«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La lutte des médias contre le PQ est féroce

Luttons contre les forces qui nous méprisent

Notre pays « tant mérité » est à bout de bras

Tribune libre de Vigile
mercredi 12 mars 2014
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Au Québec, les raisons sont nombreuses pour déprimer. Pour ma part, c’est la façon dont les politiciens et les médias détournent une lutte politique en conflits insignifiants qui me déprime. En conséquence, la population se fatigue progressivement et oublie que pratiquement tout ce que l’on retrouve dans notre société est politique.
Par exemple, si nous prenons quelques minutes pour analyser les articles de journaux, nous pouvons aisément discerner des anomalies puisque la neutralité est rarement au rendez-vous. En étant historien, je sais que le journalisme québécois est en piètre état depuis un certain temps et je sais que les médias ont toujours joué un grand rôle contre notre projet indépendantiste, mais de voir comment l’opposition féroce au gouvernement du Parti québécois se comporte récemment, j’ai décidé de réagir.

Dans une lutte politique, il y a deux camps. Dans le cas du Québec, il y a ceux qui désirent un Québec indépendant et les autres qui travaillent pour le statu quo, c’est-à-dire ceux qui persistent à maintenir le Québec en terrain minoritaire au sein du Canada. Cependant, certains partis politiques tentent de nous faire oublier ce débat, pourtant constamment présent depuis plus de 250 ans.

À cet égard, en refusant tout compromis, Québec solidaire se range du côté des ennemis traditionnels d’un Québec libre tels Radio-Canada, La Presse et le Parti libéral du Québec. Que cela soit voulu ou non. Le résultat est le même. C’est la réalité. En choisissant, d’abord, de défendre des valeurs plus à gauche puis en se réclamant indépendantiste par la suite, Québec solidaire répond adéquatement aux souhaits des médias fédéralistes puisqu’il réussit à reporter davantage l’union des forces indépendantistes.

Québec solidaire ou plutôt solitaire me déprime sérieusement. Je me suis mis à réfléchir sur la pertinence de ses individus à la chambre d’Assemblée. Ils ont fondé Option Citoyenne pour ça ? Par la suite, ils ont appelé ça Québec solidaire ? Solidaire avec qui ? La CAQ ? Les libéraux ? Un beau melting-pot de gens travaillant contre l’indépendance du Québec.

Aller en politique, c’est essentiellement pour changer les choses. Cependant, pour y arriver, il faut avoir accès au pouvoir sinon, concrètement, ce n’est que des années de discussions inutiles. Chez Québec solidaire, je sens beaucoup de mépris et de mauvaise foi avec des paroles souvent exagérées. Je sens aussi une volonté d’amplifier certains conflits. À cet effet, j’aurai une question à poser à Madame David et M. Khadir, le pays vous allez le faire avec qui ? Seulement avec des gens de gauche ? Au contraire, je crois sincèrement que tout le monde doit travailler ensemble en vue du prochain référendum. Nous devons mettre nos divergences de côté et aller de l’avant.

On peut reprocher certaines choses au Parti québécois, mais le Québec avance. Des décisions sont prises malgré l’incohérence systématique des partis d’oppositions qui ne feraient rien de mieux. L’hypocrisie de François Legault, mais surtout de Philippe Couillard en ce qui concerne la candidature de Pierre-Karl Péladeau dans St-Jérôme me fait sortir de mes gonds.

Depuis les années 1960 que La Presse travaille contre la nation québécoise et les libéraux ont le culot d’accuser Péladeau d’être trop influent. Ce dernier a le courage de se lancer en politique et d’exprimer clairement ses idées devant toute la population, contrairement à la famille Desmarais. Celle-ci travaille dans l’ombre et leur influence est beaucoup plus grande que celle de Péladeau. Le clan Desmarais devrait se lancer dans le ring, face à face, pas en envoyant des chiens de poche tels Charest ou Couillard.

Les Desmarais ont énormément d’influence en politique québécoise que ce soit dans le référendum de 1995, dans la nomination de Jean Charest comme chef du Parti libéral du Québec, dans La Presse avec leurs articles biaisés rabaissant la nation québécoise en encourageant sa participation au fédéralisme canadien, dans leur perpétuel discours d’intimidation économique, dans des décisions politiques importantes notamment dont le spectaculaire changement de discours d’un certain Daniel Johnson en 1967 .

Personne ne dit un mot là-dessus, mais Péladeau essuie toutes les critiques. Pourtant les tactiques fédéralistes sont omniprésentes quotidiennement. Il faut rester aux aguets. D’ailleurs, il faut absolument lire Derrière l’État Desmarais de Robin Philipot pour bien cerner l’influence cachée et constante des Desmarais dans la politique québécoise. Les jeux de coulisses sont réels.

D’autre part, il serait souhaitable que les Québécois lisent davantage les journaux canadiens-anglais. Le mépris, la désinformation et leurs écrits moralisateurs sont continuellement présents. Ils ne se privent pas pour tenter d’influencer les comportements politiques des Québécois en s’ingérant dans nos campagnes électorales. Comme si les Québécois s’ingéraient dans les campagnes électorales en Saskatchewan ou au Manitoba. Absurde.

Ce n’est pas tout et j’étais stupéfait lorsque j’ai appris cette nouvelle. Il paraît que la fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) s’inquiète de l’influence de Péladeau. C’est prendre les Québécois pour des imbéciles. La FPJQ est commanditée, entre autres, par Radio-Canada et Gesca, filiale de Power Corporation. Pour ce qui est de l’énorme influence de Péladeau, on repassera. Les journalistes sont bien domptés et savent exactement comment rapporter une nouvelle de façon biaisée, mais subtile.

Oui, il y a des raisons de déprimer. J’en relève quelques-unes ici, mais la liste officielle est beaucoup plus longue : Les éditoriaux lèches cul du fédéraliste à Pratte, les innombrables articles contre la charte et le Parti québécois dans La Presse et la Gazette, deux journaux à importants tirages, mais jamais capables d´essayer d’être neutre, les analyses préfabriquées de Chantal Hébert, c’est tellement vide ses analyses que Radio-Canada l’invite continuellement à diverses émissions, les gens qui sont contre tout, tout le temps, pas capable d’assumer le fait que le Québec est un État solide et fort et qu’il nous en manque peu pour atteindre l’indépendance, le petit Trudeau, la propagande canadienne des olympiques, le culot des fédéralistes qui nous accusent de parler des athlètes « québécois », comme si, pendant les olympiques, le mot québécois était devenu désuet pendant deux semaines, le gros Aubut, ce Canadien de service qui serre la main de Poutine, le gros Coderre, qui en hissant le drapeau gai sur l’hôtel de ville durant les olympiques vient de se mériter le titre de personnalité La Presse 2014 pour son courage sans borgne, les athlètes qui ne disent pas un mot de la situation politique québécoise, jamais, pas même un petit drapeau québécois à Sotchi, on n’existe pas, le pessimisme de François Legault, l’absence de vision de Couillard, les chicanes interminables de Québec solidaire, les artistes, ils sont où pour défendre la nation québécoise ?

Au moins, il y a le Parti québécois qui ne me déprime absolument pas, au contraire, il propose de nombreux projets emballants auxquels est conviée toute la population. Il va au front tous les jours, se bat contre les médias et une population qui ne croit plus en la politique.
Par ailleurs, je me souviens du passage du petit Pratte à Tout le monde en parle. Il a affirmé que les Québécois ne sont pas capables de faire l’indépendance puisque deux fois ils ont dit non et que c’est de leurs fautes, quand lui passe sa vie à leurs dires qu’ils sont incapables. Faut avoir du front tout le tour de la tête quand même. C’est comme marteler à ton enfant : « Tu ne réussiras jamais ton secondaire » et lorsqu’il échoue tu lui dis : « Je te l’avais dit, tu n’es pas capable ! » À force d’entendre ses niaiseries, on devient peut être comme Pratte, c’est-à-dire morne, courbé, à bout de force et convaincu qu’on est capable de rien sauf s’entre-déchirer. Dieu sait qu’on est capable et les médias fédéralistes aiment ça.

D’ailleurs, ne racontons-nous pas d’histoire, le seul parti sérieux et qui mènera le Québec vers l’indépendance est le Parti québécois. J’ai hâte de nous voir majoritaires avec un gouvernement fort et solide. Il faut y croire. Je ne veux pas déprimer. Le Québec est à son mieux quand les Québécois sont unis politiquement. Maintenant.
Nous avons besoin des gens de hauts calibres parce que nos ennemis politiques, eux, n’ont pas peur de jouer salaud. Nous le constatons tout au long de notre histoire, particulièrement lors du référendum de 1995 et du fameux scandale des commandites. On a donc besoin de gens solides. Emmenez-en des Marois, des Péladeau, des Lisée, des Drainville, des Koto, des Léger, des Hivon, des Paquette, des Gaudreault, des Bédard, des Duchesne, des Marceau, des Hébert, des Maltais, des Benhabib et j’en passe. Tout le monde doit mettre l’épaule à la roue afin de nous donner notre pays tant mérité.

J’aimerais terminer sur une note historique, puisque la plus grande fonction de l’histoire c’est de nous permettre d’apprendre de nos erreurs. Quand l’Angleterre a décidé d’octroyer un parlement au Bas-Canada, soit le Québec d’aujourd’hui, en 1791, les Québécois se mettent à apprendre le fonctionnement de cette nouvelle institution, non sans heurts. Ils vont même jusqu’à voter pour des marchands britanniques.
Cependant, quelques années plus tard, un bloc « canadien-français » prend forme, notamment à cause des interminables débats sur le choix de l’orateur et sur la langue utilisée lors des débats parlementaires. La nation « canadienne », aujourd’hui québécoise, prend donc conscience qu’elle a des intérêts complètement à l’opposé du Parti britannique. Ce dernier se servira de tous les outils possibles pour briser l’unité du Parti canadien, mais celui-ci, à travers son éducation politique, comprend toute l’importance de rester uni malgré certaines divergences d’opinions.
L’unicité sera toujours mise à l’épreuve, mais le Parti canadien réussira néanmoins à prouver qu’ensemble, ils peuvent faire avancer la démocratie et la justice d’un pas de géant. Nous devons nous rappeler cette importante période historique pour en tirer les plus grandes leçons particulièrement en cette période d’élections.

Commentaires

  • eric, 22 mars 2014 13h47

    Il faut vivre la realite et pas dans un monde de fantasie vous faites parti de la minorite si vous etes pour un referendum et dans une democracie la majorite l’emporte, c’est Clair que la majorite quebecoise ne veux pas de referendum sinon Mme. Marois dirait le not referendum et les intentions de vote pour le PQ monterais en flèche.....C’est clairment pas le cas....les jeunes de plus en plus ont de couchemars quand on Leur parle de se separer du canada et la verite je me rejouis de ca, je suis content de voir que les souveranistes viellisent et sont tranquilment de moins en moins.....un jour ce generation disparaitra et les idees incoherentes de separation mouriront avec eux.....merci !!!!

  • O, 14 mars 2014 00h03

    @ Didier,

    Faut pas exagérer, là,là... Parce que Putine est en train de violer d’autres frontières, cette fois sans effusion de sang, dit-on (se fier à SRC ?), nous devrions encore une fois, seule nation d’expression française d’Amérique, laisser le conquérant s’emparer du territoire et, si on lui donne l’occasion, l’inonder d’une immigration non intégrée et s’assurer de notre assimilation finale !

    Cette campagne électorale n’a pas à être vue comme une vulgaire distraction. Voilà un des rares moments en démocratie où les gens peuvent se renseigner, se rassembler pour discuter et se concerter pour converger vers leur libération nationale.

    À l’inter ? connaissez : marcher et mâcher...

  • Jonathan, 13 mars 2014 20h01

    Merci M. Gignac. Nous vaincrons.

  • André Gignac, 13 mars 2014 17h48

    @ Didier

    J’espère que nous pourrons nous rendre jusqu’au 7 avril avant la fin des temps !

    André Gignac 13/3/14

  • André Gignac, 13 mars 2014 17h43

    Monsieur Duchesne

    Ce fut très enrichissant de vous lire ; vous m’avez redonné le goût de continuer le combat contre les adversaires fédéralistes de tout acabit qui méprisent tout ce qui est québécois. Tout est vrai et solide dans votre article surtout ce que vous avez écrit sur Québec Solidaire, ce parti déconnecté de la réalité, financé (?) par le NPD fédéral et qui ne sert qu’à diviser les forces indépendantistes au Québec comme vous le dites si bien. Je fais parvenir votre article à soeur Térésa David et au défonceur de portes ouvertes Khadir.

    INDÉPENDANCE OU ASSIMILATION !

    André Gignac 13/3/14

  • Michel Bélisle alias Didier, 13 mars 2014 15h02

    L’une des premières raisons pour déprimer, c’est l’engouement que suscite cette campagne électorale au moment où la situation mondiale est extrêmement précaire alors que deux puissances nucléaires, la Russie et les États-Unis, se confrontent en Ukraine et que nous avons aussi la météo la plus bizarre depuis des années au Québec et un peu partout dans le monde, situation qui n’est pas sans envoyer un certain message à l’humanité.

    C’est comme si les gens s’étourdissaient dans cette campagne électorale pour justement oublier le reste ; peut-être parce qu’à quelque part, ils se sentent un peu responsable de cette situation catastrophique où le monde se trouve présentement.

    Comme au temps de Noé, le monde présent risque de disparaître par une combinaison de catastrophes naturelles et de guerre.

    De Nostradamus à Malachie, ceux qui prévoyaient la fin des temps pour notre époque auront probablement vu juste.

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