«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Issus des défricheurs du pays

Les Québécois de souche ne sont pas des descendants d’immigrants

Ils ont construit la nation

Tribune libre de Vigile
vendredi 16 octobre 2015
6 485 visites 22 messages

Il est erroné de prétendre que les Québécois de souche ne sont que des descendants d’immigrants, comme certains esprits mal tournés le font dans le but de diminuer notre importance et notre contribution. En effet, les Québécois de souche sont les descendants directs des colonisateurs de la nation. Ce sont là deux choses tout à fait différentes pour ne pas dire tout à fait opposées qu’il serait trop facile de confondre.

Les ancêtres des Québécois de souche et leurs nombreux descendants sont ceux qui ont fondé le pays, qui l’ont colonisé et développé, qui ont défriché et aménagé le territoire, qui l’ont doté de ses institutions, qui ont façonné sa culture, et qui l’ont peuplé à leur ressemblance. Ils ont apporté la civilisation là où l’espace était encore à l’état vierge, poursuivant l’élan de la vaste entreprise universelle de l’époque consistant à apporter le progrès aux quatre coins de la planète.

Nous les héritiers en droite ligne de la nation avons su faire évoluer cette société dans la direction que nous avons choisie avec un attachement grandissant renforcé par la succession des générations qui a fait de nous une continuité sans faille.

Comme une équipe olympique de course à relai soudée par un effort concerté, nous nous sommes passés le témoin de main en main, d’étape en étape, le témoin étant ici tout l’héritage culturel qui nous fusionne de manière homogène et qui nous rend à nul autre pareils au monde.

Mais la situation est fort différente pour les immigrants qui arrivent quant à eux en ce pays un fois qu’il est déjà pleinement constitué, qu’il possède une identité collective bien distincte, son système politique, sa culture distincte, sa langue commune, sa configuration territoriale bien délimitée.

L’immigrant provient bien souvent d’un pays où tout cela est fort différent. Il doit faire preuve de souplesse adaptative et démontrer un désir d’intégration totale visant à adopter sa nouvelle réalité, son nouvel environnement. Il se doit de laisser derrière lui rapidement tous les éléments qui ne conviennent pas à sa terre d’accueil, et ne doit surtout pas chercher à reproduire ici le fonctionnement inapproprié pour nous qu’il a connu là-bas.

C’est à ces nouveaux arrivants qu’incombe le devoir élémentaire de se fondre et de s’adapter aux mœurs et normes modernes de la société d’accueil, ce qui implique la nécessité de changer de mentalité. Ils se doivent d’abord et avant tout de respecter le peuple qui les accueille ainsi que le mode de vie choisi par la majorité. C’est à cette seule condition qu’ils peuvent prouver leur bonne foi.

Les dénigreurs patentés multiculturalistes des Québécois de souche tentent par tous les moyens de diminuer notre apport et notre valeur en nous dépréciant, et de nier tout avantage ou fierté que nous pourrions tirer du fait de faire partie du peuple fondateur qui a bâti le pays.

Ces relativiseurs honteux jouent sur les mots en cherchant continuellement à amoindrir notre contribution à l’échafaudage de la nation tel qu’elle est devenue grâce à nos efforts soutenus.

Qu’on se rappelle que de telles médisances existaient déjà à l’époque d’un Lord Durham de triste mémoire qui avait eu l’impudence de prétendre que nous n’étions qu’un pauvre peuple sans histoire ; François-Xavier Garneau s’empressa de le remettre à sa place en lui répondant par la bouche de ses canons à boulets d’encre et de papier.

Les Québécois de souche ont eu la chance insigne de naître en ce futur pays du Québec de la première à la quinzième génération, bénéficiant ainsi dès leur plus jeune âge des avantages qu’il y a à grandir dans un des pays les plus évolué qui soient, possédant un système de valeurs solide qui leur permet d’acquérir une mentalité reflétant les idéaux élevés partagés par la grande majorité d’entre nous.

Pour toutes ces raisons, nous représentons individuellement et collectivement le modèle du bien-vivre ensemble auquel devrait normalement aspirer tout nouvel arrivant.

Portons tous ensemble cette heureuse responsabilité avec une fierté et une légitimité bien affichées. À chacun de nous de donner le bon exemple de ce que c’est que d’être Québécois.

Commentaires

  • Gérémy Cadorette, 27 septembre 2016 08h34

    Nous sommes un peuple ancêtre au même titre que les basques. Nous avons fait le Canada et l’Amérique. Les Canadiens-anglais et les américains ont tous environ 25 % d’ascendance Québecoise. On peut trouver des Québecois et des français purs jusqu’en l’an 1000. À part ça, comme aussi vieux peuple, il y a les anglais d’angleterre, les néerlandais, les danois, les norvégiens, les suèdois et les peuples fino-ougriens, les russes, les indiens, les arabes, les hans. De plus, nous avons bien sunous défendre, ne nous sommes jamais fais exterminé complètement et avons colonisé des lieux. Les peuples du même âge sont généralement morts et dans le futur il restera les anglais, les néerlandais et les scandinaves. Mon clavier ne fonctionne pas bien puisque ça n’a pa pu effacer le s

  • Michèle Clément, 14 novembre 2015 17h18

    Pour votre information,
    Les Français qui se sont installés en terre de Nouvelle-France avant l’arrivée des femmes n’ont pas vécu comme des ermites. Ils ont naturellement épousé des amérindiennes, souvent par contrat de mariage comme ça se faisait à l’époque. Elles ont pris le nom de leur mari ce qui fait que leurs traces les plus visibles se retrouvent principalement dans la morphologie de plusieurs de nos visages québécois.

    Comme des mariages ultérieurs ont été contractés entre descendants de ces premiers métissages, certaines familles ont plus qu’une goutte de sang indien dans les veines.

    Ci-joint, un relevé des 400 premières familles métissées identifiées en Gaspésie où les pêcheurs européens mettaient le premier pied. Merci aux généalogistes qui ont effectué cette recherche. D’autres noms devraient suivre. Je vous les transmettrai dès que je les aurai.

  • Réjean Drouin, 5 novembre 2015 22h12

    Il est paradoxal de parler de nos origines en terre d’Amérique tout en disant seulement que nous sommes les Québécois. Car, dans ce contexte, nous sommes plus qu’une nation insignifiante sortie d’une boîte à chanson emboucanée durant les années soixante : Nous sommes les SEULS vrais Canadiens depuis plus de quatre siècles.

    Quand vous serez tannés de perdre vos élections et référendums et que vous voudrez comprendre pourquoi près de la moitié de notre peuple ne se sent pas concerné par les propos des souverainistes, vous penserez à ça.

    www.canadalibre.ca

  • Pablo, 4 novembre 2015 20h42

    Article écrit par un Québécois de souche abruti ou raciste... Je n’ai pas trouvé dans ces lignes, l’apporte des Premières nations !

  • René Girard, 4 novembre 2015 13h10

    Voici qui en bouchera un coin à tous ceux qui s’imaginent que nous avons volé ces terres aux amérindiens. Voilà, apprenez de l’Histoire avant de commenter.

    http://quebec.blog.lemonde.fr/2008/05/24/l%E2%80%99amerique-francaise-1608-1803-fondee-sur-les-alliances-avec-les-amerindiens/

  • Eric, 4 novembre 2015 06h23

    Votre texte est tres interressant mais contrairement a une verite il propose une vision pour se donner bonne concience.

    Vous dites avoir apporter la civilisation sur une terre sauvage, mais en quoi notre civilisation occidentale est elle plus evoluee que celle des indiens qui vivaient en harmonie avec la nature ou meme celle des nouveaux emmigres qui cherchent a etre en harmonie avec leur prophete.

    Notre civilisation est plutot en harmonie avec les banquiers qui pillent toutes les richesses et affame des populations, les marchands d’armes qui provoquent des guerres de la misere et l’emmigration, des politiciens et medias corompus et d’une population manipulee ... Alors nous devrions plutot faire profil bas et regarder d’autres facons de vivre pour nous ammeliorer au lieu de fermer les yeux et penser que nous sommes les meilleurs.

  • David Lévêsque, 3 novembre 2015 13h50

    Texte intéressant qui remet les pendules à l’heure. J’ajouterais à cela que nous sommes peut-être le peuple le plus métissé d’Amérique du Nord.
    http://quebec.blog.lemonde.fr/2008/05/24/l%E2%80%99amerique-francaise-1608-1803-fondee-sur-les-alliances-avec-les-amerindiens/

  • Laurent Desbois, 3 novembre 2015 07h36

    La loi des indiens d’Ottawa n’est non seulement raciste, mais aussi sexiste !
    La crise d’Oka a été créé pour bifurquer l’attention des Québécois suite au rejet de l’accord du Lac Meech !
    « La crise d’Oka aurait pu durer moins longtemps si le fédéral avait fait preuve de plus d’ouverture, affirme aujourd’hui l’ancien ministre des Affaires autochtones du Québec » John Ciaccia, ex-ministre libéral.
    VOIR : « OKA : DERNIER ALIBI DU CANADA-ANGLAIS »
    Par ROBIN PHILPOT, 2000 , V.L.B. ISBN : 9782890057555 (2890057550)

    http://lesintouchables.com/afficherlivre.php?id=538&demandeCouvs=%5Btype+Function%5D&toutAfficher=%5Btype+Function%5D&greffeOmbre=%5Btype+Function%5D&greffeCurseur=%5Btype+Function%5D&decortiquerListe=%5Btype+Function%5D&toutReduireAuFormat=%5Btype+Funct
    Je me permets de vous souligner certains des titres se rapportant à ces sujets dans le livre de Philpot mentionné ci-haut :
    • Revenu moyen : « Les Indiens connaissent un meilleur sort au Québec. ».
    • Moins de ménages Indiens vivant sous le seuil de pauvreté au Québec.
    • Les Amérindiens conservent davantage leur langue au Québec qu’en Ontario.
    • Billy Diamond : « Le conseil scolaire Cri possède plus de pouvoirs qu’aucune autre commission scolaire… »
    • Conditions d’habitations dans les réserves, par rapport au chauffage central.
    • « Le plus haut taux de suicide au monde ! » Au Canada oui, mais pas au Québec.
    • Conventions et négociations de nation à nation au Québec.
    • Moins d’Indiens sont incarcérés au Québec, que dans le reste du Canada.

  • Francois Munyabagisha, 27 octobre 2015 11h03

    Vous apportez, cher monsieur Labrie, de l’eau au moulin québécois de pensées identitaires.
    J’ajoute mon commentaire à celui de François A. Lachapelle, qui je crois évoque l’idée des sempiternelles batailles d’immigrants colonisateurs. C’est triste, et c’est hélas la fatalité. Voyez-vous, vous semblez glorifier votre ascendance et l’œuvre colonisatrice de vos aïeux. Vous vous en réclamez l’héritage. C’est correct, qu’il en soit ainsi.

    Cependant, l’œuvre colonisatrice ne s’est pas déroulée en beauté n’en déplaise à Jean Claude Pomerleau et sa « grande alliance ». J’en veux pour preuve le commentaire de Tracy Allard, entre autres. C’est discutable, vous direz. Mais il y a une preuve qui résiste aux tempêtes d’opinions, c’est la destruction des nations autochtones. En prenant sans nuance l’héritage des colons lointains qui ne sont même pas de notre époque, je crois qu’on devrait en même temps assumer leurs crimes et penser à que faire pour les dues réparations.

    Mais comme on peut le constater, l’humanité est un théâtres de guerres, de batailles. Et ici comme dit T. Allard, l’immigrant devra se faire sa place et n’aura nullement besoin qu’un indien signe lui offre sur un plateau d’argent la clé du destin.

    Alors, bonnes souches, de bonnes guerres ! Que ces guéguerres soient « civilisées » et intelligentes, tel est mon souhait. Ainsi le jeu vaudra la chandelle.

  • Joseph Samoto,, 23 octobre 2015 00h15

    En fait, ce sont les premières nations qui sont les québecois de souches ou canadiens de souches.
    De plus, les européens du sud sont des métissés par les MAURES et les SARASINS. Il suffit de regarder leurs physionomies. Les blancs blancs et grands sont des nouveaux venus du nord de l’Europe, après le métissage, regardez leurs noms. Ce ne sont pas des DUPON.

  • lison, 18 octobre 2015 23h56

    Environ 60% des Québécois que l’ont dit de souche seraient métissés avec des Amérindiens, selon des chercheurs et des historiens.

    Moi, même j’ai un ami qui dit que sa grand mère maternelle est une pure Iroquoise et j’ai des cousins et cousine de père Amérindien..
    J’ai une amie, qui dit que sa grand mère paternelle était une pure Abénakis
    Lorsque M. Bouchard dit aux Québécois de Souche de jeter leurs souches au FEU, est il prêt a dire la même chose aux amérindiens ?

    http://lempreinte.quebec/videos-inedites/

  • Etienne Ferron, 18 octobre 2015 22h44

    Le Québec, c’est deux empires, anglais et français, qui se disputent pour un territoire, les anglais gagnent, les français restés sur place deviennent des Canadiens. Ensuite la conquête de l’ouest fait un nouveau Canada, plus grand, et nous y voici maintenant, avec une souche française, aujourd’hui nommée québécoise, qui persiste malgré l’histoire, malgré l’anglais. Ceci n’est pas l’histoire d’Israël. Le Québec a ses propres problèmes et contradictions, c’est déjà assez compliqué. Ce n’est pas la même situation.

  • Jean Claude Pomerleau, 18 octobre 2015 20h32

    La Grande alliance  : en 1602 Henry IV a conclut une alliance avec deux indiens venus en ambassade en France. En 1603, cette alliance est scellé par Champlain à Tadoussac avec Anadabijou.

    ....

    Champlain et Dupont Gravé en contexte

    Texte de la communication présentée par Denis Vaugeois lors du 133e congrès du comtié des travaux historiques et scientifiques (CTHS) à Québec le 2 juin 2008.

    (extrait ) :

    1603. Du 15 mars au 24 août. Cours intensif pour Champlain.

    Pour ce voyage de 1603, Dupont-Gravé ramène, à bord de la Bonne-Renommée, deux Indiens qui avaient été reçus par Henri IV. La traversée dure plus de deux mois. On peut supposer que les échanges sont passionnants pour Champlain. Il a tout à apprendre. La barrière des langues n’existe pas : les deux Indiens qui avaient voyagé avec Malhortie ,l’année précédente, ont certes appris un peu de français et Dupont-Gravé parle assez bien leur langue. Ce qui suivra n’est pas le fruit du hasard.

    À leur arrivée, la population de Tadoussac est en pleine tabagie. Le grand sagamo Anadabijou écoute attentivement les deux émissaires. Le Roi leur a fait « bonne réception » ; ils assurent, rapporte Champlain dans son rapport intitulé Des Sauvages et qu’il fera publier « par privilège du roi », dès novembre 1603, que « sadite Majesté leur voulait du bien et désirait peupler leur terre ». Surtout, ajoutent-ils, Sa Majesté désire « faire la paix avec leurs ennemis ( qui sont les Iroquois, précise Champlain,) ou leur envoyer des forces pour les vaincre ». Anadabijou a le sens du protocole. Son idée est arrêtée, mais il fait d’abord distribuer du pétun (tabac) à Dupont-Gravé et à ses compagnons. « Ayant bien pétuné, il commença sa harangue […] fort content d’avoir sadite Majesté pour grand ami […] et fort aise que sadite Majesté peuplât leur terre et fit la guerre à leurs ennemis ». Les alliances franco-indiennes, amorcées en 1600, venaient de franchir une nouvelle étape. Anadabijou et Dupont-Gravé avaient jeté les bases de l’Amérique française. Ce sera l’affaire de Champlain de faire en sorte que cohabitation et métissage soient au rendez-vous.

    http://www.septentrion.qc.ca/blogue/champlain-et-dupont-grave-en-contexte

    ....

    Mais il n’en fut pas toujours ainsi. Dans son ouvrage intitulé Le Rêve de Champlain, l’historien américain David Hackett Fischer, lauréat du prix Pulitzer, fait l’éloge du fondateur de Québec pour sa vision des relations avec les Amérindiens. « Partout où a agi Champlain, les relations entre Français et Amérindiens ont été fusionnelles, intimes, créatrices. La Nouvelle-France n’a pas été un échec. Bien au contraire, c’est une formidable réussite, une leçon de vie et de savoir-vivre dont on n’a pas d’autre exemple dans toute l’histoire de l’Amérique » (cité par Georges-Hébert Germain, L’Actualité, 1er mai 2011).

    ....

    Bref. La Grande alliance porte bien son nom et elle fut unique dans l’histoire des colonies en Amériques. Elle scellait le sort des Habitants et de ces nations indiennes, tous deux ont perdu le contrôle sur leurs destins lorsqu’elle a été rompu suite à 1760 !

    JCPomerleau

  • Jean-Paul St-Cyr, 18 octobre 2015 14h16

    Monsieur Labrie,

    Je vous remercie pour votre article. Vous replacez ce débat dans une perspective sociologique particulièrement intéressante.

    Cependant, je présume que votre raisonnement s’applique aussi aux autres peuples colonisateurs qui ont fondé un pays, sinon il serait logiquement réfutable. Alors, on pourrait aisément en déduire que l’entité sioniste qui ensanglante le peuple palestinien depuis plus de soixante-dix ans (et encore aujourd’hui même) aurait les mêmes droits et la même considération que le peuple québécois. En effet, selon cette logique, les descendants directs des génocidaires colonisateurs sionistes seront des israéliens de souche. Cette perspective me fait frémir d’horreur.

  • Jean Claude Pomerleau, 18 octobre 2015 08h20

    Les québécois de souche, un sujet devenu tabou à une époque de bien-pensante qui nous interdit de réfléchir sur notre histoire. Sur ce qui nous à façonné comme nation,

    Bref, sur ce que nous sommes.

    Québécois de souche, en fait, on doit plutôt parler des Habitants. Entité politique reconnue historiquement, en fait et en droit.

    Un - Habitants . Venu pour peupler et mettre en valeur un territoire (deux premières missions d’un État), avec l’accord des autochtones : La Grande alliance de 1603.

    Deux- Le territoire des Habitants fut structuré par la première constitution en 1663 : l’Édit de création (le français langue d’État et la coutume de Paris)

    Trois- Les Habitant, entité politique reconnu à la fois par le Congrès continental (États Unis) : lettres aux Habitants pour les invité à rejoindre le projet républicain et chasser les britanniques du continent. Et, entité politique reconnue par l’État anglais par l’Acte de Québec de 1774 (Nation reconnue dans caractéristiques essentiels : langue , religion et coutume de Paris). Reconnaissance consentie pour ne pas que les Habitants rejoignent la révolution américaine (ce qui aurait été fatal aux britanniques sur le continent.).

    Donc une puissance régnante et une puissance montante ont reconnu en actes les Habitants comme entité politique. Reconnaisance statutaire donc.

    Ce sont ces Habitants qui se sont formé en État au cours du temps, pour ce reconnaitre de fait en 1960 et de droit en l’an 2000 : Loi 99. L’État est d’abord territorial (G, Bergeron) et organique (Aristote).

    Cette reconnaissance du rôle des Habitants, une composante qui donne sa substance à l’État, ne s’est pas fait aux préjudices des autres composantes étatiques. Loi 99 : statut reconnu aux nations autochtone et droit de la minorité historique anglophone.

    En 1960 nous sommes passé du « nationalisme culturel au nationalisme étatique », (Gérard Bergeron). Notre identité a changé de Canadien français à québécois, en adéquation avec le territoire national.

    La confusion vient du fait que nous sommes un État sans constitution , sauf l’embryon de la Loi 99.

    JCPomerleau

  • Joseph Simard, 18 octobre 2015 06h19

    Votre article me chatouille quelque peu.. du fait que vous oubliez les nations autochtones déjà sur place. Nous ne pouvons parler je pense de peuple venu habiter une contrée sauvage.. insulte selon moi à ce qui existait déjà.. une culture, un peuple, une façon de vivre. Nous ne sommes pas des immigrants parce que nous n’avons pas quittés la France pour un autre pays, nous avons simplement changé de territoire, le Québec étant territoire français tout simplement. Est immigrant celui ou celle qui vient d’un autre pays. Le Québec était territoire français selon les termes de cette époque.

  • DELAGE Philippe, 18 octobre 2015 02h08

    Rassurez-vous nos amis québécois, en France, on nous sort aussi qu’il n’y a pas de peuple autochtone, que nous sommes tous des descendants de migrants.
    Je suppose qu’il s’agit là d’une attaque psychologique destiné, comme chez vous, a nier à toute communauté humaine, même historique, un quelconque droit sur une terre. En gros la Québec n’appartient pas plus aux québécois fussent-ils de vieille souche, que les français modernes ne descendent des gaulois. Dans ces conditions, ils n’ont pas plus de droit, de légitimité à imprimer leur marque dans la société que n’importe quelle autre communauté. Le problème c’est que le monde occidental est le seul à nier de cette façon leurs droits aux autochtones, partout ailleurs le principe d’un peuple, une terre s’applique. Si un français (par exemple) n’est plus chez lui en France, le voici apatride, errant, car nulle part ailleurs il n’a sa place et on ne se gênera pas pour le lui dire.

  • Etienne Ferron, 17 octobre 2015 22h19

    Dans ses écrits, Mathieu Bock-Côté parle de "majorité historique francophone", de "majorité démographique" ; mais le terme sous-jacent est famille. On parle aussi de substrat : ce qui sert de base au fonctionnement des forces d’un être. Les bases du fonctionnement des forces du Québec, historiquement, sont la famille, l’église catholique et la langue française ; voilà les assises de nos relations en tant que groupe humain, voilà ce qui fait de nous un peuple. Ensuite vient l’intérêt économique, qui n’a d’identité ni d’histoire ; cette nébuleuse globale, cette suprématie des marchés sur tout le reste, sur les êtres et leurs forces.

    Le capitalisme, c’est la libre circulation des marchandises, des capitaux et des humains. L’immigration actuelle est essentiellement une question d’argent.

    Les Québécois de souche qui naissent et meurent ici, ne représentent aucun marché, aucun intérêt financier. La famille, la foi et la parole ne valent rien. Aucun crédit, aucune monnaie ni profit ne peut acheter ou rentabiliser ces trois piliers de notre existence.

    Cette force peut prendre différentes formes, mais elle persiste. Malgré la corruption politique, malgré la violence des marchés, malgré la spectaculaire idéologie humaniste consommatrice d’elle-même, le peuple continue d’être l’idée centrale de la construction du monde. Ce qui résiste au changement, au marché et à la dépression - la famille, la foi et la parole - est la réponse dialectique au suicide organisé que nous vivons présentement ; l’auto-destruction et la guerre (civile ou autre) comme moteur de la perpétuelle révolution capitaliste.

    Nous entrons dans une phase de contradiction, comme d’habitude ; et nous en sortirons indemnes, comme d’habitude ; si Dieu le veut, si nous nous parlons et si l’amour est le sang qui nous irrigue tous.

  • Tracy Allard, 17 octobre 2015 19h48

    Quoiqu’il soit vrai qu’un colon d’est pas nécessairement un immigrant... et que les premiers colons francophones ne sont pas tous venus par choix... parler ainsi de la terre d’accueil de ces premiers colons, car il y a bien eu ACCUEIL de la part des autochtones de la région, « où l’espace était encore à l’état sauvage » est une vision très extrême-droite raciste impérialiste envers les personnes généreuses qui vivaient déjà en Amérique du Nord. Ces autochtones qui nous ont permit de survivre nos premiers hivers.

    Il y a un faux meme sur l’internet, que puisque les autochtones avaient eu la gentillesse de nous accueillir, que le moindre qu’on puisse faire serait de faire la même chose pour les nouveaux immigrants.
    MAIS...
    Si les autochtones de l’époque avaient compris l’ampleur de la mort qui allait s’abattre sur eux, ils auraient, je l’espère, combattu à la mort notre arrivée.

    Non les autochtones n’auraient pas du nous accueillir, et là, nous les « de souche » sommes les nouveaux autochtones, et nous avons le devoir d’arrêter les migrations de touts acabits. À force de procréer comme des lapins et de suivre des religions vétustes, les autres nations imposent un poids démographique et un poids culturel à la nôtre. Ici, nous les femmes, nous avons réduit l’effort de reproduction, afin de trouver une meilleure place dans la civilisation et, surtout, afin de calmer la croissance de population invétérée dont est obsédée l’espèce Homo sapiens.

    Alors non à toute immigration... mais pas pour les mêmes raisons que vous.
    _

  • François A. Lachapelle, 16 octobre 2015 20h52

    Félicitations Réjean Labrie pour ce mémorendum qui nous rappelle la grande différence entre "un colonisateur" et "un immigrant".

    Le temps en terme de siècles joue en faveur du colonisateur dont les constructions sociales se sont raffinées et affirmées sur des centaines d’années. Les sacrifices et les batailles des colonisateurs et de leurs descendants sont enracinés dans le pays d’ici.

    L’immigrant avant de quitter son pays natal a certainement livré des batailles là-bas. Cela n’a pas la même pertinence que les batailles d’ici.

    L’immigrant qui arrive au Québec ne part pas d’aussi loin en terme d’organisation sociale. Son apport peut être positif et significatif, mais la structure, la direction des valeurs de sa société d’accueil sont déjà en place et méritent respect et accueil.

  • Michel Patrice, 16 octobre 2015 20h25

    Nous sommes tous des immigrants ?

    Mais alors d’où viennent donc alors les québécois ? De France ? Alors si j’allais en France, je retrouverais les québécois dont nous sommes issus ? Non. Des français sont arrivés de France, pas des québécois. Et des anglais sont arrivés d’Angleterre, et des irlandais d’Irlande et des écossais d’Écosse. Et tant d’autres de tant de pays.

    Mais aucun québécois n’est jamais arrivé ici d’ailleurs et, un jour, pourtant, on a constaté qu’il y avait ici un peuple nouveau : les québécois, issus d’ici et venus de nulle part ailleurs.

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