "B" exige une évaluation de situation préalable qui est complexe parce qu’elle se situe dans le temps, l’espace, les conditions de vie en société et l’enclenchement d’un processus de transformation et d’un choix décisionnel. Et plus encore, c’est le passage d’un état réel à un état idéal anticipé, à atteindre ou une nouvelle situation envisagée et désirée. Ce passage exige, au final, une transformation de situation. Les décideurs doivent considérer « l’action et le risque »(3) . Et une fois la décision prise…

De la décision à l’action

Le choix ou à défaut l’imagination d’une solution favorable devrait entraîner l’engagement dans cette voie. Cette condition de la décision est préalable à l’action. L’action réelle devient la poursuite de l’opération jusqu’à l’objectif.

L’administration exige qu’on ne néglige aucun détail ; l’action exige au contraire que le chef concentre tous ses moyens, et en particulier sa pensée, sur l’objectif principal. (Pierre Daure, infra note 3.)

L’objectif principal doit être clair et limpide dans l’esprit de ceux qui dirigent l’action. Il ne reste pas moins que l’objectivité, la sincérité et le respect de la vérité demeurent. Par contre, le travail de l’homme d’action s’imposera devant les opérations à mener pour entraîner l’adhésion du plus grand nombre d’individus dans la société. Mais il faut reconnaître pour l’action les exigences de la tactique.

Les hommes, engagés dans l’action, poursuivant une certaine fin, s’efforçant de modifier, d’infléchir le cours des événements, luttant contre des forces adverses, doivent choisir, magnifier, diminuer ou taire certains aspects de la réalité.4

C’est ainsi que les grands changements peuvent voir le jour. Autrement, l’indécision, le refus de s’engager fermement, la timidité ou la peur peuvent conduire à des résultats néfastes.

Acceptons que le peuple ne veuille plus entendre parler de référendum, mais cela ne signifie pas qu’il ne souhaite pas être éclairé sur ce que c’est que l’indépendance. La chicane entre les partis politiques au sujet du concept de l’indépendance d’une collectivité devrait dépasser les études de faisabilité pour entrevoir les conséquences réelles de l’annexion permanente.

La question qui se pose est la suivante : « Une substitution totale ou partielle peut-elle être pour le mieux ? » Voici la seule réponse crédible : « Mais il ne saurait exister de substitution permanente pour le mieux, tant que survit la collectivité remplacée ou que l’assimilation n’est pas totale. (5) » Cette conséquence est vraie pour tous les partis politiques confondus qui agissent ou interviennent au Québec qu’ils soient provinciaux ou fédéraux (fédéralistes ou souverainistes).

Après s’être interrogé durant 50 ans sur l’Avenir du Québec…

L’étude de Gagnon et Latouche (voir RÉF.) nous offre un survol détaillé des questions qui ont été discutées sur l’Avenir du Québec jusqu’en 1991. Après le dernier référendum de 1995, nous en savons assez pour entreprendre efficacement une politique publique sur l’indépendance nationale du Québec. Mais il faut d’abord prendre la décision d’agir en conformité avec l’objectif.

La critique fondamentale à propos de la solution nationale tarabiscotée du Parti Québécois n’a pas encore eu gain de cause sur les politiques et les apparatchiks du parti. La vulgate péquiste l’emporte sur la réalité contraignante des faits. Les « autorités » péquistes ne discutent pas sérieusement avec les forces vives de la société quant à la solution indépendantiste. Une fois de plus, cette résistance politicienne vient de recevoir un cuisant échec politique. Les quatre saisons seront longues et douloureuses à vivre si l’équipe des politiques du Parti Québécois et autres partis politiques de gauche, de droite, de solidarité (QS) ou fédéralistes (PLQ) ou nationalistes (CAQ) ne s’avisent pas de sortir de leur assurance atavique (6).

Le futur premier ministre du Québec, Monsieur Philippe Couillard, sera confronté à des défis considérables. Il ne peut du revers de la main occulter le demi-siècle qui l’a précédé. Bien malgré lui, il aura à faire face au défi de celui de l’indépendance nationale du Québec. Les indépendantistes auront à lui rappeler sans cesse que la « Province de Québec » n’est pas une province « comme les autres ». D’ailleurs, il apprendra à la dure la signification et la portée du mythe tenace de l’unité canadienne. L’affirmation du Québec comme société nationale est incontournable. Il devra en prendre conscience maintenant. Il doit lui aussi faire ses devoirs, car son fédéralisme triomphaliste risque de déplaire plus qu’il ne le pense en ce moment d’euphorie des libéraux provinciaux. En tant que premier ministre de l’État provincial du Québec, il a la lourde responsabilité d’assumer et d’assurer notre capacité collective à nous gouverner nous-mêmes.

Un indépendantiste québécois doit dorénavant penser dans l’optique indépendantiste. Seul un tel changement de paradigme peut mettre fin à l’emprise des défenseurs de l’option fédéraliste.

RÉFÉRENCES

ARON, Raymond, Paix et Guerre entre les Nations, Paris, Calmann-Lévy, 1962. EXTRAIT : « Souveraineté et fédération »Dans Chapitre XXIII : Au-delà de la politique de puissance : I.− La paix par la loi  : 4. Guerre interétatique et guerre intraétatique et Chapitre XXIV : Au-delà de la politique de puissance : La paix par l’empire  : 1. Les équivoques de la souveraineté ; 2. Souveraineté et transferts de souveraineté.

DESHAIES, Bruno, « De la DIFFÉRENCE à la DISTINCTION. » Mémoire présenté à la Commission Bélanger-Campeau sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec. Québec, 1990, 5 p. + Bibliographie + Document (cf., Raymond Aron supra).

GAGNON, Alain-G. et Daniel LATOUCHE, Allaire, Bélanger et Campeau et les autres. Les Québécois s’interrogent sur leur avenir. Avec la collaboration de Guy Falardeau. Montréal, Éditions Québec/Amérique, 1991, 602 p. Collection : Dossiers/documents. Annexe 8 : La liste des individus et des organismes qui se sont inscrits pour présenter un mémoire. http://www.google.ca/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=7&cad=rja&uact=8&sqi=2&ved=0CFQQFjAG&url=http%3A%2F%2Fclassiques.uqac.ca%2Fcontemporains%2Fgagnon_alain_g%2Fallaire_belanger_campeau_et_al%2Falaire_b_campeau_gagnon.rtf&ei=FfpHU_U24urYBcO_gKgN&usg=AFQjCNGmoecDalD7BdWfP4b9dhC7jf-vvQ

« La Commission Bélanger-Campeau, instituée le 4 septembre 1990, représente une initiative majeure prise d’un commun accord par les deux principaux partis politiques à l’Assemblée nationale afin de changer les termes du débat et de redéfinir la dynamique politique dont le Québec est exclu. À la différence des expériences antérieures, le gouvernement du Québec a cherché à associer davantage la population à ses initiatives. Par le passé, on se limitait à inviter les groupes à faire des représentations devant un comité parlementaire, à regrouper des chercheurs pour une journée de travail, à consulter des spécialistes, ou à faire un appel au peuple. Dans le but de donner une plus grande légitimité à sa démarche, le gouvernement du Québec a décidé de recevoir des mémoires de la population, d’inviter des experts à préparer des rapports et de convoquer un forum sur les préoccupations des jeunes. L’exercice a été très fructueux puisque près de 600 mémoires ont été reçus. De ce nombre, 267 ont été entendus. Des 109 experts qui ont été sollicités, pas moins de 53 ont accepté l’invitation de comparaître. (p. 27) »

NOTES

1. C’est l’esprit même de la « collaboration mais autonomie » qui est de l’ordre interétatique. « Mais il y a quand même vie collective, vie autonome. Malgré toute l’insistance sur la nécessité et l’utilité pour une société de collaborer avec les autres, il n’en demeure pas moins que la notion de vie d’une société se rapporte essentiellement à la notion d’agir (par soi) de cette société. » (Cf., Maurice Séguin, Les Normes, Chapitre premier  : « Vie et conditions de vie », division 1.1.)

2. « Enfin, considérons comme souveraine l’instance qui possède le law-enforcing capacity, la capacité d’imposer le respect des lois et d’en sanctionner la violation... » (Raymond Aron, op. cit., p. 731). Au demeurant, telle est la portée du Préambule de l’article 91 de la Loi constitutionnelle du Canada de 1867 [ou A.A.N.B.).

3. Pierre Daure, « L’action et le risque. » Dans Le monde en devenir (histoire, évolution et prospective), Paris, Librairie Larousse, 1959. Encyclopédie française, Tome XX : Troisième partie : Prospective, Section D, Vues prospectives, p. 20.54-3 à 20.54-11.

4. Maurice Séguin, Les Normes, Introduction, section 0.5.4.2 : « L’étude et l’action diffèrent. »

5. Id., Ibid., Chapitre premier, section 1.2.3.10. Cette section doit est mis en lien avec « D’autres réflexions sur l’annexion » au Chapitre troisième. Essentiellement, « l’annexion, c’est d’être gouverné par une autre nation ». C’est de facto la « Situation "A" » du statut provincial du Québec décrit ci-devant. Le Québec est dans une situation de subordination sur place et de superposition.

6. Bruno Deshaies, « Un atavisme des Québécois-Français : le réflexe du fédéralisme. Autocritique. » Dans Vigile.net, Chronique de Bruno Deshaies, 15-06-2000. Nous avons tous et toutes une forme d’autocritique à faire sur les prétendus bienfaits des fédéralismes. Comme dans l’optique impérialiste, après tout, ce qui importe, c’est l’épanouissement des individus et des familles (principe de l’individualisme souvent camouflé par l’idéologie du vivre ensemble et indirectement au détriment du bien commun). Une société normale ne peut pas vivre indéfiniment en état de crise permanente. L’aveuglément idéologique des fédéralistes ou confédéralistes impénitents les met dans l’impossibilité de comprendre d’une manière réaliste la situation actuelle.

Commentaires

  • Ginette Provost, 10 mai 2014 20h49

    Voivi un texte provenat de Vigile,

    Sous l’Ancien régime, régenté par la Coutume de Pari (le droit coutumier anglais s’en est inspiré), la terre appartient à qui la laboure. Ce principe est entré en vigueur avec plein appui juridique après la peste bubonique qui priva des centaines de milliers de fermes et d’entreprises de leurs propriétaires,

    Pour relancer la vie économique, il fallait que le gouvernement reconnaisse la propriété en titre à ceux qui en prenaient possession de fait, en faisant acte de présence sur place et en mettant le territoire en valeur.

    Je ne pourrais vous donner en détails toute l’histoire de la progression de ce principe qui part du statut de possédant de facto vers celui de possédant de jure. Je peux cependant vous dire qu’il existe un précédent très moderne : celui d’Israël, reconnu comme État de jure et de facto le 16 mai 1948, après l’action systématique des zionistes, qui, sur l’initiative de Théodor Herl et Chaim Weinmann, ont entrepris la colonisation du territoire à partir du dernier quart du 19e siècle.

    Cette colonisation se développa sous les volets suivants :

    1. Développement des terres incultes par des techniques apportées d’Europe, notamment de Hollande, Allemagne du Nord et Danemark.

    2. Achats systématiques des terres appartenant aux Arabes, notamment aux Palestiniens, qui, musulmans, ne semblaient pas cultiver le sol pour vivre. La foi musulmane oblige presque à vivre en ville pour faire les cinq prières quotidiennes.

    3. Développement systématique des infrastructures et des organes de l’État.
    Voila ce qu’il a été convenu d’appeler conquête territoriale de facto, en créant le fait accompli. Une telle conquête a été reconnue comme légitime et finalement légalisée par la reconnaissance de l’ONU. Personne, ou presque, n’y a objecté, sauf les Arabes bien entendu, et encore, pas tous.

    Or, au Québec, nous avons fait la même chose, non pas les Français mais nous, Québécois, le peuple resté seul sur place.

    1. Nous avons défriché, dépierré, draîné, irrigué, bonifié, labouré, hersé, semé et mis en production et en valeur une des terres les plus ingrates du monde. Nous avons construit des routes, des chemins et des ponts. Nous avons organisé la production de biens et de services pour assurer la survie de tout notre peuple. Nous avons construit des institutions d’enseignement, des hôpitaux et des orphelinats ainsi que beaucoup d’autres pour le bien général de notre population. Nous avons aussi construit des églises.

    2. Nous avons travaillé pour les Anglais et les Loyalistes à la construction des canaux, des chemins de fer et de leurs entreprises. Avec l’argent gagné, nous les avons achetés une par une, presqu’imperceptiblement, pendant une période qu’on peut situer de 1860 à 1960, date qui marque la fin de la première époque des chemins de fer, l’ouverture de la Voie maritime, les débuts des constructions des autoroutes, le développement des nouvelles communications, notamment l’introduction des ordinateurs, l’aggiornamento dans l’Église catholique, la réforme de l’éducation.

    Nous avons conquis toute l’Estrie, par achats comptant des terres des Loyalistes, de même qu’une foule d’entreprises appartenant à des Anglais ou des Loyalistes dans tout le Québec.

    L’arme de conquête a été la Caisse populaire, fondée précisément pour acheter des propriétés et des domaines. Comme les zionistes en Palestine à la même époque.

    3. Nous avons constitué les infrastructures et organes d’un État, tout en contribuant à la construction de l’État central, centraliste et unitaire d’Ottawa.
    En 1960, année charnière, Jean Lesage pouvait parler de l’État du Québec. Qui l’a fait taire ? Ames & Co sans doute.

    Il est évident maintenant que parmi les autres provinces, le sentiment de possession territoriale de facto commence à se faire sentir. Il ne s’agit plus du Canada mais de la province en face d’Ottawa.

    Si personne n’a parlé de possession territoriale de facto et de jure, alors qu’au Canada anglais, beaucoup de gens instruits savent que Québécois et Canadians ne sont que des squatters, c’est parce que personne ne veut ouvrir une boîte de Pandore.

    Saint Laurent a toujours évité cette question et Trudeau a soigneusement évité de le mentionner lors de la passation du Canada Act du 17 avril 1982.

    L’oligarchie, c’est d’abord le Family compact qui a provoqué la rébellion de 1837-38 dans le Bas et le Haut Canada.

    La bourgeoisie en pantoufle du Québec, présente en 1837-38, traîtresse, fait aussi partie de l’oligarchie. C’est cette bourgeoisie qui contrôle le parti libéral fédéral et celui du Québec.

    L’oligarchie, c’est maintenant ce qu’il est convenu d’appeler le Canadian Establishment, formée des descendants du Family compact et constituant une dynastie ni plus ni moins. Plusieurs auteurs les ont décrits en détails et vous le trouverez sur l’Internet sous le titre simple de Canadian Establishment.
    Cette oligarchie détient deux pouvoirs : le pouvoir économique par l’entremise de la Toronto Stock Exchange et le pouvoir politique par le gouvernement d’Ottawa, les deux se tenant comme les doigts de la main.

    Elle détenait aussi des grands pouvoirs sur les provinces, notamment l’Ontario mais le développement économique et politique des provinces vient a créé de nouvelles classes et de nouveaux pouvoirs, qui remettent peu à peu l’oligarchie en question.

    Rien de spécial ne s’est produit entre ces Establishments jusqu’à maintenant mais vous n’êtes pas sans connaître cette définition de Mao Tse Toung à l’effet qu’une révolution est le renversement d’une classe par une autre.

    Il est évident que le silence le plus total est maintenu au sujet du problème de la possession de fait des espaces continentaux canadiens.

    Le gouvernement fédéral prétend prendre l’initiative lorsqu’il s’imnisce dans les affaires autochtones, non pour reconnaître les Autochtones comme possédants de plein titre de leurs terres ancestrales ou actuelles mais pour créer les précédents qui vont renforcir le pouvoir central unitaire d’Ottawa. 

    Au gouvernement fédéral, on doit certainement sentir que le problème de la possession territoriale de fait et de droit peut surgir à tout moment maintenant et provoquer des désordres importants, sinon pire.
    extrait de texte provenant de vigile...

  • Bruno Deshaies, 26 avril 2014 01h04

    • Bruno Deshaies, 26 avril 2014

    La Situation "A" du Québec actuel est celle d’une nation annexée. Cela dit, la société québécoise n’est pas pour autant complètement privée dans l’ordre de ses institutions sociales. Elle vit dans un État de droit. Le statut de Province n’a pas réduit totalement les Québécois de certaines libertés collectives et de libertés individuelles comparables à toutes les autres provinces au Canada. Les lois provinciales du Québec s’appliquent à tous les citoyens et citoyennes qui habitent le Québec.

    L’État tronqué du Québec n’en n’est pas moins un État avec un statut constitutionnel provincial. Le « programme d’État » que nous propose Pierre Cloutier est minimaliste. Les « droits collectifs » ne font pas nécessairement un État souverain. L’expression est trop vague. Par ailleurs, qui s’emballera pour « une constitution provisoire » avant de savoir s’il vote pour l’indépendance nationale du Québec ?

    Le problème est « national ». Or, c’est celui auquel les Québécois doivent faire face. Il faut définitivement s’ouvrir les yeux sur le vrai problème à régler .

    Pour y arriver, l’élaboration d’une politique publique NATIONALE cohérente et solide s’impose.

    La Situation "B" ne devrait pas nous faire peur collectivement. Cependant, il faut entreprendre la lutte sur les idées, d’une part, et voir à occuper, d’autre part, le champ politique que les souverainistes soient au gouvernement ou dans l’opposition parlementaire.

    C’est une lutte pour la suprématie de l’État du Québec sur trois plans essentiels :

    1. Commander sa propre vie politique (à l’interne et à l’externe) et avoir le « self government  » complet.
    2. C’est gérer sa propre économie ;
    3. C’est maîtriser sa propre vie culturelle.

    Dans une société, quelle qu’elle soit, les facteurs politique, économique et culturel sont des « forces » en interaction. Par exemple, pour le domaine politique :

    Il est bon, pour une nation d’avoir ses organismes (ministères, départements, armée, etc.), de poser elle-même les gestes exigés,

    (à l’intérieur) de planifier, organiser, etc.

    (vers l’extérieur) de protéger, de défendre, soutenir, coopérer, négocier, etc.

    Les indépendantistes doivent reconnaître que c’est un bien en soi. Car la nation indépendante possède la maîtrise de sa vie collective à côté d’autres nations (soit de même force, plus fortes ou moins fortes) mais maîtresses chez elles.

    Prendre conscience de cette condition de vie collective indépendante comme objectif, c’est parvenir à accepter franchement de penser dans l’optique indépendantiste vs l’optique fédéraliste. Dans cette perspective, la proposition de « constitution provisoire » ressemble à de l’étapisme inconscient.

    On n’a pas besoin d’écrire un document de 100 pages pour comprendre que l’indépendance n’est pas la dépendance mais l’interdépendance (soit de vivre avec les autres, mais par soi, « but on our own « feet »).

  • Pierre Cloutier, 24 avril 2014 13h22

    Mon hypothèse est la suivante : pour faire l’indépendance, il faut qu’il y ait une proposition de pays sur la table, c’est-à-dire faire la défense et l’illustration de ce qu’est un État souverain. Et un État souverain, c’est d’abord et avant tout une constitution. Pas de constitution, pas d’État. Il faut illustrer le pays en proposant aux citoyens une constitution ou une loi fondamentale qui contiendra des droits individuels et collectifs qui vont protéger les citoyens de manière concrète et quotidienne dans leur vie de tous les jours, de la naissance jusqu’à leur mort (droit à la protection de l’enfance, droit à la santé, droit à l’éducation, droit à la sécurité sociale, droit au travail, droit à un environnement sain, droit à la sécurité de la vieillesse etc). Mais il faut que ce projet de loi fondamentale soit transitoire et que le constitution définitive soit préparée et adoptée par l’ensemble des citoyens. Et il faut le faire de la façon la plus simple possible pour que les gens comprennent. C’est ce que j’appelle, moi, un programme d’État par rapport à un programme de gouvernement. Pour le programme de gouvernement, l’ère des programmes détaillés de 100 pages et plus est terminée. Une plate-forme de 10 engagements "gouvernementaux" solides et percutants suffit. Les longs discours abstraits sur la nécessité de l’indépendance ne donneront rien, si on n’est pas capable de proposer des choses concrètes aux citoyens qui vont les aider dans leur vie de tous les jours.

  • Bruno Deshaies, 22 avril 2014 17h31

    Nous ne nous passerons pas si facilement de l’histoire.

    • Bruno Deshaies, 22 avril 2014 13:39

    Les Québécois en ont besoin. Les Néoquébécois encore plus. Et les Anglophones du Québec ont tout autant besoin, eux aussi, de connaître la grande histoire d’une société nationale française issue de la colonisation française et fière de le demeurer et de se gouverner elle-même.

    Le fait des « souverainetés politiques »

    Entre 2001, 2004 et 2014 (cf., hyperliens infra), avons-nous fait des progrès ? Nous sommes demeurés dans le statu quo ante. Nous continuons à tergiverser sur le choix à faire. Et, tout en piétinant à la croisée des chemins, les souverainistes s’inventent un pays qu’ils n’ont même pas encore mis au monde depuis 250 ans.

    De plus en plus nous apprenons que les coalitions politiques sont fragiles. Pour les unir, il faut parvenir à de communes idées et les partager sincèrement. Mais la politique-domaine-des-rivalités progresse plus vite que la politique-domaine-des-programmes-d’action.

    En politique, la coopération est toujours plus difficile à réaliser que le besoin naturel de compétition à satisfaire.


    Comment pouvons-nous nous entendre ?

    Il faut former équipe et trouver la liberté et les moyens d’exécuter les multiples activités qui constituent la fin de la société québécoise. C’est la définition même de l’agir (par soi) collectif.

    Une nation annexée qui subit toutes sortes de privation et d’ennuis accidentels depuis plusieurs générations sans avoir la volonté de s’attaquer à l’élimination du carcan fédéraliste, peut-elle véritablement survivre dans l’étau fédéral canadian ?

    Les Québécois doivent apprendre à penser selon le principe d’indépendance nationale. La société doit comprendre que tous les partis politiques doivent sentir que l’idée fédéraliste est devenue insupportable pour une majorité de citoyens et de citoyennes au Québec. Le désir de vouloir agir par soi-même collectivement et s’affirmer clairement comme tel devrait être une première étape en vue de défendre la non-dépendance de notre État national à celui d’un autre État qui nous subordonne et nous superpose.

    Il faut en être convaincu soi-même pour convaincre les autres de ce point de vue ou de ce regard sur soi-même collectivement.

    Nous ajoutons deux autres hyperliens à notre présente chronique.

    Indépendance du Québec 178
    L’État québécois
    Du principe fédéral au principe d’indépendance
    Chronique du jeudi 13 mai 2004
    Source : http://www.vigile.net/archives/ds-deshaies/docs4/178.html
    Site consulté le 2014-04-21 14:25

    « Toute fédération de nations ne peut se concevoir
    que dans le respect mutuel le plus strict.
    Dès lors qu’une des parties essaie
    de dominer et absorber l’autre,
    il s’agit d’impérialisme et d’agression. »
    (Anonyme)

    « Il ne faut jamais oublier que
    le fédéralisme lui-même repose sur
    la mise en œuvre d’une certaine coercition.
    C’est par le recours à la force
    qu’il maintient l’ordre qu’il a
    la mission d’établir. »
    (Michel Brunet, 1964/1968, RÉF.)

    Indépendance : pour ou contre ?
    Les attentes de Bernard Landry
    Le Québec forme une nation : un espoir possible ou impossible ?
    Bruno Deshaies Chronique 178, 30-03-2001.
    http://www.vigile.net/archives/01-3/deshaies-48.html

    ADRESSE DES
    FILS DE LA LIBERTÉ
    DE MONTRÉAL
    AUX JEUNES GENS DES COLONIES
    DE L’AMÉRIQUE DU NORD
    (4 octobre 1837)
    Source : http://www.google.ca/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=4&cad=rja&uact=8&ved=0CDkQFjAD&url=http%3A%2F%2Fwww.vigile.net%2FIMG%2Fdoc%2FVigile-314.21-02-2008.doc&ei=MaRWU7z_NIiiyASswoG4AQ&usg=AFQjCNE3chXjqafzvXI-zCFf95VPXxC3Ow

  • Bruno Deshaies, 21 avril 2014 09h24

    Christian Dufour du Journal de Montréal soutient : « Les Québécois ne veulent pas de référendum, ni de souveraineté. » Sur cette hypothèse absolue, il se pose la question suivante : « Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? » (20 avril 2014, p. 30.) Devant ce « troisième NON », Dufour se demande si tous les souverainistes « ne vireront évidemment pas tous capot ».

    Monsieur Cloutier propose « un projet de loi fondamentale transitoire (maximum 2 pages) » et « un programme d’État d’abord [rehaussé de] 10 engagements gouvernements [sic] maximum », puis d’une mise en garde : « On n’a plus besoin de longs programmes de 100 pages […et] des structures lourdes et désuètes du PQ ».

    D’une part, le narrateur Dufour nous résume certaines oppressions accidentelles que les Québécois-Français vivent depuis des générations. D’autre part, le combattif Cloutier s’insurge contre moi parce ce que, me dit-il, « votre texte est trop long. C’est un cours d’histoire et tout cela fera partie des débats ». La solution qu’il propose : « …au départ, il faut mettre une proposition d’indépendance sur la table ». Une proposition ? Pourquoi ? L’objectif est l’indépendance nationale du Québec. Il faut l’expliquer.

    Quant à moi, mon hypothèse est la suivante : Dire ce que c’est que l’indépendance nationale du Québec. L’élaboration d’une politique publique NATIONALE qui met le cap sur « le concept de l’indépendance d’une collectivité » doit être le point de départ d’une action politique réaliste et efficace. Les entourloupettes de constitution transitoire ne peuvent mettre que de l’eau dans le réservoir de gazoline. Des ratés de moteur interminables sont prévisibles.

    Les Québécois-Français, surtout, souhaitent comprendre l’optique indépendantiste qui leur permettrait de mettre en œuvre l’ambition nationale du peuple québécois de se gouverner lui-même dans tous les domaines, à l’interne et à l’externe. L’histoire sera nécessaire pour faire comprendre à quel point l’oppression essentielle qui est le propre d’un État annexée (ou provincial, si l’on veut) et d’une nation annexée. Dans la fédération canadienne, les Québécois sont privés d’un État souverain. Cette privation entraîne l’inaction dans de nombreux domaines (cf., Situation "A").

    Étant donné que toutes les démarches politiciennes jusqu’à ce jour ont échoué, les Québécois viennent d’exiger, une fois de plus, que le mouvement indépendantiste doit travailler sur son option en tant que telle.

    Que veulent les citoyens et les contribuables québécois ? Ils veulent savoir « ce que c’est que l’indépendance sans se ″faire avoir″ ». C’est aussi simpliste que ça ?

    Après tous les échecs subis, il serait maintenant le temps de mettre fin au légalisme, au juridisme, à l’électoralisme, bref à l’improvisation et à la croisée des chemins, pour se consacrer à démystifier la narration fédéraliste de notre être collectif. Et, parallèlement, entreprendre le combat indépendantiste auprès de la population en général.

    Sur ce point, les indépendantistes ont un gros travail à accomplir en regard du gouvernement Couillard. Ce nouveau gouvernement doit être mis sous haute surveillance compte tenu de l’absolu de son option et de son optique fédéraliste. Il ne faudrait pas passer les cinq prochaines années à s’asticoter entre indépendantistes. Pour l’instant, c’est encore mal parti.

  • Pierre Cloutier, 20 avril 2014 11h37

    Je privilégie l’approche contraire à M. Ricard. D’abord l’élection d’un chef indépendantiste charismatique et déterminé - mon choix se porte sur PKP - et ensuite cap sur l’indépendance. Modernisation du parti pour tenir compte de la formidable révolution des TICS et changement de programme par la préparation, entre autres, d’une proposition d’indépendance en vue de la prochaine élection. KISS - Keep it simple and stupid. Nous ne sommes plus dans les années 60-70 et il s’est passé 44 ans depuis la fondation du PQ. On a tout en mains pour réussir. Il ne manque qu’un peu de courage et de détermination. Pour le reste, votre texte est trop long. C’est un cours d’histoire et tout cela fera partie des débats. Mais au départ, il faut mettre une proposition d’indépendance sur la table. Mon choix : un projet de loi fondamentale transitoire (maximum 2 pafes) avec des droits individuels et collectifs concrets qui ont une influence sur la vie quotidienne de tous les jours. Un programme d’État d’abord et avant tout, complété par 10 engagements gouvernements maximum. On n’a plus besoin de longs programmes de 100 pages et plus comme il y a 40 et des structures lourdes et désuètes du PQ.

  • François Ricard l&8217;inconnu, 17 avril 2014 06h08

    Le cap doit être mis sur l’indépendance.
    L’élection, ou les élections référendaires si nécessaire, est la voie privilégiée pour l’atteindre. Une fois au pouvoir, il y aura un référendum pour l’acceptation de la constitution.
    Ceci suppose des changements profonds au PQ.
    Pourquoi, dans un premier temps, d’ici l’automne 2014, ne pas déterminer la véritable direction du PQ. Un référendum interne permettrait d’y impliquer les membres et d’inciter des non-membres à s’inscrire.
    Ensuite, prévoir et tenir un congrès national pour définir ce pays dont nous voulons, identifier les principaux avantages de l’indépendance. Ce congrès pourrait avoir lieu à l’automne 2015.
    Puis une course à la chefferie qui se terminerait au printemps 2016.
    Et impliquer le plus grand nombre de personnes à toutes les étapes.
    Avec les nouvelles règles de financement, le militantisme redeviendra extrêmement nécessaire. Un général sans soldat ne gagne pas tellement de batailles.
    Et la meilleure façon de recruter des militants est de les impliquer dans toutes les phases du processus.

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