«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Langue en péril : mauvais enseignement = mauvais résultats

Maîtrise du français : les cégépiens toujours plus nombreux à en arracher

lundi 17 juillet

Le nombre de cégépiens inscrits à un cours de mise à niveau en français continue d’augmenter. Au total, 14 988 jeunes inscrits au cégep ont suivi de tels cours pendant l’année 2015-2016.

Le calcul, qui exclut les non-francophones, est basé sur des documents transmis hier par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur à la suite d’une demande d’accès à l’information.

Par rapport à l’année précédente, ils ont été 130 élèves de plus à avoir besoin de cours de rattrapage alors que la population dans les cégeps publics a légèrement diminué en 2015-2016 par rapport à l’année précédente (173 112 élèves comparativement à 173 513 en 2014-2015).

Judith Laurier, directrice des communications à la Fédération des cégeps du Québec, relève ce qui est constaté depuis plusieurs années déjà dans les cégeps : beaucoup de jeunes qui y sont admis ont du mal en français, que ce soit en orthographe ou en compréhension de texte.

« On a de plus en plus d’étudiants à besoins particuliers. »

Par besoins particuliers, Mme Laurier entend tous ces élèves qui ont des problèmes connus de dyslexie ou de dysorthographie par exemple, des problèmes considérés désormais comme des handicaps faisant l’objet d’un diagnostic.

« CHAQUE CÉGEP A SA PROPRE POLITIQUE »

Ce n’est pas le ministère de l’Éducation qui impose aux élèves de suivre un cours de français d’appoint.

Mme Laurier explique qu’en fait, « chaque cégep a sa propre politique » par rapport à cela. « Ça dépend des cégeps, des programmes », explique-t-elle.

Érick Falardeau, professeur à l’Université Laval spécialisé en didactique du français, croit qu’en 5e secondaire, si le taux de réussite à l’examen du Ministère en français est très élevé, « c’est grâce à une correction très laxiste et grâce au fait qu’on ait enseigné longtemps à l’avance aux élèves la recette pour écrire un bon petit texte argumentatif ».

La correction de l’épreuve de 5e secondaire ne se fait pas dans les écoles, mais elle est centralisée au Ministère, « avec une très forte normalisation des notes. C’est très politique, tout cela », ajoute M. Falardeau.

Résultat : les taux de réussite sont très bons, les jeunes ont leur ticket pour aller au cégep, note-t-il, mais ils sont nombreux à ne pas avoir le niveau pour mener à bien des études supérieures, nombreux aussi, à être incapables « de lire Zola, de suivre un cours de philosophie ou d’écrire une dissertation de 900 mots ».

> Lire la suite de l’article sur La Presse


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Langue française — la « dynamique du déclin »

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