«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

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IDÉES

Les indépendantistes devront se solidariser si le débat constitutionnel s’ouvre

vendredi 2 juin

Philippe Couillard ne lance pas un chantier de négociations constitutionnelles pour faire diversion aux révélations sur ses liens avec Marc-Yvan Côté. La coïncidence est bonne pour lui, mais il n’a pas pu rédiger un document de 200 pages en une semaine juste pour ça. C’est un projet qu’il avait fait mine de mettre sur la glace, mais qu’il prépare depuis longtemps.

 

S’il s’était préalablement entendu avec M. Trudeau pour que ça fonctionne, c’eût été un coup de génie. D’abord, il serait allé chercher la part de l’électorat caquiste qui souhaite avoir plus de pouvoir au sein du Canada. Ensuite, son adversaire traditionnel sur ce champ de bataille, le Parti québécois, est ligoté par sa promesse de ne pas proposer l’indépendance en 2018.

 

Toutefois, le lendemain de la parution de la nouvelle, M. Trudeau lui donne une gifle en assurant à tout le monde qu’il n’y aura pas d’ouverture de la Constitution. Si c’est vrai, l’initiative de M. Couillard tombe à l’eau et il a fait une énorme gaffe. Il a reconnu que le statu quo est insoutenable, tout en se faisant bloquer le chemin à une transformation du Canada.

 

Quatre actions

 

Si la réponse du premier ministre canadien est sincère, M. Couillard est un piètre stratège. Si toutefois le refus de M. Trudeau n’est qu’une mise en scène et qu’il prévoit de changer d’idée pour donner à tout le monde l’impression que M. Couillard a fait un gain politique, quatre actions deviendront alors nécessaires.

 

Le PQ devra revoir sa promesse absurde de n’entreprendre aucune stratégie indépendantiste pour 2018.

 

Québec solidaire devra revoir le mandat donné à son projet d’assemblée constituante, car il faudra avoir une position claire pour s’opposer à cette tentative d’« enfirouapement » constitutionnel. En effet, si l’ouverture de la Constitution devient l’enjeu clivant de la prochaine élection, ceux qui auront une position mitoyenne, se laissant interpréter en 50 nuances de peut-être, se retrouveront entre deux chaises et seront boudés par l’électorat.

 

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