«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le PQ pris au piège de ses contradictions

Loi 101 au cégep : Jean-François Lisée craint de perdre l’appui des jeunes

Jean-François Lisée craint qu’un engagement du PQ pour l’application de la loi 101 au cégep fasse fuir les jeunes de son parti.

« Comme [le PQ] est dans un processus très actif de recrutement de jeunes, c’est difficile de leur dire : "Je vous enlève le droit de choisir votre cégep, venez donc au Parti québécois" », a admis Jean-François Lisée, lundi, dans le cadre d’une entrevue accordée à l’Agence QMI.

Le « Journal de Québec » révélait samedi qu’une trentaine d’associations de comté ont adopté une résolution visant à empêcher les étudiants francophones et allophones d’aller dans un cégep anglophone.

Le député de Rosemont a malgré tout invité les associations de comté péquistes à « rejeter cette proposition-là », lors du congrès national du PQ, en septembre.

« Je suis assez confiant que la proposition va être rejetée au congrès parce qu’on sent qu’il y a une majorité qui est contre », a indiqué M. Lisée.

Il pose d’ailleurs la question suivante aux militants péquistes : « Est-ce que c’est plus important pour vous d’étendre la loi 101 au cégep, ou c’est plus important d’avoir plus de jeunes adultes québécois qui se sentent bien représentés par le Parti québécois ? »

Des cégeps attrayants

Le chef du PQ est d’accord pour dire que trop d’allophones décident d’aller au cégep en anglais. Les « forcer » à suivre une formation en français serait toutefois une erreur, selon lui.

« Il faut réduire le nombre d’allophones qui vont aux cégeps anglophones, mais pas en les forçant, mais en rendant le cégep francophone plus attractif [sic] », a-t-il dit.

Il propose notamment de donner l’opportunité aux étudiants allophones et francophones de suivre un parcours d’anglais enrichi dans un cégep francophone.

« Audace très forte »

Malgré cette souplesse en éducation, M. Lisée affirme que son parti est plus ferme dans d’autres domaines, notamment en ce qui concerne les néo-Québécois.

« Pour la première fois de l’histoire du Parti québécois, on propose que 100 % des nouveaux immigrants fassent la démonstration qu’ils ont une connaissance intermédiaire ou avancée du français avant de venir [au Québec] », a expliqué M. Lisée, selon qui cette idée témoigne d’« une audace très forte ».

« L’impact de cette seule mesure, sur le déclin du français, sera considérable » et « beaucoup plus » efficace que celle des cégeps, croit M. Lisée.


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