«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Un miroir pour Martine

Martine, son propre bourreau ?

Prête à tout ?

Tribune libre de Vigile
mardi 20 septembre 2016
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Le parcours atypique dont Martine Ouellet utilise depuis le tout début de la course à la chefferie du PQ témoigne d’emblée, vous en conviendrez, de certaines maladresses qui portent sa signature. Selon toute vraisemblance, même les observateurs les plus pieux du PQ n’en revenaient pas de la proposition de Mme Ouellet qui rêvait de présenter des équipes Québécoises aux Jeux Olympiques. Ce rêve est obsolète. Cette pensée demeure, depuis fort longtemps, la meilleure façon de priver les athlètes du Québec de médailles car nous ne sommes pas assez nombreux pour former des équipes internationales de calibre respectable.

De plus, Mme Ouellet n’en est pas à une frasque près. Ajoutons que notre Martine nationale s’entête à vouloir parler de la souveraineté alors que celle-ci n’a pas une once de succès dans les cinq prochaines années. Elle qui, à l’instar de son colistier Jean-François Lisée, aime bien employer un phrasé accrocheur pour mieux lancer un « heille » à celui qui le rendit populaire dans les dernières heures pour lui affirmer que la course à la chefferie ne se fait pas uniquement à deux.

Pourtant, il n’y a pas si longtemps Mme Ouellet avouait amèrement et cruellement n’avoir aucun appui de ses collègues « Je trouve ça triste ». C’est clair, plusieurs observateurs en témoignent, Martine manque officiellement de charisme et d’expérience. Patine-t-elle encore sur la bottine ? Oui.

Pendant ce temps, Alexandre Cloutier mérite d’une plus grosse cylindrée pour mousser sa campagne avec des violons mieux accordés. Il a clairement les coudées franches, voilà un net avantage. Alexandre Cloutier reconnaît les difficultés qu’éprouve le PQ à rejoindre les jeunes et la désaffection de plusieurs d’entre eux à l’égard du projet indépendantiste, un constat qu’avaient d’ailleurs fait les Trois Mousquetaires mandatés par le parti en 2004.

M. Cloutier jouit de l’appui d’une majorité de députés au caucus et de celui de l’establishment. Selon Martine Ouellet, les membres du PQ sont « tannés » de la mainmise de l’establishment sur le parti. « Le caucus et l’establishment sont déconnectés du terrain, estime-t-elle. Le Parti québécois a deux bases solides : l’indépendance et la social-démocratie. Le caucus et l’establishment se sont éloignés de ces deux bases dans les dernières années. » avouera bien candidement notre Martine nationale.

En conclusion, on repassera pour une possible stratégie de l’establishment du PQ à son égard. Bref, à travers un constat accablant, Martine devrait s’acheter un miroir et se rendre compte qu’elle continue d’être son propre bourreau.

Commentaires

  • Jean-Claude Michaud, 26 septembre 2016 13h40

    Je pose la question suivante : Est-ce que l’establishment péquiste va prendre son trou si Martine Ouellet devient chef du Pq ?

    Elle offre trois composantes intéressantes pour rallier les indépendantistes :

    1-Engagement clair envers la souveraineté du Québec dans un premier mandat
    2-Social-démocrate reconnue
    3-Plus ouverte sur la laicité que Lisée qui pourrait diviser les souverainistes avec la charte 2.0 donc ceux de Québec Solidaire pas chaud à la charte des valeurs de Pauline Marois.

    Il faut accepter que le prochain gouvernement en 2018 serait peut-être caquiste pour 1 ou 2 mandat comme alternative aux Libéraux mais en revanche que le PQ pourrait enfin fusionner avec les deux autres partis souverainistes et parle de son option en masse avec des élections sur cet enjeu jusqu’à temps que la population soit majoritairement rendu là et élise un gouvernement indépendantiste.

  • Robert J. Lachance, 25 septembre 2016 08h57

    Oser. Réussir. Dans cet ordre.

    Gagner la chefferie. Débattre à l’Assemblée nationale. Préparer le congrès de juin 2017. Gagner le vote de confiance. Vaincre le PLQ en s’alliant. Nommer Martine Ouellet Vice-Première ministre en 2018 si François Legault refuse, Première ministre en 2022. L’alternance.

    Convaincre un peuple plurinational de passer d’un système politique monarchique à un système républicain ou de SENC, société en nom collectif.

    Votre gouvernance souverainiste.

    Dans cet ordre, d’entrée de jeu.

    Montréal ne s’est pas bâtit en un jour et tous les moyens de transports y mènent, si vous voyez ce que je veux dire.

  • Jean-Claude Michaud, 24 septembre 2016 15h21

    @ Robert J. Lachance,

    Tout est encore possible mais comment Martine Ouellet fera pour diriger un caucus qui l’a rejeté. Aucun député ne l’appuie et elle semble vouloir prendre l’establishment de front par ses dernières déclarations publiques.

    Je pense que Monsieur Lisée aurait plus de chance de réunir le plus grand nombre. Je pense aussi qu’Alexandre Cloutier s’il perd la course va quitter la politique pour quelques années comme l’ont dit certains commentateurs politiques.

    J.F. Lisée pourrait sans doute se réconcilier avec Martine Ouellet pour la garder au caucus et aussi pour avoir une représentante de l’aile pressée.

    Je pense aussi que le pq pourrait ramener la gouvernance souverainiste (autonomisme fort) pour faire des gestes digne d’un gouvernement national (s’inspirer de M. Duplessis et J. Lesage) malgré notre appartenance au système fédéral Canadien. Je donne des exemples :

    - Se retirer du programme d’assurance-emploi pour créer une caisse d’assurance-emploi du Québec et se soustraire à la loi Canadienne sur la santé en établissant nos propres règles en santé.

    - Une constitution interne du Québec et revoir la politique d’immigration pour viser l’intégration réussie et éviter les problèmes d’intégrisme en changeant les critères de sélection. Augmenter les budgets des programmes de francisation comme je l’ai dit avant.

    - Un seul rapport d’impôt personnel au Québec et le simplifier et garder à Québec toutes les recettes fiscales en échange de la fin des transferts conditionnels fédéraux en santé, éducation post secondaire et transport.

    - Rebâtir nos systèmes d’éducation, de santé et de transport pour éviter le gaspillage, la corruption et améliorer la qualité des services. Gérer tous les ponts fédéraux transféré à Québec et tous les ports et aéroports.

    - Laisser Ottawa gérer essentiellement, les postes, la défense, pénitenciers, les pensions et les douanes avec les seuls recettes de la TPS, impôts des sociétés et droit de douane et d’accise.

    - Signer des ententes dans nos champs de compétences à l’international et combattre les paradis fiscaux dans nos champs de compétences fiscales.

  • Monique Chapdelaine, 24 septembre 2016 11h56

    Je suis entièrement d’accord avec le commentaire de Normand Paiement :

    "Pour des raisons purement électoralistes, l’establishment du PQ tente de toute évidence d’écarter la seule véritable candidate indépendantiste de cette course à la direction d’un parti qui prétend pourtant vouloir faire du Québec un pays souverain et indépendant.

    Honte aux dirigeants péquistes et à tous ceux qui ont perdu de vue ce qui constitue l’unique raison d’être du parti fondé par René Lévesque et que seul Jacques Parizeau a eu le courage de diriger conformément à sa mission première !

    Tous ces opportunistes paieront tôt ou tard le prix de leur démission, pour ne pas dire de leur trahison. L’Histoire les jugera, cependant que le peuple du Québec les sanctionnera dès les prochaines élections..."

  • Robert J. Lachance, 24 septembre 2016 06h36

    @ Jean-Claude Michaud 21 00h28,

    Pourquoi pas !

    « Le combat final pour la direction du PQ va se faire entre Cloutier et Lisée. »

    au 5 septembre, selon mon tableau au premier décompte oui, mais au deuxième, ce serait entre Martine et Alexandre. Ce sont les deuxièmes choix des électeurs de Lisée qui trancheraient. À 50-50, Cloutier serait élu par eux finalement.

    Au 12 septembre, les choses seraient différentes, ce serait les électeurs de Martine en troisième position qui concluraient. Voyez ici ailleurs si ce n’est déjà fait.

    http://vigile.quebec/La-course-a-la-chefferie-du-PQ-et#comment118143

  • François Janvier, 22 septembre 2016 10h39

    Martine Ouellet est une femme brillante, travaillante et très tenace. Graduellement elle augmente le nombre de ses partisans. Lors du dernier sondage Léger Le Devoir du 3 septembre dernier, à la question ¨Parmi les personnalités politiques suivantes laquelle ferait le meilleur chef pour le Parti Québécois ?¨ 18% des gens qui avaient l’intention de voter pour le Parti Québécois ont nommé Martine Ouellet.

    Il n’y a pas à ma connaissance de sondage scientifique auprès des membres du PQ pour connaître le nombre de ceux qui ont l’intention de voter pour elle. Mais si c’est dans les mêmes proportions ou encore mieux dans une proportion plus élevée, cela voudrait dire qu’il y a plusieurs milliers de membres qui sont derrière elle. Je ne pense pas que le Parti Québécois puisse se permettre de se mettre à dos tous ces membres qui sont souvent très militants.

  • Marcel Haché, 22 septembre 2016 09h12

    Nous avons une Histoire et Nous avons un état. Nous sommes une nation. Pourquoi ne pas simplement se servir de l’état pour en faire un état-nation ? Même si cela remonte loin dans le passé, cela me gêne que des fédéralistes ait déjà eu plus de cran que des indépendantistes.

    Si le référendum n’a pas tenu les promesses qu’il ne pouvait pas tenir, pourquoi s’acharner alors, comme le fait Martine Ouellet, avec une méthode politique qui a failli lamentablement, qui promet au P.Q. qu’elle faillirait encore en 2018 ?

    En tout respect, la vérité a plus à voir avec ceci : toute une génération d’indépendantistes qui se prennent encore pour des caribous, des purs et durs, de ces indépendantistes qui s’assument et patati et patata, ces indépendantistes piégés sont en train de s’étouffer (solide) pour avoir avalé ce qu’ils croyaient être des dogmes. Ces « dogmes » nous proviennent de Claude Morin, qui n’était pas, mais alors pas du tout, un caribou.

    Bien avant que l’ancêtre des référendeux ne s’amène au P.Q. il y avait des indépendantistes. Il y en aura encore après que ses « dogmes » à la noix auront été rejetés.Bien involontairement, Martine Ouellet nuit prodigieusement à la Cause qui nous tient à cœur.

  • François Ricard, 21 septembre 2016 17h55

    Selon certains, l’"establishment" avait fait son choix et cherchait un couronnement : Alexandre Cloutier.
    Mais c’était sans compter sur Martine Ouellet encadrée d’idéalistes un peu rêveurs et d’un Jean-François Lisée,cérébral, analytique et communicateur hors pairs.
    À la lumière du déroulement de la campagne, Jean-François Lisée tranche nettement sur ses opposants. En bien des aspects, il dépasse tous les autres de bien des aulnes.
    Devons-nous nous donner le meilleur chef ?
    Il ne faut pas oublier que le PQ aura un congrès national en 2017. Ce congrès national décidera du type de PQ dont les membres veulent bien. Le chef devra alors ou s’adapter aux résolutions retenues ou démissionner. Ceci vaut pour tous les candidats en course. Et il serait important que chacun des candidats nous dise sa position à ce sujet : compte-t-il(elle) respecter la volonté des membres ou va-t-il(elle) se retirer ?

  • Jean-Claude Michaud, 21 septembre 2016 12h56

    Une réalité qui fait mal voir l’article de Patrick Lagacé sur la génération Y et l’appui au PQ qui baisse depuis presque toutes les élections avec son approche actuel.

    http://plus.lapresse.ca/screens/81839d8a-5d84-4322-80ca-7a5f17ed9e27%7C_0.html

    Je pense que c’est un signal d’alarme pour le PQ. Probablement que c’est la raison pour laquelle l’establishment donc Bernard Landry veulent Cloutier comme chef car il est plus ouvert face à l’immigration et aux enjeux identitaires. Je pense que Cloutier a raison d’appuyer le rapport Bouchard-Taylor qui est plus consensuel.

    Cependant, Lisée a raison de vouloir réviser à la baisse l’immigration et je pense surtout qu’on devrait cesser de faire entrer des immigrants islamistes et choisir les immigrants en Amérique comme les hispaniques qui s’intègrent bien. Il faudrait tenir compte de notre marché Américain assez ouvert avec nos ententes de libre-échange et notre proximité avant de faire venir des gens des autres continents.

    Il faut surveiller aussi les intégristes et les mosquées pour éviter les attentats et mieux intégrer les musulmans déjà ici entre autre en reconnaissant les diplômes et en faisant preuve d’ouverture en employant les musulmans dans nos entreprises.

    Le nationalisme doit être surtout culturel (la survie du français doit être la priorité tout en améliorant l’enseignement de l’anglais pour les jeunes) et souverainiste (défendre la souveraineté du Peuple Québécois par la loi 99 et son droit de devenir un pays s’il le désire et en montrer les avantages) plutôt que identitaire (une fois la laicité réglée on passe à autre chose) et centré sur le passé par un nationalisme conservateur qui refuse de voir l’évolution du Québec.

    Je pense que c’est la façon d’aller chercher les jeunes. C’est certain qu’ils n’ont pas eu les mêmes cours d’histoire que les générations d’avant et que ça explique leur incompréhension de la question nationale au Québec. Ils ne sont pas plus attachés au Canada qu’au Québec parce qu’ils sont plus internationalistes et mondialistes.

    Il faut leur expliquer qu’on peut être des pays souverains qui collaborent ensemble pour améliorer le monde sans un gros gouvernement mondial bureaucratique. Une collaboration confédérale plutôt que fédérale pour les pays souverains.

  • Gilles Brassard, 21 septembre 2016 11h46

    Un survol historique contemporain... Un constat...

    Au début, 1968, le PQ était un parti de coalition. Des indépendantistes de droite et de gauche se mélangeaient avec des confédéralistes de droite et de gauche... Il y a eu par la suite, pour faire vite, la saga du référendum de 1980, celle du *beau risque, celle du référendum de 1995, et les diverses péripéties de la gouvernance péquiste... Une histoire riche d’enseignements !

    Entre-temps, que reste-il du PQ, ici et maintenant ? Bon nombre d’indépendantistes se sont retrouvé(e)s chez Option Nationale... Bon nombre d’indépendantistes ont adhéré à Québec Solidaire... Et les confédéralistes tentent de maintenir à flot le navire...et de rapatrier les indépendantistes déchanté(e)s pour diverses raisons...

    Les fédéralistes s*en tiennent au statu quo constitutionnel... Les nationalistes de la CAQ visent un renforcement de la Nation en espérant qu*Ottawa veuille bien négocier certains ajustements administratifs...

    Sur cette toile de fond, la situation de Martine Ouellet me fait penser à Pierre Bourgault du temps qu*il essayait de faire sa place au sien du PQ de l*époque... Finalement, dirait un observateur, on tourne en rond...

    Gilles Brassard, citoyen indépendantiste.

  • Gilles Brassard, 21 septembre 2016 11h44

    Un survol historique contemporain... Un constat...

    Au début, 1968, le PQ était un parti de coalition. Des indépendantistes de droite et de gauche se mélangeaient avec des confédéralistes de droite et de gauche... Il y a eu par la suite, pour faire vite, la saga du référendum de 1980, celle du *beau risque, celle du référendum de 1995, et les diverses péripéties de la gouvernance péquiste... Une histoire riche d’enseignements !

    Entre-temps, que reste-il du PQ, ici et maintenant ? Bon nombre d’indépendantistes se sont retrouvés chez Option Nationale... Bon nombre d’indépendantistes ont adhéré à Québec Solidaire... Et les confédéralistes tentent de maintenir à flot le navire...et de rapatrier les indépendantistes déchanté(e)s pour diverses raisons...

    Les fédéralistes s*en tiennent au statu quo constitutionnel... Les nationalistes de la CAQ visent un renforcement de la Nation en espérant qu*Ottawa veuille bien négocier certains ajustements administratifs...

    Sur cette toile de fond, la situation de Martine Ouellet me fait penser à Pierre Bourgault du temps qu*il essayait de faire sa place au sien du PQ de l*époque... Finalement, dirait un observateur, on tourne en rond...

    Gilles Brassard, citoyen indépendantiste.

  • Gaston Carmichael, 21 septembre 2016 09h51

    Il faut se rappeler les nombreux texte de Pierre Cloutier qui dénonçait la main mise de l’establishment sur ce parti. Les membres peuvent bien jouer autant qu’ils le veulent le grand jeu de la démocratie en congrès, l’establishment n’en fait qu’à sa tête.

    Dès que PKP a annoncé son départ, ils avaient déjà écrit le scénario. D’abord, on fait circuler la rumeur qu’un couronnement serait approprié. Après tous, Justin Cloutier était arrivé bon deuxième à la chefferie précédente.

    Normalement, les officiers du parti qui détiennent des postes de direction à l’intérieur du parti ont un devoir de neutralité lors d’une course à la chefferie.

    Dès que leur poulain a annoncé sa candidature, il y a eu une vague de démission à l’intérieur du parti pour se libérer de leur devoir, et joindre leur nouveau messie. On a tenté d’imposer une vague afin de décourager d’éventuels autres candidats.

    Le plus révélateur, c’est qu’ils n’ont même pas attendu la fin de la période de mise en candidature afin de savoir qui d’autres se porterait candidat. On s’en foutait. Quand bien même le pape François se serait présenté, c’était Alexandre que l’on voulait.

    Alors quand Martine dit que l’establishment fait preuve d’un parti pris trop évident, elle n’a pas tort. Quand elle dit que cette establishment est déconnecté de sa base, elle n’est pas loin de la vérité.

    Martine est donc bien consciente des forces qu’elle affronte, et elle a décidé de ne pas s’en laisser imposer. Ça dérange. On pourrait bien s’accommoder de Lisée, mais de Ouellet, jamais !

    Quand on réclame son départ maintenant, c’est sans doute que l’on commence à craindre que la base fasse encore le "mauvais choix" le 7 Octobre. Désolé, mais Mme Ouellet se sent bien porté par cette base, et elle ne reculera pas.

    @Pierre Cloutier : Dans votre dernière intervention, vous nous avez un peu inquiété sur votre état de santé. Donnez-nous de vous nouvelles. Bon rétablissement.

  • Gaston Carmichael, 21 septembre 2016 09h50

    Il faut se rappeler les nombreux texte de Pierre Cloutier qui dénonçait la main mise de l’establishment sur ce parti. Les membres peuvent bien jouer autant qu’ils le veulent le grand jeu de la démocratie en congrès, l’establishment n’en fait qu’à sa tête.

    Dès que PKP a annoncé son départ, ils avaient déjà écrit le scénario. D’abord, on fait circuler la rumeur qu’un couronnement serait approprié. Après tous, Justin Cloutier était arrivé bon deuxième à la chefferie précédente.

    Normalement, les officiers du parti qui détiennent des postes de direction à l’intérieur du parti ont un devoir de neutralité lors d’une course à la chefferie.

    Dès que leur poulain a annoncé sa candidature, il y a eu une vague de démission à l’intérieur du parti pour se libérer de leur devoir, et joindre leur nouveau messie. On a tenté d’imposer une vague afin de décourager d’éventuels autres candidats.

    Le plus révélateur, c’est qu’ils n’ont même pas attendu la fin de la période de mise en candidature afin de savoir qui d’autres se porterait candidat. On s’en foutait. Quand bien même le pape François se serait présenté, c’était Alexandre que l’on voulait.

    Alors quand Martine dit que l’establishment fait preuve d’un parti pris trop évident, elle n’a pas tort. Quand elle dit que cette establishment est déconnecté de sa base, elle n’est pas loin de la vérité.

    Martine est donc bien consciente des forces qu’elle affronte, et elle a décidé de ne pas s’en laisser imposer. Ça dérange. On pourrait bien s’accommoder de Lisée, mais de Ouellet, jamais !

    Quand on réclame son départ maintenant, c’est sans doute que l’on commence à craindre que la base fasse encore le "mauvais choix" le 7 Octobre. Désolé, mais Mme Ouellet se sent bien porté par cette base, et elle ne reculera pas.

    @Pierre Cloutier : Dans votre dernière intervention, vous nous avez un peu inquiété sur votre état de santé. Donnez-nous de vous nouvelles. Bon rétablissement.

  • J. Binette, 21 septembre 2016 09h47

    M. Beaumont,
    Saviez-vous que l’Ouzbékistan a terminé juste derrière le Canada aux Olympiques ? que la Croatie, la Nouvelle-Zélande ou le Kenya ont terminé devant le Canada ? Votre affirmation selon laquelle nous ne sommes pas assez nombreux pour remporter des médailles d’or est absolument ridicule. 59 pays ont remporté des médailles d’or aux Jeux de Rio. D’ailleurs, aucun athlète québécois n’a remporté de médaille à ces jeux, il n’y a que des athlètes canadiens qui ont remporté des médailles. Constatez le vous-même en lisant les relevés de médailles des principaux médias à travers le monde.
    Venons-en maintenant au fond de la question. Pourquoi Martine Ouellet et des milliers d’autres militants indépendantistes ont es réserves face au PQ actuel, ont abandonné le PQ depuis plusieurs années ou n’y sont plus intéressés ?
    Madame Ouellet a bien résumé la chose en quelques mots : le PQ s’est éloigné de l’indépendance et de la social-démocratie. Cela n’a pas aidé à la progression ou, au minimum, à la stabilité du mouvement indépendantiste. Il faut regarder les choses en face, la "ligne" qu’a suivie le mouvement indépendantiste avec le PQ a échoué. IL faut impérativement réaligner le mouvement dans une nouvelle direction. Les choses ne seront pas faciles et prendront beaucoup de temps, de toute façon. Ce que je trouve rafraichissant, c’est que Madame Ouellet indique qu’il faut continuer à faire la promotion de l’indépendance plutôt que de jouer la carte du bon gouvernement, beau temps , mauvais temps. Cette volonté d’aller de l’avant malgré la tempête n’est-elle pas proche de ce que voulait Péladeau qui était chef du Pq jusqu’à tout récemment ?
    L’autre solution pour le Pq est de laisser tomber l’indépendance, ce qui est déjà dans la tête de plusieurs. M. Michaud, en vous répondant, écrit : "Le PQ essaye de rapprocher ses positions de la CAQ pour récupérer ce vote ou pour faire une entente avec eux pour battre les libéraux en 2018 ! ". Il ne réalise pas ce que signifie pour la cause du Pays que de faire une entente avec la CAQ pour battre les LIbéraux. Ce n’est qu’au prix de l’abandon (temporaire ou permanent) de l’indépendance qu’une telle entente peut se faire. Mais, il faut admettre que ce serait vraiment un changement par rapport à ce que le PQ fait depuis 20 ans. Et cela aurait le mérite de clarifier les choses.
    Les positions de Lisée et Cloutier et PSPP en reviennent à continuer la même façon de faire que ce que le PQ fait et cela n’amènera rien de bon, ni pour le PQ, ni pour la cause indépendantiste.

  • Normand Paiement, 21 septembre 2016 09h03

    Pour des raisons purement électoralistes, l’establishment du PQ tente de toute évidence d’écarter la seule véritable candidate indépendantiste de cette course à la direction d’un parti qui prétend pourtant vouloir faire du Québec un pays souverain et indépendant.

    Honte aux dirigeants péquistes et à tous ceux qui ont perdu de vue ce qui constitue l’unique raison d’être du parti fondé par René Lévesque et que seul Jacques Parizeau a eu le courage de diriger conformément à sa mission première !

    Tous ces opportunistes paieront tôt ou tard le prix de leur démission, pour ne pas dire de leur trahison. L’Histoire les jugera, cependant que le peuple du Québec les sanctionnera dès les prochaines élections...

  • A Paquet, 21 septembre 2016 02h52

    C`est ça, il y a les bons chefs qu`il faut choisir pour le PQ,
    des chefs obéissants pas trop dangereux pour les fédéralistes
    et l`oligarchie !Les autres on les tasse on les efface pis avec
    les médias on leur fait une mauvaise image c`est la même chose
    partout dans le monde néo-libéral !
    Martine Ouellet n`a pas d`affaire l`à,c`est décidé, il y a même un journaliste à TVA LCN
    payer pour proposer que le chef par intérimaire Sylvain Gaudreau
    la jette hors du parti PQ ! Pourquoi ?
    Bennn...
    1 : Une femme, dans un monde d`hommes élus pour les lobby ça fit pas !
    2 : Martine Ouellet y a pas de chance a prendre avec elle pour les magouilles !
    3 : Martine Ouellet est avec le peuple pour le peuple une vraie patriote
    pour la patrie !Martine n`est pas une hypocrite !elle est ingénieur mécanique,
    des avocat y en eu de reste au pouvoir depuis M.Jacques Parizeau !
    Pour les autres candidats j`ai des doutes et des craintes de traisons en vers le
    peuple une fois en poste.On a déjas un premier ministre vu chez les franc-maçons
    donc a qui peut-on faire confiance ?Le défi au PQ c`est pas de battre les libéraux
    au prochaines élections mais de se trouver un chef non altérable au pressions
    des lobby aux profits des crosseurs !
    C`est pas les média qui vont me guider pour choisir ils sont tous au ordre pour
    nous tromper !
    Vous avez juste a regarder la vidéo de
    l`idol d`Alexandre Cloutier à 2.00 mi,c`est ça qui va prendre fin avec Martine Ouellet !

    https://www.youtube.com/watch?v=GmDTrjpWVSs

    Lisée avec ses proposition ! yé ti fiable lui ? ya pas pensé ça tout seul,ça ressemble
    à une préparation mental pour la vente de HQ à la pièce !
    En plus ya passé sa vie a bourdonner comme un Taon à chevreuil au tour des têtes des chefs du PQ

    conseil conseil et encore des conseils pi on est toujours à la case départ,lui Lisée qui va le

    conseiller ???? un obscur ? un invisible ?

    http://lautjournal.info/20160915/quand-lisee-proposait-la-privatisation-dhydro-quebec

    http://vigile.quebec/Franc-maconnerie-politiciens-et

    https://michelduchaine.com/tag/franc-macon/

  • Jean-Claude Michaud, 21 septembre 2016 00h28

    Je suis bien d’accord avec vous ! Tout cela est bien désolant mais je pense que Martine Ouellet sera plus heureuse avec Québec Solidaire ou comme député d’Option Nationale. Elle sera plus dans son élément.

    Elle s’est vraiment peinturé dans le coin elle-même ! Le PQ essaye de rapprocher ses positions de la CAQ pour récupérer ce vote ou pour faire une entente avec eux pour battre les libéraux en 2018 ! Pourquoi pas laisser la région de Québec à la CAQ et la région de Montréal au PQ.

    Le combat final pour la direction du PQ va se faire entre Cloutier et Lisée.

  • Jean Lespérance, 21 septembre 2016 00h05

    Je préfère une femme qui fait des erreurs qu’un homme qui vous induit en erreur. Comme je l’ai déjà dit plus d’une fois, Lisée est en faveur de l’Union Européenne, cette nouvelle URSS à saveur capitaliste qui tente de nous imposer le Nouvel Ordre Mondial. Monsieur s’est proposé en faveur de l’AÉCG ,Accord Économique et Commercial Global , aussi connu sous le nom d’Accord avec l’UE. Et c’est pourquoi j’avais écrit un article intitulé : Jean-François Lisée, Dehors !

    C’est tout un paradoxe, une antinomie que de vouloir remplacer la laisse de l’Angleterre par celle de l’Union Europaïenne. Je ne parle pas du collier, le collier, c’est le Canada. Va-t-il falloir inviter Marine Le Pen à nouveau pour qu’elle explique ce qu’est l’Union Européenne ? Heille ! Réveillez-vous ! Mettre à la tête du PQ. quelqu’un qui pense comme Couillard, Charest, Harper, Trudeau, tous ces traîtres qui saccagent notre économie avec des traités de vendus.

    Non, mais ça s’peut-tu ? J’en perds mon latin. Ce n’est pas le plus apte qu’il faut choisir, c’est le plus fiable ? Sinon, on va se faire jouer un tour de lapin. Nous sommes dirigés par des gens aptes, mais qui ne sont pas fiables, loyaux, fidèles. Pourquoi pas mettre à la tête du PQ , Gérald Tremblay, l’ancien maire de Montréal, tant qu’à faire. Pas apte lui ? Diplômé de Harvard en comptabilité et avocat. Est-ce qu’on va reculer encore une fois ?

  • micheline St-Pierre Otis, 20 septembre 2016 21h55

    Vraiment les bras m’en tombent en ce moment en vous lisant. Si vous ne manquez pas de verve, vous ne manquez pas de machisme et aussi de partisanerie. Ça sent l’appui à JFL sans aucune critique.

    M. Beaumont, on aura rament vu un commentateur si peu subtil pour critiquer

    une dame qui ne manque pas d’intelligence, d’intégrité, d’aplomb, d’sxpérience

    (ministre des ressources naturelles, ce n’est pas une pacotille). 30 ans de militantisme dans le PQ (ça dépasse JFL et PSSP), sans compter, 20 ans comme ingénieure à HQ.

    Vous avez du culot d’oser prétendre que la souveraineté n’a pas une once de popularité pour les 5 prochaines années. M. le devin ????
    Vous devriez plutôt vous désoler que les 3 autres péquistes ne soient plus souverainistes, qu’ils n’osent à peine à prononcer le mot Référendum. Il faudrait même expulser de ce parti qui agonise à cause de faibles comme eux.

    Pour qui vous prenez vous pour vous en prendre à la dignité de cette petite mais grande dame, la plus qualifiée d’être chef de partie et même beaucoup plus ?
    Hélas, avec des machos comme vous, ce sera un de ces 2 opportunistes, sans un brin de patriotisme qui risquent d’être élus.

    M. le grand Charismatique .

  • Marcel Haché, 20 septembre 2016 20h33

    Martine Ouellet doit partir. Et le plus tôt sera le mieux.Elle n’apporte rien ni à la course,ni au parti, ni à la Cause.

    Elle voudrait devenir la première représentante élue d’une faction hostile au P.Q. qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. C’est elle-même qui s’est disqualifiée.

  • François Ricard, 20 septembre 2016 17h42

    Comment rater royalement une rentrée parlementaire ?
    En faisant une publicité qui n’inclut pas Martine Ouellet ? (S’est-elle exclue ?).
    Martine Ouellet qui s’en prend au parti pour son absence ?
    Cette réaction de Martine Ouellet la disqualifie totalement pour occuper le poste de chef du parti. De façon manifeste, elle a accordé plus d’importance à son sort personnel qu’au bien-être du parti.
    Martine Ouellet vient, elle-même, de décider de son sort.

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