«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le Canada, c’est le pays du multiculturalisme en délire

Leur pays, pas le nôtre

La fédération canadienne fête aujourd’hui ses 150 ans. Ottawa fait sa propagande et les grandes entreprises y contribuent aussi.

150e par-ci, 150e par-là, on nous le répète, c’est la fête du Canada.

L’objectif, c’est de nous faire croire que c’est aussi la nôtre, comme si les Québécois étaient passionnément canadiens. Nous ne le sommes pas. Ce pays n’est pas le nôtre.

Fédéraliste

On se demande souvent si on peut être fier Québécois et fédéraliste.

La question est mal tournée. Théoriquement, cela aurait pu être possible.

Si le Canada avait reconnu le Québec comme nation dans sa Constitution, ou du moins, s’il l’avait reconnu comme société distincte, ce serait possible.

Il a refusé.

Si le Canada ne contestait pas de mille manières le statut du français au Québec, ce serait peut-être possible aussi.

Chaque fois que le Canada aurait pu dire oui au Québec, il lui a dit non.

Dans la réalité, un fier fédéraliste québécois est fier d’appartenir à un pays qui ne veut pas qu’on y adhère, mais qu’on s’y soumette. Il aime un pays qui le méprise et l’humilie.

Comment adhérer du fond du cœur à un pays qui considère que les Québécois sont des immigrants comme les autres ? Le Canada, c’est le pays du multiculturalisme en délire.

Même Philippe Couillard prétend s’y sentir en exil intérieur, c’est tout dire.

Fierté

Il faudrait voir le Canada pour ce qu’il est : un pays étranger, où l’anglais écrase le français, qui nous empêche d’intégrer vraiment nos immigrants, et qui nous transformera un jour en minorité insignifiante et impuissante.

Québécois et Canadien ? Ces deux identités sont irréconciliables. L’une empiétera toujours sur l’autre. Et c’est l’identité québécoise qui sera perdante. C’est inévitable.

Le 1er juillet, c’est la fête du pays voisin. Je leur souhaite bonne fête. Je ne nous la souhaite pas. Elle ne nous concerne pas.


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