«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Les écuries d’Augias débordent !

Quand la base s’effrite, tout devient instable

Les jours de Philippe Couillard sont-ils comptés ?

Un gouvernement qui ne tient qu’à un fil

Tribune libre de Vigile
samedi 9 avril 2016
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Le Parti libéral, au pouvoir depuis 2003, a cumulé au fil de sa gouvernance de multiples tumultes. Les dossiers « douteux » impliquant le gouvernement Charest ne sont pas une denrée rare. Pourtant, cette organisation a réussi à déloger le Parti québécois il y a deux ans.

Légitimité du gouvernement Couillard

En ressortant du placard poussiéreux l’épouvantail à moineaux habituel, les libéraux furent élus sur la base de la peur (référendum), de l’indifférence et de « l’écoeurantrite » aiguë des électeurs (ne vote pas).

Les opinions et les chiffres de 2014 le confirment :

Ce gouvernement ne fut élu que par 29,66% de l’électorat absolu (tous les électeurs inscrits), et que par 24% de l’électorat francophone. Donc, à peine 1 francophone sur 4 a voté pour le Parti libéral. Cela explique pourquoi plusieurs se sentent floués ou désavoués, et c’est légitime, car la grande majorité n’a pas voté pour ce parti.

Extrait de : Les aspects invisibles de la victoire du Parti libéral du Québec

« N’avez-vous pas constaté que peu de gens ont voté pour le PLQ, dans votre entourage ? Ce n’est pas parce que les personnes que vous fréquentez vous mentent. En effet, quand on tient compte du taux de participation de 71,43%, l’appui relatif de 41,52% pour les libéraux se transforme en appui absolu de 29,66%.

Vous êtes francophone ? Il faut donc soustraire le vote anglophone et allophone, massivement acquis au PLQ. Mes calculs démontrent qu’environ 600,000 anglophones et allophones ont appuyé le parti de Philippe Couillard. Quand on soustrait ce chiffre au nombre total de voix obtenues par le PLQ, cela donne un peu plus de 1,15 million de votes francophones pour le PLQ. Rapporté au nombre d’électeurs francophones (environ 4,8 millions), cela signifie qu’à peine un électeur sur quatre (24%) de ce groupe linguistique a voté libéral.

C’est pour cela que vous rencontrez beaucoup plus souvent des personnes déprimées que satisfaites des résultats des élections. »
- Michel Roche, professeur en sciences politiques, UQAC [source de l’extrait]

Faire du neuf avec du vieux

Philippe Couillard se retrouve à la tête d’un gouvernement majoritaire, un gouvernement amoché par les scandales, et discrédité par la réputation douteuse de son ancien chef, Jean Charest. Pourtant, Couillard nomme à son Conseil des ministres plus ou moins 12 individus ayant joué sur la première ligne de puissance du gouvernement de Jean Charest. Un nouveau gouvernement, une nouvelle équipe, de nouveaux ministres, tout sonne faux. Du sang neuf, disait-il : 14 recrues, 12 vétérans.

En réalité, il y a peu de différences entre le gouvernement Charest et celui de Philippe Couillard, tant sur les nominations, sur les conseillers, que sur les buts ou la façon de faire : c’est du pareil au même. Certains voient un gouvernement encore pire que l’ancien avec ses fortes tendances conservatrices et sa gouvernance d’austérité.

Voir Cabinet 2014 - Cabinet 2016

Quand le Premier ministre vante son bilan des deux premières années au pouvoir, on se demande à quel point il prend le peuple pour des valises, car sur le terrain, tout ce que l’on entend et ce que l’on voit, c’est de l’amertume, de la déception et de la rage. L’austérité du gouvernement Couillard a fait beaucoup de ravage, l’appauvrissement des familles continue, et la dépossession collective, au profit du privé (des amis du régime) s’accroisse.

Analyse du Parti Québécois sur les 2 premières années libérales (vidéo)

Les arrestations

Suite à la Commission Charbonneau, on s’attendait à des arrestations, à des accusations, et des condamnations… mais rien ne fut. Au contraire, on a eu l’impression, trop souvent, de regarder un show de télé bien rodé, où chaque acteur avait bien appris son rôle. Comme par hasard, les « gros bonnets » du parti, le chef, les bailleurs de fonds et les « tireux » de ficelles, ont été écarté ou à peine éclaboussé. On s’attendait par exemple à voir le grand argentier du PLQ : Marc Bibeau, Daniel Johnson ou Jean Charest à la barre, mais quand on bosse pour les Desmarais, tout nous est simplifié comme par enchantement

Faute d’arrêter les hauts dirigeants, et les vrais magouilleurs, on donne en pâture Nathalie Normandeau et Marc-Yvan Coté. Plusieurs spéculations ont circulé sur ces arrestations plus que tardives, et en fin de mandat de Robert Lafrenière, dirigeant de l’UPAC. Beaucoup ont vu ce geste comme celui de donner des miettes à un loup enragé, avant qu’il nous attaque. On sait que Normandeau, qui travaillait alors dans une station de radio de Québec, avait sévèrement critiqué en ondes le gouvernement de Philippe Couillard au sujet de son bilan économique. Devenait-elle gênante ? Quant à M.-Y. Coté, déjà banni à vie du Parti libéral du Canada suite à sa comparution en 2005 devant la commission Gomery qui enquêtait sur le scandale des commandites. Il a reconnu avoir reçu en 1997 des enveloppes contenant au total 120 000 $ en comptant, qu’il a remis aux candidats libéraux pour leurs dépenses électorales. Il avait aussi parlé de financement sectoriel à la commission Charbonneau. Coté, avançant en âge, et déjà brûlé en fédéral, avait-il fait son temps ?

Si l’on met dans l’équation de ces arrestations le fait que le mandat de Robert Lafrenière, dirigeant de l’UPAC, s’achevait sous peu, qu’il voulait absolument que son contrat soit renouvelé avec plus de pouvoirs, et sachant que l’opposition contestait sa nomination, il devient alors légitime de se questionner. Surtout quand on sait que Lafrenière, ancien sous-ministre, près de l’’ex-ministre libéral de la Sécurité publique du Québec, Jacques Dupuis, est qualifié comme « l’homme des libéraux ». Rappelons-nous que lorsque le gouvernement Marois fut élu minoritaire en 2012, Mario Laprise fut nommé à la tête de la SQ en remplacement de l’ex-directeur Richard Duchesne, et à ce moment les enquêtes ont débloqué et visaient le PLQ au plus haut niveau : Marc Bibeau, Jean Charest, Robert Parent, et l’état-major de la SQ. Lors du retour au pouvoir des libéraux en 2014, Mario Laprise est « tassé », et le gouvernement Couillard nomme le choix le plus « safe » à la tête de la SQ : soit le même Prud’homme dénoncé pour ingérence politique en 2011… Ce dernier coupe des postes de haute direction, mixte des départements, et des budgets sont coupés, ce qui complique davantage le travail des policiers (Lafrenière était toujours à L’UPAC). [Pour plus de détails sur cette saga voir ici]

Que ces arrestations aient été orchestré ou non, des informations ont coulé, et d’autres sièges furent ébranlés. Tout ce qui est près de l’entourage de Marc-Yvan semble respirer le printemps… et un ami proche ce dernier, l’ami Sam, n’y échappe pas. Il semble clairement démontré que Coté se servait de l’influence de Sam Hamad (les amis Roche) – et que ce dernier collaborait - pour faire avancer ses dossiers de demandes de subventions (pour Premier Tech). Certains diront que c’était une pratique courante pour M.-Y. Coté et au Parti libéral, mais cette fois-ci, des échanges courriels semblent confirmer et démontrer clairement le tout. Une enquête du commissaire à l’éthique a été demandé pour vérifier si Hamad pouvait agir ainsi pour son bon ami Coté. Du moins, les révélations publiques de ce modus operandi (l’opposition parle de trafic d’influence) ont ébranlé le ministre Hamad au point qu’il quitte l’Assemblée nationale, puis disparaisse en Floride. Ma grand-mère disait : « quand tu n’as rien à te reprocher, tu restes là, si tu crains quelque chose, tu te sauves ! ».

Hamad, qui est un vieux routier du Parti libéral, et fut un organisateur de la campagne à la chefferie de son chef, Philippe Couillard, croyait pouvoir agir à sa guise. Mais voilà que l’opinion publique devient défavorable aux tribulations du ministre, que certains de ses collègues se distancient de lui, et que même son chef, est de moins en moins d’accord avec ses décisions, et prend aussi ses distances. Finalement, Hamad revient au Québec, puis renonce à ses privilèges de ministre, abandonnant son salaire ministériel, sa limousine et son garde du corps. Il devient simple député.

Les mensonges de Sam Hamad

Mais imaginez que Philippe Couillard n’est pas au bout de ses peines avec son ami Sam. On connaissait déjà les objectifs de financement de 100,000$ imposés aux ministres libéraux par le parti, mais voilà que coule un document du PLQ dont la journaliste Marie-Maude Denis de l’émission Enquête a obtenu copie, confirmant que quatre ministres et un député avaient un objectif de financement, non pas de 100 000$, mais plutôt de 150 000 $.

Jusque-là cela peut aller, mais Sam Hamad, lors d’une entrevue radiophonique avait confirmé à Paul Arcand qu’il n’avait jamais atteint le 100 000$ de financement demandé par le parti… ‘Mais pourtant, un document officiel du Parti libéral confirme que Hamad a ramassé en 2009 un total de 171 000$ soit 156 000$ net.

Nous sommes devant un fait accompli, les ministres libéraux mentent. Où est l’intégrité que clame haut et fort Philippe Couillard quant à son gouvernement ? Un ministre qui fait apparence de trafic d’influence, qui est soumis à une enquête du commissaire à l’éthique, qui fuit en Floride avec son salaire de ministre, et qui ment en plus au public sur son financement… Comme a dit un certain député : « Sam Hamad doit nous dire avec quoi il se promenait dans sa valise en 2009, sinon il nous prend carrément pour des valises ! ». Le Premier ministre Couillard s’est empressé de dire que lui, en 2009, ne faisait plus partie du gouvernement Charest et qu’il n’était pas au courant de ces objectifs de financement… Un chausson aux pommes avec ça ! Pourtant Philippe Couillard était aussi soupçonné de conflit d’intérêts en 2009. Réalisez-vous, ce sont ces hommes qui nous gouvernent.

La déconfiture de Charest

Comme si ce n’était pas assez, on a tous vu ces derniers jours que l’université McGill a invité l’ex-Premier ministre Jean Charest à faire une allocution sur les moyens de rétablir la confiance du public à l’endroit des institutions publiques (vous avez bien lu). Plusieurs ont pensé au poisson d’avril : imaginons un Premier ministre s’être fait dire par son propre ministre de la justice que

«  Des années de favoritisme et de copinage ont fait du gouvernement Charest le gouvernement le plus corrompu de l’histoire récente du Québec  » - Marc Bellemarre, ex-ministre libéral [source]

Et que ce même Premier ministre, Jean Charest, soit invité pour faire un discours dans une université sur les moyens à prendre pour rétablir la confiance du public à l’endroit des institutions publiques… Je me suis étouffé avec ma tasse de café et je suis tombé en bas de ma chaise. Incroyable, existe-il deux planètes au Québec ? Vous comprendrez que Charest a été chassé de McGill, et avec raison [vidéo].

Mais, ce dernier ayant tout un culot, a quand profité de l’occasion pour tenter de noyer le poisson et défendre ses ex-ministres Normandeau et Hamad, disant avec un sourire aux journalistes qu’il réitérait sa confiance en eux… Ne pas oublier que l’ancienne vice-Première ministre Normandeau est accusée de complot, corruption, et fraude envers le gouvernement, et a été arrêtée par l’Unité permanente anticorruption (l’UPAC) le mois dernier. Charest a-t-il peur que Normandeau se mette à table ?

Dans une entrevue radiophonique, Me Marc Bellemare, ex-ministre libéral de la justice, a dit :

« J’espère de tout cœur qu’on puisse faire la lumière sur ce que savait M. Charest, parce qu’il était Premier ministre à l’époque, j’ai beaucoup de difficulté à penser que si Mme Normandeau a fait des choses, elle a donné des approbations, elle a donné des commandes et que M. Charest était complètement ignorant de ça » - Me Marc Bellemare sur les ondes de de FM93 [source]

McCarthy Tétrault serait-il impliqué dans le Panama Papers ?

Pour terminer avec Jean Charest, nous savons tous qu’il est associé au célèbre cabinet d’avocats McCarthy Tétrault. Ces derniers jours des informations ont sorti des fameux « Panama Papers », et le nom d’une prête-nom québécoise, Annette Laroche, a fait surface. Je cite l’article de TVA :

«  Une ex-employée de deux grands cabinets d’avocats de Montréal agit comme prête-nom pour plusieurs entreprises du Québec reliées au cabinet panaméen controversé Mossack Fonseca dans des paradis fiscaux.

« Vous comprenez que ce n’est pas mon rôle de divulguer des informations là-dessus. C’est pas à moi, c’est pas à moi de répondre à vos questions », nous a dit au téléphone la Québécoise Annette Laroche, excédée lorsque jointe à son domicile par notre Bureau d’enquête.

« Mon rôle est très limité dans ces entreprises-là », a-t-elle ajouté. Elle a reconnu être une simple « prête-nom » pour des proprios qui veulent rester cachés.
Le nom d’Annette Laroche figure comme administratrice prête-nom dans pas moins de 158 entreprises incorporées au Québec, révèlent des documents obtenus par notre Bureau d’enquête
.
 » [voir article complet]

Et pour qui a travaillé cette dame Laroche ? Vous avez deviné (mais il ne faut pas faire d’amalgame, ni de culpabilité par association), oui elle a travaillé pour le fameux cabinet associé de Jean Charest : McCarthy Tétrault. Il y a des gens qui doivent sentir la soupe chaude ces temps-ci.

Impossible de se dissocier de Jean Charest

Alors, vous comprendrez que notre PM Couillard veut à tout prix se dissocier de Jean Charest et de son gouvernement. Mais Philippe Couillard faisait partie de ce gouvernement, et il était un ministre important dans ce même gouvernement, tout comme 10 à 12 de ses ministres actuels. Couillard a sûrement connu le financement dicté par le parti. Plusieurs se demandent comment coûtait son ministère de la santé : 100 000$ ou 150 000$ ? Et Couillard a aussi connu les paradis fiscaux, on se rappelle tous de son petit placement de 600 000$ aux îles de Jersey. Imaginez, en Islande des milliers de personnes vont à la rue et force la démission de leur Premier ministre car il a placé de l’argent dans un paradis fiscal. Ici, au Québec, on nomme Premier ministre un homme qui a déposé des centaines de milliers de dollars dans un paradis fiscal, qui a travaillé et enseigné la neurochirurgie en Arabie saoudite et qui fut ministre d’un gouvernement le plus corrompu de l’histoire récente du Québec !

On fait quoi ?

Je crois qu’il est clair que ce gouvernement Couillard, construit sur une base déjà fissurée et qui s’effrite, un gouvernement élu par moins de 30% de l’électorat absolu, un gouvernement élu par moins d’un francophone sur quatre, un gouvernement qui cumule les scandales de corruption et collusion depuis 2003, un gouvernement austère, qui ampute nos services sociaux, qui détruit notre système d’éducation et de santé, un gouvernement qui laisse aller à l’étranger nos ressources et nos fleurons, un gouvernement qui crée un marasme économique, qui a pour but la dépossession ultime du Québec, eh bien, ce gouvernement ne tient qu’à un fil. Ce sera à nous tous de décider combien de temps Philippe Couillard pourra faire le funambule

Bonne réflexion camarade.

Commentaires

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre, 12 avril 2016 08h53

    Charest fait preuve de parfaite absence de subtilité (marionnette) Sa référence :

    « Renaud Lachance, un des commissaires, a écrit qu’après quatre ans de travaux, ils n’avaient pas entendu de preuve qui faisait de lien entre le financement, la collusion, la corruption, a-t-il dit. Alors j’ai pris bonne note de ça. »

    Comme l’accusé trouvant à la toute fin un alibi, à fort prix !

  • Michel J. Dion, 11 avril 2016 16h53


    Quand je suis tombé sur cet article, la nausée m’a pris. Incroyable comment ces libéraux, et de surcroît l’ex-Premier ministre, banalisent leurs agissements, et pire, ils mentent carrément au public. Est-ce dans la génétique des libéraux de prendre le peuple pour des valises ?

    [extrait] SRC — M. Charest a déclaré que son gouvernement avait agi de façon honnête pendant les neuf ans où il a été au pouvoir.

    Dans un point de presse, l’ex-premier ministre n’a pas commenté davantage les récentes informations montrant que certains ministres libéraux devaient récolter plus de 100 000 $ en contributions politiques.

    « J’ai connu de très belles années ici en politique québécoise. J’ai été à la tête d’un gouvernement honnête, intègre ».
    - Jean Charest, ex-premier ministre du Québec

    [Voir la source ici]

  • Guy Couture, 10 avril 2016 12h27

    J’aimerais d’abord vous féliciter et vous remercier pour cette excellente analyse qui correspond en tous points à celle que nous élaborons et que nous tentons de partager depuis quelques années déjà. Sans flagorner, je vous invite à continuer car ce n’est pas donné à tous de synthétiser un texte qui comporte autant d’informations et qui s’échelonne sur plusieurs années, sans tomber dans la "théorie du complot" et ainsi conserver une forte dose de cohérence et de crédibilité.
    Je souhaiterais simplement vous faire remarquer que cette culture de collusion et de corruption existe depuis fort longtemps. D’une certaine manière, nous pouvons conclure qu’elle a même été nécessaire pour sortir la province de sa "ruralité". Pour bâtir le Québec que nous connaissons, il était absolument nécessaire d’utiliser les mêmes moyens et les mêmes stratagèmes que la concurrence anglophone de l’époque. Les années 60/70 ont vu naître les grandes fortunes québécoises grâce au bon copinage de nos entrepreneurs avec nos députés. Nous avons tous des exemples de réussite en affaires dans nos familles ou avec nos proches. La seule différence c’est qu’au début, tout se passait derrière des portes closes et on faisait taire rapidement ceux qui osaient faire certaines révélations. Donc pour que le système fonctionne, il faut que tous les acteurs, c’est-à-dire le politique, l’argent, le policier et le juridique travaillent main dans la main. Et c’est encore vrai aujourd’hui !
    Malgré toutes les lois pour contrer le phénomène, ce qui a eu pour effet d’alourdir considérablement le lancement et la gestion des affaires, le juridique et le politique vont faire en sorte de contourner ces lois pour que les affaires continuent.
    Heureusement, grâce aux médias, nous sommes de plus en plus de monde à en être conscient. Mais il leur suffira de nous livrer quelques boucs émissaires pour nous endormir à nouveau !

  • Roger Lapointe , 10 avril 2016 08h32

    Moi je me considère comme le commun des mortelle et tout ces irigularité m’apparaissait quand même très évidentes ! Surtout quand Jean Charest ne voulais absolument pas d’une enquête sur la construction et ne voulait pas discuter de financement des partis politique , alors comment tout sa a bien pu se produire ? Et que ce soit encore aujourd’hui presque resté sans sanction ! ?? Pour moi Le système politique est vraiment corompus et depuis très longtemps et bien plus que le citoyens ordinaires peut s’imaginer !

  • Eric Godbout, 10 avril 2016 05h20

    Votre analyse de la situation est sérieusement juste et très claire. Vous venez de vous faire un nouvel abonné à Vigile.Québec !!! Bravo !!!

  • Jean Lespérance, 9 avril 2016 13h56

    Merci M. Dion de présenter le "beau" tableau de la corruption politique du Québec. Il n’est pas complet parce que pouvoir judiciaire nous interdit de le compléter. Quand le politique contrôle le policier et le judiciaire, les pires abus sont à craindre. Et c’est ce qui se produit au Québec, il ne faut pas se faire d’illusions, le fil tenu par Charest est très solide. Le mandat de Lafrenière renouvelé, tout le Parti libéral est en paix. La population n’est pas si dupe qu’on pourrait le croire, avec le peu d’accusations portées contre nos lascars du Parti libéral, les gens savent qu’il y a quelque chose qui n’est pas normal.

    Les gens bien informés auraient voulu que le mandat de Lafrenière ne soit pas renouvelé mais qui aurait été nommé à sa place ? Un autre lapin sorti du chapeau de Charest présenté par Couillard ? Cela aurait suscité encore de faux espoirs pour la population. Il ne faut se décourager, une machine bien huilée peut finir par manquer d’huile ou l’huile peut prendre en feu. Et je crois bien que c’est l’huile qui va prendre en feu à force de brasser la machine. Et ce qui va aider, c’est sûrement la crise financière qui arrive à la vitesse TGV.

    À partir de ce moment, on va toucher des gens qui en savent trop et ils vont parler. Si la justice humaine est inopérante, la justice divine va prendre le relais. Et celle-là, on ne pourra pas l’acheter, nos lascars n’ont qu’à bien se tenir, leurs millions ne les protègeront de rien. Nous ne devons pas lâcher, à force de mettre de la pression, ça va craquer quelque part. Où ? On en sait rien, mais on sait une chose, une chaîne n’est jamais plus forte que son plus faible maillon.

  • Serge Jean, 9 avril 2016 12h28

    Les renouvellements de contrats c’est le peuple qui les paient.

    Ceux qui veulent faire sortir la vérité pour vrai, eh bien qu’ils les demandent les contrats et nous leur donnerons avec joie et autorité !

  • Diane Gélinas, 8 avril 2016 22h28

    ... « Si l’on met dans l’équation de ces arrestations le fait que le mandat de Robert Lafrenière, dirigeant de l’UPAC, s’achevait sous peu, qu’il voulait absolument que son contrat soit renouvelé avec plus de pouvoirs, et sachant que l’opposition contestait sa nomination, il devient alors légitime de se questionner. »

    Quelle plaisir de réaliser que mon commentaire dans Le Devoir du 6 avril 2016 revêt encore plus de sens avec votre exposé, Monsieur Dion.


    Mon commentaire publié sous l’article de Patrice Bergeron de La Presse canadienne le 6 avril 2016 : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/467430/upac-robert-lafreniere-reconduit-dans-ses-fonctions

    « Et si la théorie de Monsieur Simard avait un fondement, cinq ans pour arrêter des grosses gommes libérales... et du menu fretin péquiste pour la forme ?

    Et si cette arrestation spectaculaire des Normandeau et Côté et autres servait de prétexte pour placer le PLQ devant l’obligation - perçue dans la population et entretenue par bon nombre de journalistes et de commentateurs - de prolonger le mandat de Monsieur Lafrenière ?

    Ce faisant, le PLQ évite les critiques de l’opposition sur la reconduction du mandat de Monsieur Lafrenière, un ancien sous-ministre du ministre Dupuis ?

    D’autre part, la rumeur veut le député libéral, Guy Ouellette ne tienne pas Monsieur Lafrenière en haute estime : on aimerait bien connaître les motifs de ses réticences.

    « Alors », comme l’écrit Monsieur Simard, « attendons encore avant de penser que ce monsieur est vraiment honnête dans l’opération de ses enquêtes... » et qu’il tiendra compte que des élections sont prévues au beau milieu de son second mandat.

    Les arrestations nuisibles à la réélection de ses mandants - le PLQ plutôt que l’Assemblée Nationale, comme l’ont proposé les oppositions à l’unanimité - seront-elles opportunément retardées ? »

    Diane Gélinas

  • Yves Corbeil, 8 avril 2016 22h11

    Merci beaucoup M.Dion,

    Tous ce que vous nous avez exposé est la vérité vraie sur ce parti gangrené à l’os.

    Mais malgré toutes ces vérités la base de ce parti de pourris passe la rampe électorale car certains vieux, les anglos et les émigrés subventionnés avec nos argents ne voteront jamais pour autres choses que ces rouges, mêmes corrompus.

    Plus il y aura de parti pour divisé les votes meilleurs seront leur chance de rester là. La seule façon de les délogés serait avec avec la loi car leurs façons de faire est illégal et le reste du peuple qui est majoritaire doit l’exiger des autres partis.

    Et nous n’avons plus le luxe de les laissés aller impunément. Certains doivent allé en prison pour leurs malversations et pas seulement des pions.

    Je ne comprends absolument pas le silence des gens honnêtes dans ce parti.

  • Jean Lespérance, 8 avril 2016 22h05

    Je pense qu’il est vraiment malade et que cela affecte son jugement. Il se pourrait que vous ayez vu juste , pas au sens figuré mais au sens propre. On ne sait jamais, parfois on dit la vérité sans s’en rendre compte. Même s’il mourrait, il ne faut pas se réjouir trop vite, au Parti libéral, c’est toujours de pire en pire. Un scandale n’attend pas l’autre, pourri, pourri, pourri.

  • Diane Blain, 8 avril 2016 19h09

    Michel Dion, Bravo pour ce beau texte plein de vérités. C’est une bonne récapitulation des faits. Ce gouvernement pourri qu’est le PLQ ne devrait pas avoir la légitimité de gouverner le Québec. Il amène le Québec à sa perte età son assimilation dans le Canada. Je suis d’accord aussi que votre article paraisse dans tous les grands journaux... peut-être que là, je dis bien peut-être que les peinturés rouges bord en bord vont réaliser que ce n’est plus possible de voter pour ces corrompus sans aucune conscience sociale. Je partage Merci !

  • Michel J. Dion, 8 avril 2016 18h04


    En complément :

    À noter que Prudhomme, qui a remplacé Laprise à la tête de la SQ lorsque les libéraux ont repris le pouvoir en 2014, est le gendre de Robert Lafrenière...

    Les pions sont en place partout, et le contrôle sur la police semble bien réel.

    [source ici]

  • Michel J. Dion, 8 avril 2016 14h23


    Merci à tous pour vos bons commentaires, cela encourage à continuer d’écrire, et surtout de continuer le combat.
    Je sais que ce sont des faits connus (pour la majorité de nous), mais beaucoup prennent un texte ici et là, et ne bouclent pas la boucle. Le but de cet exercice, au fond, est de démontrer que si l’on tient compte seulement des débâcles des dernières semaines de ce gouvernement, qu’on les met bout-à-bout, notre vision de la réalité s’agrandit, et notre perspective de vue d’ensemble devient plus limpide. C’est ce qui semble manquer à bien des Québécois, et même des politiciens..!

  • Norma, 8 avril 2016 13h34

    Au Québec lorsqu’on explique au peuple comment se comportent ceux qui sont au pouvoir c’est déshonorant et répugnant. Merci monsieur Dion pour cet écrit si bien documenté. Nous avons tellement de la difficulté à lire des articles qui nous donnent l’heure juste car la désinformation est monnaie courante dans la majorité des médias télévisés, radiophoniques ou presse écrite.

  • Claude Champagne, 8 avril 2016 12h53

    Voilà tout est dit, nous le savions mais mis en boucle s’est hallucinant le « scam » du siècle, merci Michel. La révolution doit commencer par le refus des fonctionnaires d’appliquer la convention collective signée avec un parti, un gouvernement illégitime, le PQ et autres partis qui veulent si joindre pour le peuple, pour que le peuple soit finalement entendu, sortir de l’Assemblée Nationale avec leurs chaises oui leurs chaises, jusqu’à la démission de ce gouvernement pourri. Refusé de participer à une dictature c’est assez le peuple écœuré iront appuyer les députés devant l’Assemblée. Nous vivons des années de misère, ceci demande des actions draconiennes !

  • Serge Jean, 8 avril 2016 11h56

    Immoral, déshonorant, répugnant...

  • Pierre Bourassa, 8 avril 2016 08h43

    Wow ! Tout un portrait et tout un travail de recherche.
    Merci M. Dion !

  • François Ricard, 8 avril 2016 07h34

    M. Dion, votre texte devrait paraître dans tous les medias du Québec.
    Nos élus devraient le copier et l’expédier à tous les électeurs.
    On ne vous avait lu ici depuis des lunes. On n’a rien perdu à attendre.
    Merci

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Consignes détaillées

PLQ - La descente aux enfers
Les mille et un cauchemars de Philippe Couillard

Au Québec, sous le gouvernement Libéral, il n’y a pas de séparation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. Or cette séparation constitue le fondement de l’État de droit depuis Montesquieu (L’esprit des lois).

L’opposition a proposé que la nomination du Commissaire de l’UPAC relève de l’Assemblée nationale. Le gouvernement Libéral a refusé. Il va donc nommer seul celui qui va enquêter sur... le PLQ !

Le coulage de l’info de l’intérieur de la SQ (Hamad, Bibeau, etc.) est la réponse au PLQ des policiers-enquêteurs qui veulent en finir avec la corruption érigée en système par le régime.

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