«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La partie n’est pas terminée, elle ne fait que commencer !

L’Indépendance, vingt ans après...

Les grandes manœuvres des sirènes du désarmement moral et de la résignation tranquille

Tout vient à point à qui sait attendre

Editorial de Vigile
mardi 3 novembre 2015
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À l’approche du vingtième anniversaire du référendum de 1995, il fallait bien s’attendre à ce que le camp du NON cherche à donner à sa chiche victoire de 50 000 voix une allure de pérennité irréversible.

Après une campagne électorale pan-canadienne au cours de laquelle le camp fédéraliste, assisté de Radio-Canada, son thuriféraire obligé en vertu de la qui encadre son activité, et des mercenaires de la presse système, aux premiers rangs desquels se bousculent les scribes de l’Empire Desmarais, n’ont cessé de proclamer la mort du Bloc Québécois, nous assistons depuis une dizaine de jours jours à une campagne de propagande aussi peu subtile qu’intensive pour tenter de convaincre l’opinion publique que l’indépendance du Québec ne fait plus recette et qu’elle est désormais hors de portée et sans intérêt.

C’est, bien entendu, de la foutaise totale !

Si l’indépendance n’intéressait pas les Québécois, il y a longtemps qu’on n’en parlerait plus, et les premiers à ne pas en parler seraient justement les fédéralistes, trop heureux que les Québécois soient « passés à autre chose ». Or, à en juger par leurs grandes manœuvres, les fédéralistes sentent aujourd’hui leur option plus vulnérable que jamais, et c’est pourquoi ils s’acharnent à convaincre les Québécois que le rêve de l’indépendance est mort, en espérant qu’ils ne verront pas que la conjoncture pour la réalisation de celui-ci n’a jamais été meilleure.

Eh oui, c’est un fait.

Lorsqu’on cherche à déterminer si la conjoncture pour la réalisation de l’indépendance du Québec est favorable ou non, on ne peut pas se limiter à analyser la situation politique au Québec et l’humeur momentanée des électeurs québécois. Il faut aussi prendre en considération toutes les forces économiques, sociales, politiques et culturelles, tant au Québec qu’au Canada et dans le monde, susceptibles d’avoir une influence sur les perceptions des Québécois à l’égard du Québec, du Canada et de leur avenir, soit ensemble à l’intérieur de la fédération canadienne, soit chacun de leur côté en tant qu’entités politiques séparées.

Au simple énoncé de cette proposition, on se rend bien compte qu’une analyse aussi complète n’a jamais été faite, et plus particulièrement ni à l’occasion du référendum de 1980, ni à l’occasion de celui de 1995. L’aurait-on faite qu’on aurait découvert que le Québec n’était tout simplement pas prêt en 1980, et qu’en 1995, si la situation politique au Québec et au Canada pouvait sembler mûre après la déconfiture de l’accord du Lac Meech et le fiasco du référendum sur l’accord de Charlottetown, la conjoncture politique et économique mondiale était très défavorable.

En effet, la mondialisation était alors en plein élan, et les espoirs économiques et politiques qu’elle suscitait faisaient paraître à contre-courant et risquée la démarche indépendantiste du Québec, un argument martelé à répétition et avec force par le camp fédéraliste pendant toute la campagne référendaire de 1995.

Aujourd’hui et dans les prochaines années, la conjoncture mondiale sera très différente. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que d’autres mouvements indépendantistes connus, au Royaume-Uni (Écosse) et en Espagne (Catalogne), aient choisi la période actuelle pour se manifester.

La mondialisation et son cortège de délocalisations, l’effondrement des classes moyennes qui en résulte, la financiarisation des économies des pays développés, la multiplication des bulles spéculatives, la crise financière de 2008, l’effondrement de la croissance, l’aggravation marquée de l’endettement des États, etc., sont autant de phénomènes à l’origine de tensions politiques intérieures et interétatiques de plus en plus difficiles à gérer qui menacent l’unité des États et la stabilité de leurs frontières.

Le Canada n’échappe pas à cette dynamique qui se trouve même amplifiée par sa forte dépendance économique au pétrole et par un déséquilibre fiscal très profond entre le gouvernement fédéral et les provinces qui ne va que s’accentuer dans le contexte du ralentissement économique en cours.

Dans les années qui viennent, les relations Canada/Québec vont être éprouvées comme elles ne l’ont jamais été, dans un contexte généralisé de remise en question des liens économiques et politiques à l’échelle mondiale. La question des intérêts respectifs du Canada et du Québec va apparaître au grand jour, et les Québécois se retrouveront, bon gré mal gré, de nouveau devant le choix d’un avenir au sein d’une fédération lourdement hypothéquée qui sera de moins en moins capable d’assumer toutes ses obligations et ses promesses, ou d’un Québec « à son compte », misant sur ses seules richesses, ses leviers de développement, et ses capacités.

Il faut préparer ce moment-là, et c’est le service que peut rendre l’institut de recherche sur l’indépendance dont Pierre Karl Péladeau a annoncé la création prochaine. C’est là que l’on peut mesurer la grande différence entre 1995 et aujourd’hui. En 1995, Jacques Parizeau, estimant nécessaire la réalisation d’un certain nombre d’études sur la faisabilité de l’indépendance et estimant justifié de les faire financer par l’État, n’avait tout simplement pas anticipé à quel point il serait facile pour l’Opposition, sur un tel enjeu, avec la complicité de certains médias, des délais si restreints et des contraintes si lourdes, de faire déraper et de discréditer le processus des études,

Pour sa part, le futur institut de PKP n’aura aucun compte à rendre à l’Assemblée nationale ni au Trésor, il pourra élaborer son programme en toute liberté, tenir les journalistes à distance, choisir les collaborateurs qu’il voudra, les payer le prix qu’il voudra, publier les résultats qu’il voudra quand il le voudra, sans que chaque décision ne se transforme en affaire d’État comme ce fut le cas en 1995. Je suis bien placé pour en parler.

Sur le fond, il faudra d’abord que ce nouvel institut reconnaisse l’importance de l’État comme fondement du pays à venir. En effet, ce pays sera d’autant plus fort que l’État à sa base sera fort. Déjà souverain dans un certain nombre de domaines en vertu du régime constitutionnel actuel, le Québec ne part pas à zéro. Il doit consolider ce qui existe déjà, se doter de ce qui lui manque dans le cadre actuel, et élaborer le plan qui lui permettra d’assumer et d’exercer les compétences qu’il rapatriera d’Ottawa en accédant à l’indépendance.

Dans ses préparatifs pour l’indépendance, l’Institut devra se pencher sur les moyens pour le Québec d’améliorer son rapport de force avec le Canada, en ayant à l’esprit que l’existence d’un tel rapport est de toute façon essentiel pour convaincre les Québécois d’adhérer au projet. Pour avoir vécu de près la campagne référendaire de 1995, je sais que les Québécois seront toujours réticents à soutenir un projet qui leur inspire des doutes, soit parce qu’ils ne font pas confiance aux porteurs du projet, soit parce que le projet leur apparaît comporter des failles importantes ou de sérieuses lacunes.

Concrètement, cela signifie par exemple de rassurer les Québécois de 65 ans et plus sur la capacité du gouvernement d’un Québec indépendant d’assumer les obligations du gouvernement fédéral à leur endroit et la continuité sans interruption du versement de leurs prestations de vieillesse au même niveau après l’indépendance. Cela signifie aussi démontrer la faisabilité, la viabilité et les chances de succès d’un Québec indépendant.

Chez les fédéralistes et même parmi certains indépendantistes, on insiste beaucoup sur un prétendu manque d’intérêt des jeunes pour l’indépendance. Quand on cherche à étouffer une cause ou qu’on doute de sa pertinence, on a vite fait d’interpréter tous les signes dans le sens de ses convictions, même si l’expérience démontre qu’ils sont peu concluants. Si les jeunes semblent manquer d’intérêt pour l’indépendance, c’est qu’elle leur apparaît pour le moment être le rêve fumeux d’une autre génération.

Elle n’a pour eux aucun caractère immédiat, et les jeunes ne s’intéressent qu’à l’immédiat. La solution consiste donc à ramener l’indépendance dans leur immédiat. Lorsqu’ils la verront à portée de la main, de leur main, ils s’enflammeront. Peu d’enjeux présentent un tel potentiel de mobilisation pour les jeunes.

La partie n’est donc pas terminée. Elle ne fait que commencer.

Commentaires

  • Marcel Haché, 13 novembre 2015 09h04

    Évidemment, les lecteurs auront été surpris d’apprendre que Vincent Vallères ait pu écrire « Un Québec impossible » avant le référendum de 1980. Mon erreur. Mes excuses aux lecteurs.

    Il s’agissait de Pierre Vallières comme il s’agissait de Charles Gagnon, que j’ai eu pour professeur.

    C’était encore l’époque où le mouvement indépendantiste était dans une spirale ascendante. Les référendistes et le référendisme en ont altéré la course au point d’inscrire le mouvement indépendantiste dans une spirale descendante. Malgré tous les soubresauts, dont le magnifique soubresaut de 1995, nous n’avons jamais cessé de descendre depuis ce temps-là.

  • Marcel Haché, 12 novembre 2015 11h50

    Par hasard, c’est en lisant Gilles Verrier que je me suis intéressé à Vigile. Ce n’est pas lui seulement qui m’y a gardé. Si ce n’était que de Pierre Cloutier cependant, fait longtemps que j’aurais déserté Vigile.

    C’est ma conviction que les « référendistes » se sont beaucoup abusés et qu’ils ont beaucoup abusé les indépendantistes. J’ai été « référendiste » pour l’élection de 1976. Le P.Q. a dit à cette occasion ce qu’il fallait dire. Mais dès 1977 ou 1978, j’étais d’accord avec Vincent Vallières : le P.Q. s’apprêtait avec une mollesse désolante à passer à côté de cette occasion.

    À distance, tous les gouvernements péquistes, tous…même celui du pourtant déterminé Richard Le Hir, m’apparaissent avoir été des gouvernements faibles, qui ne savaient pas quoi dire et, moins encore, surtout, ils ne savaient pas quoi faire.

    Et l’Indépendance à « faire » peut être « faite ». Mais ça prend le Pouvoir !

    Pas pour faire un référendum, le Pouvoir, mais faire ce qu’il y a à faire avant… longtemps et pesamment… en fait tout le temps que ça pourra prendre câlisse. Ma conviction est à l’effet que des indépendantistes, privés de cette perception claire de tout le Pouvoir de l’État et du gouvernement, ne valent pas mieux qu’une chorale de perroquets. De cette sorte, hélas, le P.Q. n’en na jamais manqué.

  • gilles verrier, 11 novembre 2015 23h51

    @ Pierre Cloutier,

    Je suis peiné de vous lire de nouveau renchérissant avec un commentaire qui personnalise les échanges alors que l’importance des questions en jeu devrait vous garder de toute attaque ad hominem.

    Si je vous comprends bien. Car, il est difficile de vous suivre puisque vous n’avez pas répondu au fond des questions posées par Marcel Haché et moi-même ; me limitant à parler en mon nom, voici les propos pour lesquels vous semblez me qualifier de prétendu indépendantiste :
    « 
    P. Cloutier :
    « Que ce soit le "beau risque", de Lévesque, "l’affirmation nationale",de Pierre-Marc Johnson, les "conditions gagnantes" de Lucien Bouchard, la "feuille de route" d’André Boisclair, la "gouvernance souverainiste" de Pauline Marois, on connait la chanson. »

    G Verrier :
    Il ne faut pas commettre la faute d’avoir pour ce cas une mémoire sélective. Ce qu’évoque M.Haché c’est une lutte parlementaire déterminée et un acharnement de l’exécutif (les ministres) à occuper tous les recoins de pouvoir qui lui sont attribuées par la Constitution. Il s’agit d’amorcer une spirale en sens inverse, redonner au cours des choses un sens qui donne confiance.

    Au lieu des contre-exemples que vous donnez, je serais plutôt porté à en prendre deux autres qui sont plus évocateurs d’un cycle gagnant, capable de conduire aux plus grands changements. Je pense aux 92 Résolutions de Louis-Joseph Papineau, en 1834, et de la lutte pour arracher l’entente du lac Meech au Fédéral. Ce dernier épisode ayant permis à la fin du cycle d’obtenir une majorité historique en faveur de la souveraineté. Je pense que ces deux exemples, si je peux me permettre, illustrent mieux le propos de Marcel Haché. »


    Pour ceux qui n’auraient pas fait le lien, les 92 Résolutions de 1834 sont le prélude parlementaire qui a conduit à la Rébellion de 1837-38.

    Je précisais dans un autre commentaire que le passage aux affaires de Boisclair, Bouchard, Marois et compagnie (incluons Lévesque et Landry) n’invalident pas forcément la lutte parlementaire et l’action gouvernementale, mais ils illustrent le manque de sérieux de ces derniers en ce qui concerne l’indépendance.

    Il n’y a pas lieu d’être rigide encore moins dogmatique sur la question des circonstances qui permettraient au Québec de passer à l’indépendance. Ce que je dis c’est que les administrations péquistes antérieures y étaient insuffisamment préparées, en fait n’ont pas montré de sérieux dans leur volonté de faire du Québec un pays. Cloutier et moi sommes d’accord là-dessus. Je donne ensuite deux exemples historiques qui surpassent tout ce qu’a pu faire le Parti québécois en 50 ans, soit, un, le Parti patriote avec Louis-Joseph Papineau en 1834 et, deux, l’Accord du lac Meech de Robert Bourassa. Deux processus politiques qui nous ont amenés au plus près de l’indépendance, le deuxième ayant préparé l’opinion publique pour l’arrivée de Jacques Parizeau. Comme ces deux épisodes relèvent de l’action parlementaire et gouvernementale haute, je déduis le fait que le potentiel de l’action gouvernementale pourrait être exploitée avec beaucoup plus d’audace et d’imagination qu’elle ne l’a été avant par les administrations péquistes citées par Pierre cloutier.


    M. Cloutier,

    Vous êtes avocat, je suis technicien en qualité de l’eau. Tous les deux à la retraite. Vous devriez savoir mieux que moi ce que signifie répondre à une question sur le fond. Or vous ne le faites pas. À la place vous allumez les projecteurs pour que leur éclairage mettent en lumière le doute sur la sincérité indépendantiste de vos interlocuteurs. Votre procédé c’est d’invalider mes arguments (ceux de M. Haché id.) par l’esquive. Si ce procédé peut avoir sa place pour certains plaidoyers de basse cour, il n’a pas sa place ici.

    Pour ce qui est de mon prétendu indépendantisme je vais me défendre, comme je l’ai déjà fait avant une fois ou deux en réponse à vos insultes. Mes états de service n’ont rien à envier aux vôtres. J’ai soutenu feu mon père qui, agent syndical, combattait l’unilinguisme anglais au Canadian National sous Walter Gordon, et ce avant l’intervention médiatisée du jeune Bernard Landry. À 14 ans, je collais des affiches pour le candidat indépendantiste (RIN) du quartier Ste-Marie à Montréal et le lendemain de mes dix-huit ans, et les 21 jours suivants, j’étais voisin de Michel Garneau à Parthenais, que je connais mieux comme sympathique voisin de cellule que comme poète, salut AGM 21. Si Richard Le Hir a « sauvé » Vigile une deuxième fois, et je lui en sais gré, je ne crois pas mentir en croyant l’avoir « sauvé » une première fois, tant 1000$ de mes maigres ressources valaient bien la somme inusitée et non moins indispensable des 20 000$ reçue quelques années plus tard. Mais comme ni vous ni Richard Le Hir n’y étaient, je suis un des rares à pouvoir en témoigner, beaucoup sont malheureusement disparus ou silencieux. Je me réjouis que Vigile continue de vivre grâce à bien des gestes de générosité.

    Mais je vous invite à regarder en avant car le passé ne m’intéresse pas. Sauf lorsqu’il peut éclairer l’avenir et c’est ce que je me suis efforcé de faire en mettant en évidence ces deux épisodes de notre histoire. Papineau et Bourassa. Ils ne sont pas LA voie à suivre, mais ils posent la question à savoir si l’indépendance peut faire l’économie d’un processus politique (qui devient populaire) qui y conduit.

  • Pierre Cloutier, 11 novembre 2015 13h14

    Message à Verrier et Haché

    Vous prétendez être indépendantistes mais vous êtes incapables de faire la défense et l’illustration du pays. Tout ce que vous faites, c’est du bla-bla inutile qui nous fait ronfler. C’est plate. C’est ennuyant. C’est du radotage. Y a rien de positif là-dedans. Au moins, les fédéralistes, eux, n’ont pas peur de faire la défense et l’illustration du Canada, le matin, le midi. le soir, la semaine et la fin de semaine. Vous manquez tout simplement de courage. Des militants comme vous, on n’en a pas besoin.

  • gilles verrier, 8 novembre 2015 09h36

    Correction : Voici le lien du message précédent :
    http://vigile.net/archives/dossier-francophonie/1-6/emergence-1.html

  • gilles verrier, 7 novembre 2015 23h19

    @ Monsieur Haché
    Si je suis gaulliste ? Avec ce lien qui devrait encore fonctionner depuis le temps (merci Bernard Frappier, Dieu ait son âme), vous devriez retrouver des idées déjà avant gardistes. Receuil de citations publiés par Vigile et que j’avais choisies en commémoration du célèbre appel de Charles de Gaulle, le 18 juin 1940

    http://vigile.net/archives/dossier-francophonie/1-6/emergence-1.htmlcore

    Dans le présent contexte, l’ensemble n’a rien perdu de sa pertinence, certaines mises à jour se feront naturellement...

    Salutations patriotiques

  • Marcel Haché, 7 novembre 2015 16h02

    Décidément, c’est au mérite de Richard le Hir de provoquer autant d’interventions.

    @ Gilles Verrier.

    Je suis gaulliste. Je crois que vous l’êtes aussi. Ce n’est qu’à moitié ironique si j’évoque cette idée d’un Redressement National sur Vigile. Cela ne peut évidemment advenir que si les indépendantistes sont au pouvoir. Les rouges à Québec et à Ottawa (leur épine dorsale est à Montréal) ne « redresseront » jamais rien qui soit « national », bien au contraire… Quant à eux, les « référendistes » péquistes, en particulier « les pays sur la table » du matin au soir ils n’ont jamais eu la moindre idée de ce que pourrait signifier un Redressement national, sinon ils auraient cessé depuis longtemps de parler du « mystère Québec ».

    Le Pouvoir donc, même provinchial, pour d’abord-d’abord opérer un Redressement national. Évidemment, pareille entreprise en amont d’un référendum. Suis d’avis que le fameux « mystère-Québec » ne tiendrait pas alors plus de 24 mois devant un gouvernement provinchial « indépendantiste ». Mais qu’avec un gouvernement provincial « référendiste », avec cette sorte de P.Q. référendiste à la gomme baloune, qui aurait encore l’air de radoter la bouche en cœur les mêmes vieux refrains, comme hélas l’ex-gouvernement Marois et tous les autres avant lui, le « mystère-Québec » a crissement de beaux jours devant lui, ça oui.

    Je ne suis pas ceux qui tremblent comme des feuilles aussitôt qu’il est question de Nous. C’est Nous l’épine dorsale de la Nation. Et c’est parce qu’il feint d’oublier l’éléphant dans le salon que le P.Q. est maintenant au bord du gouffre. Suis surtout d’avis que ce n’est pas du tout interdit, à nous les indépendantistes, d’être astucieux…encore une fois…comme entre 1973 et 1976. Mais cette fois, la prochaine fois, la bonne fois, faire ce qu’il y a faire, et ne pas craindre de mettre son leadership ni son poing sur la table et… gagner.

    Sortir enfin de cette abominable atmosphère de losers qui empoisonne notre Camp depuis 1995…

    Autrement dit, et sans vouloir vexer personne : moins de chansonniers qui chantent le Pays et toutes sortes de chansons autour du chef, qui chante lui-même des cantiques à la sainte souveraineté, et beaucoup-beaucoup plus de gardes du corps pour un chef de gouvernement qui dit les choses, et qui fait ce qu’il dit. Car hélas, quoi qu’on en dise, je crois que nous pourrions être d’accord sur ce point, l’accession à l’Indépendance n’étant pas une messe à faire, un prochain gouvernement indépendantiste devra éviter, (s’il ne veut pas être le dernier de sa lignée), il devra éviter de se comporter comme un enfant-de-cœur. Grosse job !

  • Pierre Cloutier, 7 novembre 2015 10h10

    Message à Gilles Verrier,

    Vous n’en n’avez pas eu assez avec tous ces petits arrivistes, carriéristes et opportunistes du PQ qui ont fuckaillé avec le puck avant d’aller s’écraser sur la bande, sauf Parizeau, qui lui savait où il allait et s’est fait voler tout en faisant l’erreur de démissionner ?.

    Pour le reste, vous tentez encore et encore de nous balancer la vieille salade et elle n’est pas fraîche. On a assez donné. Beau risque, affirmation nationale, conditions gagnantes, feuille de route provinciale, gouvernance souverainiste, tout cela c’est la même poutine indigeste, en ce qui me concerne.

    Quand on veut un pays, on en fait la défense et l’illustration et on le met sur la table, le matin, le midi, le soir, la semaine et la fin de semaine. Et le peuple en dispose. Si le peuple dit non, c’est parce qu’on aura mal travaillé. On aura alors le courage élémentaire de dégager et de se reprendre plus tard. Et fuck la petite politique professionnelle provinciale de merde. Les grandes analyses prétendument savantes sur la situation mondiale à la Verrier m’endorment. Basta. Si PKP réussit et que vous aurez à dire OUI, vous le ferez. En attendant, faites-vous discret. Vous restez dans l’Outaouais et on sent la veille peur fédérale qui paralyse.

  • Gilles Verrier, 6 novembre 2015 11h20

    @ Pierre Cloutier
    Je reviens sur vos exemples (Lévesque, Pierre-Marc Johnson, Lucien Bouchard, André Boisclair, Pauline Marois) pour souligner que ce n’est pas le potentiel de l’action gouvernementale que leur passage aux affaires invalide ; ce qu’ils ont invalidé c’est leur manque de sérieux sur la question de l’indépendance et rien d’autre.

    Ce n’est pas tant de parler d’indépendance, d’en faire le prèchi-prècha qui fera avancer les choses. Ce qu’il faudra c’est un plan bien structuré pour mettre le Québec debout. Un plan en béton pour construire le Québec. L’indépendance en serait le prolongement naturel, avec la population, quand elle sera prête. Il n’y a pas de dates. En 1995, Parizeau se situait dans la queue de la comète de l’échec du lac Meech (juin 1990), qui avait produit un appui sans précédent et jamais égalé à la souveraineté. Ce « momentum », qui était le résultat de l’action gouvernementale de Robert Bourassa, a marqué un cycle politique qui est mort et enterré. On ne renversera pas l’opinion publique en faisant du forcing sur la « pédagogie » de l’indignation, pas plus qu’en tentant d’aller en supplémentaire sur le coup de force constitutionnel de 1982.

    Aujourd’hui, à partir d’une analyse politique nationale et internationale sans complaisance, dont Richard LeHir trace certains contours, il s’agit de relancer un processus politique pertinent, qui colle à notre époque.

    Naturellement, m’inviter à rejoindre la CAQ comme vous le faites est une esquive que je ne peux prendre au sérieux. Si vous voulez connaître le fond de ma pensée, vous pouvez vous rendre ici : http://gilles-verrier.blogspot.ca

  • Robert Tremblay, 6 novembre 2015 07h36

    ’’Aujourd’hui et dans les prochaines années, la conjoncture mondiale sera très différente.[...] La mondialisation et son cortège de délocalisations, l’effondrement des classes moyennes qui en résulte, la financiarisation des économies des pays développés, la multiplication des bulles spéculatives, la crise financière de 2008, l’effondrement de la croissance..."

    A SURVEILLER (une partie du dollar canadien, le CAD) est actuellement constitué de FMI géré par les ’’amis’’ français, Mrs Lagarde du Council for Foreign Relations.

    En outre, Londres annonce maintenant qu’elle appuie le Reminbi (Chine) comme devise mondiale. La Chine sera guidée, pour cela, par la petite élite de l’Ouest. Londres est le paradis des blanchisseurs d’argent de tout acabit :

    Extrait de London : Parasites’ Paradise (Or the Best Criminal Sanctuary Money Can Buy) Dr James Petras | October 16, 2012
    __
    Crime Wave Sweeps City of London : London has become the center of global financial capital by engaging in long term large scale active collaboration with multi-billion pound drug, arms, people smuggling and sex-slave cartels. The “Brits” specialize in laundering funds from the Mexican, Colombian, Peruvian, Russian, Polish, Czech, Nigerian narco-kings. Albanian white slavers have their ‘private bankers’ at prestigious City banks with a preference for graduates of the London School of Economics. Bi-lingual Greek kleptocrats, lifelong billion dollar tax evaders, fleeing from their pillaged homeland have their favorite real estate brokers, who never engage in any sort of naughty ‘due diligence’ which might uncover improper tax returns.

    The London Sanctuary for the world’s richest plunderers and parasites offers unprecedented services, especially protection from extradition and criminal prosecution at the site of their crimes.

    The British government’s tolerance and open minded attitude to Russian and Albanian gangster oligarchs, whose bloody ascent to wealth can match any Sicilian godfathers, greases the wheels for the rise of what the Financial Times chooses to call, the real estate ‘industry’, bankrolled by the financial ‘community’ and aligned with the insurance ‘investors’_

    Super-rich rentier monarchists from the despotic Gulf States join Russian commodity speculators,and new rich Chinese sweatshop owners in bidding up London properties in prestigious postal codes in Belgravia (Ebury Street, Eton Place, and Eton Square) Knightbridge, Mayfair (Park Street). Corpulent Russian oligarchs and pious Saudi royalty loll in country estates in, Hertfordshire, Herefordshire and Cheshire overlooking their elegant English gardens and enjoy the purring and caresses of their very upscale British courtesans, in one or another of the two dozen bedrooms.

  • Pierre Cloutier, 5 novembre 2015 17h31

    Message à Gilles Verrier,

    Comme la CAQ vient de renouveler son logo - en bleu - et son discours pour qu’il soit plus "nationaliste", vous pourriez, peut-être, vous et M. Haché, vous joindre à ce parti et réclamer un "renforcement de l’État québécois", la nouvelle invention des électoralistes pour remplacer la défunte "gouvernance souverainiste" qui est allée nulle part ou encore la "défense des intérêts du Québec" qui a coulé le Bloc et Duceppe.

  • Gilles Verrier, 5 novembre 2015 14h03

    @ Pierre Cloutier qui écrit :

    « Que ce soit le "beau risque", de Lévesque, "l’affirmation nationale",de Pierre-Marc Johnson, les "conditions gagnantes" de Lucien Bouchard, la "feuille de route" d’André Boisclair, la "gouvernance souverainiste" de Pauline Marois, on connait la chanson. »

    Il ne faut pas commettre la faute d’avoir pour ce cas une mémoire sélective. Ce qu’évoque M.Haché c’est une lutte parlementaire déterminée et un acharnement de l’exécutif (les ministres) à occuper tous les recoins de pouvoir qui lui sont attribuées par la Constitution. Il s’agit d’amorcer une spirale en sens inverse, redonner au cours des choses un sens qui donne confiance.

    Au lieu des contre-exemples que vous donnez, je serais plutôt porté à en prendre deux autres qui sont plus évocateurs d’un cycle gagnant, capable de conduire aux plus grands changements. Je pense aux 92 Résolutions de Louis-Joseph Papineau, en 1834, et de la lutte pour arracher l’entente du lac Meech au Fédéral. Ce dernier épisode ayant permis à la fin du cycle d’obtenir une majorité historique en faveur de la souveraineté. Je pense que ces deux exemples, si je peux me permettre, illustrent mieux le propos de Marcel Haché.

  • André Gignac, 5 novembre 2015 13h05

    @ Monsieur Cloutier

    Bravo ! Votre dernier commentaire ne peut pas être plus clair !

    André Gignac 5/11/15

  • Pierre Cloutier, 5 novembre 2015 12h03

    Réponse à Marcel Haché

    Que ce soit le "beau risque", de Lévesque, "l’affirmation nationale",de Pierre-Marc Johnson, les "conditions gagnantes" de Lucien Bouchard, la "feuille de route" d’André Boisclair, la "gouvernance souverainiste" de Pauline Marois, on connait la chanson. On l’a entendue jouer et rejouer ad nauseam et on n’est plus capable de l’entendre sans grincer des dents. Basta. C’est assez. Arrêtez de nous casser les couilles avec votre vieille soupe à l’ancienne indigeste même pas servie à la moderne.

    La prochaine fois - aux élections de 2018 - ce sera le pays et rien d’autre. Si le pays n’est pas sur la table, si on n’est pas capable d’en faire la défense et l’illustration, si on n’a pas d’autres ambitions que la petite politique professionnelle provinciale de merde, personnellement je ne voterai pas pour le Parti québécois et même je vais faire campagne contre, comme je l’ai fait contre le PQMarois et la gouvernance souverainiste. Et je ne serai pas tout seul à le faire.

    Il restera sans doute les carriéristes, les opportunistes et les électoralistes à essayer encore une fois de nous manipuler, mais cette fois, cela ne marchera pas.

    Et le PQ va disparaître. Quand on veut un pays et qu’on n’est pas capable de le mettre sur la table, d’en faire la défense et l’illustration, on dégage.

    Moi, je ne fantasme pas sur le pouvoir et je m’en moque. Je suis pour l’indépendance et la démocratie citoyenne, c’est-à-dire une constitution écrite par et pour les citoyens tirés au sort. Point final. Les petits potins de la politique provinciale ne m’intéresse pas du tout. Cela me fait bailler. Je vous lis et je m’endors.

  • André Gignac, 5 novembre 2015 11h45

    @ Monsieur Haché

    Seriez-vous un fédéraliste ? Vous savez, les BONS GOUVERNEMENTS du PQ que nous avons eus dans le passé, nous ont conduits à rien sauf à deux référendums perdus et à l’élection en répétition des libéraux depuis presque 10 ans. Il faut sortir de ce provincialisme de merde et y aller avec une élection référendaire, RIEN DE MOINS, comme en Catalogne et enclencher le processus d’indépendance unilatérale s’il le faut advenant que le gouvernement fédéral ne veuille pas négocier avec le Québec.

    Après cette formalité remplie, le Québec se donne une constitution écrite et votée par le peuple. Le reste suivra bien, c’est-à-dire, une reconnaissance du nouveau pays du Québec par les Nations Unies. À partir de ce moment, nous serons libres et nous pourrons traiter d’égal à égal avec tous les autres pays sur cette planète. Fini le colonialisme, la dépendance, la subordination avec le Canada et vogue la galère vers l’internationalisme. Ce n’est pas sorcier ça ; 195 autres pays l’ont fait avant nous et ils ne sont pas retournés en arrière. VIVE LE QUÉBEC LIBRE !

    André Gignac 5/11/15

  • Marcel Haché, 5 novembre 2015 08h00

    @ M. Nantel, si évidemment Vigile permet qu’on jase un peu carré.

    Suis facilement d’accord avec toute votre argumentation M.Nantel. Tout particulièrement avec ce que vous énoncez concernant la communauté internationale. Pourrez-vous faire un p’tit pas de côté à propos de mon argumentation ? Voici.

    L’Indépendance est encore dans une spirale descendante. Le P.Q. n’est plus qu’à une élection d’entreprendre une méchante dégringolade. Cela ne me réjouit pas, simonak, mais c’est ma perception de la réalité. Je puis me tromper, évidemment. À la vérité, je le souhaiterais bien. Je souhaiterais que vous ayez raison. Je crois pourtant que vous avez tort.

    Certes, l’indépendance pourra provenir d’un référendum gagnant. Mais avant qu’il s’en tienne un qui soit sérieux celui-là, il faudra que le gouvernement québécois-faut-il préciser ici « indépendantiste »- s’attèle « à faire » déjà le Pays, c’est-à-dire rassembler tout l’électorat qui pourrait être favorable, non pas à la Cause qui nous tient à cœur, vous et moi, mais à cette idée toute simple que le P.Q. forme le seul bon gouvernement du Québec, le seul légitime.

    Un gouvernement provincial, « provinchial » mais indépendantiste… actif, partisan, soucieux et jaloux de son Pouvoir, plutôt que soucieux de tenir un référendum. Un gouvernement actif, en campagne dès après son élection, avec un conseil des ministres surdimensionné si vous voyez le bon côté de la chose… toute une pléthore de ministres actifs, partisans et dédiés à consolider le Pouvoir du gouvernement. Plutôt, eh oui M. Nantel, eh oui, plutôt que des ministres passifs, absents, non-partisans, tous enrôlés certes mais aphones et invisibles dans le « camp du Oui » pendant toute une Saison…

    Qu’est-ce qui empêcherait, on jase là… le parti de P.K.P. de se présenter à la prochaine avec cette proposition honorable qu’il s’engage, s’il est élu, à ne pas tenir de référendum ni déclarer unilatéralement l’Indépendance du Québec dans son mandat, plutôt que de proposer à l’électorat d’entrer dans une nouvelle Saison, laquelle saison référendaire l’électorat n’en veut pas ? Pourquoi P.K.P. ne proposerait-il pas à l’électorat de seulement faire le procès de la gang à Couillard ?

    C’est ce genre d’astuce qu’avait timidement avancé le P.Q. dès 1973, et qui l’avait porté au pouvoir dès 1976. Ensuite ? Ensuite les « référendistes » ont échappé le ballon et ne l’ont jamais plus recouvré. Une maudite spirale s’est installée, que 1995 a renforcé.

    Après tout, cela serait-il une si grande malédiction que le p.m. de la « provinche de Québec » soit un indépendantiste ? La mauvaise spirale qui nous accable depuis 1995 pourrait repartir dans un tout autre sens…C’est sans compter qu’il n’y a qu’un gouvernement provincial, « provinchial » mais indépendantiste… qui soit capable de faire un Redressement national, mais ça, c’est une toute autre affaire. On jase.

  • François Janvier, 4 novembre 2015 21h07

    Il est vrai que plusieurs chroniqueurs de la presse et de la télévision répètent comme des mantras que l’indépendance du Québec ne fait plus recette, qu’elle semble de plus en plus hors de portée et sans intérêt notamment auprès des jeunes et ce sans doute dans l’espoir de démoraliser et décourager le mouvement souverainiste. Dans quelle proportion cette propagande atteint le public, difficile à dire. Chose certaine, il va falloir trouver les moyens de contrer cette propagande négative.

    Un de ces moyens serait de faire beaucoup de place aux jeunes leaders de notre société qui se prononcent pour la souveraineté ; on peut ici penser à Léo Bureau-Blouin, Martine Desjardins, Gabriel Nadeau-Dubois, Maxime Laporte, etc.

    Un autre moyen serait de faire de grands spectacles souverainistes au Centre Vidéotron et au Centre Bell qui auraient comme artistes des souverainistes reconnus comme les Locos Locass, Éric Lapointe, Paul Piché, Fred Pellerin etc, spectacle qui se terminerait par un appel de M. Pierre Karl Péladeau à la mobilisation pour l’indépendance du Québec.

    Un autre moyen c’est d’augmenter le membership du Parti québécois et d’en faire régulièrement rapport auprès des médias. Pour la prochaine année, chacun des 71 000 membres du Parti québécois devrait avoir comme objectif de faire adhérer au moins une personne de son entourage au parti.

    Un autre moyen serait l’envoi à chaque foyer de publications écrites expliquant les avantages de l’indépendance du Québec et rappelant les injustices subies mais aussi les faits glorieux du peuple francophone en Amérique du Nord. Il m’apparaît faux de dire que cela n’intéresse pas les jeunes parce que c’est du passé ; je me rappelle que lorsque nous avions de bons professeurs d’histoire, ceux-ci étaient écoutés avec grand intérêt.

    Enfin, il faut démontrer comment les peuples qui ont fini par accéder à l’indépendance, en ont retiré des bénéfices ; on peut ici penser à la Norvège, à l’Irlande, à la Slovaquie, etc.

  • Jean-Jacques Nantel, 4 novembre 2015 14h45

    Monsieur Haché,

    On perd encore des énergies et un temps fou en discutant de moyens détournés de faire l’indépendance sans référendum.

    Comme je l’ai expliqué clairement dans ma vidéo ¨Québec-Canada. Vidéo 45¨, toute tentative pour faire ou même commencer à faire l’indépendance sans avoir l’appui majoritaire de la population à 50%+ 1 vote aboutirait à une totale paralysie de l’État québécois par suite de l’inertie des citoyens. Les gens vont simplement refuser d’obéir parce que les indépendantistes n’auront pas la légitimité pour agir de la sorte. En fait, seuls le 50% + 1 permettra de faire obéir les fédéralistes.

    Si on essaie d’éviter le référendum, la communauté internationale, le Canada anglais, Ottawa, les Anglo-Québécois et même les indépendantistes vont refuser d’obéir à un tel coup de force qui sera partout jugé comme illégitime. Ils vous diront : ¨Si vous êtes si sûrs d’avoir la population derrière vous, posez-lui la question ; on verra après¨.

    La seule autre possibilité pour faire l’indépendance sans référendum, ce serait d’obtenir 50% + 1 vote dans une élection après avoir déclaré à la population qu’on va faire l’indépendance si on est élu avec une majorité des voix. Quoique, admettons-le, un tel résultat serait beaucoup moins convaincant qu’un ¨oui¨ majoritaire à une question référendaire claire.

  • Jean-Jacques Nantel, 4 novembre 2015 14h26

    Monsieur Jean-Yves Durocher,

    Moi aussi, je recommande la lecture ATTENTIVE de l’article que vous citez puisqu’il me donne entièrement raison.

    En effet, cet article montre, avec de forts arguments historiques et légaux à l’appui, que le GOLFE du Saint-Laurent – et non le fleuve lui-même – est soumis à la loi internationale et au droit de la mer, notamment en ce qui concerne le droit de passage innocent. Comme je le dis toujours, ce droit de passage innocent garantit qu’en cas d’indépendance du Québec, le Canada anglais n’aurait pas le droit de taxer nos bateaux qui transiteraient par ses eaux territoriales pour se rendre dans l’Atlantique. (Soulignons que les îles françaises de Saint-Pierre-et-Miquelon, qui sont complètement entourées par les eaux territoriales canadiennes dans le golfe du Saint-Laurent, bénéficient présentement de ce droit de passage innocent.)

    Quant aux droits de propriété d’un Québec indépendant sur les ressources de ses eaux territoriales et ce, tant dans le golfe que dans la baie d’Hudson, ils sont protégés par la loi internationale puisque – beaucoup de gens semblent l’oublier – le Québec FAIT PRÉSENTEMENT PARTIE de l’ensemble canadien dont le gouvernement central gère et protège ces droits en son nom. En cas d’indépendance du Québec, le principe de succession d’États fera que le Québec reprendra tout simplement ses droits sur ses eaux territoriales comme n’importe quel autre État indépendant. (Notons que, si la loi internationale n’admettait pas le principe de la succession d’États en pareil cas, la Serbie par exemple, qui a hérité de l’État central yougoslave mais qui n’a aucun accès à la mer Adriatique, possèderait toutes les eaux territoriales de la Croatie, un pays désormais indépendant dont toutes les côtes sont baignées par cette mer.) Voilà pour le golfe du Saint-Laurent.

    Pour ce qui est du fleuve Saint-Laurent lui-même, un Québec indépendant s’en verrait reconnu facilement la propriété exclusive exactement comme dans le cas de la Seine pour la France ou de la Tamise pour l’Angleterre étant donné que le Québec occupe les deux rives du fleuve (qui, d’ailleurs, a partout une largeur inférieure à douze mille marins).

    Ce sera surtout vrai à partir de Québec étant donné que les Québécois ont fait de très lourds investissements pour équiper la vallée du Saint-Laurent : huit hauts ponts, des systèmes de sécurité, du dragage, des bouées, des brise-glace, quatre écluses, la construction et l’entretien de la voie maritime, ses pilotes, etc.). Les droits de passage que je recommande d’installer sur le Saint-Laurent pour les bateaux du Canada anglais (les États-Unis en seraient exemptés) sont donc parfaitement et moralement légitimes.

    Merci de m’avoir fourni l’adresse Internet de cet article. C’est très apprécié.

  • Pierre Cloutier, 4 novembre 2015 13h55

    Réponse à tous et à toutes

    Quand on a un minimum de fierté, de dignité, de courage, d’intelligence et qu’on sait ce que l’on veut, on arrête de jouer au fin finaud, au prétendu brillant analyste avec des mots et des concepts que personne ne comprend et on n’a pas peur de regarder le peuple droit dans les yeux en ayant la franchise élémentaire de lui dire ce que l’on veut et souhaite.

    Ce que l’on veut c’est un pays et quand on veut un pays on commence par avoir un minimum de couilles pour le mettre sur la table, le matin, le midi, le soir, la semaine et la fin de semaine.

    Ceux et celles qui n’ont pas ce courage élémentaire n’ont qu’à débarquer du train et à continuer à faire le jeu des fédéralistes, eux, qui n’ont pas peur de manifester haut et fort leur fierté d’être canadien.

    Tous ceux et celles qui cherchent des portes de sortie, des voies d’évitement et des chemins de traverse n’aident en rien la cause qu’ils prétendent défendre et ne font que nuire au moral des militants.

    Je commence d’ailleurs sérieusement à me demander si tel n’est pas finalement leur objectif.

  • André Gignac, 4 novembre 2015 11h21

    @ Monsieur Nantel

    Je ne comprends pas votre obsession référendaire ; pour moi, c’est courir encore vers une autre défaite collective surtout avec l’immigration massive qui entre ici au Québec pour nous diluer et pour nous empêcher de réaliser l’indépendance et tous les médias fédéralistes qui sont contre nous, qu’en faites-vous ? Il faut croire que nous avons ça dans le sang au Québec, le complexe du "looser". Les exemples à suivre, ce sont ceux du Kosovo et de la Catalogne ; il y a une maudite limite à vouloir se suicider collectivement !

    Cet institut de recherche pour l’indépendance, qu’attend le Péquiou (PQ) pour le mettre en place ? Était-ce tout simplement une promesse de Péladeau pour être élu chef de ce parti ? Je commence à me poser des questions. Que d’énergie collective perdue à tourner en rond ! Bof ! Il ne faut pas s’en faire, le Canadien de Montréal avec une coupe Stanley va tout arranger ça.

    André Gignac 4/11/15

  • Marcel Haché, 4 novembre 2015 07h33

    Les référendistes triment dur ici. Un référendum par ci par là, en début de mandat, puis au milieu, et un autre en fin de mandat, pourquoi pas, pour être ben sûr que la Question du précédent référendum avait été bien compris par l’électorat.

    Les référendums péquistes n’ont jamais été rien d’autre qu’une recherche de légitimité. Certes, c’est la légitimité qui est le carburant de la force politique. Mais hélas, cette légitimité et cette force politique ont été refusées deux fois aux indépendantistes, et non sans conséquence chaque fois. Une Cause, aussi noble soit-elle, si elle n’avance plus, elle peut être culbutée. Les Patriotes ont été culbutés longtemps… Se pourrait-il que l’électorat s’en souvienne confusément, qu’il comprenne ce que bien des indépendantistes refusent de comprendre, se pourrait-il que l’électorat n’en veuille plus de référendum, du moins avant très-très longtemps ? Est-ce que ce n’est pas ce qui arrive depuis 1995, une dégringolade ? Pourquoi alors vouloir se buter au seul peuple capable de vouloir l’Indépendance, si la simple idée de tenir un référendum lui rebute ?

    Nous souhaitions tous jouer la plus magnifique ronde de golf. Nous le souhaitons encore. Hélas, il neige et le terrain de golf est tout recouvert.

    Ne pourrions-nous pas plutôt mettre un peu-beaucoup-passionnément d’animation dans la salle à manger du Club, y conspirer littéralement la prochaine Saison… plutôt que de rester dehors à invoquer le beau temps ? À invoquer le bon vieux temps… Hey, on jase !

  • Roger Kemp, 4 novembre 2015 03h17

    Pierre Cloutier, je suis entièrement en accord avec toi. Il faut énoncer clairement nos pensées sinon ils seront déformées par les journalistes à la solde des fédéraux. J’ose espérer que pour intéresser les jeunes à notre cause, il nous faudra les rejoindre là où ils sont. J’en appelle ici à un cours politique 101 qui serait donné au secondaire et qui démystifierait le rôle de l’état, sur leur avenir. Un cours qui leur apprendrait l’histoire politique du Québec à partir de l’horreur subit par le parti patriote de Louis-Joseph Papineau pourtant élu démocratiquement et majoritairement.

    J’ai eu l’occasion d’interroger quelques jeunes ayant votés pour la première fois aux récentes élections fédérales et de façon unanime ils m’ont tous dit l’incompréhension qu’ils avaient de notre système politique. Et tous auraient aimé avoir un cours à l’école leur enseignant notre système politique, ses enjeux et son historique.

    Je suis convaincu qu’un bon cours d’histoire politique à l’école éveillerait beaucoup plus de jeunes à s’intéresser à la politique car en bout de ligne c’est de leur avenir dont il est question.

    En ce sens ils seraient moins dupés par des envolées littéraires difficiles à saisir. Et comme vous l’avez mentionné : Ce qui mérite d’être dit mérite d’être bien dit.

  • micheline st-pierre otis, 3 novembre 2015 22h09

    Très intéressant M. Le Hir et les autre qui ont écrit ces messages.
    Je ne veux pas avoir une voix discordante mais je trouve qu’on ne s’interroge pas sassez sur la façon de rallier nos concitoyens pour leur transmettre le message sur notre projet de souveraineté.
    Cela fait plusieurs élections, entre autres celle du 7 avril 2014 et la récente qui a porté notre jeune playboy trudeau aupoivoir.

    Nous ne sommes que des quêteux à côté des libéraux, même à côté d’un tiers parti comme Qs dans le monde des médias électroniques.

    Deux choses à rappeler :
    1- Le trio Tasha, David et Lessard les jeudis soirs avec Céline Galipeau. Il y a 3 ans, nous avions la chance d’avoir une de nos brillants portes-paroles, J-F. Lizée, à ;a place de ce baveux de Michel David. Personne de Vigile et d’ailleurs n’a protesté pour qu’un analyste politique d"allégeance souverainiste le remplace.

    Aux Coulisses du pouvoir, un autre trio : Chantal Hébert, Alex Castonguay et l’arrogant Michel C. Auger. Je n’ai pas vu personne exiger un analyste qui représenterait l’opinion de +ou - 40% de souverainistes.

    Et je pourrais allonger la liste.

    Il faudrait lancer un mouvement de protestation, une pétition à la SRC pour nous faire respecter. Qui osera enfin se proposer6 Je serais la 1ère à approuver.

  • Pierre Cloutier, 3 novembre 2015 21h45

    Message à Jean-Yves Durocher,

    Peux-tu nous expliquer ta thèse en 2-3 paragraphes ?

  • Françoise Labrecque, 3 novembre 2015 18h58

    Comment est-il encore possible d’accepter un ’’Canadian government’’ qui ACCEPTE l’indépendance du Kosovo, et REFUSE celle des Québécois ???

    L’indépendance du Kosovo a été declarée unilatéralement, contrevenant à la resolution 1244 des Nations Unies.

    Le Kosovo (territoire volé aux Serbes) n’a aucune économie.
    _
    Le Kosovo sert à passer près de 70% de l’héroine afghane et 100% des drogues afghanes vers l’Ouest.

    Le Kosovo est la capitale européenne de la drogue, de la prostitution, et du traffic d’humains.

    Aujourd’hui, le Canadian government se dit prêt à accepter des immigrants Kosovars au Québec. RELIS : Le Kosovo, la capitale européenne de la drogue, de la prostitution, et du traffic d’humains, un FAIT bien connu par Interpol, et comme le savent très bien les services de renseignement et l’Armée canadienne (ceux qui ont ’’fait’’ la Yougoslavie). POUQUOI ?

    Quel minabilisme. RÉVEILLEZ-VOUS. Ça n’a aucun sens de se laisser mener et démoniser par de tels miserables.

  • Jean-Yves durocher, 3 novembre 2015 18h44

  • Jean-Jacques Nantel, 3 novembre 2015 17h14

    Messieurs Le Hir et Pomerleau ont raison, l’Institut de recherche sur l’indépendance du Québec devra approfondir le projet d’État dans tous ses détails et ce, avant la tenue des prochaines élections. Il faut que tout soit prêt pour passer à l’action tout de suite après avoir gagné un référendum AU TOUT DÉBUT DU PREMIER MANDAT.

    Le tenue d’un référendum en début de mandat est ESSENTIEL ET PRIMORDIAL si on veut que le gouvernement évite de se faire détester par la population avant de le tenir. Lucien Bouchard, qui se vante à la télé d’être un perdant, nous a montré où conduisait le renforcement préalable de l’État avant de tenir un référendum (déficit zéro, élimination de la paperasse, etc.). En coupant à gauche et à droite pendant les années où il a renforcé l’État, il s’est fait détester de la population, il a fait baisser l’appui au projet (qui était majoritaire au début de 1996 alors qu’il était au pouvoir) pour ensuite nous déclarer qu’on n’avait plus le pourcentage pour faire un référendum.

    À l’inverse, Jacques Parizeau, qui avait l’âme d’un gagnant, nous a montré comment gagner un référendum en le tenant au tout début d’un premier mandat. (Il se l’est fait voler mais ça, c’est autre chose !)

    C’est tout simple, il n’y aura pas d’indépendance du Québec si nous n’obtenons pas d’abord et avant tout un appui majoritaire de la population à 50% + 1 vote. C’est la seule étape ABSOLUMENT ESSENTIELLE du projet. Si nos chefs savent exactement quoi faire après une victoire du ¨oui¨ (ce que l’Institut de PKP devra étudier en détail), ils pourront passer à l’attaque sur tous les fronts dès l’annonce de la victoire.

    On pourra renforcer la moitié d’État qu’on a pendant des siècles, la communauté internationale à commencer par nos alliés, les États-Unis, la Canada anglais et son gouvernement fédéral, les Anglo-Québécois, les fédéralistes en général de même que les indépendantistes eux-mêmes n’admettront aucune discussion et aucune action en faveur de l’indépendance d’un gouvernement indépendantiste tant que ce dernier n’aura pas obtenu un ¨oui¨ majoritaire.

    Comme nous n’avons pas fait l’indépendance avec 50% moins des poussières, on ne pourra certainement pas la faire avec 42 ou 45% de ¨oui¨. C’est ridicule. Voilà pourquoi la priorité absolue de l’Institut de PKP devra être de convaincre une majorité de Québécois de la pertinence du projet et, surtout, de sa rentabilité. (Ce qui ne l’empêchera pas de faire les études nécessaires à un éventuel renforcement de l’État.)

    L’institut devra donc éviter comme la peste de radoter les vieux arguments qui font bailler tout le monde, par exemple sur le déclin du français, la défense des intérêts du Québec ou la thèse peu compréhensible pour le grand public du renforcement de l’État (il faudra certes l’analyser et le faire, mais ne pas embêter la population avec ça).

    Comme je l’ai expliqué dans mes vidéos, il sera facile d’obtenir une victoire référendaire si on élimine les craintes économiques des Québécois par rapport au projet et ce, AVANT les prochaines élections. En effet, le principal argument des fédéralistes, notamment du côté des immigrants, a toujours été que l’indépendance, ça allait coûter très cher et créer ¨des années de turbulences¨.

    S’il sera essentiel de prouver à la population la fausseté de l’argument fédéraliste voulant que le fédéral nous donne CHAQUE ANNÉE 16.3 milliards de dollars de plus que ce que nous lui versons en impôts, il sera encore plus important de montrer à la population que l’indépendance fera entrer au Québec beaucoup plus que dix milliards de dollars par année. On parle ici de fournir à la population la preuve absolument INDISCUTABLE que de nombreux NOUVEAUX milliards de dollars vont alors entrer au Québec.

    Il ne faut jamais oublier que le Québec occupe une position stratégique unique au monde et représente la seule province essentielle du Canada au niveau des communications. (Toutes les communications du Canada de l’Est passent en effet par la vallée du Saint-Laurent). Comme tous les pays qui sont dans une situation similaire (ex : Panama, Égypte, etc.), un Québec indépendant sera en droit d’imposer des droits de passage à travers le Québec selon le principe moral de l’utilisateur-payeur et cela, à chaque fois que les Canadiens anglais traverseront son territoire en autos, en autobus, en camions, en trains, en bateaux, en pipelines, en gazoducs, etc.

    Pour donner une idée : si, comme le fait le Soudan pour les pipelines du Soudan-Sud, le Québec chargeait 11$ par baril pour le pétrole qui traversera son territoire par les pipelines Sarnia-Montréal et Énergie-Est, cela lui rapporterait 5.6 milliards de dollars par année. Notons ici que le Canada anglais prévoit de doubler éventuellement la quantité de pétrole devant traverser le Québec. On parle déjà ici - et seulement pour les pipelines - de 11 ou 12 milliards de dollars par année.

    À ça s’ajouteront les emplois à hauts salaires et les 45 ou 50 milliards d’impôts fédéraux qu’on rapatriera d’Ottawa vers la ville de Québec (les coûteux dédoublements fédéraux-provinciaux), les milliers d’emplois à hauts salaires de NOS industries tertiaires qui ont été artificiellement déménagées à Toronto au cours des décennies (bourse de Montréal, services financiers, sièges sociaux, etc.).

    Il y aura aussi les milliers d’emplois à hauts salaires qui sont abusivement accaparés par les Anglo-Québécois au Québec (3 universités, 18 hôpitaux, etc.) et qui sont payés par les impôts payés par le reste de la population. Ces impôts n’appartiennent pas aux Anglophones et devraient moralement servir à enrichir le reste de la population.

    Ajoutons les bénéfices provenant de la simplification de l’État (le renforcement de l’État), le financement annuel par l’étranger de dizaines d’ambassades à Québec, de la possibilité de troquer pour des avantages économiques valant des milliards de dollars les votes du Québec dans les organisations internationales. Etc.

    Je ne comprends pourquoi les autres indépendantistes n’utilisent pas des arguments économiques aussi convaincants pour prouver à tout le monde que l’indépendance sera une affaire payante ??? Si on prouve que c’est payant, même les immigrants vont voter ¨oui¨ en masse.

  • Pierre Cloutier, 3 novembre 2015 17h00

    À J.C. Pomerleau

    C’est quoi ce délire que personne ne comprend ? "Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément" (Boileau). On ne fera pas l’indépendance par la porte d’en arrière, comme des voleurs.

    MISSION DE L’I.R.I.Q.

    1. Faire la promotion, éduquer, renseigner, sensibiliser et convaincre les citoyens du Québec des avantages et bénéfices économiques, sociaux, culturels, énergétiques, environnementaux et politiques de l’indépendance du Québec.

    2. Recueillir, de manière éthique et légale, toute l’information (données, statistiques, études, rapports, etc.) utile et pertinente provenant de sources ouvertes, publiques ou privées.

    3. Analyser, interpréter et transformer cette information pour créer un argumentaire destiné à être utilisé par tous les militants indépendantistes.

    4. Établir un échéancier précis s’étendant sur quatre ans pour divulguer les différentes parties de cet argumentaire.

    5. Établir une stratégie de communication de l’argumentaire et le diffuser par tous les moyens de communication disponibles et en utilisant toutes formes de support médiatique.

    6. Organiser des colloques, des conférences, des séminaires ou autres rencontres et offrir des cours de formation aux militants et militantes indépendantistes.

  • Jean Claude Pomerleau, 3 novembre 2015 12h39

    Erratum.

    Un bout manquant : D’où l’urgence d’organiser la défense de l’intégrité des institutions de l’État. Sur cet enjeu se joue la crédibilité des souverainistes pour la suite des choses.

    JCPomerleau

  • Jean Claude Pomerleau, 3 novembre 2015 12h11

    l’Institut de recherche scientifique et appliqué sur l’indépendance

    « L’énoncé n’est rien. s’il n’est un moyen » (Georges Bataille)

    D’abord définir la mission de l’Institut :

    La mission de l’Institut est de dégager des stratégies (et tactiques) ayant pour objectifs le changement de statut de l’État du Québec : de province à État souverain.(S’en tenir au langage statutaire, le seul que les États souverains parlent entre eux).

    Au départ l’Institut va devoir conduire une réflexion en profondeur sur le thème de l’État, celui du Québec. Le but, faire naître une doctrine d’État, assise d’une doctrine politique claire (manquante depuis le début du mouvement) : « La doctrine fait naître l’unité de penser » (Sun Tsu)

    L’erreur à éviter.

    Limiter le champs d’action de l’Institut à produire un argumentaire visant l’adhésion d’une majorité à la proposition souverainiste, « en toute transparence ».

    Le champs d’action de l’Institut porte plus largement sur l’ensemble des actions propre à nourrir une dynamique politique qui vise la rupture du cadre constitutionnel. Or cette rupture survient quand les forces du statu quo ne peuvent la contenir. Cette approche se joue en grande partie dans la discrétion.

    L’Institut doit, dès le départ, poser la raison d’être de la souveraineté.

    Les deux raisons fondamentales :

    - Pour notre nation, il s’agit d’un défi existentiel :

    « L’annexion mène à l’assimilation » (Maurice Séguin)

    - Et, rétablir la démocratie :

    « Il n’y a pas de démocratie sans souveraineté » (Jacques Sapir)

    Deux exemples d’absence de démocratie :

    - La constitution de 1982, imposée par Ottawa et rejetée par l’Assemblée nationale. Et pourtant, effective.

    - Et les référendums (1980-1995) : l’État canadien avait annoncé qu’il ne respecterait pas les résultats en cas de victoire du OUI.

    L’erreur historique des penseurs du projet souverainiste fut d’avoir abandonné l’État pour partir en quête d’un pays fantasmé, qu’on obtient après avoir gagné un concours d’art oratoire et compté des bouts de papier. La souveraineté n’est pas un souhait mais, bien une sommes. Cet idéalisme nous a mené dans le cul-de-sac actuel. Si bien que ce n’est plus le projet souverainiste qui est en péril mais bien la nation qui le porte !

    L’Institut a le défi de ramener le projet dans le champs du réel et de le poser sur les assises de l’État du Québec, le véhicule du projet souverainiste, donc l’enjeu de la politique. Ce qu’on très bien compris les libéraux qui en ont pris le contrôle pour le tourné contre notre nation tout en le saignant à leurs profits. D’où l’urgence d’organiser la défense des

    Et comprendre la première condition qui mène au changement de statut de notre État : bâtir un rapport de forces favorable.

    Tout le reste en découlera....

    ...

    Vous ais-je parlé de l’État :

    "Nation : un peuple en possession d’un État" (K Deutsch)

    « le seul levier dont les Québécois disposent, c’est leur État » (René Lévesque, au moment de la Révolution tranquille)

    " L’action de l’État est une conquête sans cesse renouvelée de sa compétence sur son territoire" (Charles Chaumont)

    « L’histoire mo"Nation : un peuple en possession d’un État" (K Deutsch)

    « le seul levier dont les Québécois disposent, c’est leur État » (René Lévesque, au moment de la Révolution tranquille)

    " L’action de l’État est une conquête sans cesse renouvelée de sa compétence sur son territoire" (Charles Chaumont)

    « L’histoire mondiale ne retient que les Nations qui se sont constituées en Etats » F.W. Hegel ndiale ne retient que les Nations qui se sont constituées en Etats » F.W. Hegel

    JCPomerleau

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  • 16/06 Richard Carrier: 50$
  • 16/06 Marc Labelle: 50 $
  • 16/06 Les Amis de Vigile : 350$
  • 16/06 Jacques Bergeron: 100$
  • 16/06 PeeWee Troodeau: 100$
  • 15/06 Réal Coutu : 50$
  • 15/06 Serge Labossiere: 100$
  • 12/06 Michel Pauzé: 25$

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