«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La tentation du nouveau départ

Lettre ouverte aux indépendantistes « purs et durs »

Tribune libre de Vigile
jeudi 12 décembre 2013
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L’auteur d’une longue analyse publiée mercredi dans la Tribune libre de Vigile , Luc Bertrand, semble presque regretter que le Québec soit dirigé par un gouvernement du Parti Québécois. Ses arguments, souvent entendus ailleurs, reprennent ceux des militants que la télé fédérale se plaît à nommer les « purs et durs », par opposition aux péquistes impurs qui « font de la politique et ne cherchent qu’à être élus ». C’est comme reprocher à un marteau de ne pas être une scie.

Depuis quatre ou cinq ans, notre correspondant pur et dur a souvent proposé de créer une nouvelle force politique hors du PQ. Il faut repartir à zéro, on ne peut plus compter sur cette formation indépendantiste, soutient-il. Mais les faits sont têtus, l’immense majorité des membres et électeurs du Parti québécois continuent de soutenir le plus important parti populaire du Québec. Ils ont de la mémoire et se souviennent sans doute que d’autres sirènes ont déjà chanté cet hymne à la division du vote indépendantiste devant les mener à la victoire.

Ce n’est pas si simple de fonder un nouveau parti ou un mouvement politique comme le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN). Il en faut du temps et des efforts avant de recruter des milliers de membres pour avoir de solides assises dans toutes les régions du Québec. L’un des pionniers du RIN, Marcel Chaput, a quitté les rangs de ce mouvement en décembre 1962 pour fonder le Parti républicain du Québec (PRQ). L’aventure a été de courte durée, le PRQ a disparu l’année suivante alors que le RIN se transformait à son tour en parti politique. Le virus de la division atteint aussi le RIN en 1964 lorsqu’un groupe de droite se détache du parti pour fonder le Regroupement national (RN).

Le RN forme une alliance avec les créditistes du Québec et devient le Ralliement national, union qui sera plus tard dirigé par le député indépendant Gilles Grégoire, un ancien du groupe de Réal Caouette. Son RN connaît lui aussi une vie plutôt brève et finit par se joindre au MSA de René Lévesque pour ensuite créer le Parti québécois. L’élan de cette nouvelle formation est telle que le RIN décide rapidement de se saborder en incitant ses membres à se joindre au PQ en 1968. Il a fallu encore dix ans de travail avant que le PQ prenne finalement le pouvoir le 15 novembre 1976, soit 17 ans après la naissance de l’Alliance Laurentienne, le mouvement indépendantiste mis sur pied par Raymond Barbeau en 1959.

D’autres purs et durs ont été des compagnons de route du PQ pendant des années mais un profond malaise s’est installé entre les deux ailes du parti après l’échec du référendum de 1980 et le flirt de René Lévesque avec le beau risque de Brian Mulroney. L’échec de l’accord mort-né de Meech, la création du Bloc québécois, la défaite du référendum en 1995, l’arrivée au gouvernement de Lucien Bouchard et plusieurs autres secousses ont tour à tour secoué le parti
.
Le doute sur la volonté de « Saint-Lucien » de poursuivre la lutte a accentué le schisme. Des groupuscules prônant des réformes sociales davantage que la liberté du pays ont rompu avec le mouvement indépendantiste pour fonder Québec solidaire. Cette coalition de gauchistes a rapidement tourné ses canons vers le PQ plutôt que vers le fédéralisme, minant ainsi les chances du parti de prendre le pouvoir. Puis ce fut la dégringolade avec André Boisclair, le doute continuant de s’étendre dans les rangs.

Avec l’arrivée de Pauline Marois à la tête du Parti québécois et l’adoption de sa politique de gouvernance souverainiste, le PQ a cessé de faire de la stratégie sur la place publique. Malgré la défaite des troupe de Jean Charest et la multiplication des scandales qui éclaboussent sa formation et ses complices, le PQ a été incapable d’obtenir un gouvernement majoritaire. De nombreux militants soutiennent que cette courte victoire est attribuable au fractionnement du vote anti-PLQ entre trois formations plus ou moins souverainistes. L’avenir du gouvernement Marois sera de nouveau entre les mains de ces petits partis aux prochaines élections. Dans cette perspective, réchauffer encore l’idée de « repartir à zéro » semble carrément surréaliste. Cela ressemble fort à du masochisme, voire de l’autodestruction.

Chacun reconnaît ici que le PQ est loin d’être parfait, mais il a porté au pouvoir un gouvernement formé d’indépendantistes qui posent des jalons et font avancer la cause. En fait-il autant que nous le souhaitons ? Non. Doit-il aller au-delà des discours et poser des gestes d’affirmation nationale ? Sans doute. N’est-ce pas ce que fait la Charte de la laïcité avec son rejet de la doctrine multiculturelle d’Ottawa ? Doit-il aussi expliquer encore et toujours pourquoi nous devons faire le pays ? Certainement. Il doit convaincre les Québécois de renoncer à ce système de nature coloniale. Nous mener vers la liberté. Serions-nous plus en mesure d’y arriver en étant tous réunis dans une grande coalition indépendantiste ? Poser la question c’est y répondre.

Plutôt que d’entretenir la chimère du perpétuel recommencement on peut, par exemple, se joindre au SPQ Libre et pousser le PQ pour l’amener à faire davantage qu’un bon gouvernement provincial. Faire élire des candidats qui nous ressemblent et lui rappeler constamment ce que disait Pierre Bourgault : « Nous ne voulons pas être une province comme les autres, nous voulons être un pays comme les autres ».

Commentaires

  • Ivan Parent, 16 décembre 2013 17h33

    Je regrette beaucoup d’avoir provoqué une petite colère bleu poudre. Attention, ce n’est pas bon pour le cœur. Avant d’utiliser le mot misogyne M. Julien, vous auriez dû vous garder une petite gêne et en plus, en ce qui me concerne, c’est complètement farfelu. Pour terminer, si Mme Marois fait vraiment l’indépendance, ce serait loin de me déplaire contrairement à vos fausses allégations. D’ailleurs, récemment, à Monaco, Mme. Marois a très bien tenu le fort du Québec, elle nous a fait honneur. Réfléchissez M. Julien avant de dire n’importe quoi.

    Ivan Parent

  • Denis Julien, 15 décembre 2013 18h23

    Les girouettes monsieur Parent ; ce sont tous ces chiqueux de guenilles misogynes comme vous qui, n’ont de cesse de faire du PQ-bashing depuis des années sur Vigile. Ce discours est contre-productif. L’indépendance, c’est Marois qui va la faire ne vous en déplaise !

  • Ivan Parent, 15 décembre 2013 11h17

    @Denis Julien

    Que de jugements à l’emporte pièce. Ceux qui ne sont pas de son avis sont, selon ses dires, des illuminés de gauche ou de droite, quelquefois des amis, quelquefois des ennemis selon l’humeur du moment. L’orientation politique passe du nord au sud, de l’est à l’ouest. Dans une définition du dictionnaire, nous appelons ça une girouette, changeant de direction selon le vent. Ce terme est banni du cadre de l’Assemblée Nationale car il décrit trop de personnes.

    Ivan Parent

  • Denis Julien, 14 décembre 2013 14h57

    Marois a très bien compris que la laïcité est la base essentielle d’une véritable république. C’est la raison pour laquelle ,elle fait plein gaz sur cet élément de son action politique, et elle a raison. Les sondages montrent une remontée importante du PQ et de l’option même qui pourrait finir avec entre 54 et 56% des votes au prochain exercice référendaire.

    J’ai hésité un instant à écrire ici, aujourd’hui, le fond de ma pensée. Les Québécois se situent toujours au centre de l’offre politique, ni jamais résolument à droite ou à gauche, n’en déplaise à notre ami Huego qui fait un gros trip marxiste-léniniste et qui a la nostalgie d’Allende. Les Québécois votent pour le PLQ lorsqu’ils désirent un gouvernement de centre droit et tantôt pour le PQ lorsqu’ils désirent un gouvernement de centre gauche. C’est comme cela la réalité au Québec depuis plus de 40 ans, en fait, depuis la fondation du PQ de Lévesque.

    Québec solidaire ne prendra jamais le pouvoir avec sa gang d’illuminées de gauche et la CAQ non plus avec sa gang d’illuminées de droite. Oubliez cela !

    En ce qui a trait à Option nationale, je pense que ce fut une voie de garage pour les jeunes militants du RRQ dont certains commençaient à s’exciter un peu trop et risquaient de nuire à la cause. Beaucoup d’entre eux ont pris de la maturité, mais je ne crois pas qu’ON puisse avoir de l’avenir. Je pense franchement qu’Aussant s’en était lui-même rendu compte.

    Je pense en même temps que Patrick Bourgeois devrait aujourd’hui être mieux utilisé par le PQ pour sa grande expérience de la militance, les contacts qu’il a établis avec de nombreux mouvements indépendantistes mondiaux et ses talents de communicateurs.

    Marois s’est entourée de fins stratèges. Je pense que le départ d’Aussant pour Londres n’est pas un hasard et encore moins pour des raisons familiales. Aussant œuvre maintenant sur la place boursière et financière la plus importante au monde, la City de Londres et ce n’est pas pour rien. Il est en service commandé pour préparer la future Banque Centrale du Québec. Il est au cœur même des vraies affaires !

    La nomination de Dominique Poirier est aussi très importante. Poirier est une fine communicatrice. On voit que Marois est allé chercher à radiocanne les meilleurs éléments et non pas des cloches comme St-Pierre et Schnobs. Poirier sera en contact avec les milieux d’affaires de New York afin de leur expliquer le projet politique du Gouvernement actuel du Québec.

    Pour toutes ces raisons, je suis en arrière de mon gouvernement du Parti Québécois et personne ne peut remettre en doute mon attachement au combat québécois pour l’indépendance.

  • Luc Bertrand, 14 décembre 2013 14h31

    Monsieur Barberis-Gervais, c’est plutôt votre "lettre ouverte à Daniel Roy" qui m’a incité à écrire cet article de fond, car je voulais faire comprendre aux lecteurs de Vigile.net que, au-delà du degré d’engagement en faveur de l’indépendance ou de la social-démocratie du PQ, ON, QS, etc., il nous faut sortir de cette politique de "l’enfermement" dont parle Robert Laplante et qui est nulle autre que la futile gouverne provincialiste dans laquelle le Parti québécois nous tient en otages à cause de son refus de reconnaître la nouvelle donne depuis 1995 et, surtout, d’y trouver une réplique.

    Pour répondre également à monsieur Sylvain Tremblay, il se pourrait, effectivement, que le Québec soit au carrefour d’un nouveau paradigme qui origine clairement du vol de 1995. Un de mes professeurs de science politique à l’UQÀM, à l’automne 2010, nous avait posé comme question d’examen : "Le paradigme de la question nationale (axe fédéraliste-souverainiste) est-il encore présent en 2010 ?". Depuis les échecs de Meech et Charlottetown, ceux qui voulaient sortir de la polarisation PQ-PLQ ont fondé un nouveau parti, l’ADQ (aujourd’hui la CAQ), les progressistes déçus des politiques néolibérales du PQ ont fondé l’UFP (maintenant QS) et les purs et durs ont créé le PI (et depuis 2011, ON). Le non-règlement de la question nationale semble avoir fait dévier le débat public vers un axe gauche-droite qui ne pourra trouver de réponse satisfaisante tant que les lois s’appliquant au Québec seront votées par deux parlements (Ottawa et Québec) qui poursuivent de plus en plus des directions diamétralement opposées.

    Tout comme, par le passé au Québec, il y a eu bipartisme libéraux-conservateurs (inféodés aux partis fédéraux) de 1867 à 1935 jusqu’à ce qu’un certain Paul Gouin fonde l’Action libérale nationale et fusionne avec l’ancien parti conservateur de Maurice Duplessis pour faire l’Union nationale et couper toute subordination au Parti conservateur du Canada. Entre 1935 et 1960, le bipartisme PLQ-UN opposait les progressistes laïcs aux conservateurs catholiques jusqu’à ce que la Révolution tranquille amène un nouveau changement de paradigme.

    À "53", tout à fait ! Et il est déplorable que PKP contribue à cette aliénation mentale avec les stupides téléréalités pour distraire le monde plutôt que de mettre Vidéotron et Quebecor au service des indépendantistes, en contrepoids de l’Empire Desmarais et Gesca ou la très canadian et multiculturaliste SRC !

    À Pierre Bourassa, la preuve de ce que vous avancez est la fameuse Loi sur la clarté de Dion et Chrétien. Le problème, c’est que c’est le peuple québécois - qui n’avait déjà pas assez de pouvoir ! - qui en est la cible. Mais le livre de Frédéric Bastien relate bien que Westminster jugeait que la Cour suprême du Canada dispose d’une dangereuse immunité qui compromet une saine démocratie.

  • Danielle Gagnon, 14 décembre 2013 10h51

    « Plutôt que d’entretenir la chimère du perpétuel recommencement on peut, par exemple, se joindre au SPQ Libre et pousser le PQ pour l’amener à faire davantage qu’un bon gouvernement provincial ».

    On ne pourrait pas dire mieux. Si le PQ a la meilleure cote des partis prônant l’indépendance, c’est qu’il y a dissension parmi les indépendantistes qui exigent la réforme du système parlementaire et du mode électoral.

    Pourtant, le ralliement des indépendantistes autour du Parti Québécois semble le chemin le plus simple et le plus sûr pour accéder à l’indépendance du Québec. Dès lors, Pauline Marois a l’immense responsabilité d’unifier toutes ces voix.

    Elle tient le sort et l’avenir du Québec en son pouvoir. Si elle aime le Québec plus que le pouvoir, elle doit garantir de mettre en branle une constituante dès la prise de pouvoir au prochaine élection, si la majorité lui en donne l’occasion. Une constituante chargée de réfléchir, d’écrire et de proposer une charte constitutionnelle dont les articles principaux seront soumis à des votes référendaires. Évidemment, la question sur l’indépendance du Québec ferait l’objet d’un vote référendaire. Et quoi qu’il advienne de la réponse, toutes les autres articles permettraient de fixer les balises constitutionnelles de notre société qu’elle s’assume comme pays ou qu’elle reste une province canadienne.

    Les calculs politiques ne font que retardez indéfiniment l’indépendance du Québec. La minorisation des francophones au Québec va en s’accentuant, la prochaine élection est peut-être la dernière occasion pour les Québécois d’affirmer l’amour de leur pays. Après, l’immigration, l’acculturation et l’analphabétisme auront rendues obselete l’option du pays Québec.

  • ssauve, 14 décembre 2013 08h44

    " Effectivement, il constitue [le PQ] la plus grande force politique du peuple québécois, mais il leurre ce même peuple lorsqu’il agit comme si le Québec n’avait plus besoin d’être indépendant du Canada. Et, tant qu’il s’accroche à la facilité du pouvoir provincial, il rend captif les électeurs indépendantistes en tuant dans l’œuf toute autre alternative vraiment indépendantiste. » Luc Bertrand

    Je voterai PQ aux prochaines élections. La démission cavalière de Aussant et son incapacité de mettre en place un système efficace de communication avec ses 8 000 membres expliquent le désistement de plusieurs d’entre eux.

    Peut-on se permettre d’être autre chose qu’un « pur et dur » lorsque l’on en apprend davantage sur cette mafia fédérale depuis la création du Canada ?

    Les « mous » ici (ils se reconnaitront), font l’apologie de madame Marois en toutes circonstances, et se faisant, n’aident pas notre cause. Incohérences, opportunités manquées, désistement des indépendantistes, bref nous ne sommes pas là où nous sommes appelés à être. Et plus nous attendons, plus nos chances de se donner un pays diminuent.

    Cette mollesse a amené le PQ à transiger, négocier, compromettre, tergiverser, plier, etc. depuis sa création. Résultat : les fédéralistes font la pluie et le beau temps au Québec. La démission de Pariseau et l’arrivée de l’infâme Bouchard sont les symptômes d’une peur de l’autre et de ce qu’il pense de nous. Yves Michaud n’aurait jamais été condamné comme il l’a été si ce courage avait existé au PQ.

    Je suis d’accord sur un point avec Cloutier. Bien que je crois cette charte comme malhabile et incomplète, le PQ doit effectivement aller de l’avant et tout faire pour que les Québécois réalisent que notre survie est menacée. De même, le PQ devrait couper dans l’immigration ainsi que mettre tout son poids pour que passe le projet de loi sur les ressources naturelles. Le peuple est derrière lui sur ce projet.

    Enfin, ce pipeline de Embridge que le PQ a accepté est dur à avaler. Je serre les poings et les dents et voterai quand même pour ce parti. Pas le choix.

  • Pierre Bourassa, 14 décembre 2013 08h42

    Pierre Cloutier :’’il faut appuyer le gouvernement Marois dans son projet de charte sur la laïcité, ’’

    Je ne peux qu’être d’accord avec cette affirmation mais vous savez mieux que moi que tous ces opposants à la Charte vont se retrouver en Cour Suprême du Canada et ce sont des juges qui vont encore décider à notre place ce qui est ’’bien pour nous’’ comme ils l’ont si bien fait pour la loi 101 ou encore récemment en Ontario pour le port du niqab en cour.

    Alors ou bien Marois a des cartes cachées ou encore c’est un moyen de se faire du capital politique rapide en espérant faire tourner le vent en sa faveur aux prochaines élections,ce qui est un pari intéressant mais assujetti du risque d’une grande humiliation collective si il est perdu.

    Par contre je visionnais ce matin le dernier épisode de James Corbett qui y explique comment la constitution américaine sous Jefferson avait déjà prévu que si un jour tous les paliers de justice,(y compris la Cour Suprême des États-Unis),trahissaient le peuple américain,une mesure appelée ’’nullification’’ (en anglais) ou invalidation en français,donnait le pouvoir à un État d’annuler une loi.
    L’exemple qu’il donne est celui de la Virginie qui a voté contre le NDAA(National Defense Autorisation Act) loi reconduite par Obama et qui permet d’arrêter et de détenir indéfiniment un citoyen américain sans procès. 
    How to Nullify the NSA (and every other tyrannical government agency)
    https://www.youtube.com/watch?list=UU7TvL4GlQyMBLlUsTrN_C4Q&v=mkB0sUzJ9Rk#t=1067
    Je ne crois pas que nous ayons cette disposition au Canada en tant que province mais la liberté que donne ce garde-fou chez nos voisins du sud est en elle-même inspirante.
    Les Pères Fondateurs de la constitution américaine avaient deviné la possibilité que les juges ne deviennent au bout du compte qu’une extension d’un pouvoir devenu tyrannique et qui fait les lois.
    De plus,James Corbett y explique au tout début du vidéo à quel point l’État Policier instauré aux États-Unis est maintenant devenu viral à l’échelle planétaire.Et çà Marois est complètement silencieuse sur l’International autant lorsqu’elle était dans l’opposition que maintenant.
    Khadir lui a eu le mérite de se prononcer sur Israël et la cause des palestiniens ainsi que sur l’affaire Michaud. http://www.ledevoir.com/politique/quebec/309777/amir-khadir-veut-eviter-la-repetition-de-l-affaire-michaud

    En terminant il est selon moi impensable qu’une première ministre d’un parti visant le statut de pays pour le Québec,demeure silencieuse à l’International.
    La Version Officielle du Rapport de la Commision d’Enquête sur les Attentats du 11 septembre 2001 est de la bouillie pour les chats et malgré tout,la dictature à l’échelle mondiale s’accélère depuis,basée sur ce mensonge crapuleux au nom de la prétendue ’’guerre au terrorisme’’.
    Lorsque le Québec sera un pays,il n’y échappera pas non plus.
    Mieux vaut prendre position maintenant.
    Oui la Liberté n’est pas une marque de Yogourt comme le disait Falardeau,et elle doit se pratiquer quotidiennement et toujours à 360 degrés.

  • 53, 13 décembre 2013 23h11

    lettre ouverte aux indépendantistes « purs et durs »
    Merci Gilles Paquin
    13 décembre 2013 par roco
    La faiblesse de notre mouvement est que plutôt qu’observer et passer à l’action on se borne toujours
    à faire le procès du PQ erreur.
    Nous devons apprendre à nous maîtriser et agir.
    La première chose à faire dès que RDI nous lance une absurdité comme un nouveau stade de baseball. on change de poste ou on ferme tout simplement la radio ou la tv.
    Les émissions d’Opinions ou les participant parlent toujours pour rien là encore on ferme la tv c’est reposant
    Vigile nous respecte eux rient toujours ne nous
    Apprenons la valeur du Silence
    Merci

  • robert barberis-gervais, 13 décembre 2013 23h04

    correction : les élections ont eu lieu le 4 septembre 2012 pas 2013.

    rbg

  • Luc Bertrand, 13 décembre 2013 21h57

    Concrètement, il y a deux vices de fond dans l’expérience péquiste : s’imaginer faciliter la réalisation de l’indépendance en séparant l’objectif de l’élection et subordonner l’indépendance du Québec à un lien économique avec le Canada. Si, pour satisfaire les appréhensions du peuple québécois (lire http://www.vigile.net/D-ou-vient-l-idee-du-referendum,12894 et http://www.vigile.net/D-ou-vient-l-idee-du-referendum) le Parti québécois devait démontrer son aptitude à gouverner, il en aura fait trois démonstrations (1976-1985, 1994-2003 et depuis le 4 septembre 2012). S’il a effectivement profité de ses passages au pouvoir pour adopter des lois qui ont fait progresser le Québec, lorsque son objectif n’était plus dans la mire, les gouvernements péquistes ont été contraints d’adopter des politiques qui se sont avérées néfastes et qui lui ont aliéné à la fois la population que sa propre base militante. Au mieux, les Québécois en venaient à se croire déjà souverains et ne voyaient pas l’utilité de rompre le lien avec le Canada. Au pire, le PQ se discréditait lui-même par ses mauvais choix et par son incohérence à accepter de gouverner en se privant lui-même des moyens que lui apporteraient son option. Pour ce qui est de l’association ou du partenariat économique (et même politique !), le PQ s’est piégé deux fois (en 1980 et 1995) en offrant aux fédéralistes une "poignée" à laquelle s’accrocher pour faire dérailler le projet de Québec égalitaire avec le reste du Canada.

    Selon moi, le PQ n’aide en rien la cause en faisant semblant que tout va sur des roulettes pour lui et, surtout, lorsqu’il continue à usurper le qualificatif de parti "indépendantiste". Effectivement, il constitue la plus grande force politique du peuple québécois, mais il leurre ce même peuple lorsqu’il agit comme si le Québec n’avait plus besoin d’être indépendant du Canada. Et, tant qu’il s’accroche à la facilité du pouvoir provincial, il rend captif les électeurs indépendantistes en tuant dans l’œuf toute autre alternative vraiment indépendantiste.

    Et c’est dommage, car le départ de Jean-Martin Aussant semble avoir balayé l’espoir que constitue Option nationale. Et le noyautage de QS par le NPD fédéral ne fait que trop plaisir aux analystes politiques fédéralistes ! Non seulement ce parti ne parle plus d’indépendance mais il contribue également à accroître la captivité des indépendantistes au même Parti québécois.

  • Luc Bertrand, 13 décembre 2013 21h44

    Pour ce qui est de la "stratégie ouverte" pour faire l’indépendance, quel autre faux-fuyant pour justifier son délestage pur et simple du combat pour l’indépendance ! Personne parmi les "purs et durs" n’a demandé la tenue d’un référendum ou d’un échéancier pour en tenir un ! Nous ne sommes pas suicidaires, quand même ! Il y a toujours bien une sacrée marge entre évacuer complètement la promotion même de la cause et révéler dans les moindres détails comment s’opèrera le transfert des compétences fédérales au nouvel État national québécois ! Personne n’a jamais dit que ce serait facile de se tenir debout devant Ottawa ! C’est évident qu’on va prendre tous les moyens pour nous empêcher de réussir ! Mais il faut toujours bien démontrer au peuple que nous croyons toujours sérieusement à l’absolue nécessité de l’indépendance, ne serait-ce que pour garder le moral des troupes et montrer à la population que ce n’est pas un concept "passé date" !

    Pour ce qui est de la question de persévérer ou de repartir à zéro, vous n’avez aucunement à me convaincre des difficultés de créer un nouveau parti et du danger de la division du vote qui permet au PLQ de prendre le pouvoir ou s’y maintenir en dépit des pires sabotages et détournements du demi-État québécois ou des reculs du Québec face à Ottawa. Il est justement là, le problème. Le PQ (hormis la période Parizeau) n’a jamais voulu revoir le cadre stratégique de son action pour ne pas laisser de doute à la population que pouvoir et indépendance sont indissociables. On a toujours abusé de l’argument de l’urgence électorale pour faire l’économie de la nécessaire réflexion sur les gestes concrets se devant d’être posés pour forcer le fédéral à respecter la volonté du peuple québécois.

  • M. Sylvain Tremblay, 13 décembre 2013 21h18

    Le rôle des partis tiers est de faire pression sur le gouvernement pour faire adopter des lois et politiques plus conformes à la volonté de la population. Car, laissé à lui-même, ce dernier s’entend généralement avec l’opposition officielle pour suivre la ligne habituelle d’une gestion gouvernementale classique ou conventionnelle, que les deux se partagent à tour de rôle au gré des élections, dont ils sont toujours sûrs que l’un ou l’autre va entrer ou rentrer, se foutant éperduement des tiers partis dont ils se moquent allègrement.

    Le couple Parti Québecois et Parti Libéral a remplacé celui de ce dernier avec l’Union Nationale qui existait depuis très longtemps jusqu’aux années ’70. À la longue, ils se connaissent et s’affectionnent mutuellement, se ménagent, malgré des apparences de combat féroce et sans merci, un peu comme dans la lutte de ce temps là, où il n’y avait que les vrais naïfs qui croyaient vraiment que ce n’était pas arrangé.

    Dans le contexte de l’histoire du Québec, héritier légitime de celle de la Nouvelle-France, le rôle des tiers partis indépendantistes est essentiel pour talonner continuellement le Parti Québecois, qu’il soit au pouvoir ou dans l’opposition. Il est possible, effectivement, qu’aucun d’eux ne réussisse à prendre sa place, un jour, mais leur seule présence est un message, que, s’il n’est pas écouté, minera ce parti définitivement, éventuellement.

    C’est différent d’un organisme ou d’un groupe de pression indépendantiste. L’un ne peut pas s’interchanger avec l’autre. Les deux types sont utiles à leur façon, ils ont des rôles différents. Un parti indépendantiste élu tiers parti à l’Assemblée Nationale est une force considérable pour les indépendantistes, en plus du Parti Québecois, au pouvoir ou dans l’opposition. Il peut faire des choses que les organismes et groupes de pression ne peuvent pas réaliser.

    L’histoire est ce qu’elle est. Le R.I.N. a été intégré au M.S.A., je pense, avant la formation du Parti Québecois. C’est un actif que nous avons perdu, peut-être parce que nous avons sous-estimé la très grande importance que peut avoir un tiers parti indépendantiste, surtout avec un dirigeant de la qualité indéniable de Pierre Bourgault. Une leçon pour aujourd’hui.

    Ceux qui forcent la disparition des tiers partis indépendantistes, aujourd’hui, sont dans l’erreur, à mon avis. Ceux qui ne sont vraiment pas bons vont disparaître d’eux-mêmes, n’ayez pas peur. Mais les bons, ceux qui progressent, qui sont bien dirigés, vont grandir et prospérer, se démarquer par leurs politiques progressistes en regard de la cause, et talonner le Parti Québecois jusqu’à l’Asemblée Nationale, éventuellement, lequel n’aura qu’à bien se tenir.

    Il n’est pas dit que les deux meilleurs partis politiques soient toujours en opposition fédéraliste-indépendantiste. Quand ce sera deux partis indépendantistes, ils ne s’échangeront pas la puck longtemps, ils vont l’entrer dans le but et gagner la partie, définitivement. La Coupe Pays !

  • Luc Bertrand, 13 décembre 2013 21h00

    Monsieur Paquin, je vous félicite pour cet excellent article. Si c’est mon propre article qui vous a incité à y répondre par un argumentaire plus élaboré, alors j’aurai atteint mon but. Mon article n’est pas tant une critique du PQ et de ses inconditionnels qu’une comparaison des argumentaires et tendances observées au fil du temps entre eux et ce que je devrais appeler les "inconditionnels de l’indépendance". Vous avez raison, l’étiquette de "purs et durs" a été attribuée non pas par les péquistes en général ou ceux qui font passer la cause avant le parti, mais par nos ennemis fédéralistes, dans le but de semer la peur dans la population ou de nous faire paraître comme des xénophobes ou des néonazis. Jean-Claude St-André, lors de la course à la direction du PQ de 2005, quand un journaliste lui a fait remarquer qu’il représentait les "purs et durs" ou les "radicaux", amusé, il lui a rétorqué : "C’est quoi être un pur et dur ? Y a-t-il des indépendantistes mous ? Y a-t-il une autre indépendance qui serait molle ? À ce que je sache, nous cherchons tous la même chose, soit que ce soit le Québec seul qui décide de ce qui est bon pour lui, par lui-même et pour lui-même ! Y a-t-il une autre indépendance que ça ?".

    Lors de la même assemblée, Yves Michaud a souligné les vertus du mot "radical", rappelant que son étymologie dérive du mot "racine", ce qui l’ennoblie puisqu’il sous-entend "l’authenticité avec ses origines".

    Là n’est pas l’objet de mon commentaire, bien sûr. Ce que je dénonce avec mon article n’est pas tant l’électoralisme et le carriérisme du Parti québécois autant que le chantage électoral qu’il fait, à chaque élection depuis qu’il n’a plus l’exclusivité de la "cause", pour tenir les indépendantistes captifs dans ce parti. De la même manière que le Parti libéral le fait avec la communauté anglophone qu’il tient pour acquise.

    Non seulement le PQ n’a jamais reconnu sa responsabilité d’avoir provoqué le départ - sinon l’expulsion manu militari comme je l’ai vu de mes yeux le 8 novembre 2008 - de ses dissidents progressistes (à l’origine de l’UFP, maintenant QS) et indépendantistes (maintenant au sein d’ON), mais il ose pousser l’odieux jusqu’à leur faire porter la responsabilité de ses propres déboires !

    C’est en effet un raccourci pas mal hypocrite d’accuser les militants de QS et d’ON (qui n’existaient même pas à l’époque) de l’opinion défavorable que la population avait de Pauline Marois lorsqu’elle était ministre dans les cabinets Bouchard et Landry. Ce ne sont quand même pas ces mêmes militants qui sont responsables de son manque de jugement dans le projet de loi sur le financement du nouveau Colisée de Québec, pas plus que pour sa volte-face du point de vue des énergies fossiles (particulièrement le pétrole sale de l’Alberta), ses contradictions sur l’enseignement de l’anglais et combien d’autres reculs, tergiversations et trahisons de promesses électorales.

  • Guy E. Trépanier, 13 décembre 2013 18h37

    Il y a plus de chances d’aboutir à l’indépendance avec le PQ au pouvoir qu’avec le PLQ au pouvoir.

    Le PQ est le seul parti organisé "centriste" qui peut conduire la "province" de Québec à l’état de pays indépendant.

    L’indépendance ne se fera pas à gauche ni à droite. Elle se fera au centre, voire, à l’extrême centre.

    Une fois l’indépendance acquise, les gauchistes et les droitistes pourront s’en donner à coeur joie, en espérant influencer le gouvernement au pouvoir.

    Guy E. Trépanier

  • Gilles Ouimet, 13 décembre 2013 16h51

    Excellente analyse, Monsieur Paquin. C’est vrai que le PQ n’est pas parfait, trop ceci pour certains, pas assez cela pour d’autres, il ne fera jamais l’unanimité. Mais n’est-il pas le seul véhicule qui peut nous permettre de peut-être aller quelque part ? La division des forces indépendantistes est carrément suicidaire. Sans cette division, n’aurait-on pas actuellement un gouvernement majoritaire ?

    Nous sommes passés maître dans l’art de mettre la charrue en avant des boeufs. La première étape est l’indépendance et cette démarche inclut les deux côtés, la droite et la gauche. Je n’ai pas vraiment d’atomes crochus avec la droite mais si nous ne travaillons pas ensemble pour franchir la première étape soit l’indépendance, nous sommes condamnés à nous diviser en petites chapelles sectaires affairées à s’entredéchirer en attendant de disparaître dans un petit chapitre oublié de nos livres d’histoire. En fait, ce que nous essayons de faire, c’est d’aménager notre maison avant de la posséder.

    J’ai beaucoup d’affinités avec QS mais je ne voterai jamais pour eux. Présentement, il font le jeux des fédéralistes. Avez-vous remarqué que les fédéralistes et que le milieu des affaires ne les attaquent jamais ? Très facile à comprendre. Ils sont devenus la faille qui leur permettra d’éteindre progressivement la flamme indépendantiste. Ils demeureront un groupuscule et ils feront des discours enflammés en se regardant au téléjournal et ça n’ira pas plus loin. Si seulement ils pouvaient réaliser qu’ils auraient sûrement plus d’audience dans un Québec indépendant. Ils auraient alors mon vote.

    J’aimais bien JM Aussant avec son message clair et rationnel mais encore là, OP ajoute une division supplémentaire qui nous éloigne de notre but, une distraction qui risque de nous être funeste.

    Le choix me semble assez clair, c’est l’union ou la liquéfaction.

  • Michel Grenier, 13 décembre 2013 15h42

    Je crois, que l’épithète purs et durs est une invention des Bouchards et compagnies.Nous sommes souverainistes ou nous le sommes pas.Est-ce que Pierre Falardeau, malgré le respect que j’ai pour sa mémoire,a fait avancer la cause souverainites ?

  • Jean, 13 décembre 2013 15h13

    Du fond de la cale sur la couche meurtrie des matelots et des passagers à bout de force par tant de combats désespérés sur le pont de la nation, entendent tout à coup les vagues venir se fracasser contre la proue ; votre discours monsieur Paquin navigue dans le bon sens.

    Peuple ! Emparrez-vous de ce vaisseau ! C’est le vôtre,celui de votre libération. Allez !

    Serge Jean

  • 13 décembre 2013 14h59

    @Real Mathieu

    ’En travaillant à rapprocher QS et ON du gouvernement du PQ, on ne fait que donner de la crédibilité et de la légitimité à des partis qui ne représentent absolument rien.’

    QS+ON+Les Verts = 11 % des voix. Rien ?

    Pour emmener tout ce beau monde faut faire des accomodements raisonables, des compromis, partager les postes de députés, de ministres, avoir un programme commun en plus du référendum.

    Le PQ n’est plus seul, pas un probème de pur et dur, des moux, des molles, ca changera pas.

    Ce sera ca ou des gouvernements minoritaires, PQ ou PLQ, faut pas rever.

  • Pablo Lugo Herrera, 13 décembre 2013 14h15

    « Un peuple n’a pas besoin d’un libérateur pour se libérer... Il se libère lui même. » Che Guevara.-

  • 13 décembre 2013 13h50

    Cher Gilles,

    Ton texte est loin d’être déraisonnable. Même si j’ai été et je suis très critique envers le PQMarois pour les raisons que j’ai expliquées en long et en large, ici même sur Vigile et dans un essai publié en 2012, j’ai quand même voté pour le PQ lors des dernières élections, avec un peu de réticence, je dois l’avouer, mais je n’aurai aucune réticence à voter pour le PQ lors de la prochaine élection, essentiellement pour plusieurs raisons :

    1 - il n’est pas envisageable pour un esprit sain d’élire un type comme Philippe Couillard à la tête du gouvernement du Québec.

    2 - il faut appuyer le gouvernement Marois dans son projet de charte sur la laïcité, y compris l’interdiction du port des signes religieux ostentatoires et j’ose espérer que le gouvernement ne fera pas de compromis sur cette question. Comme je ne vois pas comment cette question litigieuse puisse trouver une issue honorable à cause des partis d’opposition, il est fort raisonnable de penser qu’il faudra au gouvernement Marois d’aller en élection, entre autres, sur cette question.

    3 - il faut espérer également qu’avec un gouvernement majoritaire, on puisse éventuellement remettre le cap sur l’indépendance en espérant que l’exemple des Écossais et des Catalans (surtout) puisse nous motiver pour le dernier bout de chemin qu’il reste à franchir. Les indépendantistes n’attendent que cela.

    4 - il est hors de question que je vote pour Québec solidaire, surtout pas avec leur position sur la charte de la laïcité. J’ai déjà eu une certaine sympathie pour ce parti, mais c’est terminé.

    5 - Quant à ON, je n’ai rien contre, sauf que dans les circonstances présentes, il faut appuyer le PQ pour barrer la route à Couillard. Il ne faut pas à tout prix gaspiller notre vote. Après, on verra. Mais, pour l’instant, on n’a pas vraiment le choix à moins d’être complètement maso.

    Pierre Cloutier

  • Ivan Parent, 13 décembre 2013 12h50

    Ce texte est très raisonnable. Les idées mises de l’avant sont ce que j’appellerais des vérités incontournables. Cependant, car il y a un cependant, Mme. Marois et le PQ ont improvisé un nouveau styles de danse, un pas en avant et deux pas en arrière. Je sais, c’est caricatural mais, après avoir fièrement tenu tête à l’exécrable Philippe Couillard, elle vient tout détruire avec, entre autre, une nomination on ne peut plus partisane, soit celle d’André Boisclair qui est un vrai scandale de gaspillage d’argent public. Que doit-on à André Boisclair ? Rien, absolument rien. Pourquoi alors a-t-il droit à des postes et revenus injustifiables ? C’est extrêmement démotivant, une vraie politique libérale. Après le discours clairement indépendantiste de Mme. Marois à ses partisans, j’étais prêt à voter PQ pourquoi alors aller pousser des politiques pro pétrole sale d’Alberta, extra polluant que personne d’autre ne veut tandis qu’à l’opposition, elle pestait contre la sombre période Charest qui, justement, encourageait cette solution énergétique, dada de Stephen Harper ? Elle est contrôlée par qui cette première ministre ?

    Honnêtement, je ne crois plus que le Québec sera un jour indépendant. Ce serait la seule solution viable mais à voir comment ça se passe, c’est la déprime. Il n’y a presque plus personne au Québec qui ose se tenir debout. Quand je vois M. Barberis-Gervais défendre bec et ongle tout ce que le PQ fait uniquement au moyen d’insultes personnelles à ceux qui osent poser des questions, ça n’augure rien de bon. On se dit que si c’est ça le PQ, nous nous dirigeons vers quoi. C’et vrai que si nous votions tous PQ, il entrerait majoritaire et, bien sûr, aurait plus de pouvoir. Mais, ce pouvoir serait-il utilisé seulement pour nous passer des sapins pétroliers ou des nominations scandaleuses ? Qu’est-ce qui distingue le PQ du PLQ si le premier se permet les mêmes erreurs ? ...et cela n’a rien à voir avec l’état de minorité ou de majorité.

    Je suis peut-être pessimiste mais il n’y a rien d’encourageant à l’horizon et ce ne sont pas les insultes gratuites de certains qui vont améliorer la situation.

    Ivan Parent

  • Rhéal Mathieu, 13 décembre 2013 12h37

    Monsieur Paquin,

    Je suis d’accord avec votre constat : « Depuis quatre ou cinq ans, notre correspondant pur et dur a souvent proposé de créer une nouvelle force politique hors du PQ. »

    En effet, cette proposition existe depuis plusieurs années et Luc Bertrand n’est pas le seul à penser ainsi.

    Il y a cependant une nuance entre créer une nouvelle force politique sous la forme d’un mouvement politique et créer une nouvelle force politique sous la forme d’un parti politique, nuance que Pierre Falardeau a très bien expliquée dans ce vidéo :
    http://www.youtube.com/watch?v=i3DW1IZXVQY

    Falardeau disait : « Moi, j’ai aucun problème à ce qu’on soit souverainiste, de gauche. J’ai pas de problème avec ça. Ce contre quoi j’en ai, c’est que, ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi, à gauche, on veut toujours se transformer en parti politique, du jour au lendemain, alors qu’on ne représente absolument rien. T’sé, tu peux fonder un mouvement, pour l’indépendance à gauche puis et tu te bats là-dessus pendant des années, puis tu fais des manifs, puis tu, t’écris, tu fais des conférences puis tu brasses. T’en fait de la politique. La politique, c’est pas juste d’être assis au parlement puis poser une question. Puis, pour moi, de dire que tu mets, quand tu mets des conditions à l’indépendance, pour moi, c’est même pas, c’est pas de gauche, t’es pas de gauche. Si tu dis ça, t’es pas un progressiste.

    La liberté, c’est une valeur en soi. La libération des femmes, c’est pas pour quelque chose, c’est positif en soi. Donc, la liberté des peuples, c’est pareil. On n’a pas à mettre… Pour moi, si tu mets des conditions à ça, t’es pas progressiste. T’es un trou-de-cul. »

    Et c’est pour ça que la convergence des forces indépendantistes est une perte de temps. Les gens honnêtes vont finir par se rallier sur une base personnelle.
    http://malys.ca/convergence_rm.html.

    En travaillant à rapprocher QS et ON du gouvernement du PQ, on ne fait que donner de la crédibilité et de la légitimité à des partis qui ne représentent absolument rien.

  • Marcel Haché, 13 décembre 2013 11h25

    Totalement d’accord avec vous Gilles Paquin. Rien à redire sur ce que vous rappelez de l’histoire des indépendantistes et du P.Q.

    Il faut se souvenir de l’immense intérêt des médias, et la passion des indépendantistes à travers tout le Québec, qu’avait value à elle seule la candidature de Pierre Bourgault dans le comté de Duplessis, alors pourtant qu’il y eut bien d’autres candidats indépendantistes.

    Cela pour souhaiter que tous les efforts d’O.N. pourraient se concentrer symboliquement dans un seul comté pour une seule élection, la prochaine, ce qui serait une façon efficace de préserver le parti et l’avenir, plutôt que de risquer de saccager et le parti et l’avenir…

  • Laurent Desbois, 13 décembre 2013 11h05

    • 1965, 15% pour la souveraineté (Trudeau arrive à Ottawa pour sauver le Canada !)
    • 1980 référendum, 40% pour la souveraineté !
    • 1995 référendum volé, près de 50% pour la souveraineté !
    …….. 2011 60% ?????

    La décanadianisation du Québec s’accélère !!!

    http://www.vigile.net/La-decanadianisation-du-Quebec-s

    http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/la-decanadianisation-du-quebec-saccelere/7024/

    Alors, commente Jack Jedwab, “ce qui m’inquiète est que la totalité des groupes de moins de 65 ans se sentent très détachés du Canada”. Jack est, comme chacun le sait, un fédéraliste convaincu. Il a de bonnes raisons d’être inquiet.

    « Les fruits sont murs dans les vergers de mon pays. Ça signifie que l’heure est venue, si t’as compris… » Félix Leclerc

    « On veut changer de gouvernement, changer de direction, changer de pays ! » Pauline Marois, lors de la victoire d’Argenteuil.

  • robert barberis-gervais, 13 décembre 2013 10h31

    Monsieur Gilles Paquin

    Je ne saurais trop vous remercier pour votre synthèse historique et la stratégie que vous proposez aux indépendantistes.

    C’est ma première réaction spontanée. Au niveau plus personnel de collaborateur de la Tribune libre de Vigile, à de très nombreuses reprises, Luc Bertrand a écrit un commentaire pour rejeter mes analyses.

    Je me disais : ce serait trop long de lui répondre. Vous venez de le faire. Mille fois merci.

    Je ne veux pas oh surtout pas me donner une importance que je n’ai pas. Il y a trop d’éteignoirs, on les connaît, pour me remettre à ma place dans l’esprit du "né pour un p’tit pain".

    Mais je crois que Luc Bertrand a écrit : "Repenser le combat pour l’indépendance" parce que j’ai traité "d’idiots utiles" Québec solidaire et Option nationale parce qu’ils ont contribué à ce que le Parti québécois ne soit pas majoritaire le 4 septembre 2013 et parce qu’ils pourraient, par la division du vote, contribuer au retour des libéraux au pouvoir, ce qui est pour moi, politiquement, le mal absolu si on se place du point de vue des intérêts du Québec.

    Prière de lire ou relire : 10 décembre 2103. "Lettre ouverte à Daniel Roy", Voulez-vous un autre gouvernement libéral ? (il fallait mettre un point d’interrogation).

    L’expression "idiot utile" s’applique à des personnes qui servent de fait, bien involontairement, des desseins qui leur échappent et qui contredisent leurs aspirations profondes. Voir Wikipedia pour l’historique de l’expression. Ce serait un contresens total que d’y voir une insulte comme pourrait être porté à le faire un inculte.

    Voter pour QS et On et contribuer à faire élire un gouvernement libéral, c’est être un "idiot utile" ou "une idiote utile". Utile à la fois aux adversaires de l’indépendance et aux adversaires des intérêts collectifs du Québec, comme Etat, et des Québécois, comme citoyens.

    Robert Barberis-Gervais, 13 décembre 2013

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