«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Une analyse simpliste qui va se terminer dans le désenchantement

Les jeunes

mercredi 14 juin

Encore une fois, ceux qu’on disait apathiques et désabusés, perdus dans leur téléphone et leurs désirs de consommation, nous auront étonnés. À nouveau, les jeunes se sont levés comme un seul homme (ou femme) pour suivre le plus curieux des prophètes dans le désert politique de ladite gogauche, redonnant espoir là où il n’y en avait plus beaucoup, là où le mot « socialisme » ne fait ni rire ni grincer des dents.

 

Après l’ineffable Bernie Sanders, 75 ans, au tour aujourd’hui du sexagénaire avancé et végétarien notoire Jeremy Corbyn, chef mal aimé du Parti travailliste britannique, de jouer l’improbable héros. Interrogé sur ses intentions de mener son parti vers la terre promise, en commençant par la prise éventuelle du pouvoir, M. Corbyn, 68 ans, a dit : « Mais regardez-moi, j’ai la jeunesse de mon côté. » Effectivement, pas moins de 72 % des 18-25 ans et 63 % des 25-34 ans auraient voté, jeudi dernier, pour celui dont les initiales se prêtent à merveille aux slogans électoraux : « J. C. for PM ».

 

Il y a d’autres exemples de partis de gauche ragaillardis par les 120 volts des générations plus jeunes : le succès de Jean-Luc Mélenchon et de ses Insoumis lors de la présidentielle française et, bien sûr, la montée impressionnante de Québec solidaire depuis l’arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois. Or, où qu’elle se trouve, cette jeunesse-là carbure aux mêmes idées : la gratuité scolaire, la défense de l’environnement, la fin des inégalités sociales et la diversité culturelle.

 

Autant de raisons de s’interroger sur le peu de cas qu’a fait le Conseil national du PQ, dimanche dernier, aux propositions de Paul St-Pierre Plamondon. L’ambassadeur officiel des moins de 40 ans plaide depuis longtemps pour plus de jeunes et plus de diversité, ni l’un ni l’autre ne constituant un réflexe très naturel au sein du Parti québécois. Mais une intervention assassine de la part d’une jeune femme d’origine haïtienne, Marie Imalta Pierre-Lys, une personne qui en son seul sein englobe trois des aspects tant recherchés (la femme, la jeunesse, la diversité), aurait mis en charpie ces bonnes intentions.

 

> Lire la suite de l’article sur Le Devoir


Suggérer cet article par courriel
Médiacrassie 101
Détrompez-vous, il n’y a pas de limites !

Financement de Vigile

N’hésitez pas à contribuer à sa production

Joignez-vous aux Amis de Vigile

Objectif 2017: 60 000$
11 925$  20%
Paiement en ligne
Don récurrent

Contributions récentes :

  • 21/07 Jean-Robert Primeau: 50$
  • 21/07 Ginette Doiron: 10$
  • 21/07 Andre Laflamme: 100$
  • 21/07 Gilbert Paquette: 10$
  • 19/07 Alain Tousignant: 5$
  • 19/07 Patrice Albert: 5$
  • 19/07 Michel Arteau: 10$
  • 16/07 Gilles Harvey: 5$

Toutes les contributions

Merci beaucoup!

Publicités