«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Penner doit démissionner ! Un comité de vigilance et une enquête publique, ça presse !

Hydro-Québec en crise !

Les loups sont dans la bergerie et ils engraissent à vue d’oeil

Une spoliation tranquille, sournoise et silencieuse en cours depuis vingt ans

Chronique de Richard Le Hir
mercredi 4 mars 2015
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Dans ma chronique précédente consacrée à Hydro-Québec, Un quadruple départ très mystérieux, j’évoque la situation très particulière dans laquelle se trouve l’entreprise du fait de l’enquête de l’UPAC actuellement en cours. J’invite d’ailleurs les lecteurs qui n’en auraient pas encore pris connaissance à le faire, ce qui leur facilitera grandement la compréhension de ce que je m’apprête à révéler.

Dans les jours qui suivent la mise en ligne de mon texte, le journaliste Michel Morin de TVA souligne dans un reportage que, fait sans précédent, quatre sièges au conseil d’administration sont actuellement inoccupés, et que le gouvernement tarde à les remplacer.

Son enquête lui permet également d’apprendre que Michel Plessis-Bélair, un membre du conseil d’administration qui y siégeait depuis 2004, et également vice-président du conseil d’administration de Power Corporation, avait remis sa démission de celui d’Hydro-Québec le 11 novembre dernier, soit très curieusement un jour AVANT que Pierre Karl Péladeau, candidat à la chefferie du PQ et brièvement président du CA d’Hydro-Québec en 2013 et 2014, ne révèle sur sa page Facebook que Plessis-Bélair se trouvait en conflit d’intérêts pendant qu’il y siégeait du fait de l’importance des intérêts du groupe Power dans des entreprises concurrentes d’Hydro-Québec, notamment GDF-Suez et TOTAL .

Alors que Michel Morin avait adressé sa demande d’information au service des communications d’Hydro-Québec et qu’il ne recevait que des réponses partielles à ces questions, c’est du bureau même du nouveau président Michael Penner qu’il allait recevoir la réponse, une façon très inhabituelle de procéder pour quiconque est familier avec la gestion des communications dans une entreprise de l’envergure d’Hydro-Québec.

Michael Penner doit démissionner

Il n’en fallait pas plus pour me mettre la puce à l’oreille. Avec l’aide d’une recherchiste très déterminée, je me suis mis à la recherche d’informations sur Michael Penner, bombardé à la tête du CA d’Hydro-Québec sans autres qualifications que ses états de service au PLQ et son endossement de la candidature de Philippe Couillard à la tête du parti avant son élection comme premier ministre, comme nous l’apprenait The Gazette au moment de sa nomination. Le Canada Jewish News, pour sa part, nous apprenait qu’il était juif en titrant fièrement Hydro-Québec gets its first Jewish chair.

Notre quête nous a permis de trouver des choses très bizarres (comme dans Île-Bizard). Ainsi, on savait déjà que Michael Penner est le chef d’une entreprise dont le nom est Bonneterie Richelieu, que cette entreprise n’est pas cotée en bourse, et que Michael Penner n’a donc aucune expérience de la présidence du conseil d’une grande société comme Hydro-Québec, avec toutes les obligations fiduciaires et de transparence qui vont de pair avec une telle responsabilité, ce qui avait grandement surpris le spécialiste en matière de gouvernance qu’est Yvan Allaire, le président du conseil de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques.

Ce que seuls quelques initiés pouvaient savoir, c’est que Michael Penner n’est pas l’unique actionnaire de Bonneterie Richelieu. En effet, il détient une part majoritaire des actions de l’entreprise par l’entremise d’une société à numéro, 4337581 Canada. Le second actionnaire dans l’entreprise, Anthony Infantino, détient aussi ses actions par l’entremise d’une société à numéro, 9054-6539 Québec Inc. Le registre des entreprises nous apprend qu’il habite une de ses résidences cossues de l’Île-Bizard, comme ont habité ou habitent encore plusieurs personnalités bien connues du monde de la politique et des affaires.

Mais le plus surprenant, c’est de découvrir que la fille d’Anthony Infantino, Tina Infantino, comptable de profession, est présentement à l’emploi d’Hydro-Québec à titre de conseillère en ressources financière et en gestion (analyse de projets capitalisables) après avoir occupé des fonctions de contrôle financier dans des firmes de génie-conseil bien connues, WSP (anciennement GENIVAR) pendant quelques mois en 2014, et, tenez-vous bien, SNC-Lavalin de 2000 à 2011. .

On ne quitte pas un employeur comme SNC-Lavalin avec 11 ans de maison sans qu’il n’y ait une raison majeure. Vu les responsabilités qu’elle y occupait, il y a de bonnes raisons de croire qu’elle s’est trouvée mêlée aux cafouillages qui ont entouré les mésaventures de l’entreprise en Libye et au CUSM. Elle ne serait pas la seule. On se souvient que, dans le même contexte, Michael Novak, le mari de l’actuelle ministre de l’Immigration a dû quitter ses fonctions de vice-président directeur Affaires gouvernementales, autochtones et économiques mondiales chez SNC-Lavalin.

Le profil LinkedIn de Tina Infantino nous apprend même qu’elle a quitté son employeur précédant Hydro-Québec en juillet 2014. Elle est donc entrée au service d’Hydro-Québec directement dans la foulée de la nomination de Michael Penner à la tête du CA d’H-Q. Cette relation étroite entre les personnes dans le temps dégage de tels effluves de favoritisme qu’ils justifieraient sa destitution, tant elles minent la confiance que doivent avoir les Québécois dans sa capacité de s’acquitter de sa responsabilité en matière d’éthique et de gouvernance, la première responsabilité, et la plus importante, de tout président de conseil d’administration. Pour le bien d’Hydro-Québec, il devrait avoir le courage et la décence de démissionner discrètement de lui-même avant que les répercussions de ces révélations ne l’y contraignent sous les feux de la rampe.

Et lorsqu’on creuse encore davantage, on a la surprise découvrir qu’Anthony Infantino. le père de Tina, est encore, ou à tout le moins a été, un acteur important de l’industrie de la construction en étant propriétaire ou actionnaire d’entreprises comme FirstOnSite Restoration L.P (faisant affaires au Québec, sous le nom de Restauration Première Réaction), Rosco Après-Sinistres, ou Construction Miraflore Inc, à Montréal-Nord. « Comme par hasard », on a également découvert qu’un certain James V. Infantino, parent de la même famille, faisait partie de l’Équipe Tremblay – Union Montréal en 2008, et que le nom d’Anthony Infantino figure dans la liste des contributeurs jointe aux états financiers 2012 de l’Équipe Tremblay - Union Montréal.

Vous ne serez évidemment pas surpris d’apprendre que la famille Infantino a développé des rapports étroits avec l’administration Tremblay-Zampino et le PLQ au fil des années à Montréal-Nord, l’ancien fief de Tony Tommassi, ce ministre que le pourtant très tolérant Jean Charest a contraint à démissionner dans un parfum de scandale qui s’est soldé devant les tribunaux par un plaidoyer de culpabilité à des accusations criminelles de fraude à l’encontre du gouvernement.

Fiou ! ... Et nous n’avons fait qu’effleurer la surface ! C’est quand même incroyable les effluves de scandale qui montent à la surface à chaque fois que l’on soulève le couvercle de la mamrmite libérale. On comprend mieux le commentaire du commissaire Robert Lafrenière de l’UPAC à la fin de l’an dernier lorsqu’il annonçait qu’Hydro-Québec serait l’une de ses quatre grandes priorités pour 2015. Ses enquêteurs ont du pain sur la planche !

Évidemment, toutes ces informations soulèvent la question du degré d’indépendance qu’Hydro-Québec doit avoir vis-à-vis non seulement du gouvernement, mais aussi des partis politiques, comme nous l’avait déjà appris le cas de la vice-présidente exécutive Marie-Josée Nadeau, largement couvert dans ma chronique précédente évoquée plus haut. Elles soulèvent aussi encore une fois, dans la foulée immédiate de la démission du ministre Bolduc, la question du jugement de Philippe Couillard dans les personnes qu’il choisit pour leur confier des responsabilités importantes.

Mais tout ce ceci n’est encore que de la bien petite bière.

Une privatisation à la pièce

Bien plus grave encore, il y a toute la question de la privatisation d’Hydro-Québec, amorcée en douce, à la pièce, il y a vingt ans, sous le mandat de Lucien Bouchard pour le compte de son ami Paul Desmarais, avec la nomination d’André Caillé à la tête d’Hydro-Québec. Caillé provient du secteur du gaz où il a fait sa marque pendant dix ans à titre de PDG de Gaz Métropolitain. Pour Hydro, habituée jusque-là à être gérée par des dirigeants issus de l’intérieur, la transition est brutale.

Plusieurs des décisions prises par Caillé pendant son mandat à la tête d’Hydro-Québec auront pour effet de retirer des mandats au personnel de l’Hydro pour en confier la réalisation à des partenaires privés par l’entreprise de sa filiale TM4. Il entraînera aussi Hydro-Québec dans les couteux projets de centrale au gaz qui coûtent cette année seulement 1,2 milliards $ À Hydro. À ce sujet, il est instructif de relire ce communiqué de 2009 de MCN21 qui explique comment les Québécois se sont fait escroquer en toute légalité des milliards de dollars du fait des mauvaises décisions du gouvernement Charest et de ses exécutants chez Hydro-Québec, prises avant tout pour avantager des intérêts proches du pouvoir Libéral.

Ce travail de sape, dur sur le moral des troupes, se poursuivra sous Thierry Vandal, nommé par Jean Charest en 2005. Il prendra également de nouvelles dimensions lorsque ce dernier se verra obligé par le gouvernement de développer une filière éolienne dépourvue de toute logique stratégique ou économique dans le contexte des opérations hydro-électriques d’Hydro-Québec.

Dans la chronique qu’il tient au Journal de Montréal, le professeur de sciences comptables à l’UQAM Léo-Paul Lauzon établissait l’automne dernier à 8 milliards de dollars annuels le montant de « vrais profits » qu’Hydro-Québec pourrait générer en plus pour son actionnaire le gouvernement du Québec, en cessant de faire des cadeaux aux « transnationales milliardaires », de quoi largement équilibrer ses comptes publics annuels, et même dégager d’importants surplus.

Pour perpétuer l’asservissement des Québécois à leurs intérêts, le gouvernement Couillard veut poursuivre dans la même voie, nous imposer l’austérité, et brader en bas du coûtant les surplus d’électricité du Québec à l’Ontario.

Disons les choses très clairement. La privatisation d’Hydro-Québec est à l’agenda du gouvernement Couillard, tout comme elle l’était à celui du gouvernement Charest et aussi du gouvernement Bouchard.

Dès les premiers jours de son mandat, le gouvernement Couillard a confié à deux économistes, Luc Godbout et Claude Montmarquette, le mandat de dresser un portrait des finances publiques. Leur rapport, remis quelques semaines plus tard, très alarmiste, contenait une suggestion qui m’est d’autant plus familière que je l’ai déjà faite il y a 23 ans alors que j’étais président de l’Association des manufacturiers du Québec, soit de privatiser 10 % du capital d’Hydro-Québec et d’affecter le produit de la vente à une combinaison de fins comme la réduction partielle de la dette et l’amélioration des services en éducation et en santé.

À l’époque, les journaux de l’Empire Desmarais avaient accueilli très favorablement cette suggestion, la gratifiant d’un titre en première page de La Presse et d’un éditorial favorable de Michel Audet (ancien sous-ministre de l’Énergie des Richesses naturelles) dans Le Soleil. Ignorant alors tout l’intérêt de l’Empire Desmarais pour une telle privatisation, j’avais été très surpris de cette réaction enthousiaste.

J’allais être encore plus surpris de recevoir chez moi tard le soir, quelques jours plus tard, un appel personnel de Robert Bourassa, alors premier ministre, qui commença d’abord à me féliciter de la créativité dont j’avais fait preuve en élaborant un tel plan, pour ensuite passer plus d’une heure à m’expliquer à quel point sa mise en oeuvre serait une erreur. Il fut si convainquant dans ses explications sur l’importance du rôle moteur d’Hydro-Québec dans le développement du Québec et de son économie que je suis devenu un défenseur acharné de sa mission dans toute son intégralité et son intégrité.

S’il n’était pas indépendantiste, Robert Bourassa se situait dans la lignée du « PLQ artisan de la Révolution tranquille » et il était particulièrement conscient et fier des progrès qu’elle avait permis au Québec et aux Québécois de faire sur le plan économique. L’estime et le respect qu’il avait pour René Lévesque malgré leurs divergences politiques tenaient d’ailleurs largement à l’admiration qu’il éprouvait pour le rôle de ce dernier dans la nationalisation d’Hydro-Québec.

Mais revenons-en maintenant à la réaction du gouvernement Couillard à la suggestion des économistes Godbout et Montmarquette qui estimaient pour leur part que la conjoncture s’y prêtait. Jugeant sans doute la réception un peu fraîche, Couillard s’empressa de temporiser dans un point de presse tenu à l’issue de la première réunion du conseil des ministres après l’élection : « L’idée de privatiser en partie des sociétés d’État n’est « pas à court terme » dans les cartons. « Ce n’est pas quelque chose qu’on va vouloir lancer tout de suite ».

Donc, pas tout de suite. Mais l’idée demeure dans l’air. Un mois plus tard, talonné à ce sujet au Salon Bleu lors de la période de questions par Bernard Drainville, le critique du PQ en matière de ressources naturelles qui veut savoir « quand », le ministre et président du Conseil du Trésor Martin Coiteux répond évasivement « Tout est sur la table », ce qui n’empêche pas Denis Lessard de La Presse de conclure que cela ne se fera pas.

Mais si ce n’était pas à ce moment-là, l’idée n’en demeure toujours pas moins d’une très grande actualité, comme en font preuve l’extrait du dernier ouvrage de Claude Castonguay (mon ancien patron du temps où j’étais vice-président du Groupe La Laurentienne dans les années 1980) publié dans La Presse ces jours derniers Sa suggestion est exactement la même que je faisais en 1992. Faut-il se surprendre que son ouvrage, intitulé « La fin des vaches sacrées », soit publié aux Éditions La Presse ?

Faut-il aussi se surprendre qu’Alain Dubuc, le chroniqueur bien connu de La Presse, s’appuyant sur Claude Castonguay, écrive lui aussi ces jours-ci dans La Presse

« Le Québec dispose d’une seule véritable richesse naturelle. Ce n’est évidemment pas le pétrole. Pas non plus les mines. C’est son hydroélectricité. Le Québec est le quatrième principal producteur d’hydroélectricité au monde après les trois géants que sont la Chine, le Brésil et les États-Unis.

Cette richesse fabuleuse, nous l’utilisons mal. Nous exploitons et consommons notre électricité sur la base d’un modèle mis en place il y a un demi-siècle. Ce modèle, celui de la nationalisation et ensuite du développement massif de notre potentiel, nous a bien servis. Mais il ne tient plus la route. »

Faut-il enfin se surprendre que le gouvernement ait récemment lancé une consultation publique sur sa nouvelle politique énergétique avec l’idée de l’adopter dès l’automne prochain ?

L’affaire des batteries

Une dernière affaire toute récente vient confirmer les pires inquiétudes
Hydro-Québec cède la production de ses batteries d’avant-garde à des entreprises « françaises »

Peu avant Noël, un correspondant me faisait parvenir une information étrange tirée d’une nouvelle parue en France sur le site Usine nouvelle, spécialisé dans l’information sur le développement industriel. Le titre, Le pôle de recherches d’Hydro-Québec créateur d’emplois à Lacq alluma tout de suite ma curiosité. Qu’allait donc faire Hydro-Québec à Lacq, une petite ville des Pyrénées-Atlantiques surtout connue pour avoir été le site d’une importante exploitation de gaz naturel de 1951 à 2013, d’abord sous le contrôle de la pétrolière Elf-Aquitaine, puis de TOTAL après la fusion d’Elf-Aquitaine et de l’ancienne Compagnie Française des Pétroles (CFP), survenue en mars 2000 (pour mémoire, Paul Desmarais père siégeait au conseil d’administration d’Elf-Aquitaine).

J’étais en peine de comprendre la logique de la publication de cette information touchant Hydro-Québec en France alors qu’il n’en avait jamais été question dans aucun média québécois. La lumière s’est faite la semaine dernière avec la publication d’un autre article sur un site plus important cette fois-ci, la Tribune. Je le reproduis ici in extenso tant son contenu est aussi surprenant qu’il est consternant pour tout Québécois soucieux du développement industriel et économique chez nous :

La batterie du futur, capable de supplanter toutes les technologies actuelles sera vraisemblablement produite en Béarn à l’issue d’une aventure humaine de quatre ans entre deux ingénieurs français et le géant de l’énergie Hydro-Québec. Denis Lagourgue, un de ces ingénieurs, raconte.

Ce n’est pas une innovation, c’est potentiellement une révolution. Ce n’est pas la phrase d’attaque du PDG de la firme US "à la pomme" présentant un nouvel outil de communication, mais peut-être le résumé d’une histoire industrielle qui est en train de s’écrire en Béarn, à Pau, plus précisément sur le site de Lacq.

Le géant de l’énergie nord américain, Hydro-Québec et son outil de recherche l’Institut de Recherche Hydro-Québec (IREQ) ont choisi, à l’issue de quatre ans d’instruction du dossier, de s’associer avec une TPE tout juste créée à Lacq, Powertrend Energy Conversion, pour transférer une des innovations de l’Institut Hydro-Québec, dans le but, à terme, de produire des batteries issues d’une technologie révolutionnaire, et ce pour toute l’Europe.

Une technologie qui supplante toutes les autres ?

Une technologie associant phosphate de fer et nano-titanate, capable de donner naissance à des batteries électriques plus petites, plus légères, plus sûres, elles ne chauffent presque pas, capables de stocker 10 fois plus d’énergie que leurs concurrentes de même taille et pouvant supporter 30.000 cycles de rechargements. Soit des performances dix fois supérieures à celles affichées par les batteries les plus perfectionnées du marché. A l’image des batteries Lithium Métal Polymère (LMP), issues, elles aussi, d’un brevet de l’Institut de Recherche Hydro-Québec et de chercheurs texans, et qui font aujourd’hui la fierté de Vincent Bolloré qui les produit en Bretagne et au Canada. Des batteries qui équipent d’ailleurs ses Bluecar.

En clair, cette technologie pourrait bien répondre à la problématique des énergies éoliennes, hydroliennes, photovoltaïques... à savoir la question, non résolue à ce jour, du stockage de masse de l’électricité afin de la rendre disponible quand les besoins l’exigent. "Avec cette techno, dans l’équivalent, en taille, d’un container, ont peut stocker entre 2 et 4 MW. On pourrait en mettre aux pieds des champs d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques et/ou en faire des stations services de rechargements de véhicules électriques" prophétise Denis Lagourgue, l’ingénieur en mécanique franco-canadien porteur du projet.

Hydro-Québec a préféré Pau et Powertrend à la Chine

Le plus étonnant, c’est que ce projet soit porté, en France, par une TPE, Powertrend Energy Conversion, qui à ce jour se limite à deux hommes, l’ingénieur tarbais, pionnier de la mécatronique de puissance, installé à Tarbes, Alain Jullien et donc Denis Lagourgue. "Ma rencontre avec ce génie visionnaire qu’est Alain Jullien a été déterminante dans cette aventure" tient à préciser Denis Lagourgue. "Ensemble, nous avons pu créer, à Tarbes, un consortium réunissant notamment Alstom, Schneider Electric, l’Université de Pau, l’Enit... autour du centre de recherche et une plateforme d’innovations : Primes. Nous avons pu créer une véritable chaîne de valeur autour de l’électronique de puissance, domaine dans lequel la France était absente. Cette expertise, et notre idée commune de créer un campus technologique associant recherche, industrie et formation autour de leur innovation, le tout sur un site unique, ont séduit Hydro-Québec qui nous fait confiance".

De la confiance, il en a fallu puisque le géant canadien a tiré un trait sur une proposition chinoise d’achat de brevet d’une valeur de 1 milliard de dollars pour lui préférer l’offre du français Powertrend... Surtout quand on sait que pour de le déploiement de la "batterie du futur" en Asie, Hydro Québec a cédé son brevet au géant japonais Sony...

Dans le plus grand secret à l’issue de plusieurs visites des décideurs du groupe canadien en France, deux protocoles d’accord ont été signés en décembre 2012, puis en mars 2014, avant la signature finale du 5 juillet dernier. Celle-ci prévoit qu’Hydro Québec transfère sa technologie de rupture à la société Powertrend Energy Conversion... dans laquelle elle prend des parts. "En fait, Hydro-Québec ne procède jamais de cette manière, mais nous lui avons offert 20% du capital de la société", raconte Denis Lagourgue. "A nos côtés et à ceux d’Hydro-Québec, la région Aquitaine, à hauteur de 10%, soit 5 M€ environ et cinq ou six multinationales vont également entrer au capital de Powertrend qui, dans un premier temps se situera entre 40 et 50 M€."

D’ici la fin de l’année, c’est près de Pau, à Lacq, que sortiront de terre les prémices de ce qui devrait devenir un site industriel majeur. Un site de 80 hectares (le site N°5 de Pau-Lacq), désormais réservé, dont la localisation ne doit rien au hasard.

"Chemparc et le Conseil Régional ont su comprendre l’intérêt économique, stratégique, de cette rupture technologique"

"Si nous avions d’abord pensé à Tarbes, parce que nous y étions installés, il est apparu très vite que nous n’aurions pas la place nécessaire pour l’avenir industriel du projet. Lacq s’est imposé très vite grâce aux compétences des décideurs de Chemparc et à la réactivité du Conseil régional et de Thibaut Richebois (Ndr. directeur de la recherche, de l’enseignement supérieur et du transfert de technologie au Conseil régional) qui a su très vite comprendre l’importance de cette rupture technologique et son impact économique potentiel ".

Dans un premier temps, "la phase 1 du projet qui durera jusqu’en 2017 va mobiliser 50 M€ d’investissement et génèrera 150 emplois" assure Denis Lagourgue. Powertrend, qui a loué des bureaux au sein de Chemparc, va d’abord créer, d’ici la fin de l’année, un laboratoire de recherche dédié au stockage de l’énergie. "Le contrat signé avec Hydro-Québec, c’est un contrat de partage de l’intelligence. Dans le cadre de ce projet, un institut de productique et de process va voir le jour à Pau, tout comme la première usine de poudre en nano particules d’Europe... le triptyque labo, industrie et formation est en route. Alain Jullien et moi sommes arrivés là où nous voulions aller. Il n’y a pas de projet de qualité dans le domaine de la recherche et de l’innovation sans l’enseignement et la formation derrière."

La phase 2 du projet, qui doit, à partir de 2017, permettre l’industrialisation de la production de batteries, devrait, elle, mobiliser au moins 400 M€ et générer, à terme, environ 600 emplois supplémentaires. On parle, d’ores et déjà, de la possible création de 16 usines de production de batteries de toutes tailles et usages, dévolues au marché européen, sur le bassin de Lacq. "Mais cette phase-là ne sera pas pilotée par Powertrend. Nous n’aurons jamais la surface financière pour le faire. Nous passerons le relais à un très gros industriel de taille mondiale". Un contact serait déjà très avancé...

Voilà 600 emplois industriels de première qualité que les activités de recherche d’Hydro-Québec vont créer en France plutôt qu’au Québec ! Il n’y a pas de mots assez forts pour qualifier une telle trahison de nos intérêts, et l’on comprend mieux dès lors la discrétion et le silence qui ont entouré toute cette affaire au Québec.

D’autant plus qu’il s’agit d’une technologie particulièrement innovante, « de rupture », donc susceptible de favoriser la création de toute une nouvelle filière industrielle, avec d’importantes retombées additionnelles en termes d’investissement et d’emploi. »
Vous aurez noté que toute cette affaire s’est conclue « dans le plus grand secret.

Pourquoi ? Au bénéfice de qui ? Pour le découvrir, il faut interroger Google sous Chempark (l’anglicisation galopante et snobinarde des Français me tape sur les rognons ! ). On découvre qu’il est exploité par la Société béarnaise de gestion industrielle (SOBEGI) dans laquelle se retrouvent les partenaires suivants : TOTAL, actionnaire à 60 %, et COFELY, une filiale de GDF-Suez présente à Montréal, actionnaire à 40 % .

Vous aurez aussi noté à la toute fin de l’article ces phrases :

« Mais cette phase-là ne sera pas pilotée par Powertrend. Nous n’aurons jamais la surface financière pour le faire. Nous passerons le relais à un très gros industriel de taille mondiale". Un contact serait déjà très avancé... »

Après avoir découvert les noms de TOTAL et de GDF Suez dans le portrait, vous reste-t-il le moindre doute sur l’identité du groupe mondial qui possède la surface financière nécessaire ? Et ça prend une bonne dose d’humour cynique pour rajouter « Le contact serait déjà très avancé. »

L’ouvrage que j’ai consacré à Paul Desmarais père s’intitulait « Desmarais : La Dépossession tranquille ». Avec le recul et la multiplication de nouveaux exemples tous plus culottés les uns que les autres, je me rends compte que j’étais très en deçà de la réalité.

Fidèle à la méthode que j’ai développée pour le bénéfice des lecteurs de Vigile, j’ai voulu démonter le « modus operandi des spoliateurs ».

C’est la photo qui apparaît sur le site de La Tribune (citée plus haut) qui m’a fourni la piste. On y découvre Élie Saheb, le vice-président exécutif – Technologie chez Hydro-Québec, en compagnie d’un représentant français. Et en fouillant sur le site d’Hydro-Québec, on découvre un communiqué qui nous apprend qu’Élie Saheb a reçu la Médaille de l’Académie des technologies en 2011. Ne connaissant pas cet organisme, je me suis rendu sur son site pour obtenir les précisions suivantes :

« Créée sous forme d’Association en 2000, sous la présidence de Pierre Castillon, l’Académie des technologies devient un Établissement public administratif en 2006 et est placée en 2013 sous la protection du Président de la République, rejoignant ainsi ses consoeurs de l’Institut de France dans une reconnaissance de sa mission et de l’intérêt public de son action. »

Bigre ! C’est les grosses ligues !

Revenant au communiqué d’Hydro-Québec sur l’attribution de la médaille à Élie saheb, on y apprend qu’elle lui a été remise par un certain Bruno Revellin-Falcoz, ingénieur civil de l’aéronautique et ancien vice-président délégué général de Dassault aviation.

Tiens donc, un représentant de l’Empire Dassault avec qui la filiale TM4 d’Hydro-Québec avait conclu une entente sur l’exploitation du moteur-roue en 2003 , entente qui allait avorter en 2009 dans des circonstances étranges où l’on apprenait qu’Hydro-Québec avait racheté la part de Dassault dans TM4 pour une somme non divulguée. La part ? Quelle part ? Et combien Hydro-Québec a-t-elle payé pour racheter cette part ?

Ces questions pourraient sembler non pertinentes, mais il faut savoir que Dassault est représenté au conseil d’administration de Power Corporation par Serge Dassault, et qu’au moment où Hydro-Québec rachetait la participation de Dassault dans TM4, Michel Plessis-Bélair, le vice-président du conseil de Power Corporation, siégeait au conseil d’Hydro-Québec. Délicat ! Et tout cela ne serait pas nécessairement scabreux si Dassault n’était pas aussi impliquée dans la fabrication de batteries.

Mais pour en revenir à Élie Saheb, en parcourant le site de l’Académie des technologies, on y retrouve sa notice biographique sur laquelle apparaît une information essentielle, absente du communiqué d’Hydro-Québec sur l’attribution de sa médaille. En effet, Élie Saheb est membre du conseil scientifique d’EDF (Électricité de France), le pendant français d’Hydro-Québec.

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Ce tour d’horizon ne serait pas complet sans la découverte du nom d’Élie Saheb comme signataire de la convention signée entre Hydro-Québec et Petrolia pour l’octroi à Petrolia d’une licence d’utilisation de données sismiques obtenues dans le cadre de son programme pétrolier et gazier d’exploration sur l’Île d’Anticosti.

J’invite ceux d’entre vous qui ignoreraient qui se cache derrière Pétrolia à prendre connaissance des deux articles suivants : Anticosti : les traces de Power Corp sont partout , et L’étrange nouveau partenaire de Pétrolia : Maurel & Prom, ou le « faux-nez » de Total et de l’Empire Desmarais.

Pour qui roule donc Éle Saheb ? À qui vont ses loyautés ? En a-t-il ? .N’a-t-il que des intérêts ? Lesquels ? A-t-il agi de sa propre initiative dans cette affaire ? Sur les directives de quelqu’un ? De qui ? À l’intérieur d’Hydro-Québec ? À l’extérieur ?

Un comité de vigilance et une enquête publique

Après ce très sombre portrait de la situation chez Hydro-Québec, il est évident qu’un solide coup de barre s’impose si les Québécois ne veulent pas perdre cet étrange croisement entre une poule aux oeufs d’or et une vache à lait que constitue Hydro-Québec, et qui excite tant la convoitise de l’Empire Desmarais et de tous ceux qui bavent d’envie devant son potentiel, comme l’Ontario, par exemple.

Vu les dégâts déjà commis, il est devenu urgent de constituer un comité de vigilance qui réunirait tous les groupes intéressés au sort d’ Hydro-Québec en tant que bien collectif des Québécois, et de tenir une enquête publique pour déterminer les responsabilités dans les dérives identifiées plus haut. Hydro–Québec est notre bien collectif le plus précieux. Aucun fiduciaire digne de ce nom, dûment informé des faits, ne saurait tolérer les assauts intéressés dont elle est l’objet depuis trop longtemps sans tout faire en son pouvoir pour y remédier urgemment.

Mon prochain livre
Le travail que je fais sur Vigile depuis 2010 pour documenter les activités de la famille Desmarais et de son partenaire belge Albert Frère a attiré l’attention d’un éditeur européen qui m’a demandé de publier à leur sujet, chez lui, un ouvrage adapté au marché européen et à l’espace francophone mondial.J’ai accepté sa proposition.

L’ouvrage paraîtra d’abord en Europe à la rentrée de septembre prochain, et ensuite au Québec, sans doute pour coïncider avec le Salon du livre de Montréal, à l’automne.

Commentaires

  • Francis Déry, 3 avril 2015 07h54

    « Comme par hasard », on a également découvert qu’un certain James V. Infantino, parent de la même famille, faisait partie de l’Équipe Tremblay – Union Montréal en 2008, et que le nom d’Anthony Infantino figure dans la liste des contributeurs jointe aux états financiers 2012 de l’Équipe Tremblay - Union Montréal.


    Quel lien de parenté ?
    Y a-t-il une référence en ligne ?

    L’ancien fief de Tony Tommassi est à Rivière-des-Prairies. Line Beauchamp occupait Montréal-Nord. Par contre, la conjointe de Tommasi est conseillère pour l’Équipe Tremblay - Union Montréal (Équipe Coderre) à Montréal-Nord.
    Hormis la fraternité italienne, ce n’est pas une association remarquable.

    ERROL TREMBLAY, 2 mars 20h03

    LA VRAI RICHESSE QUE LE QUEBEC CONNAIT C’EST L’ELECTRICITE, POWER CORP CHERCHE DEPUIS LONGTEMPS AVOIR UN FLEURON CANADIEN (CP,AIR CAN),ET PROBABLEMENT BIEN D’AUTRE QUE L’ON NE SAIT PAS .TOUJOURS BLOQUE PAR L’ESTABLISHMENT CANADIEN (PAS UN PUR ANGLAIS).

    Rien à voir. Les WASP ont beaucoup cédé de terrain. Par exemple, Air canada fut offert à Victor Lee, fils de Li Kashing, un grand magnat chinois associé à Power Corporation via le CITIC. L’ancien PDG d’Air Canada fut un WASP de Hong Kong marié à une Chinoise. Air Canada aurait pu être acquis par Gerry Schwartz, le magnat sioniste de Onex associé à la Heseg Foundation.

    Peter Munk, le magnat des mines d’or n’est pas plus un WASP. Bay Street n’est qu’une succursale de la City et ce sont les mignons de Rothschild qui s’y installent. Paul Desmarais Sr fut trop distant de ce clan. Dans PowerCorp, on y retrouve Serge Dassault, mais il ne fait pas partie de cette branche.

    Posséder un fleuron n’est pas intéressant. Ce qui est recherché est une entreprise avec un fort potentiel de croissance ou disposant d’une position stratégique déterminante.

    Dans la bataille du Labrador, Smallwood cédait les richesses minières aux magnats sionistes Rothschild et Oppenheimer de la City sous le couvert de la Brinco pour un plat de lentilles. La Shawinigan Power s’était associé à ce consortium pour développer le potentiel hydro-électrique du fleuve Hamilton (Churchill Falls). C’est à méditer quand les Libéraux nous parlent du Plan Nord.
    Cherchons les sponsors privés du Plan Nord.
    La société Hydro-Québec n’est qu’une pièce d’un puzzle pour bâtir une société pancanadienne sous le joug sioniste de la City pour exporter massivement de l’électricité et de l’eau douce aux États-Unis au point d’y créer une dépendance asservisante.

  • Robert Laurendeau, 27 mars 2015 11h37

    J,ai de plus en plus de difficulte a accepte d’etre QUEBEC/OIS a l’ecole des annees 1965 on disait ;il faut etre riche pour etre quebecois¸ ; j’ai toujours cru que l’hyhdro nous appartenais en tant qu’actionnaire de la dite compagnie.

  • Marie-Michelle Poisson, 20 mars 2015 12h00

    Dans la même veine que le rapport de communication produit par la firme Edelman pour le compte de Transcanada, voici un plan de communication destiné à contrer les velléités de nationalisation des fournisseurs en électricité... Sans doute une lecture édifiante dans l’optique où, ici, nous allons bientôt nous faire bassiner dans le but de nous convaincre qu’il vaut sans doute mieux privatiser... et qu’on nous servira sensiblement les mêmes arguments.

    New public power take overs ; strategic ressources for defeating municipalization
    Defending your share-holder-owned electric company against new municipalization THREATS - a tactical guide

    https://www-static.bouldercolorado.gov/docs/Defeating_Municipalization_Document%281%29-1-201307030932.pdf

    Authors :

    Jonathan Kaufman, Executive vice-president, Solem & associates
    Anne B. Solem, Executive vice-president, Solem & associates

    Solem & Associates is one of California’s most respected independent public relations and public affairs firms. From our office just blocks from San Francisco’s City Hall, we develop targeted communications programs for a range of public relations and public affairs needs. We have executed numerous public relations campaigns and have provided San Francisco Bay Area public relations, California public relations, national public relations, and international public relations services for more than 30 years. We also happen to be San Francisco’s first certified green PR firm.

    In the San Francisco Bay Area and beyond, we have served public affairs and environmental public relations clients in industries as diverse as green tech and clean tech, real estate development, energy and renewable energy, healthcare, engineering, law, transportation, hospitality and major league sports.

    Many of our clients have sought us out specifically for our in-depth knowledge of government relations, legislative advocacy, community outreach, media relations, green PR, crisis communications, reputation management, issues management, public education campaigns, newsmaking, public opinion research and focus group research. We have extensive relationships with San Francisco Bay Area media, as well as California and national media.

    We are proud of the many awards we have won for our work from public relations, public affairs and advertising associations at every level, including two prestigious national Silver Anvil Awards from the Public Relations Society of America. In 2007, O’Dwyers PR Report named us one of the top PR firms in environmental public affairs. We also are proud of our contributions to our community, including becoming a green public relations firm and reducing our carbon footprint as well as considerable pro bono work for many worthwhile activities. However, our ongoing satisfaction at Solem & Associates is in achieving the objectives of our clients with creative and effective public relations campaigns.

    To learn more about our green PR work in the fields of energy, transportation, and real estate development, visit our Making a Difference page. Additionally, more information about our work in media relations, crisis communications, government relations and opinion research can be found on our Services page.

    Serving San Francisco, The Bay Area and California

  • J. Tremblay, 5 mars 2015 22h27

    Merci M. Le Hir pour votre éclairage et vos recherches.

    Ce qui se passe au Québec, c’est criminel. C’est de l’arnaque ni plus ni moins. Que peut-on faire ???

    C’est déprimant de voir comment on se fait voler de la sorte. Il faut un grand coup de barre au Québec. Il faut le faire pour nos enfants et petits-enfants.

    Ces crapules sans scrupules, il faut les mettre à leur place et reprendre le contrôle de nos affaires et ça presse !!!

  • Pierre Bourassa, 5 mars 2015 12h26

    Tout d’abord M. Le Hir et votre équipe de recherchistes,Chapeau ! Quel travail poussé.
    Cependant çà fait mal de lire çà.Comme un couteau qui s’enfonce en moi.
    Et aujourd’hui le 05-03-2015,je ne vois toujours rien dans nos ’’grands médias’’ qui prendrait la relève sur ce mégascandale.
    Si la collusion est interdite aux pétrolières,pourquoi ne le serait-elle pas également aux journalistes ?
    Comme si ces dernières semaines parsemées des gaffes du PLQ,celles-ci incarnaient les colporteurs qui sonnent constamment en avant pendant que les cambrioleurs entrés par en arrière,ont déjà vidé la place.

  • Jean Lespérance, 5 mars 2015 10h29

    Si je comprends bien et corrigez-moi Monsieur Le Hir si j’ai mal saisi l’arnaque, Powertrend Energy Conversion nous donne l’opportunité d’investir 20% dans leur compagnie pour développer le fruit de nos labeurs, de nos recherches à l’IREC. Quelle générosité ! On paye quelqu’un d’autre pour développer quelque chose qu’on peut faire soi-même. Pris les culottes à terre, Couillard se devait d’annoncer un projet commun pour des autobus électriques qui paraît-il rapporterait autant d’emplois ici qu’en France. Plus facile à dire qu’à prouver. La prédation de Power Corporation est imitée en France par une autre Power, soit Powertrend. La sémantique nous en dit long sur le choix des mots. Power et trend, le pouvoir d’induire une tendance, une direction, de forcer le marché. Très facile quand on cède nos droits d’auteur en payant une compagnie étrangère pour développer ce qu’on peut faire soi-même. En somme, on paye pour se faire voler nos droits de propriété intellectuelle. Selon ce que je comprends, nous sommes en face d’un cas de fraude intellectuelle. Rien ne justifie un tel marché. C’est l’inverse qui aurait dû se produire, Hydro-Québec aurait dû donner à Powertrend l’opportunité d’investir 20% dans un projet de développement pour sa batterie conçue par l’IREC. Les Dragons de l’émission Dragon’s den doivent être mort de rire, demander 20% à un inventeur pour utiliser sa découverte, c’est une farce de mauvais goût.

    Peut-on contester ce marché de dupes, cette entente de voleurs ? Peut-on faire annuler la transaction, la retarder, qu’est-ce qu’on peut faire ?
    La propriété intellectuelle a été violée dans ce marché, il me semble que cela se conteste, à tout le moins, on peut le dénoncer haut et fort.

  • G Pageau, 4 mars 2015 22h57

    Merci pour votre article fort intéressant et révélateur. Je ne peux que me demander qui pourra bien nous faire éviter le pire à venir. Il faut que l’information circule et que les gens soient tenu au courant de ce qui se trame. Continuer votre bon travail.

  • Richard Le Hir, 4 mars 2015 12h20

    J’apprends en dernière heure que Michael Penner était le président de la campagne de financement de Philippe Couillard lors de sa campagne à la chefferie du PLQ. Les choses deviennent soudain beaucoup plus claires, et l’associé de Penner dans Bonneterie Richelieu n’en acquière que beaucoup plus d’importance vu ses liens avec l’ancienne administration Tremblay-Zampino et l’industrie de la construction.

    Richard Le Hir

  • Michel Choiniere, 4 mars 2015 07h11

    Il y a longtemps que je sais que Power Corporation est de loin le vrai bureau chef des libéraux du Québec. C’est connu de beaucoup de monde que la famille Desmarais gère les affaires du Québec a son profit. Ce n’est pas unhasard si la fille de Chrétien a épousé un des fils Desmarais et que son père , Jean et PET ont fait avorter l’accord du Lac Meach que les Desmarais ne voulaient pas voir se concrétiser. Le fait que cette famille soit aussi impliqué dans la gestion des affaires courantes d’Hydro Québec me coupe les jambes.
    Quand je regarde Couillard, je sais qu’il a un agenda caché, j’en suis sur, mais je ne savais pas qu’il était aussi retord que ce que vous nous laissé entrevoir.
    Il faut que ceci se sache, et que les québécois reprenne leur héritage en main, sans quoi nous deviendrons un peuple du tiers monde, qui se sera fait voler ses ressources par les Desmarais et autres consortium de ce genre.

  • Jean Lespérance, 3 mars 2015 21h58

    En lisant le texte, je me demandais si nos filous ne cachent pas autre chose. En somme, on vient de nous refaire le coup de Pétrolia multiplié par 10. Ma grande question : Est-ce que toute cette affaire va en rester là ? Est-ce qu’on va poser des questions à l’Assemblée nationale ? Y a-t-il quelqu’un qui va allumer ? Hydro-Québec vient de donner plus de 2 milliards au gouvernement québécois et on ne serait pas capable de dépenser une couple de centaines de millions pour développer cette batterie sur laquelle l’IREC travaille depuis de nombreuses années ?

    Il n’y a aucun sonneur d’alerte à l’IREC ? A-t-on acheté tout le monde ? On a dû y mettre le gros prix. Non seulement on privatise hypocritement mais on donne à des sociétés françaises le fruit de nos recherches. Si Hydro a racheté le moteur roue, c’est parce que l’histoire était surveillée et qu’on soupçonnait la traitrise.

    À quand une pétition sur Avaaz pour demander une commission d’enquête publique sur la gestion d’Hydro-Québec et tout particulièrement sur les recherches de l’IREC ?

    Cette société d’état doit répondre de sa gestion devant le peuple et rien de moins. Non seulement on vole l’état québécois mais on vole aussi tout son développement. Votre article doit être envoyé à tous les partis d’opposition de sorte qu’ils ne pourront pas dire, on ne l’a pas lu, personne ne nous en a parlé.

  • Jocelyne Breton, 3 mars 2015 20h10

    Bonsoir M. Le Hir,

    J’ai lu avec grand intérêt et une inquiétude grandissante votre article sur la façon dont on gère et on manipule nos richesses, notre propriété intellectuelle et nos actifs collectifs. Depuis la venue des compteurs intelligents dans le paysage québécois, j’ai commencé à m’intéresser plus particulièrement à ce grand malade qu’est devenu Hydro-Québec !!!

    Cela m’a poussée à faire des recherches plus poussées sur la question et je me suis rendu compte de l’opacité des procédés médiatiques d’Hydro-Québec, de sa fermeture hermétique lorsqu’il s’agit de fournir l’information juste à sa clientèle ou à la Régie de l’énergie. Et je suis parfaitement consciente que je ne vois que la pointe de l’Iceberg. Mais ces démarches ont quand même débouché sur le démarrage du mouvement Lévis Refuse les compteurs intelligents et le sujet de mes recherches ne cesse de s’étendre à d’autres enjeux tous plus importants les uns que les autres.

    Il y a actuellement aux alentours de 65 mouvements "Refuse" à travers le Québec et bien d’autres organisations comme Refusons les compteurs, la CQLPE, oeuvrent pour tenter d’informer le public sur ce qu’Hydro-Québec ne leur dit pas, et ce, uniquement sur le dossier des compteurs intelligents.

    Cependant, toutes ces organisations s’entendent sur un point qui touche l’ensemble des activités et des organismes qui interviennent dans le fonctionnement d’Hydro-Québec : une commission d’enquête indépendante doit être mise sur pied pour remettre en question la légitimité des processus, leur étendue juridictionnelle et la pertinence des décisions de la Régie de l’énergie et d’Hydro-Québec. La structure et l’indépendance de la Régie de l’énergie doivent faire l’objet d’une enquête indépendante, tout autant que les pratiques, la gestion des fonds, les stratégies de développement des marchés, les droits et les pouvoirs dont Hydro-Québec se réclame. La légitimité de la Loi sur Hydro-Québec et l’ingérence gouvernementale dans les affaires de la Société d’État doivent aussi faire partie de cette enquête.

    Si Hydro-Québec appartient réellement à tous les québécois, il faudrait mettre en place une procédure pour que ses réels propriétaires aient un mot à dire sur les plans de développement à moyen et à long termes et sur la façon dont les dividendes doivent être répartis. De plus, le gouvernement du Québec doit cesser d’avoir la mainmise sur le jack pot ; son pouvoir d’influencer le développement des affaires en fonction d’intérêts purement politiques ou partisans doit lui être retiré. En fait, le gouvernement ne devrait intervenir dans les affaires d’Hydro-Québec que s’il y a une absolue unanimité, dans un vote libre de la ligne de parti, de tous les députés peu importe le parti qu’ils représentent.

    Il est grand temps que le gouvernement du Québec nous rende des comptes et qu’un ménage soit fait dans toutes ces magouilles qui visent à déposséder les québécois de leurs principales propriétés intellectuelles et de ses perspectives de développement économiques au profit de quelques mégalomanes québécois qui ont des actions dans des multinationales intéressées a grignoter lentement, mais sûrement, ce joyau né de notre créativité et de notre savoir-faire collectifs.

    Lévis Refuse les compteurs intelligents
    https://levisrefuselescompteurs.wordpress.com/

  • Jean-Claude Michaud, 3 mars 2015 16h46

    Il faut une grande enquête sur Hydro-Québec et s’assurer que c’est l’assemblée nationale qui y nomme les membres du c.a. et non le premier ministre. Il faut plus de transparence et éliminer le gaspillage et les contrats aux petits amis du pouvoir.

    Je pense que Hydro-Québec est comme la santé et l’éducation un service public et il faut s’assurer qu’on sert toujours l’intérêt général plutôt que des intérêts privés.

    Je suis d’accord avec Alain Contant, privatiser la vente d’alcool fait du sens mais il faut garder le contrôle public sur Hydro-Québec. Pour l’alcool, je pense que l’État pourrait charger une simple redevance et les taxes de ventes et mettre fin au monopole SAQ.

  • normand régis, 3 mars 2015 12h16

    Merci pour votre enquête approfondie de notre capital collectif .

  • André Gignac, 3 mars 2015 11h44

    @ Frédéric

    Je suis d’accord avec votre idée d’un coup d’état rapide sinon le Québec, c’est FINI, surtout avec cette entrée massive d’immigrants, PLUS D’UN MILLION, depuis le dernier référendum de 1995. En plus, ça entre au Québec à raison de 55 000 têtes par année. Un VRAI GÉNOCIDE bien planifié par les fédéralistes pour nous faire disparaître et pour empêcher l’indépendance du Québec de se réaliser. Et que des fédéralistes québécois francophones, de surcroît, embarquent dans ce jeu, pour moi, ce sont des TRAÎTRES à la nation québécoise.

    Je n’ai pas peur de m’exprimer ; ce n’est pas la loi C-51 de Harper qui va me faire taire. Sommes-nous un peuple de TI-COUNES pour nous laisser détruire de la sorte sans rouspéter ? Ça n’a aucun bon sens ! Cessons de philosopher, cessons ce bavardage inutile et faisons l’indépendance bout de cr.... C’EST DE L’ACTION QUE ÇA PREND AU QUÉBEC !

    Le gouvernement québécois est infiltré de saboteurs fédéralistes, le PQ l’est autant. Ça prend une RÉVOLUTION au Québec, est-ce assez clair ? Il y a une maudite limite à être masochistes de la sorte ! Et il faut faire sauter ce maudit tabou sur l’immigration au Québec ; le "politically correct", j’en ai marre ! C’est une question de VIE OU DE MORT pour le peuple québécois. Il ne faut pas attendre de Messie, de sauveurs mais compter seulement sur nous-mêmes, le temps presse !
    WAKE UP QUÉBEC !

    André Gignac 3/3/15

  • Gaston Carmichael, 3 mars 2015 10h00

    Dans les derniers 12 ans, le PLQ a été au pouvoir durant 10 ans et demi.

    Que ce soit à Télé-Québec, Hydro-Québec, ou dans tout l’appareil gouvernemental, ce sont des fédéralistes qui sont en contrôle. Quand Jean Charest disait vouloir avoir les deux mains sur le volant, ce n’était pas des paroles en l’air.

    Après le court épisode du PQ au pouvoir en 2012, la première chose qu’a faite le gouvernement Couillard en reprenant le pouvoir, fut de renverser les nominations faites par le PQ. À commencer par le patron de la SQ.

    Les tablettes au gouvernement sont sûrement fort encombrées de fonctionnaires ayant affichés un peu trop de sympathie indépendantiste.

    Aujourd’hui, si vous avez une carrière florissante, et désirez militer avec un parti indépendantiste, vous risquez gros. JMA l’a appris à ses dépends. Impossible pour lui de poursuivre sa carrière d’économiste au Québec.

    Les artistes, traditionnellement plutôt indépendantistes, ont appris à faire taire leurs convictions politique s’ils veulent mettre de la margarine sur leur pain. Bien sûr, il y en a encore quelques-uns qui osent, mais c’est pas mal plus discret que dans les beaux jours de Lévesque.

    PKP, étant indépendant de fortune, peut se le permettre. Toutefois, ce faisant, il nuit à Québécor. Parce que Québécor est maintenant dans la mire de tout ce qui est fédéraliste au Canada. Quand PKP a brandi son poing, Vidéotron fut inondé d’annulation d’abonnements. La cote boursière de Québécor a chuté de quasiment 10%.

    Aujourd’hui, la chasse aux indépendantistes touche même ceux qui font une contribution politique à un parti indépendantiste. Michelle Blanc l’a appris à ses dépends quand les mercenaires de power Corp se sont mis sur sa trace.

    Frédéric pose une excellente question. Mijotons là-dessus.

  • Marie-Mance Vallée, 3 mars 2015 07h23

    Bravo, M. Le Hir et merci !
    J’ai fait suivre.

  • Frédéric, 3 mars 2015 01h52

    Ma question : n’y a-t-il rien qu’on puisse faire ?
    Faudra-t-il un coup d’État à l’africaine pour nous débarrasser de ces saloperies ?

  • Jean-Pierre Plourde, 2 mars 2015 23h34

    3 mars 2015.

    L’élection de Jean Charest en 2003 ne fut pas un hasard.

    Au lendemain du référendum volé de 1995, plusieurs personnages importants furent parachutés d’Ottawa pour se faire connaitre ici afin d’y prendre le pouvoir politique et se faire élire peu importe les promesses.

    Les deux plus importants furent :

    1. Jean-Charests élu sous la fausse promesse de réduire nos impôts d’un milliard de dollars par année pendant cinq ans.
    2. Denis Coderre devra se présenter à la mairie de Montréal afin d’aider les forces fédéralistes à détruire l’opposition de la majorité et favoriser les amis et opposer les régions dans des objectifs contraire à ceux promus par Jean Charest, une stratégie planifiée et entretenue chez les Montréalais afin de créer une forme de jalousie et promouvoir le déplacement du pouvoir des régions vers Montréal. Les régions c’est l’autre 50 % de la population du Québec. On veut forcer l’émigration de la main-d’oeuvre des régions vers Montréal.

    La différence se trouve au niveau de l’élite fédérale au lieu de provinciale. Robert Bourrassa faisait parti de l’élite Québécoise tout en étant ambivalent.

    L’élite provinciale libérale au Québec à été remplacée par la fédérale.

    Ottawa est au pouvoir à Québec et nous en sommes devenu une succursale. Les enjeu pour les fédéraux sont importants, sans Québec, le Canada ne pourra pas réduire l’importance de sa pollution pétrolière, il a besoin de notre Hydro-Québec et de toutes autres sources renouvelable, quitte à nous faire payer le gros prix pour des éoliennes non rentables pour contrecarrer la pollution qu’il produit dans l’ouest.
    On ne nous aime pas seulement pour ce qu’on est culturellement mais aussi pour ce que l’on possèdait.
    Je parle au passé par ce que les amis fédéraux ont frauduleusement transféré nos actifs territoriaux à l’une de nos minorités de moins de 1% dans l’ignorance totale et l’indifférence de nos citoyens désinformés par Gesca et la propagande des médias fédéralistes.
    Le négociatiateur du transfert de nos territoire est un grand amis des fédéraux, un Président du groupe Alcan, impliqué dans le groupe option Canada de 1995. Il fut nommé notre négociateur par Jean-Charest. Ce Président est en conflit d’intérêt contre nos aspirations, sa compagnie exploite les mêmes territoires que nous à son profit.

    Vous trouverez le nom de cette personne et tous les autres documents relatifs à notre situation, partiellement sur Vigile et sur mon blogue. saglacweb.blogspot.com

    Ou recherchez sur le web :
    "Jean-Pierre Plourde" + "Montréal, le traité de l’approche commune va te faire mal",

    Ces deux personnages, une fois élus, ont eu le mandat de remplacer toute notre élite par la fédéraliste à tous nos postes de direction, ce fut à peine voilé.

    Le premier secrétaire de Jean Charest fut un autre président d’Alcan, cet autre personnage fit la promotion de l’achat par l’Hydro-Québec de Hydro Nouveau-Brunswick.

    La veille du référendum, ce second personnage fut envoyé à Londre pour faire pression sur le parlement anglais pour qu’il ne reconnaisse pas le nouveau pays du Québec si le référendum devait passé.

    La très grande majorité de nos citoyens sont encore ignorant de toutes ces magouilles.
    La dette qu’on nous demande de rembourser fut artificiellement créée par Charest. À la prise de pouvoir par Charest, notre dette était de 138 milliards, elle est aujourd’hui de 274 milliards. Cette différence fut investit dans les infrastructures du plan nord sans garantie de retour sur nos investissements.

    L’austérité de Couillard aujourd’hui, c’est pour nous faire rembourser les gaspillages du plan nord tout en nous privant de nos autres revenus et en s’attaquant à notre plus importante ressouce naturelle, l’éducation de nos enfants dans notre culture.

    Jean-Pierre Plourde,
    Représentant de trensquebec.qc.ca pour le Saguenay Lac St-Jean.

  • Sylvie Moses, 2 mars 2015 22h43

    Article du 12 décembre 2014 en France.
    Et ça continu, 600 emplois à Lacq en Aquitaine. Pourquoi pensez-vous que Couillard sera présent cette semaine à Aquitaine ?

    De la richesse et de la création d’emploi pour la France. Imaginez, les cerveaux sont ici, ils ne peuvent pas dire qu’il n’y a pas de terrain pour construire et des employés spécialisés dans ce secteur sont en recherche d’emploi. On nous prend réellement pour des valises ou quoi….

    Le PLQ a fait de la SOQUIP une grosse coquille vide et la même chose s’est produite pour Hydro-Québec International et maintenant ce sont nos plus grandes découvertes qui sortent du Québec. Assez, c’est assez.

    http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2014/12/12/une-deuxieme-implantation-pour-hydro-quebec-a-lacq,1223897.php

  • ERROL TREMBLAY, 2 mars 2015 20h03

    LA VRAI RICHESSE QUE LE QUEBEC CONNAIT C’EST L’ELECTRICITE, POWER CORP CHERCHE DEPUIS LONGTEMPS AVOIR UN FLEURON CANADIEN (CP,AIR CAN),ET PROBABLEMENT BIEN D’AUTRE QUE L’ON NE SAIT PAS .TOUJOURS BLOQUE PAR L’ESTABLISHMENT CANADIEN (PAS UN PUR ANGLAIS).AVEC LE PARTI LIBERAL QUI ON PLACE LEURS GENS AU CONSEIL D’ADMINISTRATION D’HYDRO, IL N’EST PAS ETONNENT QUE LA FAMILLE DEMARAIS ESSAI D’EN PRENDRE LE CONTROLE . LE REVE DE PAUL DEMAIRAIS LAISSE E N HERITAGE A SES GARCONS .
    IL FAUT ETRE TRES VIGILANT POUR NE PAS PRIVTISER HYDRO .POUR LE BIEN COMMUN DE TOUS LES QUEBECOIS.

  • Julien Cote, 2 mars 2015 16h40

    Je ne comprends pas que cette enquête ne soit pas rendu publique.Mais moi j’ai souvent écrit dans des commentaires ailleurs, qu’il devrait y avoir une enquête publique sur Hydro-Quebec.

  • Alain Contant, 2 mars 2015 11h31

    La nomination de ce parfait inconnu, Michael Penner, à la présidence du C.A. d’H.Q. m’avait intriguée. Votre article fait plus que me répondre. La nature humaine étant ce qu’elle est, il faut beaucoup de vigilance si on ne veut pas voir le bien commun passer entre les mains de particuliers. L’oeuvre des Philippe Hamel, des Adélard Godbout et des René Lévesque attire beaucoup de convoitise, et en la confiant à des gens qui ignorent probablement qui furent ces hommes, et Dieu sait qu’il y en avait d’autres pour les aider, ce qui nous tient lieu de gouvernement ne fait que préparer une privatisation déjà bien engagée. Si la méthode Reagan-Tatcher a profité à quelqu’un, c’est bien à ceux qui ont fait un coup de Bourse et qui se sont octroyé de plantureux jobs à la tête de ces entreprises nouvellement privatisées.

    Le Mouvement Desjardins est à l’abri car on ne peut prendre le contrôle d’une coöpérative où chaque membre a un vote, pas plus. Y aurait-il là quelque piste intéressante ? Qu’on permette aux épiceries de vendre du scotch et de la vodka, je veux bien. Mais H.Q. ne saurait redevenir une grosse Montreal Light Heat and Power, entreprise scélérate parmi les plus scélérates.

  • Jean Claude Pomerleau, 2 mars 2015 07h36

    Hydro-Québec - De l’électricité achetée en pure perte

    La société d’État s’est faite complice du PLQ en multipliant les contrats d’approvisionnement auprès du secteur privé, accuse J.-F. Blain
    16 janvier 2013

    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/368455/de-l-electricite-achetee-en-pure-perte

    ...

    800 M$ d’achats d’électricité inutiles

    http://www.journaldemontreal.com/2014/11/09/800-m-dachats-delectricite-inutiles

    ...

    Les hausses de tarifs de l’électricité constituent un transfert d’argents de nos poches (actionnaires-clients) vers les poches des amis du régime. La dépossession à grande échelle, et ce n’est pas fini.

    JCPomerleau

  • Jean Claude Pomerleau, 2 mars 2015 07h01

    J’ai participé sur radio infocité à l’émission de M Richard Le Hir, sur le thème de la privatisation à la pièce d’Hydro Québec :

    http://qc3.ca/hydro.mp3

    Devant ce stratagème de détournement du bien publique qui dure depuis asses longtemps, il serait temps que l’opposition du Parti Québécois se mette à niveau avec le défi que pose la situation à l’Hydro Québec.

    Concrètement, que ce parti appui la proposition de créer un comité de vigilance sur Hydro Québec, comme il l’a fait pour appuyer ce comité de vigilance sur le dossier de l’informatique (1).

    JCPomerleau

    ....

    (1) http://www.journaldemontreal.com/2015/02/18/tableau-des-raisons-pour-une-enquete-publique-sur-linformatique-a-quebec

    Le Collectif réclamant une enquête publique dans les technologies de l’information est formé des groupes suivants :

    Association pour la science et le bien commun
    Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
    Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
    Centre Justice et Foi/Revue Relations
    Coalition des Tables régionales d’organismes communautaires (CTROC)
    Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics
    Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)
    FACIL, pour l’appropriation collective de l’informatique libre (FACIL)
    Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)
    Fédération autonome de l’enseignement (FAE)
    Hackons la corruption
    Ligue des droits et libertés
    Regroupement des organismes communautaires de la région 03
    Réseau québécois d’action communautaire autonome
    Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)
    Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

    https://secure.avaaz.org/fr/petition/Martin_Coiteux_president_du_Conseil_du_tresor_Une_enquete_publique_sur_linformatique_au_Quebec/?tRqTejb

  • Frédéric, 2 mars 2015 06h40

    Doit-on fonder tous nos espoirs en l’UPAC ?

  • Frédéric, 2 mars 2015 06h05

    Hydro, une bombe après l’autre !
    Aucun commentaire encore ?
    Sommes-nous trop abasourdis devant ces horrifiantes révélations ?
    Desmarais/Power et leurs valets du gouvernement libéral nous font la GUERRE, littéralement, le mot n’est absolument pas trop fort.
    Le silence des médias est leur grand allié.
    Les petites indignations ne suffisent plus du tout !
    Une enquête publique est la stricte moindre des choses.
    Il faut aller en guerre, et je ne parle pas de CASSEROLES.

  • D. Drouin, 2 mars 2015 04h09

    Après avoir lu cet article il y a quelques jours, http://www.vigile.quebec/L-Aquitaine-bientot-leader-mondial, à partir de Arkema (dans le texte) j’ai essayé faire un lien avec Power Corp et j’ai trouvé ceci :

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/20150203trib7f2d3071d/le-chimiste-francais-arkema-met-la-main-sur-bostik-filiale-de-total.html

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