«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Péril en la demeure péquiste

Lisée se cherche

La politique est toujours faite de hauts et de bas. Disons que Jean-François Lisée traverse une période pénible. Les sondages sont mauvais, le moral des troupes est fragile et le plan de match est disloqué. Pour l’instant, même la fameuse « lumière au bout du tunnel » paraît bien pâlotte au PQ.

En poste depuis moins d’un an, on a vraiment l’impression que le chef du PQ a perdu ses repères. Celui dont on vantait les instincts stratégiques semble en arracher pour trouver les bons sujets et les bons mots qui lui permettraient de se coller aux Québécois.

À côté de la cible

Cette semaine, monsieur Lisée a présenté son candidat dans la circonscription de Louis-Hébert en vue de l’élection complémentaire qui permettra de remplacer Sam Hamad. La priorité de son candidat ? Bloquer Énergie Est.

Dans la toute petite partie rurale du comté, ce sujet touche peut-être une poignée de personnes. Mais dans l’ensemble, c’est un sujet qui n’est pas du tout au cœur des préoccupations des gens, ce ne sera pas un enjeu pour le vote. Pire, c’est dans la région de Québec que l’appui au projet d’oléoduc est le plus fort.

Dans la même conférence de presse, monsieur Lisée est invité à commenter la situation des migrants. Si cette fois il amène un point de vue intéressant, celui de la responsabilité financière d’Ottawa, il se tire dans le pied dans le choix des mots. Parler des migrants en les appelant « les invités de Justin Trudeau » ne faisait pas super élégant.

Pas plus glorieux que le parallèle qu’il a fait, la semaine dernière, entre les services déficients dans les CHSLD et les chèques d’aide sociale aux mêmes migrants. Des tentatives maladroites de récupération d’une frustration populaire ? Je doute que monsieur Lisée rebâtisse ses assises avec cela.

Urgence

Un stratège d’expérience m’avait déjà comparé la situation d’un chef politique qui traverse trop de turbulences à celle d’un aviateur. Dans certaines circonstances, comme lorsque l’avion tombe en vrille, le pilote vit la désorientation spatiale. Il ne sait plus où sont le haut et le bas, où sont le ciel et la terre.

Difficile de redresser son appareil en pareilles circonstances. Pour l’avoir vécu, un leader politique malmené dans l’opinion publique reçoit mille conseils bons et mauvais, ne comprend plus les sondages et, surtout, n’a plus une perception juste de ce que les électeurs voient de lui-même. Une sérieuse désorientation.

Jean-François Lisée doit urgemment retrouver la touche. D’abord, il passera le test d’un vote de confiance de ses militants dans 10 jours. Situation ridicule, selon moi, pour un chef qui vient tout juste d’être élu, mais les règles du PQ sont strictes et uniques. Les membres du parti, inquiets et déçus, devraient logiquement éviter de faire une jambette au chef en année électorale. Mais au PQ...

Une chose demeure : la troisième position dans les sondages est très inconfortable pour le PQ en ce début d’année électorale. Il court un danger réel d’être sorti de la joute avant même qu’elle ne commence.

 

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