«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Les professeurs de désespoir

Ces politiciens qui méprisent leur peuple

Tribune libre de Vigile
mardi 1er décembre 2015
945 visites 4 messages

C’est le titre d’un livre où Nancy Huston nous présente de célèbres écrivains, de grands penseurs, de grands esprits, qui se sont donné la noble mission de désespérer l’homme. En lui prouvant qu’au total il est une pourriture qui n’aurait jamais dû exister. Heureusement, cet être ignoble sorti du Néant, est destiné au Néant, et c’est ce qui peut lui arriver de mieux. Disent-ils.

Sans transition inutile, je passe à nos professeurs de désespoir d’ici, à ceux qui se donnent pour mission de désespérer l’homme québécois. Vous voulez des noms ? Elliott-Trudeau, après l’élection où pour la première fois un parti militait pour l’indépendance du Québec, prophétisait : « Les séparatistes, leur chien est mort. » À la veille du deuxième référendum, Chrétien, son fidèle serveur, reprenait, en son joual débridé, fringant et vulgaire, la même prophétie éculée : « Les séparatisses, c’est un chien édenté : hi peuvent pu mordre. » C’est la même prophétie édentée qu’a faite Couillard commentant les résultats de la dernière élection confédérale, en ajoutant que les Québécois, surtout les jeunes, sont « rendus ailleurs » (Où ? Nulle part ? Au Monomotapa ? En Arabie Saoudite ?) Ils ne veulent plus entendre parler de ça, l’indépendance du Québec : ils ont compris que l’avenir du Québec, c’est le Canada, et que pour être un bon Québécois, il faut d’abord être un Canadian. Et il nous promet, Philippe, qu’il entend bien consacrer le meilleur de ses énergies à combattre l’indépendance de son peuple. Monsieur Couillard met en garde les Québécois contre « les démons de l’intolérance ». Son démon, à lui, le stimule à ne pas tolérer la moitié des Québécois qui se veulent d’abord des Québécois.

Et je n’ai pas besoin d’être prophète pour savoir que le fils de Trudeau sera un éteignoir digne de son père. Harper nous a fait don d’une « nation » ... provinciale ; le rêve de Trudeau, et de son ROC est au moins aussi précis : que tout Québécois, comme lui, reste un Canadian-québécois, « rendu ailleurs ». Et pour réaliser son rêve, tous les coups bas lui seront permis, comme ce fut le cas pour son digne père. Just watch him ! Et inutile d’insister pour dire que Couillard sera disponible à plein temps pour l’aider à tenir le gros manche du gros canadian éteignoir.

La Confrérie des éteignoirs, c’est un titre qui leur va comme un gant ou un marteau. Le Club des fossoyeurs leur conviendrait aussi bien. Quand Madrid et Londres veulent éteindre le feu de l’indépendance qui brûle les Catalans et les Écossais, ils font appel à nos éteignoirs en titre et en chef : Jean Chrétien et Stéphane Dion. Elliott-Trudeau, lui, se portait à la défense de la confédération russe en disant que le mouvement polonais de libération Solidarnosc mettait en péril la paix sociale dans cette réussite exemplaire qu’était la Confédération russe.

Ces éteignoirs ne cessent de répéter, avec l’agence nécrologique Crop-Radio-Canada-La Presse et tous les autres mercenaires confédérés, que la souveraineté plafonne, qu’elle agonise comme agonisait Prague et Budapest sous l’occupation et la pression des blindés de la Confédération ursse. Les canadian commandites, ce n’est pas une sale manoeuvre d’hier : c’est l’obsession continuelle de ceux qui sont prêts à tout pour nous éteindre. Et qui disposent de tous les moyens crapuleux pour le faire. À la guerre, comme disait le bras droit de Jean Chrétien, tous les coups sont permis. Quelle guerre ? Celle en Afghanistan, mais surtout la guerre contre 50% des Québécois qui veulent être des Québécois.

Je vois un sapin au flanc de la montagne. De tout son poids, de toute son inertie, la montagne cherche à le culbuter, à le coucher et à l’enterrer à l’horizontale, from coast to coast. Mais un sapin vivant, ça n’obéit pas au statu quo de l’horizontale. Un sapin vivant, ça pousse à la verticale. Et il suffit d’une chandelle pour annuler la nuit.

Commentaires

  • André Gignac, 4 décembre 2015 15h03

    À qui de droit

    Erratum ! Erratum !

    Qui représentENT cette finance... au lieu de qui représente cette finance... Merci !

    André Gignac 4/12/15

  • André Gignac, 4 décembre 2015 12h24

    Monsieur Beaupré

    Les Chrétien, P.E. Trudeau, Dion, Lalonde, Marchand, Pelletier etc..., n’étaient que des politiciens vendus, des politiciens de service de la finance de Bay Street de Toronto et des partis fédéralistes qui représente cette finance à Ottawa tout comme ceux du "quebec liberal party du west island" ici même à Québec.

    Tous les peuples dans le monde qui ont voulu sortir du joug de leurs colonisateurs pour s’affranchir, pour casser leurs chaînes et se prendre en main en se donnant un pays, ont passé par là. Le fait d’en prendre conscience, c’est un grand pas en avant, ne trouvez-vous pas ? Nous nous rapprochons de la liberté, continuons le combat !

    André Gignac 4/12/15

  • François A. Lachapelle, 2 décembre 2015 09h44

    Si le Canada était un pays "honnête et épanoui" autant que la publicité le dit, les Couillard-Coderre-Trudeau auraient-ils besoin de faire autant de manoeuvre de sabotage envers les indépendantistes du Québec ?

    Pourquoi sont-ils incapables de "vivre et laisser vivre" ?

    Le Canada sonne faux autant que les États-Unis : ces deux pays parlent de démocratie et de libertés mais en même temps, torpillent la démocratie et les libertés de leurs citoyens. Couillard est capable d’être démagogue autant que Trump surtout lorsqu’il parle d’austérité. Le nouveau ministre de l’éducation François Blais est aussi un paragon de contradiction.

    La Constitution de Trudeau-1982 est une prison pour le Québec du seul fait que cette loi constitutionnelle par son géniteur ait été voulue pour combattre le droit du Québec à la sécession et que cette loi soit inamendable.

    S’il ne faut pas briser le Canada, ce pays alors est un pot de porcelaine fragile : s’il se brise en l’échappant, il sera presque irréparable : " pauvre Canada ! ".

  • Michel Charlebois, 1er décembre 2015 14h57

    Il est ironique et même dramatique que ce soient des francophones du Québec, d’abord Pierre Trudeau puis Jean Chrétien et Stéphane Dion, qui aient convaincu les anglophones de la justesse de leur vision d’une seule nation au Canada. • Baum, Gregory

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