«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

L’esprit de caste se développe au détriment de la démocratie

Les nouveaux monarques

En apprenant le comportement de Denis Coderre intimidant la policière qui lui remettait une contravention, il m’est revenu en mémoire les propos de mes amis européens qui assimilaient Emmanuel Macron à un monarque. Pas encore roi au moment de son interpellation, le futur maire de Montréal se comportait déjà en souverain invulnérable pour tenter d’en tirer un avantage indu.

Les opportunistes

Bernard Accoyer, secrétaire général du Parti républicain, réagissait à la nomination d’Édouard Phillippe comme premier ministre en blâmant quelques collègues de sa famille politique d’être plus préoccupés de leur avancement personnel plutôt que de porter un projet pour le progrès de la France. Celui-ci avait-il déjà oublié le candidat de son parti, François Fillon, qui illustrait l’égoïsme politique dans sa forme la plus crue ?

Le Québec a aussi sa part de laquais qui changent de camp et de convictions au gré des occasions de faire progresser leur propre plan de carrière. Le clientélisme électoral développé par les partis ajoute à l’aplatissement des idées et reflète surtout l‘appétit du pouvoir, laissant loin derrière la volonté de servir les citoyens.

Histoires connues

Bien que nous voudrions naïvement croire à un véritable changement politique pour la France et tout l’Occident, l’histoire tend à nous démontrer qu’elle se répète. Les agitations à gauche et à droite pour s’asseoir dans une limousine de ministre révèlent les penchants d’une classe politique devenue la noblesse des temps modernes.

Justin Trudeau trouvait normal de monnayer ses rencontres avec des gens d’affaires. Philippe Couillard se vautre dans le légalisme pour soustraire certains documents de l’examen de l’UPAC. Le maire Coderre tourne les coins ronds pour échapper à des contraventions insignifiantes. Donald Trump confond la gouvernance de ses intérêts avec ceux du peuple américain. Ces politiciens prétendument soucieux de la classe moyenne l’oublient durant leur règne, trop occupés à soigner leur entourage pour quelques considérations futures.

 


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