«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Une candidature porteuse d’espoir

Martine Ouellet : une candidature exponentielle

Avant même que la course à la direction du Bloc québécois ne soit lancée, les commentateurs comme les acteurs politiques sont presque unanimes : Martine Ouellet est une aspirante candidate dont la valeur est inestimable. Toutefois, il existe un petit groupe d’irréductibles qui soutiennent qu’il serait inadmissible pour elle d’ajouter cette nouvelle responsabilité à celle de députée à l’Assemblée nationale. Il devient donc nécessaire de mettre les pendules à l’heure.

Certains se demandent si les citoyens de la circonscription de Vachon seraient heureux d’avoir une députée « à temps partiel ». Si elle est la meilleure personne pour faire le travail, en quoi son engagement envers ses électeurs qui lui ont manifesté leur confiance à trois reprises depuis 2010 devrait être un empêchement ? Après tout, ses électeurs ont voté pour un parti indépendantiste qui a essentiellement les mêmes aspirations et les mêmes objectifs que le Bloc québécois. On est loin de parler d’une transfuge, non ?

Réglons maintenant la question de la faisabilité d’un tel cumul de fonctions, lequel éviterait la responsabilité d’une élection partielle à un an du prochain scrutin. Si sa réflexion l’amène vers ce scénario, Martine Ouellet pourrait très bien ajouter le rôle de cheffe du Bloc québécois à celle de députée à Québec. En plus d’être complètement éthique et réglementaire, cette suite logique de son parcours permet une gamme de possibilités plus qu’intéressantes pour notre parti. En effet, un arrimage de cette qualité avec l’Assemblée nationale à Québec dans la prise en charge des dossiers par le Bloc québécois sera un catalyseur. Il permettra à l’excellente équipe de 10 députés talentueux et dévoués d’atteindre des objectifs plus grands encore.

Regardons cela de plus près.

Dans ce débat, on serait confrontés au mythe qu’il s’agit là de deux charges qui se cannibalisent. Pour ce qui concerne le scepticisme entourant la capacité de Martine Ouellet à faire avancer ses dossiers tout en additionnant les deux fonctions, je me référerais à un exemple probant. Elle a, dans un passé récent, cumulé la fonction de ministre des Ressources naturelles, qui est un ministère névralgique à Québec, à celle de députée. Le résultat ? Elle a été reconnue comme une des ministres s’étant le plus illustrées ! Tous s’entendent sur le fait que Martine Ouellet livre ses dossiers et possède une rigueur de travail exemplaire.

Martine Ouellet peut très bien être députée à l’Assemblée nationale et, au même moment, être cheffe du Bloc québécois. Entendons-nous, il n’est aucunement question de siéger aux deux parlements en même temps. Il existe un précédent au cas actuel. Souvenons-nous de feu Marcel Léger, qui fut député et ministre dans les cabinets de René Lévesque et de Pierre-Marc Johnson. Il a fondé, sur la scène fédérale, le Parti nationaliste du Québec qui peut être considéré comme le précurseur du Bloc. Marcel Léger en était le chef tout en étant simultanément député du Parti québécois de la circonscription de Lafontaine. Malgré les difficultés apparentes, il a réussi à s’acquitter de toutes ses fonctions, et ce, avec brio.

Existe-t-il un conflit d’intérêts entre défendre les Québécois à Québec et à Ottawa ? Non, sauf dans un cas qui ne nous touche pas ici, mais qui concerne manifestement les libéraux fédéraux, qui représentent plutôt Ottawa au Québec que Québec à Ottawa. Avec Martine Ouellet, députée à Québec et cheffe à Ottawa, il s’agit plutôt d’une convergence d’intérêts. Une députée de l’Assemblée nationale expérimentée dirigeant l’action du Bloc à Ottawa représente l’essence même de ce qu’est le Bloc québécois : travailler à faire avancer les intérêts supérieurs du Québec. Elle sera à la fois informée des priorités québécoises de manière à mieux répliquer aux charges d’Ottawa afin d’orienter plus efficacement l’action du Bloc.

Le Bloc québécois se doterait ainsi d’une cheffe qui a une compréhension intime de l’État québécois, qui a pris le pouls au pays, c’est-à-dire chez nous, au Québec. Une cheffe qui serait incapable d’aller au-delà d’elle-même, on n’en voudrait pas. Ce à quoi nous nous attendons du prochain leader du Bloc, c’est d’être plus qu’un député ou un ministre, c’est d’être à la fois les deux et plus encore : une cheffe !


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