«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La plus perfide imposture québécoise

Les tricheurs

Ces élites qui veulent rééduquer le peuple à la diversité

Tribune libre de Vigile
mercredi 11 janvier
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L’effondrement du vote libéral lors des dernières « partielles » a donné lieu à une quantité impressionnante d’explications provenant de ceux et celles qui se sont donné la mission de Nous dire comment voter.

Cet effondrement des plus heureux contiendrait ainsi des « renseignements », des « enseignements », des « espoirs », des « avertissements », des « signaux », des « craintes », des « messages », du « cynisme », toute une quantité de leçons que toute une classe de journaleux et de journaleuses s’estiment capables de bien entendre. On peut voir par là que les journaleux et les journaleuses sont appliqués, et qu’ils étudient creux l’âme de l’électorat québécois.

On peut voir ainsi que la nation est bien mélangée. Et, si on est quelque peu mélangé soi-même, cela aide à voir du mélange et de la confusion là où il y en pas. C’est le cas particulier des journaleux du West Island, en particulier les teneurs d’antennes et de micro de « la Maison » de la rue Notre-Dame, qui sont bien mélangés et conséquemment bien désolés, qu’un peuple si peu réceptif que les québécois et les québécoises ne les écoutent pas davantage.

Ils sont bien désolés depuis les « partielles », toute une p’tite gang de commis de la « Maison ». Ils sont désolés, mais cependant ils n’ont pas été « surpris » des résultats. La surprise leur était déjà venue de cet incommensurable et abominable Brexit. Et puis, contre tout bon sens, la surprise s’était continuée avec ce non moins abominable Trump, qui persiste et signe abominablement. Récemment encore, ces abominables italiens ont surpris abominablement eux aussi. Et demain, comptez sur cette France abominable pour les surprendre encore, toute cette classe de commis aux ordres, par cette abominable extrême-droite de cette non moins abominable Marine Le Pen. Chacun sait depuis longtemps à Radio Tralala, combien les peuples sont si surprenants, si populaciers et si imprévisibles.

Mais par ailleurs si abominablement fidèles aussi…

Le West Island, dont Radio-Canada est le fer de lance, se trouve maintenant désolé de l’effondrement de la gang d’effondrés qui Nous gouvernent, mais trouve néanmoins à sourire d’un autre de ces évènements absolument stupéfiants que la Maison n’avait pas vu venir : l’irruption de Rambo en politique.

Il faut bien convenir ici qu’à travers tous ces sourires entendus, provenant de cette élite de merde qui croit devoir rééduquer le peuple québécois « à la diversité », il faut bien voir qu’ils restent ainsi fidèles ce qu’ils ont toujours été : des câlisses de jaunes. Cependant, la Maison elle-même des jaunes de la rue Notre-Dame aurait tort de croire que Nous les trouvons drôles de les voir rire jaune d’un dimanche à l’autre.

Peu importe les clichés, tous propres à inspirer et activer les nuls qu’ils sont invariablement d’une élection et d’un référendum à l’autre, le fait important reste ce remarquable effondrement, celui des rouges parmi Nous, eh oui, parmi Nous… et dont le langage énergique de Rambo témoigne pour Nous tous que c’est très exactement cette énergie que Nous avons encore, soit celle de tous les « sacrer dehors » à la première occasion, et cela précisément avec cette chose précieuse, cette « énergie », dont les jaunes sont précisément privés parce qu’ils sont précisément payés par des rouges.

Mais par ailleurs, et pour autant que les péquisteux sortent un court instant du Déni, cet heureux effondrement des libéraux lors des « partielles », puis le lendemain celui des journaleux de tout le West Island, ce magnifique effondrement montre malgré tout quelque chose qui pourrait faire tiquer et retiquer les péquisteux( et plus encore les référendeux) du P.Q. : lors de la dernière élection générale, on jase là, on jase, mais si Pauline Marois avait fait cette chose proprement inimaginable, mettre son pied à terre, et qu’elle avait engagé son gouvernement à ne pas tenir de référendum advenant qu’elle remporte l’élection, si alors le P.Q. avait été reporté au pouvoir, sait-on jamais, on jase là, sans doute que la gang de ouaouarons à Couillard n’en n’aurait pas mené large ensuite.

Évidemment, on ne peut pas refaire l’histoire, (ou sinon Nous pourrions facilement faire l’Histoire… et remplacer les jaunes de Radio-Canada par des bleus à Radio-Québec.)

C’est donc la p’tite histoire qui continue et qui se répète : tous les partis politiques de la provinche de Québec, tous nos politichiens reprennent donc la posture « historique », soit la plus perfide imposture politique québécoise, qui consiste à ne pas voir, à refuser de voir, à plutôt regarder ailleurs et voir autre chose que l’essentiel, comme par exemple cet éléphant dans le salon : d’abord refuser de voir cette chose élémentaire qu’est la volonté elle-même de la nation lorsqu’elle s’exprime. Ensuite, ce qui est autrement plus gravissime, refuser de voir la réalité elle-même, quand pourtant celle-ci leur saute au visage depuis plus de 50 ans.

Les dernières « partielles » sont immensément révélatrices de ce que tous les partis politiques sont maintenant à la traîne de la Nation.

La volonté de la nation indiquait déjà –faut-il insister ?- qu’elle ne voulait pas entendre parler de référendum depuis longtemps. Pour cela, les péquisteux ont beaucoup tardé, en effet, à se raccorder avec l’électorat. À tel point que le nouveau chef péquiste est maintenant contraint de faire de l’indépendantisme de rattrapage, c’est-à-dire de la convergence.

Cette mythique « Convergence », consistant à jacasser beaucoup pour ne pas avoir à parler de l’essentiel… c’est le rattrapage des « rattrapeux », celui des péquisto- péquisteux et des péquisto-référendeux qui se rattrapent, celui des Cloutier et des Hivon … qui croient pouvoir rattraper quelque chose, quelque part, simplement parce que les journaleux et les journaleuses, eux relayant simplement la nouvelle, font semblant de s’intéresser à la convergence des indépendantistes.

Tant mieux maintenant si la volonté souveraine de la nation s’impose à propos du référendum, se trouvant ainsi à priver les rouges et les jaunes du ballon qui leur a servi d’épouvantail depuis 1976.

Mais la réalité tout court, elle, la dure et implacable réalité, celle que tous les partis politiques s’emploient avec une étonnante unanimité à faire comme si celle-ci n’existait pas, comme si la réalité des fameux « québécois et des québécoises » manquait de pesanteur, cette si singulière « irréalité » ressemble pourtant à ceci : c’est depuis toujours là où le West Island est absent dans les comtés, c’est lorsque Nous sommes entre Nous que la volonté de la nation s’exprime le plus librement.

Hélas, cette forme de liberté conditionnelle de l’électorat du Nous, le P.Q. n’en profite pas. Il s’en méfie même. Il s’est plutôt converti à la propagande de ses ennemis, selon laquelle Nous devrions désirer ce qui serait (paraît-il) inéluctable, à savoir Nous fondre dans la grande diversité canado-américaine, voire mondiale, voire intersidérale.

En ce sens, cette implacable réalité avec laquelle le P.Q. pourrait ( et devrait ?) orienter son discours et son action ( gigantesque, titanesque job de conversion impartie aux péquisteux et aux référendeux, lesquels dominent encore au P.Q. et qui en sont encore à ravaler une minuscule pilule comme cette minuscule mise en retrait du référendum), eh ben, si c’est vrai toute cette prétention grosse comme un paquebot amiral, celle à l’effet que le P.Q. entend se rallier un de ces jours, dans un de ses hypothétiques mandats, se rallier la volonté de la Nation et l’actualiser « dans cet ordre », c’est qu’EN RÉALITÉ MAINTENANT, ICI, maintenant et ici en toute illégitimité et dans le plus grand désordre, la gang à Charest puis maintenant la gang à Couillard, surtout encore la gang à Trudeau, c’est toujours exactement la même gang de ouaouarons et d’effondrés au service du West Island, lui invariablement dressé contre Nous, et dont le pacte de 1867 ne fut jamais que le dernier « pacte » en date destiné à Nous contenir.

Ce détestable West Island, c’est-à-dire simplement certains médias et un certain électorat…Nous bloquent l’Avenir depuis déjà trop longtemps. Maintenant que les effondrés du départ s’effondrent lamentablement, pourquoi le P.Q. tergiverse-t-il encore ? De quoi a-t-il peur, le P.Q.? De quoi ont-ils peur ceux et celles de l’aile parlementaire qui consacrent leurs inestimables personnes et leurs immenses carrières à l’Indépendance ?

Le P.Q. Lisée pourra donc prendre tout son temps. Tôt ou tard, s’il est plus sérieux que le boute-en-train qu’il est devenu, faudra qu’il se rende à cette vérité tout à fait élémentaire : c’est au cœur même de la réalité la plus cruelle et la plus injuste, la réalité la plus dure et la plus contraignante qui Nous est faite depuis bien longtemps, et non pas à partir du rêve le plus désespéré des péquisteux et des référendeux, (encore moins des rattrapeux et des rattrappeuses), c’est au cœur même de la réalité la plus dure que se mène une lutte d’Indépendance.

Oui, M. Lisée, il y a moyen de retourner les micros sans énergie, il y a moyen de les retourner contre eux-mêmes, contre les jaunes et contre les rouges. Et oui, c’est possible de réconcilier toute une nation avec elle-même. Mais pour cela, il serait requis que le P.Q. cesse de puiser dans les manœuvres politiciennes de celui que JFL avait déjà dénoncé comme ayant été un tricheur…

JFL peut bien s’être félicité, au lendemain des « partielles », de ne pas avoir utilisé un ton « clivant », c’est une question de temps avant que le P.Q. ne soit contraint d’y puiser. Il y a pour plaider en faveur de ce détour incontournable une raison très simple, mais redoutable, ignorée (volontairement ?) par les convergeux : l’électorat de Q.S. est ce type d’électorat beaucoup- beaucoup moins accessible au P.Q. que cette immense partie de Nous qui vote rouge, mais qui sait se servir adroitement de la C.A.Q. comme d’un stationnement.

L’interminable entreprise de séduction péquiste auprès de la direction de Q.S. promet seulement de rendre l’électorat qui compte vraiment—cette immense partie de Nous qui a déjà voté Non deux fois—cette quête insignifiante, cette convergence en direction de cet électorat le plus sectaire parmi Nous, promet seulement de rendre plus suspicieux un électorat décisif.

JFL est de loin le plus talentueux de toute la députation indépendantiste. Mais il n’a pas élu chef pour faire la politique de ceux et celles que le parti a écarté lors de la course à la chefferie. Ce serait dommage ensuite qu’il fasse involontairement campagne au profit de la C.A.Q., comme naguère ti-Gilles du Bloc le fit au profit de la vague orange du N.P.D.

Toute une nation ( Nous) encore énergique s’attend depuis très longtemps à ce que ses partis politiques trouvent l’énergie de « dire », d’abord, puis de faire éventuellement ce qu’il y a « à faire ». Dans cet ordre, en effet, et strictement.

La Nation, c’est Nous. Rien à voir avec le West Island… Et Nous sommes prêts. Ce sont les partis politiques à la traîne, les ti-Gilles de toujours et les ti-clins du dimanche, ce sont les jaunes et les rouges qui ne le sont pas, et qui d’ailleurs ne le seront jamais. Ceux-là n’ont rien à voir avec la Cause du P.Q., non plus d’ailleurs qu’avec Nous.

Commentaires

  • Marcel Haché, 14 janvier 00h31

    @ François Lachapelle.

    Je ne souhaite pas une déroute au P.Q. Bien au contraire ! Mais hélas, le P.Q. prend le même chemin que le Bloc à Gilles Duceppe, vous savez celui qui aimait bien se moquer des « Nounous ». Et bien c’est cet électorat énergique des « Nounous » qui a renvoyé le Bloc à ne plus être qu’une minuscule opposition à Ottawa. Le même sort au bout du même chemin attend le P.Q. Lisée à Québec.

    Et Nous avons encore de l’énergie, quoi que vous en pensiez, La vague orange, c’était Nous. Ce ne fut jamais l’électorat hostile du West Island. Lors du printemps érable, c’est Nous encore qui avons marché contre la gang à Charest. Et là non plus l’électorat du West Island n’a pas marché avec Nous.

    Mais…Mais il y a longtemps, quand Camille Laurin avait défendu la langue française et tenu tête à un électorat hostile, toujours le même, toute une nation avait bien compris que c’est elle que Camille Laurin défendait. Le P.Q. était alors imbattable.

    C’est Nous qui avons été divisé par les référendums, cependant que l’électorat qui Nous est hostile s’est fédéré facilement autour d’un exercice dont il faut bien dire qu’il ne convient pas à la situation du Nous.

    Si Nous n’existons pas, l’Indépendance est une farce monumentale. Mais si Nous existons, il faut avoir la force et la lucidité de reconnaître que le West Island existe aussi.

    Si le P.Q. fait semblant que le West Island n’existe pas, toute une nation a raison de voir des tricheurs parmi les indépendantistes.

  • François A. Lachapelle, 12 janvier 18h30

    Marcel Haché, votre jugement envers les partis politiques indépendantistes du PQ et du Bloc québécois est sévère, même stérile.

    Où sont vos stratégies porteuses ?

    Vous écrivez vers la toute fin de votre texte, je cite : «  Toute une nation ( Nous) encore énergique s’attend depuis très longtemps à ce que ses partis politiques trouvent l’énergie de « dire », d’abord, puis de faire éventuellement ce qu’il y a « à faire ».

    Quand je regarde les centaines de milliers de Catalans dans les rues de Barcelone qui appuient leur indépendance de l’Espagne, j’ai de la difficulté à vous suivre lorsque vous parlez du Québec comme " d’une nation encore énergique ".

    Sur le terrain politique du Québec de 2017, où est votre pensée inspirante pour aller chercher des appuis concrets chez la CAQ et chez QS ?

    La tâche d’augmenter les appuis politiques au PQ, tâche qui est la responsabilité maintenant de Jean-François LISÉE est immense. Malheureusement, je trouve que sa stratégie de concessions pour ne pas dire de démissions de JFL n’est la stratégie qui inspire le respect et l’enthousiasme chez les minorités anglos et hallos du Québec.

    Personnellement, je ne connais pas d’autres stratégies que celles de reconnaître l’urgence d’augmenter la vitalité de notre culture et de notre langue et cela doit se faire simultanément dans le milieu de travail ( 25 à 50 employés ), dans les écoles, dans les CÉGEPS et dans nos relations internationales.

    À l’occasion du 150e du Canada, il y a beaucoup à faire avec nos artistes et nos intellectuels. Que leur demandera Jean-François LISÉE pour être des bout-en-train ? Ça prend le charisme combiné des LÉVESQUE-LÉGER père-LAURIN-PARIZEAU et s’adresser aux Québécois qui veulent entendre. La déchéance du français dans la métropole a énormément besoin du renfort des régions. Que fait JFL sur ce sujet ? et bien d’autres questions.

    Si JFL était organisé, mon commentaire générerait une communication du PQ, un contact personnel. Je suis membre, ils ont mes coordonnées. NIET, il se passera rien à l’horizontal du comté Rosemont. On regarde ailleurs dans la mauvaise direction. . .!

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