«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Une autre étape dans la démolition du modèle québécois

L’avenir des Caisses Desjardins

Les manoeuvres sournoises d’Ottawa

Certains rêvent à « la vie en rose », d’autres à « la vie en banque »

Editorial de Vigile
jeudi 7 mai 2015
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AVERTISSEMENT !

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http://vigile.quebec/Les-manoeuvres-sournoises-d-Ottawa

Alors que le Journal de Montréal vient tout juste de terminer une série d’articles sur l’avenir des Caisses Desjardins au Québec en donnant la parole à Claude Béland, un ancien président du Mouvement Desjardins auquel il a consacré une bonne partie de sa vie, pour lui permettre d’exprimer sa déception de voir celui-ci renier ses racines et sa mission d’origine, Le Devoir nous apprenait hier que, dans le cadre d’une intervention devant la Chambre de Commerce de Montréal, la sous-gouverneure de la Banque du Canada, Carolyn Wilkins, est venue annoncer l’intention de son institution « d’étendre ses mécanismes d’aide d’urgence aux Caisses populaires ».

Comme ces dernières sont de compétence provinciale et échappent en principe à l’autorité fédérale, un Québécois mal informé serait tenté de s’exclamer « Comme c’est gentil ! Quelle générosité ! Quelle grandeur d’âme ! », et vous devinez bien, à mon ton ironique, que c’est exactement le contraire et qu’il ne faut aucunement voir en ce geste une manifestation du fédéralisme « rentable ».

Ce qu’il faut plutôt y voir, c’est une autre tentative du fédéral d’assujettir à sa compétence un important levier économique du Québec pour consolider son emprise sur l’économie canadienne et s’assurer qu’elle profite en premier lieu à ses alliés, à ses conditions.

J’ai déjà expliqué dans deux articles parus initialement sur Vigile il y a quelques années, Les visées du fédéral et de l’Empire Desmarais sur le Mouvement Desjardins et la Suite ont été remis en ligne ces jours derniers, dans la foulée des articles du Journal de Montréal et des commentaires de Claude Béland, comment le gouvernement Harper avait subrepticement adopté une loi qui permettait à des caisses d’épargne et de crédit comme les Caisses Desjardins de s’adresser au gouvernement fédéral pour se voir attribuer du jour au lendemain une charte de banque et passer à ce titre sous le contrôle du gouvernement fédéral, sans que le gouvernement québécois n’ait le moindre mot à dire.

Sur la foi de témoignages irréfutables, j’ai également précisé aux lecteurs de Vigile que l’actuelle présidente du Mouvement Desjardins, Monique Leroux, avait menacé l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) dont il relève en vertu des lois du Québec, de se prévaloir de la loi fédérale et de demander une charte de banque si l’AMF cherchait à lui mettre des bâtons dans les roues dans ses projets de développement.

En effet, Monique Leroux et la nouvelle cohorte de dirigeants de Desjardins qui ont pris la place de ceux qu’a cotoyés Claude Béland n’aspirent qu’à obtenir le statut de banque fédérale qui leur permettrait d’échapper au contrôle de Québec et partir littéralement avec la Caisse. Ce ne serait d’ailleurs pas un précédent au Canada ni au Québec.

Jusqu’ici, conscients malgré tout du tollé que pourrait susciter leur décision, ils se sont limités à créer en catimini à l’interne les conditions qui leur permettraient de concrétiser leur dessein, et à envoyer à l’externe des signaux de leur disposition à agir en ce sens si les conditions d’un fait accompli étaient réunies.

Or ces conditions sont désormais sur le point de l’être avec l’annonce de la sous-gouverneure de la Banque du Canada. Il faut en effet savoir que le gouvernement Harper a adopté à la sauvette, en 2013, dans le cadre d’un de ses projets de loi « mammouth », des modifications à la Loi des banques qui permettent à celles-ci de se recapitaliser à même les dépôts de leurs déposants en cas de crise financière systémique.

Ayant d’abord découvert cette information sur un site américain spécialisé (ZeroHedge), j’ai retracé l’information sur un site du gouvernement fédéral et je me suis empressé de rédiger un article pour les lecteurs de Vigile intitulé Les banques veulent votre bien – Le gouvernement fédéral s’apprête à le leur donner – Elles vont pouvoir piger dans votre compte sans votre permission.*

En voici un extrait :

Lors du dépôt du budget fédéral il y a une dizaine de jours, le ministre des Finances Flaherty a déposé simultanément un document intitulé « Plan d’action économique 2013 ». Vous en trouverez les morceaux éparpillés à cette adresse.

Bien cachée complètement au bas du Chapitre 3.2 dont le titre « Aider les fabricants et les entreprises à prospérer dans l’économie mondiale » est sans rapport avec le sujet traité, se trouve une section intitulée :

Instaurer un cadre de gestion des risques pour les banques nationales d’importance systémique

Le Plan d’action économique de 2013 instaurera un cadre exhaustif de gestion des risques pour les banques canadiennes d’importance systémique.

Les grandes banques canadiennes sont une source de vigueur pour l’économie du pays. Elles connaissent de plus en plus de succès sur les marchés internationaux et créent des emplois au pays.

Le gouvernement reconnaît aussi qu’il faut gérer les risques associés aux banques d’importance systémique – celles dont les difficultés ou la faillite pourraient perturber le système financier et, partant, nuire à l’économie. Cela exige une supervision prudentielle solide, de même qu’un ensemble robuste d’options permettant la résolution de ces institutions sans faire appel à l’argent des contribuables dans le cas peu probable où l’une d’elles ne serait plus viable. [Mes caractères gras]

Le gouvernement compte mettre en place un cadre exhaustif de gestion des risques pour les banques canadiennes d’importance systémique. Ce cadre s’harmonisera avec les réformes instaurées par d’autres pays et les principales normes internationales, comme les Caractéristiques essentielles de systèmes performants de résolution pour les établissements financiers (Key Attributes of Effective Resolution Regimes for Financial Institutions) du Conseil de stabilité financière, et fonctionnera en parallèle avec le régime canadien des fonds propres réglementaires déjà en place. Le cadre de gestion des risques comprendra les éléments suivants :

• Les banques d’importance systémique seront assujetties aux normes de fonds propres plus élevées que déterminera le surintendant des institutions financières.

Le gouvernement propose d’établir un régime de recapitalisation interne pour les banques d’importance systémique. Ce régime sera conçu de manière que, dans le cas peu probable où une banque d’importance systémique épuiserait ses fonds propres, elle pourra être recapitalisée et redevenir viable grâce à la conversion très rapide de certains de ses passifs en fonds propres réglementaires. Cette mesure réduira les risques pour les contribuables. Le gouvernement consultera les intervenants sur la meilleure façon d’instaurer un régime de recapitalisation interne au Canada. Le calendrier de mise en œuvre assurera une transition en douceur pour les institutions touchées, les investisseurs et les autres participants au marché. [Mes caractères gras]

• Les banques d’importance systémique demeureront assujetties aux exigences existantes sur la gestion des risques, y compris une surveillance plus étroite et l’obligation de préparer des plans de reprise des activités et de résolution. Ce cadre de gestion des risques limitera l’avantage injuste dont profiteraient les banques canadiennes d’importance systémique du fait que les investisseurs et les autres participants au marché croiraient, à tort, que ces institutions sont trop grandes pour faire faillite.

Dans un langage tout ce qui a de plus aseptisé, le gouvernement fédéral explique le plus banalement du monde que dans le cas où une banque d’importance systémique comme l’une des cinq grandes banques canadiennes (RBC, TD, CIBC, BMO, ou Scotia et dans certaines circonstances possiblement aussi la BN et certaines autres banques régionales importantes), épuiserait ses fonds propres, elle pourrait être recapitalisée et redevenir viable grâce à la conversion très rapide de certains de ses passifs en fonds propres réglementaires, dans le but de réduire les risques pour les contribuables.

Cela veut tout simplement dire que les dépôts de ses déposants (passifs pour elle) pourraient être convertis (quel euphémisme !) en fonds propres de la banque, sans le consentement des intéressés, pour éviter que le gouvernement ne soit lui-même obligé de la recapitaliser. Il s’agit d’une expropriation, d’une confiscation des dépôts, d’un vol au sens du code criminel (aller au-delà de l’intérêt spécifique qu’on a dans la chose), en toute légalité. On croit rêver !

Le gouvernement canadien n’est pas le seul à s’être doté d’une telle législation. Tous les pays du G20 réunis en sommet à Brisbane en novembre dernier ont convenu d’une approche commune à cet égard et l’ont soit déjà fait ou s’apprêtent à le faire. Il faut bien comprendre que l’adoption de telles mesures répond à l’apparition dans le système financier international de risques qui en justifient la nécessité. La sévérité du remède ne fait que refléter la gravité de la situation.

Ces mesures ont toutefois comme résultat de créer un risque de conflit entre les intérêts de toute institution financière d’envergure systémique qui recueille des dépôts et ceux de ses déposants advenant l’apparition de conditions autorisant l’institution à se recapitaliser à même les fonds des déposants en application de la Loi des banques.

Les lois québécoises gouvernant les caisses populaires ne contenant aucune disposition au même effet, leurs déposants pourraient se croire à l’abri du risque de confiscation de leur épargne, mais il suffirait que leur caisse se soit dotée à leur insu de règlements opaques et élastiques lui permettant de modifier son statut sans les consulter pour qu’ils se retrouvent Gros-Jean comme devant.

Par ailleurs, l’absence dans la législation québécoise de mesures comparables à celle de la Loi fédérale sur les banques a pour effet de créer des conditions de concurrence différentes pour les caisses qui pourraient être perçues par leurs dirigeants comme un handicap à leur croissance, ce qui aurait pour effet là encore d’opposer les intérêts de l’institution et de ses dirigeants à ceux de ses déposants.

Dans une caisse populaire constituée sur le modèle coopératif, il est important de noter que les déposants sont également membres de la coopérative. L’entité est formée donc par des personnes et non l’existence d’un capital-actions. Ce statut devrait normalement éviter toute possibilité de conflit entre les intérêts de l’institution, de ses dirigeants et de ses membres comme ceux qui sont possibles dans une banque dont le capital est détenu par des actionnaires ayant pour seul souci la rentabilité.

Lorsque Claude Béland s’inquiète de voir le Mouvement Desjardins et ses caisses perdre leur âme et abandonner les valeurs du coopératisme dont la première finalité est non pas le profit mais le service des membres, c’est l’apparition de ces conflits d’intérêts divergents et la dérive des valeurs du coopératisme qui en découle qu’il se trouve à mettre en relief et dénoncer.

C’est très grave, et, compte tenu du rôle qu’ont joué les Caisses Desjardins dans le développement du Québec et l’enrichissement des Québécois, il est proprement stupéfiant que cette dérive ait pu se produire sans attirer l’attention des membres, du Gouvernement du Québec dont les lois définissent le statut et encadrent les activités du Mouvement Desjardins et de ses caisses populaires, et des diverses instances québécoises de surveillance qui se sont succédé au fil des ans et à qui le gouvernement a délégué ses pouvoirs.

Sur le plan politique, il est clair que les partis n’ont pas joué leur rôle. S’il n’y a rien à attendre du Parti Libéral sur les plans de la protection et la défense du bien commun (sous la direction de Philippe Couillard il est en fait le maître d’oeuvre et le coordonnateur du plus grand exercice de démolition du modèle québécois auquel il se soit livré), on se serait attendu que le Parti Québécois à Québec et le Bloc Québécois à Ottawa interviennent vigoureusement à la défense du modèle québécois tel qu’il s’incarnait encore dans le Mouvement Desjardins quand Claude Béland présidait à ses destinées.

Le Parti Québécois peut encore intervenir, et doit intervenir, pour empêcher que la dérive en cours au sein du Mouvement Desjardins n’atteigne un point de non-retour et qu’il tombe entre les mains d’intérêts privés bien connus et à leur service.

Le Bloc Québécois avait pour sa part l’obligation de signaler aux Québécois sinon aux Canadiens les tours de passe-passe aux proportions historiques qui permet désormais à une Caisse populaire de d’obtenir une charte de banque à la seule discrétion du gouvernement fédéral, et aux banques de se recapitaliser à même les fonds de leurs déposants sans leur permission. Il ne l’a pas fait lors de l’adoption des lois qui le permettent. Lorsque les Québécois s’en rendront compte, qu’ils soient déposants dans une caisse transformée en banque ou dans une banque traditionnelle, ils seront placés devant le fait accompli.

Il reste quelques mois au Bloc avant l’échéance électorale de l’automne prochain pour démontrer aux Québécois qu’il se soucie de leur intérêt sur un enjeu capital, dans tous les sens du terme, et qu’il dénonce les agissements sournois du gouvernement Harper pour mettre en place à l’insu de tous les Canadiens des mesures permettant aux banques de les déposséder de leur épargne en cas de crise systémique.

Dans la conjoncture financière internationale actuelle, aucun enjeu n’est plus prioritaire que celui-là.


* Cet article a été repris par le site Mondialisation.ca sous le titre Le vol des épargnants par les banques : Chypre, un modèle pour les faillites bancaires au Canada ?

Commentaires

  • Pascal Bietri, 11 juin 2015 19h14

    C’est la démocratie elle-même qui bat de l’aile : une fois au pouvoir les partis en place ft ce qu’ils veulent, et lorsqu’ils voient que leur règnent tire à sa fin, n’ayant rien à perdre, car ayant mené à terme les plus impopulaires politiques, ces larbins se livrent aux pires turpitudes, commandes des oligarques qui justement font de la démocratie une vaste plaisanterie ; celle-ci livrée à la condition de sempiternelle alternance, pour voir après la pseudo gauche étirer sont inéfficacité et passer tranquillement encore d’autre politiques impopulaires tout en nous bulshitant de façon éhontée. Au Québec ont nous barouettes avec ce désire d’indépendance et d’une nation propre, alors nos politiciens probablement muselé par quelconqes obscures serments tacites de soumissions à l’Empire, demeurent toujours aussi distant, vague et déconnecté à souhait du peuple qui, naïvement, leur donnent leur légitimité, dans l’accomplissement plus ou moins habile du scénario qui leur est imposé. Ce qui manque au peuple c’est un rapport de force, comme le dit si bien M. Pomerleau, et toutes les dérives et les abus viennent de ce fait que les big shot de ce monde abusent du fait que plus personnes ne peut plus s’organiser sérieusement, même pacifiquement, et sécuritairement, ce sont des lâches qui utilisent la force contres la majorité désarmée, et bien trop bien civilisée, enfermée dans un système qui écrase ceux qui revendique l’équité, mais laissent s’en tirer les requins qui vollent l’humanité entière. Voilà un cynisme poussé à l’extrème, mais c’est ce qui arrive lorsque l’ont voient trop clair, où pas assé, et qu’un sentiment d’impuissance nous livre à une entière désillusions. Ceci dit, je souhaite ardemment et du plus proffond de mon âme, que ce travail de dénonciation et d’éveil de conciences, dont léquipe de Vigile fait vaillament preuve, porte ses fruits, et amène au soulèvement indispensable de la majorité des québécois, comme cela se doit d’être entre autre de par les révélations de cet article, comme de ces commentaires subséquants les plus pertinent (et amené par certains des plus éloquents intervenants de ce site, bravo !), en retrouvant LA FIÈRTÉ, LA DIGNITÉ, LE DÉSIR D’INDÉPENDANCE, ET L’INDIGNATION À LAQUELLE DOIT SOUSCRIRE TOUTES NATIONS ENCORE DIGNE DE CE NOM. Merci ! P.s. Tabarnak que c’est révoltant !!!!

  • Michèle Clément, 19 mai 2015 23h17

    Bonjour,
    Les tentatives de conversion de la Caisse Desjardins en banque à charte ne datent pas d’hier. Je n’ai pas la date exacte, mais au moment où le mouvement Desjardins acquérait des compagnies d’assurances dont la Standard Life, la haute direction étudiait toutes les options possibles d’arriver à cette fin, dans l’enthousiasme général.
    Je ne crois pas avoir entendu personne du milieu des affaires dire, à l’époque, que ce serait préjudiciable aux épargnants encore moins aux sociétaires.
    Mais c’était dans une autre ère, au pic du développement de notre Québec Inc., avant les crise financières internationales, la légalisation du vol des épargnes du peuple par ses gouvernements ou la substitution des lobbies privés au mécanismes de support à la décision gouvernementales par l’effondrement de la fonction publique baptisé réduction de l’État.
    Vivement qu’il nous arrive quelque chose d’assez violent pour provoquer le réveil collectif auquel j’aspire.

  • Pierre Bourassa, 16 mai 2015 22h39

    5 grandes banques,UBS,JPMorgan,Citigroup, Barclays et Royal Bank of Scotland,s’apprêteraient à plaider coupables pour manipulation des taux d’intérêt et manipulation des marchés de change mondiaux,ce qui leur a permis d’engranger des milliards de dollars au détriment des retraités, des fondations universitaires et les municipalités.
    En parallèle, les conseils juridiques des banques concernées sont également en train de négocier avec le gendarme de la Bourse, la SEC, pour obtenir les exemptions nécessaires au moment de l’annonce de l’accord afin d’éviter une interruption d’activités, a indiqué une source bancaire.

    http://www.24heures.ch/economie/entreprises/scandale-changes-immunite-dubs-menacee/story/29526453

    http://www.infowars.com/five-major-banks-to-plead-guilty-to-rigging-currency-markets/

  • Pierre Bourassa, 11 mai 2015 16h53

    Mettre dans un projet de loi Mammouth une loi dissimulée permettant au gouvernement canadien de renflouer les banques à même l’ épargne des déposants,c’est en soit pire qu’en 29,mais que Monique Leroux soit à la tête de la Coopérative Desjardins et du même coup membre de la Commission Trilatérale, organisation privée qui fut créée en 1973 à l’initiative des principaux dirigeants du groupe Bilderberg
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_Trilat%C3%A9rale
    et du Council on Foreign Relations, parmi lesquels David Rockefeller, Henry Kissinger et Zbigniew Brzezinski,là on nâge en plein délire.
    Et depuis 1974 La Banque du Canada est sous l’emprise du Groupe Bilderberg.
    https://www.youtube.com/watch?v=ufOTIQq6_Ao
    1974 n’est pas une date anodine,c’est à partir de cette année que la Banque du Canada a commencée à emprunter de l’argent aux banques privées,avec intérêts.
    Le cas en cours actuellement débattu par l’avocat Rocco Galati pour restaurer la fonction première de la Banque du Canada qui fut illégalement détournée en 1974 et assujettie à des banquiers privés,et qui avant 74, ne payait pas d’intérêts,
    https://www.youtube.com/watch?v=4x1Fn5yFcF8
    nous laisse présager qu’il n’est peut-être pas étranger au projet de loi mammouth qui veut éviter de nuire aux banques et à leur chaîne de Ponzi géante nous servant actuellement de système économique.
    Si Galati gagne en Cours Suprême,les banques qui produisent de l’argent à partir de rien ne pourront plus charger d’intérêts à la Banque du Canada,mais elles pourront maintenant se tourner vers les épargnants dans une situation qui pourrait s’exprimer de la sorte:Si nous coulons,vous allez couler avec nous .
    Ça joue rough pas à peu près.

  • Estelle Tremblay, 11 mai 2015 13h05

    Quelqu’un peut-il me dire si PKP peut étaler au grand jour les magouilles qui se trament depuis longtemps et les vols à venir qui sont cachés dans les lois mammouth fédérales et provinciales ?
    Est-ce que Vigile peut publier ces sorties de scandales sur Facebook ? J’essaie de diffuser ces informations importantes dans mon entourage mais plusieurs ne veulent rien entendre de la politique. Bientôt, on me fuira comme si j’avais la lèpre.

  • Jean Claude Pomerleau, 10 mai 2015 21h16

    François : « En complément d’information au présent texte il est indispensable d’écouter l’émission "je me souviens" du 7 mai sur radioinfocite.com co animé par MM. Le Hir et Pomerleau. »

    Le lien (à partir de 3 min. 50 sec.)

    http://radioinfocite.com/emission/7-5-2015JMS.mp3

    JCPomerleau

  • Francois, 10 mai 2015 20h41

    En complément d’information au présent texte il est indispensable d’écouter l’émission "je me souviens" du 7 mai sur radioinfocite.com co animé par MM. Le Hir et Pomerleau. L’enjeu est véritablement le contrôle du mouvement Desjardins.Malgré l’affirmation de M. Claude Béland selon laquelle les caisses ne peuvent être vendues mais seulement liquidées, il ne faut pas oublier que presque toutes les mutuelles d’assurance ont été"démutualisées" à la fin des années 90. Est-ce l’objectif poursuivi par le gouvernement fédéral ? L’absence de couverture médiatique et d’intérêt par les partis souverainistes illustrent plus que jamais notre ignorance en matière économique. Il est urgent de s’instruire et d’agir !

  • Richard Le Hir, 10 mai 2015 20h26

    Au cours des deux derniers jours depuis la parution de cet article, j’ai d’abord reçu un commentaire de Claude Béland qui s’est empressé de me répondre, après que je le lui aie envoyé, « Excellent texte ! ».

    J’ai ensuite reçu d’un lecteur un message accompagné de la liste des membres de la Commission Trilatérale, cet organe auto-boursouflé du Nouvel Ordre Mondial, sur laquelle on retrouve les noms de Jean Charest, l’émule judiciaire de Nicolas Sarkozy, Raymond Chrétien, l’ancien ambassadeur du Canada à Washington du temps de son oncle Jean et qui a donné tout son sens à l’expression "népotisme. André Desmarais, et, roulement de tambours, Monique Leroux.

    Sur réception de cette liste, j’ai immédiatement adressé le message suivant à Claude Béland :

    Monsieur Béland, bonjour,

    Un lecteur de mon article m’a fait parvenir la liste des membres de la Commission Trilatérale en date du mois d’avril sur laquelle on découvre le nom de Monique Leroux dans la section réservée aux membres nord-américains. Son nom est surligné en jaune (p.11), avec ceux de Jean Charest, Raymond Chrétien et André Desmarais.

    Monique Leroux, Chair of the Board, President and Chief Executive Officer, Desjardins Group, Montréal

    Vous aurez sûrement remarqué que le Mouvement Desjardins est devenu pour l’occasion le Desjardins Group. Après la dépossession et l’appropriation tranquilles, le reniement et le ralliement honteux !

    Qui se ressemble s’assemble, dit le proverbe, et il est particulièrement intéressant d’examiner en compagnie de qui elle se trouve.

    À vous de me corriger si je me trompe, mais je ne pense pas qu’il existe meilleure illustration de la trahison des valeurs et de la mission du Mouvement Desjardins que la présence du nom de Monique Leroux sur cette liste.

    Vos prédécesseurs doivent se retourner dans leur tombe.

    Richard Le Hir

    Ce matin, estimant qu’il me reatait encore des choses à dire sur le cas de la présidente du « Desjardins Grouo ». j,ai rajouté le commentaire suivant sur ma page Facebook :

    Desjardins - La suite (réglée comme du papier à musique...)

    Nous avons appris hier que Monique Leroux était membre de la Commission Trilatérale, et qu’elle s’y présentait comme

    Monique Leroux, Chair of the Board, President and Chief Executive Officer, Desjardins Group, Montréal

    La prochaine étape pour le Mouvement Desjardins sera-t-elle de passer du Desjardins Group au Gardens Group ?

    Avant de conclure que j’exagère, pensez seulement à tous ces Boisvert, Boileau, Boulanger, Leblanc, Lebrun, Lemaire, Thibault, Tremblay, etc. devenus des Greenwood, Drinkwater (sic),Baker, White, Brown, Mayor, Teebow, Trombly ou même Tamblyn, ailleurs au Canada ou aux « States ».

    C’est le visage concret de l’assimilation, et c’est sur cette voie que nous engagent le Canada de Trudeau et de Harper, comme le Québec de Couillard.

    C’est ça que vous voulez ?

  • Francis Déry, 10 mai 2015 06h57

    Bien sûr, Ottawa peut prétendre agir de concert avec les autres états pour protéger le système. Mais il y a un intérêt plus national pour placer le mouvement Desjardins dans ses filets. L’indépendance ne s’obtiendra pas magiquement par une simple majorité référendaire comme le clame une rhétorique du Parti Québécois, mais devra subir une épreuve de force à l’instar des votes de syndicalisation. Parizeau s’y était préparé en exigeant qu’hydro-québec accumule des devises américaines. Idem pour la Caisse des Dépôts et Placements. Le Mouvement Desjardins devait sûrement être inclus dans une stratégie de rachats des actions d’entreprises à leur plus bas dans le cas d’une chute de la Bourse et de la Monnaie canadienne pour casser le processus d’indépendance. La vertu d’un tel plan est de se réapproprier les avoirs détenus par les fédéralistes en désertion, furent-ils Anglo-saxons, sionistes, mafieux ou collabos.

    Richard Le Hier nous a montré comment la Caisse fut piratée par un spook de Desmarais (HP Rousseau) pour perdre 40% de sa valeur. Et Sabia est un autre spook qui a subi un important briefing dans les bureaux de Power Corp juste après sa nomination. Thierry Vandale et cie ont mené une privatisation partielle en catimini d’Hydro-Québec et une collaboration avec des entreprises d’énergie dont Power Corp ou la fortune des Desmarais ont des intérêts sensibles. Et le nouveau directeur n’a comme compétence que son soutien financier à l’élection du régime Couillard. Il est alors normal de voir les goons d’Ottawa infiltrer le mouvement Desjardins pour le contrôler et le démolir.

  • pierre-yves dubreuil, 9 mai 2015 14h58

    @françois

    Si on prend les informations suivantes dans le discours de monsieur Hellyer :

    1- On ne parle pas de la confrontation actuelle avec la Russie, comme si elle n’existait pas, ou était sans importance...petit détail !

    2-On parle de paix mondiale et de démilitarisation

    Or, ce scénario a du sens seulement si la Russie et la Chine, ou plus largement la« résistance », venait a capituler. Car si les États-Unis et son complexe militaro-industriel en arrivait à la victoire, seul Internet et la télévision pourrait tous nous garder dans le calme, car une seule peuissance en contrôlerait la totalité. En sait a quel point les communications peuvent contrôler les gens !

    On peut ensuite imaginer Obama ou Jeb Bush ou je ne sais trop nous annoncer la découverte de corps d’extra-terrestre, la création d’une initaitive mondiale pour cosntruire des bases spatiales pour aller a leur rencontre, ainsi que l’annonce de la capture de la « Cabale » et la saisit des actifs de tous les bons concitoyens pour repatir « à neuf ».

    Bon....peut-être que je délire un peu, mais dans le contexte où certains hauts dirigeants de ce monde souffre de « suprémacisme », tout est possible !

  • Jean-Jacques Nantel, ing., 9 mai 2015 12h32

    ¨Si vous voyez un banquier se jeter par la fenêtre, sautez derrière lui ; vous pouvez être sûr qu’il y a quelque profit à faire¨.

    Voltaire

    ¨Il y a pire que de braquer une banque ; c’est d’en fonder une !¨

    Bertolt Brecht

  • Pierre Bourassa, 9 mai 2015 10h21

    On en parle également sur le site de Press For Truth de Dan Dicks.Il y a un passage intéressant sur Monique Leroux,sur la main mise sur Desjardins par le Fédéral ainsi qu’une bonne description de la fascisation accélérée du gouvernement qui se prépare à renflouer les banques avec l’argent de ses déposants.
    Bank Of Canada Lays Out Plan For Future Bailouts
    https://www.youtube.com/watch?v=HLsgO5USCwU

  • Francois, 9 mai 2015 00h41

    @M. Dubreuil. Effectivement ce M. Hellyer ratisse plutôt large et il y a de large plan qui laisse perplexe. Ce que je retiens essentiellement c’est la dénonciation du lobby des banques et du complexe militaro-industriel et cela n’est pas fréquent de la part de quelqu’un qui a occupé un poste ministériel. Les citations attribués à d’anciens présidents américains sont terrifiantes si elles sont véridiques. Là où ça se gâte c’est lorsqu’il parle des ovnis, ça discrédite le reste et c’est dommage. Étant moi - même athé, les références au créateur m’irritent également. Mais les complots évoqués sont à prendre au sérieux.

  • Jean Claude Pomerleau, 8 mai 2015 22h49

    Complément d’info :

    Un antécédent établi par Chypre

    (...)

    Au cours de ces 24 derniers mois, le Canada, Chypre, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont mis en place une législation qui pourra leur permettre de geler puis de saisir les actifs bancaires si une nouvelle crise se présentait.

    (...)

    En gardant cela à l’esprit, j’aimerais revenir un instant sur les implications des bail-ins mis en place à Chypre. Le pays nous fournit un antécédent pour ce qui deviendra bientôt un phénomène global.

    (suite)

    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-un-antecedent-etabli-par-chypre.aspx?article=6759308948H11690&redirect=false&contributor=Phoenix+Capital.

    JCPomerleau

  • pierre-yves dubreuil, 8 mai 2015 16h19

    @francois,

    Je me demande commentent interpréter la vidéo de monsieur Hellyer...

    Est-ce un vidéo de propagande où il dit croire et veut nous faire croire aux ovnis et extra-terrestres avec ses « preuves » ou pointe-t-il vers une conspiration ou organisation ou on entretien le mythe que les ovnis existeraient ?

    Donc fait-il parti du « système » ou où non ?

    Ce n’est pas très clair dans ses vidéos ...

    De plus, ce qui est bizarre de ce bonhomme est qu’il se réclame de l’islam et incite les gens acheter 5 millions de copies dans l’Urgence...

  • Jean Claude Pomerleau, 8 mai 2015 14h35

    Le sujet apparaît complexe mais peut se résuumer simplement :

    UN Le Parlement à Ottawa a voté une loi (Budget de 2013), qui permet aux banques de saisir l’argent des déposants (passifs) pour les transformer en fonds consolidés (actifs), dans le cas de crise financière majeur.

    DEUX : La Banque du Canada a pris des dispositions pour inclure les dépôts des caisses populaires du Québec dans la manœuvre (mai 20015).

    Ce qui nous amène à la question : les banques canadiennes sont elles à l’abri d’une crise systémique des institutions financières à l’échelle de la planète. La réponse à cette question est NON. Tous les conditions sont réunis pour l’effondrement du système financier se produise, la seule question qui se pose est QUAND.

    D’où l’autre question : la Banque du Canada peut elle faire face à une telle crise. La réponse est NON.

    Démonstration :

    La Banque du Canada est au bord de la faillite !

    « La banque centrale la plus lamentablement sous-capitalisée en Occident »
    http://vigile.net/La-Banque-du-Canada-est-au-bord-de-64261

    Vigile est le seul média qui a abordé cette question au Québec. Où sont les autres ...

    Et L’opposition ?

    JCPomerleau

  • Francois, 8 mai 2015 14h22

    J’invite tous ceux qui ont lu le texte de M. Le Hir à visionner le vidéo de Paul Hellyer dans le dossier nouvel ordre mondial sur le site de vigile.quebec. M. Hellyer présente son livre "Money Mafia" et on réalise davantage l’importance que revêt le contrôle d’une institution financière. Nos adversaires l’ont compris car ils ont réussi à placer au sommet du mouvement Desjardins une membre de la commission trilatérale ! Au moment où j’écris ces lignes, il y a moins de 1000 visites pour ce texte. Ça en dit long sur le manque d’intérêt des québécois pour les sujets économiques alors que c’est à la base de tout !

  • Claude Richard, 8 mai 2015 13h31

    Il me semble qu’il serait tout indiqué qu’un mouvement de défense des consommateurs ou des épargnants conteste devant les tribunaux la constitutionnalité de cette loi qui permet aux banques de puiser sans vergogne dans les fonds de leurs déposants. Si ça, ce n’est pas un vol, c’est quoi un vol ? Prendre le bien d’autrui sans sa permission a toujours été considéré comme un délit. Que cela vienne du gouvernement fédéral ou des banques n’y change rien : les tribunaux doivent s’en mêler. Ils sont là pour ça, non ?

  • Gaston Carmichael, 8 mai 2015 08h16

    Aujourd’hui, le message politique doit tenir en 140 caractères. Ce sujet est sans doute considéré comme étant trop complexe pour être incorporé à une campagne électorale.

    Imaginez toute la désinformation à laquelle les fédéraleux se livreraient.

    Le PQ est contre les banques,

    Le PQ est communiste,

    Le PQ veut metre la main sur votre argent,

    etc...

    Ça, ça tient en 140 caractères !

  • Jean-Jacques Nantel, ing., 7 mai 2015 17h27

    Premièrement, comme la firme Bloomberg a récemment déclaré que le Mouvement Desjardins était la deuxième banque la plus solide du monde, il est clair que ce dernier n’a absolument pas besoin de la sollicitude du fédéral.

    Deuxièmement, comme le Mouvement Desjardins est le premier employeur privé du Québec, il est clair que sa transformation en banque l’amènerait à faire comme les cinq grandes banques canadiennes et à transférer petit à petit une part croissante de ses activités à Toronto.

    Troisièmement, comme nous connaissons le but recherché par le fédéral et ses valets québécois (soit affaiblir le Québec) et que nous avons Claude Béland de notre côté, nous devrions nous organiser pour que beaucoup de caisses individuelles avertissent la Centrale de Montréal que, si elle se fédéralise, elles s’en détacheront pour se regrouper dans une nouvelle fédération à vocation strictement québécoise. C’est ce que de nombreuses caisses populaires avaient fait dans les années soixante quand il avait été question d’étendre le Mouvement Desjardins à l’ensemble du Canada. Ce n’est pas d’hier, comme chacun sait, que le Canada anglais cherche à faire main basse sur nos sous.

    Quatrièmement, il est clair que la trop longue course à la chefferie du PQ l’empêche de défendre correctement nos intérêts ; entre autres parce qu’une foule d’infiltrés y sont très occupés à dénigrer PKP pour empêcher son élection ou celle, future, du parti.

    Cinquièmement, on ne peut sérieusement critiquer le Bloc Québécois de ne pas défendre les intérêts du Québec quand personne ne réagit au fait qu’en pleine campagne électorale fédérale, les grands media québécois, Radio-Canada et Télé-Métropole en tête, font comme s’il n’existait plus. Pourtant, avec quatre partis en lice au Québec, 40% d’indépendantistes et seulement 2 députés du Bloc, ce serait beaucoup plus facile de faire un immense succès avec le Bloc que le minable échec qu’on est encore une fois en train de se fabriquer nous-mêmes...

    Tout probablement, il sera à jamais impossible de chiffrer les immenses pertes économiques qu’a pu provoquer la minable petite peur de Lucien Bouchard quand, au début de 1996, il a refusé de tenir un référendum et de faire l’indépendance alors qu’il y avait une majorité de ¨oui¨ dans les sondages...

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