«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

« Quelle idée de se mettre dans une telle position de vulnérabilité ! »

Lisée au pic et à la pelle

L’atmosphère devait être assez lourde dans ce caucus du PQ hier en évaluant les dommages de l’échec de la convergence avec Québec solidaire. Déjà, les députés qui ont beaucoup de kilométrages à faire pour atteindre la Capitale devaient être assez maussades d’être convoqués à une déprimante réunion d’urgence, en pleine semaine de relâche parlementaire.

Sur le fond, tout le monde est perdant au PQ. Ceux qui ont rêvé à cette convergence vivent un échec. Ceux qui se sont montrés sceptiques ragent de constater à quel point leur chef et leur parti ont gaspillé du temps et perdu de la crédibilité dans cette aventure. En fin de compte, tous sont humiliés de s’être fait dire un NON aussi résonnant par le quatrième parti.

Mais quelle idée de se mettre dans une telle position de vulnérabilité ! Surtout pour un chef qui a été choisi notamment pour ses qualités de stratège. Je ne tournerai pas le fer dans la plaie : il a dû se le faire dire et redire à son caucus par les députés exaspérés et inquiets.

Le drame pour le PQ, c’est que cette histoire de convergence a pris une place démesurée. Lorsqu’on fera le bilan de session du PQ en juin, ce sera le dossier numéro un. L’échec signifie ni plus ni moins que la première moitié de l’année 2017 pour le PQ est à oublier. Du temps précieux en année préélectorale pour finir par faire patate.

Six mois

Le PQ a encore du temps. D’autres l’ont dit : six mois en politique c’est une éternité. Jean-François Lisée ne peut plus compter sur ce calcul savant qui combinait les votes de QS avec ceux du PQ dans certaines circonscriptions. Il faut revenir au jeu de base. Présenter un programme de gouvernement solide, une équipe valable et se battre pour ses convictions.

Nous savons maintenant que si le PQ gagne, ce ne sera pas avec des entourloupettes, des alliances complexes ou d’autres raccourcis. Les péquistes vont devoir gagner cette élection au pic et à la pelle. Il reste du temps, mais il ne faudra plus perdre d’autres semestres à chasser des licornes.

Les élections se gagnent à la dure. Le pouvoir doit se mériter. Monsieur Lisée repart maintenant avec une sérieuse côte à remonter et des troupes fragilisées. Voilà un test de leadership à la hauteur de quelqu’un qui aspire aux plus hautes fonctions.

Ouverture pour la CAQ

À court terme, le vaudeville PQ vs QS cadre parfaitement dans le scénario d’une embellie pour la CAQ. Les derniers sondages montrent que la CAQ devient l’alternative aux libéraux. Les dernières frasques du PQ sont susceptibles de confirmer cette tendance. François Legault va passer un bel été. Son recrutement va aussi devenir plus facile.

La CAQ semble récolter le fruit de ses efforts pour pousser des dossiers qui collent aux préoccupations des Québécois. Cette force de la CAQ ressort avec un lustre particulier lorsque l’autre opposition, le PQ, se perd dans les méandres d’une alliance douteuse pour bien des électeurs.

 


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