«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Les moyens justifient la fin

La nature de la souveraineté du Québec sera le reflet direct des moyens utilisés pour y arriver

Tribune libre de Vigile
samedi 6 septembre 2008
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Alors que je cherchais à comprendre certains obstacles à la réalisation de la souveraineté du Québec, j’ai constaté la chose suivante : beaucoup d’entre nous souverainistes supposons dans notre dialogue l’impossibilité du désaccord. Nous sommes d’accord sur le fond, c’est-à-dire la souveraineté du Québec, mais nous argumentons des fois vainement sur des points techniques et bloquons ainsi volontairement notre action politique à cause de la persistance de quelques différences idéologiques. C’est comme si on se disait que la souveraineté ne pourrait se réaliser que le jour où les Québécois se seraient mis d’accord sur TOUT. C’est comme si la souveraineté serait la solution finale et définitive à tous nos débats, toutes nos contradictions et toutes nos différences.
Ce n’est pas le pays que je veux. Je crois au contraire que la diversité de personnalités et d’opinions ne peut qu’enrichir notre société et le monde en général. Mettons donc fin à nos attaques idéologiques personnelles, continuons à défendre nos modèles respectifs, et reconnaissons que même une fois la souveraineté obtenue, les débats continueront !

La souveraineté, c’est maintenant !

La souveraineté, c’est maintenant. Qu’est-ce que ça veut dire ? Si je répète le titre de mon article « les moyens justifient la fin », cela sera peut-être plus clair. De ce fait, la nature de la souveraineté du Québec sera le reflet direct des moyens utilisés pour y arriver.
Par exemple, si nous arrivons à la souveraineté par un simple référendum qui nous aura été cueilli, cuisiné et servi par la classe politique dirigeante, alors nous aurons une souveraineté dans laquelle nous aurons une fois de plus délégué nos responsabilités et pouvoirs de décision à une entité supérieure.
Si nous accédons à la souveraineté par une révolution violente et un coup d’état militaire, alors nous nous retrouvons dans une tyrannie où la voix du plus fort dictera notre vie.
C’est pourquoi la manière d’arriver à la souveraineté est encore plus importante que la souveraineté elle-même : les moyens justifient la fin.

Notre souveraineté

Ma préférence personnelle est d’avoir une double souveraineté, non seulement étatique mais également individuelle. Une dictature peut jouir d’une souveraineté étatique, mais elle réduit à néant la souveraineté individuelle. Je crois donc que le meilleur combat pour la souveraineté devrait être autant pour le Québec comme état, que pour chacun de nous en tant qu’individus.
Pourquoi me donne-t-on une contravention pour avoir fait un « excès de vitesse » ? Quel délit ai-je commis ? Aucun ! On me punit avant même d’avoir fait quoique ce soit. Je suis coupable avant même d’avoir fait du mal, je suis coupable parce que j’allais « à un moment hasardeux du futur tuer quelqu’un ou endommager une propriété ».
Ou bien, de quel droit est-ce que l’état peut empêcher quelqu’un de fumer du pot tout en l’autorisant à fumer la cigarette et boire de l’alcool ? Par quelle autorité est-ce que quiconque peut m’empêcher de me faire du mal ou du bien ? Qui sait et juge de ce qui est bien ou mal pour moi autre que moi-même ? De quoi est-ce que l’état se mêle ?! Protège-t-il vraiment le bien commun et l’ordre public ou cherche-t-il des prétextes de nous soutirer de l’argent ?
La souveraineté devra nécessairement dire aussi selon moi le contrôle de notre monnaie. Sans souveraineté économique et financière, nous n’aurons pas de souveraineté politique.
Je vois la souveraineté du Québec comme un parallèle nécessaire d’une souveraineté individuelle : le grand s’harmonisant avec le petit. Affirmer que je veux la souveraineté du Québec, c’est aussi affirmer que je veux ma souveraineté individuelle. Dans ce sens, il n’est pas question d’installer une dictature ni de garder le système politique actuel qui nous traite comme des êtres primitifs, arriérés, enfantins, égocentriques, irresponsables, dangereux, ignorants, etc. qui doivent à tout prix être contrôlés par des règlements de plus en plus restrictifs.
Nous nous devrons donc de proposer des nouveaux modèles démocratiques, législatifs, juridiques, économiques, monétaires pour garantir la souveraineté de l’état québécois au point de vue mondial, et notre souveraineté à tous au niveau national.

Notre outil de ralliement souverainiste : les ÉGIQ

Pour éviter de prendre les armes, et éviter de nous faire imposer toute souveraineté par une élite politique quelconque, notre meilleur moyen d’action politique reste selon moi les ÉGIQ.
Je vous annonce donc officiellement que le blog des ÉGIQ a été mis sur pied :
http://egiq.wordpress.com
Soyez indulgents je vous prie car il n’en est encore qu’à l’état embryonnaire, mais à l’image des ÉGIQ, je ne compte pas tout faire moi-même, alors je vous invite à y mettre votre grain de sel. Notamment, nous avons besoin d’au moins un représentant par circonscription électorale, d’un accès à une salle par circonscription, d’un infographiste pour faire un logo des ÉGIQ et pour préparer des tracts et affiches à diffuser autour de nous. Aidez-nous, aidez-vous à prendre les moyens de la souveraineté dans nos mains ! Et n’oublions pas : en contrôlant les moyens d’arriver à la souveraineté, on contrôle automatiquement sa réalisation et son aboutissement.

Commentaires

  • Mathieu Gauthier-Pilote, 10 septembre 2008 11h04

    Je serais d’accord pour dire que les citoyens doivent contrôler la marche vers la souveraineté et en effet je crois aussi que la façon de réaliser l’indépendance déterminera grandement la forme de gouvernement avec laquelle nous aboutirons.

    Mais était-il nécessaire d’ajouter des propos aussi irréfléchis (et inutiles au propos central) que ceux concernant les contraventions au code de la sécurité routière ? Tu as écris :

    « Je crois donc que le meilleur combat pour la souveraineté devrait être autant pour le Québec comme état, que pour chacun de nous en tant qu’individus. Pourquoi me donne-t-on une contravention pour avoir fait un « excès de vitesse » ? Quel délit ai-je commis ? Aucun ! On me punit avant même d’avoir fait quoique ce soit. Je suis coupable avant même d’avoir fait du mal, je suis coupable parce que j’allais « à un moment hasardeux du futur tuer quelqu’un ou endommager une propriété ». »

    D’abord, un excès de vitesse est une infraction au Code de la sécurité routière du Québec, article 328 (si j’ai bien lu).

    C’est une infraction à une règle de sécurité. Toutes les règles de sécurité s’appliquent évidemment en vue de prévenir les risques d’accidents. Tu as écris : « On me punit avant même d’avoir fait quoique ce soit ». C’est faux. On te punis car tu as enfreins le code de la route. Si en plus d’être assez tata pour jouer les Jacques Villeneuve dans une zone de 100 Km/h, une personne a bu et tue quelqu’un d’autre sur la route, elle sera punie pour ce crime en plus.

    Le droit à la vie, le premier des droits de l’homme, doit nécessairement l’emporter sur la liberté individuelle de « rouler vite si l’on veut ». Un désir enfantin, une passion sportive, un trip d’adrénaline, etc., seraient aussi important que la sécurité des personnes ? Non, l’individu ne peut être autorisé à rouler trop vite sur les routes publiques si ça lui chante car cette action individuelle menace la vie des autres personnes en plus de la sienne.

    S’il est bien un devoir de l’État civil, c’est de veiller à la sécurité des personnes humaines lorsqu’il est en son pouvoir de le faire.

  • ouhgo, 8 septembre 2008 11h07

    D’entrée de jeu, permettez-moi de différer d’opinion lorsque vous dites dans "Les moyens justifient la fin " (expliquent la fin, peut-être ?) :

    "Pourquoi me donne-t-on une contravention pour avoir fait un « excès de vitesse » ? Quel délit ai-je commis ? Aucun ! On me punit avant même d’avoir fait quoique ce soit. Je suis coupable avant même d’avoir fait du mal, je suis coupable parce que j’allais « à un moment hasardeux du futur tuer quelqu’un ou endommager une propriété ». Ou bien, de quel droit est-ce que l’état peut empêcher quelqu’un de fumer du pot tout en l’autorisant à fumer la cigarette et boire de l’alcool ? Par quelle autorité est-ce que quiconque peut m’empêcher de me faire du mal ou du bien ? Qui sait et juge de ce qui est bien ou mal pour moi autre que moi-même ? De quoi est-ce que l’état se mêle ?! Protège-t-il vraiment le bien commun et l’ordre public ou cherche-t-il des prétextes de nous soutirer de l’argent ? … il n’est pas question d’installer une dictature ni de garder le système politique actuel qui nous traite comme des êtres primitifs, arriérés, enfantins, égocentriques, irresponsables, dangereux, ignorants, etc. qui doivent à tout prix être contrôlés par des règlements de plus en plus restrictifs. "

    Il y a là beaucoup de truismes comme le populo aime les lire au comptoir du Qwick le matin…

    Les règles de la circulation, de consommation d’alcool et pot, bref, les règlements en général, dans une société civilisée, c’est pour protéger la multitude contre la bêtise undividuelle. Ma souveraineté personnelle ne peut passer outre la prudence envers les autres souverainetés individuelles qui ne veulent pas recevoir "mon char" dans la face parce que j’haïs les feux rouges…

    La route sera longue vers la mobilisation d’un peuple encore bien nourri... et individualiste !

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