«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Ce sont ses alliés qui vont être déçus

Les minorités peu visibles dans la fonction publique québécoise

vendredi 24 mars

Le gouvernement de Philippe Couillard confirme, et il fournit ses propres chiffres : moins de 3 % des personnes qu’il a nommées à la fonction publique depuis son arrivée au pouvoir sont issues des minorités visibles.
 

En matinée vendredi, Québec solidaire (QS) a révélé son décompte des nominations faites par les libéraux depuis leur arrivée au pouvoir, en avril 2014. QS a calculé que 46 des 1496 personnes nommées à des postes au sein de la fonction publique sont considérées comme faisant partie de minorités visibles. C’est l’équivalent de 3,07 % des nominations.

 

Appelé à réagir, le conseil exécutif a envoyé ses propres chiffres au Devoir. Selon ses calculs, ce sont plutôt 45 nominations sur un total de 1819 qui ont concerné des personnes issues des minorités visibles. En pourcentage, cela correspond à 2,47 % des nominations. C’est moins que ce qu’avait calculé QS. 

Sur 1496 nominations en avril 2014 jusqu’au 31 janvier 2017,
46
concernent des minorités visibles, 7 des autochtones.

 

En date du 31 janvier 2017, il y avait 2,73 % des titulaires en poste qui étaient issus des minorités visibles. Par rapport à avril 2014, cela constitue une hausse d’environ 1 %.

Ce n’est pas suffisant, estiment les partis d’opposition. « Le gouvernement libéral a donc nommé 3,07 % de personnes issues des minorités visibles, alors que cette population représente 11 % de la société québécoise », a déploré QS.

Entre le 14 avril 2014 et le 31 janvier 2017, 18 autochtones ont obtenu des nominations dans la fonction publique, la plupart (16) étant pour des emplois à temps partiel. De quoi faire passer la proportion de nominations de personnes racisées et autochtones à 4,05 %.

« Ces données sont disproportionnées et démontrent clairement que le processus de nomination au conseil exécutif traduit un racisme systémique à même l’État. Le premier ministre doit cesser de se draper de vertu et doit montrer l’exemple concrètement », a déclaré l’élu solidaire Amir Khadir.

 

> Lire la suite de l’article sur Le Devoir


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