«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Un géant de la race des géants

Lionel Groulx : 50 ans

Lionel Groulx. Pour la plupart d’entre nous, ce nom évoque d’abord un cégep ou une station de métro.

Ceux qui se passionnent pour notre passé savent peut-être aussi qu’il était un de nos grands historiens.

Savent-ils toutefois qu’il a joué un rôle majeur dans la renaissance québécoise du vingtième siècle ?

50 ans

Aujourd’hui, on commémore les 50 ans de sa mort.

Ou plutôt, on ne les commémorera pas. Le Québec ne prend pas soin de sa mémoire. Il néglige ses grandes figures intellectuelles.

Il se permet même d’oublier ses héros, pour peu qu’ils appartiennent mentalement à l’univers qui précède les années 1960. On appelle cela de l’Alzheimer collectif.

Lionel Groulx est né en 1878, dans un Québec mal en point.

Comme bien des jeunes hommes qui avaient alors la vocation d’éducateur, il deviendra prêtre.

Ardent nationaliste, il ne tolérait pas l’avachissement de son peuple au début du vingtième siècle. Il entreprendra de lui rendre son histoire et d’y trouver des motifs de fierté.

Groulx voulait convaincre les siens qu’ils étaient capables des plus grands exploits.

Cet historien avait aussi à cœur l’avenir.

Dès les années 1920, il fera renaître l’idée d’indépendance.

Avec d’autres intellectuels, il a contribué à construire le programme qui sera un jour celui de la Révolution tranquille.

Longtemps, on l’a admiré. René Lévesque l’admirait beaucoup.

Depuis le début des années 1990, toutefois, des esprits incultes et mesquins l’ont diabolisé en le faisant passer pour un antisémite.

Dans les milieux intellectuels, Groulx est même devenu une référence honteuse. C’est odieux et mensonger.

Admiration

Groulx, en fait, est un des pères intellectuels de la Révolution tranquille. Pour marquer les 50 ans de sa mort, il serait bien de redécouvrir son œuvre.

Je vous conseille la petite anthologie qu’a fait paraître Julien Goyette dans la Bibliothèque québécoise, en 1998.

Cela vous donnera envie d’en savoir plus.


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