«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le chemin de l’histoire des lois

Les Traités, pierre d’angle de l’identité et l’Indépendance

Tribune libre de Vigile
samedi 11 juin 2016
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Quand je lis l’histoire du PQ et son évolution, je me dis qu’on n’a jamais été prêts à agir politiquement, même quand une large partie de la population était mobilisée en faveur de l’Indépendance.
Ce qu’on veut, c’est de sortir d’une situation légale dans laquelle on nous a enfermés et qui nous paralyse.
Les moyens à prendre ne peuvent être qu’en rapport avec les lois qui nous ont placés dans cette situation. Ces lois sont à l’origine du dénie et du rejet de notre identité, de nos lois, de nos droits et libertés.
Ce lois ont volontairement effacé, d’abord, notre présence sur le territoire au moment de la Conquête britannique, puis amputé notre Histoire de toute la période française de laquelle découlait notre identité canadienne française, la continuité de nos lois, nos droits et nos libertés, dont les droits de propriété sur nos terres, nos fermes, nos maisons, nos commerces, etc., pourtant reconnus formellement par les Traités, particulièrement les Traités de Montréal en 1760 et de Paris en 1763.
Or, plutôt que de travailler sur la connaissance, la compréhension et l’histoire des lois qui nous libéreraient de cette situation et nous rendraient notre identité, nos lois, nos droits et libertés, le remboursement des dettes qui nous sont dues, on a travaillé sur les faits : les vols, les viols, les massacres, les humiliations, les exécutions sommaires, etc.
Les faits résultent et découlent des lois auxquelles se réfère le législateur colonisateur britannique et dont il s’est toujours justifié, tout comme le pouvoir fédéraliste actuel, pour maintenir sa position de contrôle sur nos vies.
Ce sont les lois à l’origine de la justification de ces faits qu’il faut contester et on ne peut les contester qu’on leur opposant ce qui existait tel que reconnu par les Traités et qui aurait dû être répercuté dans ces nouvelles lois au moment de la Conquête.
Un des freins à la mobilisation plus grande des forces souverainistes, il me semble, c’est l’inquiétude et l’appréhension des citoyens de contrevenir aux lois en s’engageant dans la voie de l’Indépendance et, à cet effet, d’être passibles de représailles de la part des autorités et de perte de leurs droits actuels.
C’est d’ailleurs sur ces peurs que les adversaires de l’Indépendance braquent tout leur discours démagogique.
Je crois qu’on a maintenant, grâce à PKP, l’outil approprié pour refaire le chemin de la bonne manière, l’IRAI.
Il faudra peut-être prendre le même chemin que les Autochtones et les Métis et aller plaider notre cause devant la Couronne d’Angleterre et devant les Nations Unies pour obtenir notre reconnaissance.
Quand j’écris ceci, on me demande pourquoi il faudrait faire comme eux ?
Parce que notre situation n’est pas différente. Tout comme dans leur cas, nous sommes dans une situation de non-respect des Traités.
Ce qui a fait notre vie moins misérable que la leur, c’est que, jusqu’à la Révolution tranquille, nous avons vécu sous le parapluie puissant politiquement, diplomatiquement, financièrement et socialement de l’Église catholique, quel que soit le prix que nous estimions en avoir payé.
Nous sommes donc en meilleure situation qu’eux pour plaider notre cause, nous bénéficions de larges appuis à l’international, et nous disposons de millions de documents soigneusement répertoriés à l’appui de nos revendications et de notre preuve.
Comme tout ce qui se passe devant des tribunaux, les dossiers doivent être bien préparés et irréfutables.
On prendra le temps qu’il faut mais, cette fois, ce sera la bonne.

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