«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Un souci intéressé

Les crises au MTQ menacent des emplois

Des milliers de jobs en péril, dit le lobby de l’asphalte

vendredi 2 septembre 2016

Les multiples démissions et scandales qui ont ébranlé le ministère des Transports dans les derniers mois l’ont rendu quasi « dysfonctionnel » et mettent en péril des milliers d’emplois dans l’industrie de la construction, avance le lobby de l’asphalte.

Changement de ministre des Transports à deux reprises depuis janvier, chamboulements bureaucratiques importants chez Transports Québec depuis la démission dans l’embarras de la sous-ministre Dominique Savoie et moyens de pression des ingénieurs de la province.

Tous ces éléments ont contribué à paralyser des « centaines » de chantiers au Québec et pourraient entraîner la mise à pied de milliers de travailleurs et des pertes financières de 250 M$, selon Bitume Québec, qui doit en faire l’annonce lors d’une conférence de presse aujourd’hui.

« Les crises répétées au ministère des Transports ont eu un effet boule de neige et l’industrie de la construction vit une paralysie sans précédent [...] C’est vraiment très sérieux et dramatique », explique le porte-parole de Bitume Québec, Alexandre Dumas.

Les relations entre le lobby de l’asphalte et Transports Québec semblent tendues. Dans un communiqué de presse émis à la suite de la démission de Jacques Daoust à titre de ministre des Transports, le président de Bitume Québec, Joe Masi, écrivait que son industrie « ne cesse d’écoper depuis le début de l’année, notamment en raison du fait que le MTQ est devenu quasiment dysfonctionnel ».

Joe Masi, Bitume Québec
Photo courtoisie
Joe Masi, Bitume Québec

Moyens de pression

Les moyens de pression des ingénieurs du gouvernement du Québec, présentement en négociations pour une nouvelle convention collective, ralentissent ou retardent plusieurs importants chantiers routiers, ont indiqué des têtes dirigeantes d’entreprises au Journal.

À ce jour, les ingénieurs font la grève des heures supplémentaires, les soirs et les week-ends, ce qui force beaucoup de chantiers à renvoyer les travailleurs chez eux plus tôt que prévu et ralentit « significativement » le rythme de travail. Le syndicat s’est également doté d’un mandat de grève en juin dernier.

« Il y a présentement des ralentissements qui font en sorte qu’on annule certains ouvrages et on les reporte à une année ultérieure. Certains projets se font retarder et d’autres se font même annuler complètement. C’est sûr que ça affecte le carnet de commandes de plusieurs entreprises », explique Daniel Morin, PDG de la compagnie de bitume Kildair Service.

 


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