«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Un retournement de dynamique s’impose

La malédiction du PQ

Les 6 questions de Vigile

Pour un choix informé

Editorial de Vigile
mardi 9 août 2016
2 973 visites 19 messages

Décidément, le PQ n’a pas de chance avec ses chefs. À croire qu’il est poursuivi par une malédiction. René Lévesque est parti dans la tourmente, Pierre-Marc Johnson s’était trompé de parti, Jacques Parizeau s’est tiré dans le pied le soir du référendum de 1995, Lucien Bouchard a trahi la cause au profit d’intérêts bien connus, Bernard Landry n’a pu conserver le pouvoir et s’est ensuite laissé manipuler par de faux amis, André Boisclair s’est fait rattraper par ses habitudes de consommation, Pauline Marois, à la tête d’un gouvernement minoritaire, n’a pas su capitaliser sur cet avantage avant de précipiter la tenue de nouvelles élections et les perdre en s’enfargeant sur la tenue d’un nouveau référendum, et Pierre Karl Péladeau s’est retrouvé piégé dans ses déboires conjugaux.
Un bilan tellement funeste qu’il faut se demander s’il est entièrement dû à l’effet du hasard.

Le PQ se cherche et ses partisans cherchent à se reconnaître dans les divers candidats qui prétendent à sa direction.

Pour les aider, le Comité éditorial de Vigile a formulé six questions que voici à l’intention des candidats

1. Lors des référendum de 1980 et 1995, l’État canadien a fait connaître clairement son intention de ne pas reconnaître une victoire du OUI en invoquant des prétextes divers. Comment entendez faire respecter la décision démocratique du Québec et rendre effective une victoire du OUI lors d’un prochain référendum si le Canada demeure déterminer à ne pas accepter la décision des Québécois ?

2. Le Parti québécois souhaite la conclusion d’un pacte entre les partis souverainistes pour évincer le Parti Libéral du pouvoir. Comment concilier ce souhait avec la position de Québec Solidaire qui a fait connaître son engagement ferme de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions ?

3. Le Parti Libéral a depuis 2003, par le jeu des nominations politiques, placé « son monde » à tous les niveaux décisionnels de l’État et des institutions para-étatiques : « C’est rendu rouge jusqu’à trois paliers en dessous des sous-ministres » ( Claude Villeneuve, JdeM, 7 avril 2015). Avez-vous l’intention de reprendre le contrôle réel de notre État et des institutions para-étatiques ? Combien de temps prévoyez-vous prendre pour y parvenir ?

4. Le Parti Québécois dans l’opposition n’a pas réussi jusqu’à maintenant à prendre la mesure de l’ensemble de l’entreprise de dépossession à laquelle se livre systématiquement le gouvernement Libéral. Entendez-vous changer de ton et nous faire le véritable portrait du régime Libéral pour ainsi marquer une rupture claire entre le PQ et le PLQ ?

5. Le français est la langue d’État sur notre territoire depuis notre première constitution, « L’Édit de création du Conseil Souverain », soit depuis 1663. La coutume coloniale nous a fait perdre de vue que le statut conféré au français en 1663 n’a jamais été abrogé. Compte tenue qu’une langue d’État se décline selon un protocole convenu par les États souverains entre eux, seriez-vous d’accord pour rétablir le français dans son statut de langue d’État du Québec en modifiant l’Article 8 de la Loi sur les droit et prérogatives du peuple et de l’État du Québec ?

6. Le Parti québécois a annoncé son opposition au projet Énergie-Est. Jusqu’où serez vous prêt à aller pour bloquer le projet une fois au pouvoir ?

Au cours des prochaines semaines, Vigile tentera d’obtenir les réponses des différents candidats à ces questions et vous les communiquera.

Commentaires

  • Jean-Jacques Nantel, ing., 27 août 2016 16h29

    La réponse de Jean-Claude Pomerleau à mon commentaire souffre du même défaut que l’article lui-même : celui d’ignorer la réalité légale du 21ème siècle. En effet, ce qui protège les frontières du Québec contre toute tentative de partition, c’est l’article de la loi internationale qui s’appelle ¨uti posidetis juris¨ ; un article qui s’applique partout sur la planète et, donc, au Québec.

    C’est parce que l’expérience lui a montré que ça déclenchait des guerres extrêmement sanglantes que la communauté internationale EXIGE désormais qu’on ne touche pas aux frontières quand des pays accèdent à l’indépendance.

    Quant aux supposés vetos que les autres s’arrogeraient sur la décision majoritaire des Québécois, ils ne valent rien. Il n’y a pas de veto contre la démocratie. Par exemple, les autochtones, qui participent aux référendums québécois, sont tenus par la décision majoritaire. Ils ont certes des droits, mais pas celui de bloquer ou de renverser la décision majoritaire de populations qui sont cent fois plus nombreuses.
    Car le nombre importe et est, en fait, central en démocratie.

    Rappelons qu’après le rapatriement de la constitution de Trudeau, le Canada anglais nous a informés par l’entremise de sa Cour suprême qu’il n’existait pas de droit de veto au Canada.

    Enfin, je le répète, la seule véritable utilité d’un ¨oui¨ majoritaire est de créer un consensus au Québec même puisque seul le 50% + 1 fera obéir 99% des fédéralistes.

    Une fois que le gouvernement a obtenu l’INDISPENSABLE permission majoritaire de la population, il n’a qu’à passer à l’action sans se soucier du reste. Toutes ces discussions autour de l’idée de retarder le référendum ne servent qu’à empêcher que l’indépendance se fasse ; rien d’autre !

    Comme partout ailleurs dans le monde démocratique : on commence par voter, puis on procède, dans l’ordre ! Tout le reste n’est que littérature.

  • Johan Henrik Nachmanson, 25 août 2016 21h38

    Si on demande pas que la dette de L’union de 1860 aujourd’hui ± $550 milliard soit repayer, je ne voterais jamais plus pour le Bloc ou le PQ. Si on doit aller au Cour Internationale au Haag - tant mieux

  • Jean Claude Pomerleau, 24 août 2016 11h44

    @ Jean Jacques Nantel :

    ’’ Pourquoi poser la première question quand on sait que la Cour suprême du Canada a donné l’ordre aux politiciens fédéraux de négocier de bonne foi avec le Québec... .

    L’obligation de négocier n’implique pas une obligation de résultats. Cette négociation doit se faire dans le cadre de la doctrine constitutionnelle canadienne. Ce qui implique : Ottawa, les premières nations et les provinces, dont certaines ont prévues des référendums de ratification. Cette négociation inclus aussi la partition du Québec.

    Dans ce cadre il n’y a aucune garantie d’effectivité de la décision sur la souveraineté du Québec.

    La question 1, n’implique pas que le référendum est exclu du processus d’accession à la souveraineté, elle soulève uniquement le principe d’effectivité de la décision.

    La seule garantie d’effectivité de la décision repose sur les capacités de l’État du Québec de l’imposer sur son territoire et la faire reconnaître à l’international. Donc créer un rapport de force favorable à cet effet.

    ’’ On réclame ses droits en position de faiblesse, on les exercent en position de force ’’ ( J R M Sauvé)

    La question 1 porte sur la stratégie proposée par les candidats pour bâtir ce rapport de force favorable qui seul garantie le changement de statut d’un État.

    La souveraineté est une affaire d’État.

    JCPomerleau

  • Jean-Jacques Nantel, ing., 23 août 2016 22h01

    Pourquoi poser la première question quand on sait que la Cour suprême du Canada a donné l’ordre aux politiciens fédéraux de négocier de bonne foi avec le Québec si ce dernier obtenait une majorité claire à une question claire ? ILS SONT OBLIGÉS DE NÉGOCIER. Ce n’est pas une question de choix.

    Cette première question a clairement été concoctée pour essayer de légitimer l’idée qu’on pourrait et devrait faire l’indépendance du Québec sans référendum ou encore avec un référendum bidon sur une projet de constitution où serait caché à l’alinéa 55.b que le Québec se déclare indépendant.

    Or, essayer un truc pareil signifie qu’on va faire un coup d’État. On parle ici de guerre civile étant donné que, sans une majorité claire à une question claire, aucun fédéraliste au Québec ou au Canada n’acceptera de nous donner les clés des bureaux de poste, des camps de l’armée canadienne ou des postes frontières fédéraux installés au Québec.

    La seule façon de s’en emparer serait alors de les attaquer à coups de fusils. Or, le fédéral dispose d’une armée en bonne et due forme pour empêcher que cela ne se produise. Cela s’appelle s’organiser pour perdre... encore !

    Je répète pour la énième fois que seul le 50% + 1 fera obéir 99% des fédéralistes au Québec ; ce qui est la seule condition essentielle pour réussir l’indépendance sans d’immenses tueries.

  • Blondin Michel, 14 août 2016 14h43

    S’il n’est pas trop tard ou si ces questions peuvent être relayées par d’autres instances !

    À travers la forme de questionnement pour les militants, les choix avec priorité prennent de l’importance. Il faut poser les questions essentielles que la population se pose aussi.

    J’aurais aimé y voir posée à ces aspirants de la fonction de chef d’État d’un pays en devenir une seule problématique principale avec quelques sous questions reliées aux grands axes du contrôle de nos lois, de nos impôts et de nos frontières que le PQ a comme mandat. Elle se résume par bâtir l’indépendance du Québec ou bâtir le pays du Québec.

    Si le prochain aspirant chef entend y faire que la fonction subsidiaire et incontournable de la gouverne, ces questions se posent en tant qu’aspirant de la fonction de chef d’État du Québec. Et une question s’ajoute, à savoir : de quelle façon le programme du parti sera modifié ?

    Sans être exhaustives, voici mes questions que je considère fondamentales :

    1. Bâtir le pays du Québec.

    Quelle est votre conception de la problématique qui freine la marche des Québécoises et Québécois pour bâtir le pays du Québec, et quelle(s) positions(s) et solution(s) vous envisagez pour y pallier.
    Quelle est la motivation sous-jacente d’enclencher le processus de bâtir le pays maintenant, d’hésiter ou de reporter !
    Prévoyez-vous, et en quelle mesure, un gouvernement de continuité ou de bâtir immédiatement un pays, par gestes légitimes, légaux ou actes de rupture !

    1.1. Contrôle de toutes nos lois.

    Quel est le processus et quelle position entendez-vous tenir et que vous envisager pour prendre possession de nos tribunaux, des Cours, de nos juges, de notre droit criminel. Considérez-vous des actes de souveraineté pour bâtir le pays du Québec ? Votre négociation avec l’état fédéral sur le rejet de la constitution de 1982 prendra quelle forme ?

    1.2. Contrôle de tous nos impôts et actifs.

    Quel est le processus et quelle position entendez-vous tenir et que vous envisager pour prendre possession de tous nos impôts provenant des personnes, de tous nos actifs sur ce territoire, et de la part des actifs/passifs totaux.

    1.3. Contrôle de nos frontières et territoire.

    Quel est le processus que vous envisagez et quelle position entendez-vous tenir pour prendre possession de nos frontières avec les terres, mers et le fleuve limitrophes aux provinces et à l’État central. Comment envisagez-vous la défense du territoire ?
    Quel est le processus que vous envisagez et quelle position entendez-vous tenir pour le développement des citoyens, des minorités, de la langue, culture et du patrimoine québécois ?

  • Michel J. Dion, 13 août 2016 00h03


    Moi je me donnerais la peine de lire tranquillement ces propositions :

    Proposition #1 : Chasser les libéraux. Réussir l’indépendance. Dans cet ordre.

    Proposition #2 : Immigration : Le chemin du succès

    Proposition #3 : Santé : Gel de l’enveloppe de rémunération des médecins

    Proposition #4 : Inégalités sociales : Un Québec riche de son équité

    Proposition #5 : Sièges sociaux : Miser sur la Caisse de dépôt et le développement régional

    Proposition #6 : Identité : La concordance culturelle

    Proposition #7 : Priorité PME : Moins de paperasse, plus entrepreneuriat

    Proposition #8 : Laïcité – une approche résolue et responsable

    Proposition #9 : Compte à rebours 2022 !

    Proposition #10 : Anticosti – Enfin sortir des faux-fuyants !

    Proposition #11 : Incarner la laïcité et l’ouverture

    Proposition #12 : Le pipeline Énergie Est : Pourquoi il faut dire Non et Non !

    Proposition #13 : Pour un processus d’évaluation et de consultation « digne du 21e siècle »

    Proposition #14 : Développement régional : rétablir les budgets et reconstruire les outils de développement dans le respect des régions

    Chacune est détaillée ici !

  • Gaston Carmichael, 12 août 2016 19h50

    @M. Lachapelle :

    Parlant de constitution, que pensez-vous de l’approche de Mme Ouellet sur ce sujet ?

  • François A. Lachapelle, 12 août 2016 17h41

    Après la priorité de la révélation publique par le PQ du texte de la nouvelle Constitution de la République du Québec dès que possible après le choix de la ou du nouveau président du Parti québécois, il faudra travailler sur 3 autres priorités.

    Ces 3 priorités sont :

    1. Assurer le respect de nos frontières par un corps de protecteurs de nos frontières.

    2. Percevoir 100% de nos taxes et de nos impôts.

    3. S’approprier et ratifier ou abroger tous les traités concernant le Québec.

    Les voies de communication entre l’État du Québec et le Canada seront grandement utilisées. Et cela commence dès que le prochain(e) président(e) du PQ sera choisi(e). Action.

  • Blondin Michel, 11 août 2016 22h15

    Je prends contrepieds pour piédestal de nos chefs qui se sont souvent égaré pour trouver le chemin de notre liberté dont ils ne possédaient que les mots, leur flair ou leur imaginaire pour sagesse et pour cette impasse de naître en droit et le plus droit possible.

    Le Parti des Québécoises et Québécois souhaitant le chemin de la liberté pour la nation de langue française a de la chance avec ses chefs. Dans cette marche interminable de la liberté où le premier pas est le plus difficile, nos chefs n’ont pas flanché, mais fait un pas, un pas de trop, un pas à gauche, tantôt à droite. En reculant d’un pas, nous avons compris que la règle fondamentale de la marche d’un peuple est d’un pas à la fois. Il se précipitera de lui-même s’il est droit, et respire sa fierté.

    Ils ont tenté de marier leur compréhension de cette nation, en naissance qui vacille devant l’adversité et en signes souvent contradictoires de sa maturité hésitante et fluctuante, sans trop y comprendre que par le rétroviseur. Cette nation fragile et aussi d’une grande prudence dont la réussite des impasses de 1764, 1776, 1791, 1812, 1837-1841, 1864-1867 ont démontré que ses chefs ont fait ce qu’il croyaient le meilleur chemin comme colonisé pour la pérennité de la culture et de la langue qui transportent rêves et imaginaires collectifs.

    Les militants se sont laissés bercés de leur rêve et de leur limite tant en organisation de société qu’en sagesse de direction, souvent influencée par les dirigeants un peu pressés d’obéir en bon soldat. Les militants se sont vu bousculer par des orientations dont ils espéraient les meilleurs, mais ne s’y reconnaissaient pas. La nation a pris de la consistance et de la maturité à travers plusieurs échecs.

    Nous vivons au bord du précipice de la disparition dont certains aimeraient clairement nous voir y tomber. Mais, têtu et résolu un noyau résiste. Les autres s’enchaînent à leurs pas imaginaires. La peur de colonisé est présente et se mêle à la tentation de s’assimiler en solitaire comme jamais depuis deux siècles.

    Comme un rouleau compresseur, elle a passé les siècles avec les mêmes discussions, les mêmes passions pour conserver, protéger et aimer cette culture et cette langue. Il n’y a pas une décennie de tranquillité, sans une lutte contre les Anglos qui nous voulaient soumis aux règles qui nous étaient étrangères.
    Les signes extérieurs mentent souvent, mais ne trompent pas celui qui espère la réalisation comme le plongeur du haut de son tremplin. Il s’imagine et repasse en imaginaire tout son trajet qu’il aura à franchir.

    D’un pas, passer à l’action comporte le risque de faire des erreurs et de rater. Mais rater n’est pas français dit-on. On recommence comme l’athlète qui vaincra peut-être à la prochaine. Mais, il a au moins le mérite de s’y mettre et de s’y prendre une autre fois.

    Une personne comme une nation ne réussit rien sans peine et sans essai. Le football donne trois essais et même quatre. Nous sommes seuls et uniques à tenter ce jeu démocratique sans savoir si le chemin est le meilleur. Combien d’essais ? Nul ne le sait. Mais c’est le jeu de la démocratie.

    Ils sont de grands penseurs comme peu de partis en ont eu. Ils ont tout donné, même leur vie et leur santé. Nous les savons drôlement humains après coup et le piédestal en prend un pied.

    Nous leurs devons nos échecs, mais aussi nous leurs devront nos réussites.

    Michel Blondin

  • germain brassard, 11 août 2016 22h13

    Autant la constitution de 1867 et celle de 1982 n’ont étévotés par le peuple et ces 2constitutions sont sur juridiquement invalides et vous verrez dans le document qu’il nous reste à faire notre constitution.http://www.les7duquebec.com/non-classe/le-quebec-deja-un-pays-souverain/

  • François Ricard, 11 août 2016 13h29

    Et la question qui tue :
    En 1980 et en 1995, le Québec s’est dit non. Et dans les deux cas, nous avions des questions qui portaient à confusion.
    Selon les alaystes, à une question claire comme "Voulez-vous que le Québec devienne un pays ?" à peine 30% de l’électorat aurait voté oui en 1995. Alors qu’est-ce que le mouvement indépendantiste doit faire pour obtenir une réponse claire à une question claire ?
    Un plan bien précis....et non des souhaits.

  • Carl Monty, 11 août 2016 10h17

    Je ne pense pas que le P.Q. soit victime d’une malédiction, mais plutôt déraciner de sa nature.

    Je m’explique, et ce texte en fait une démonstration claire. Bien que pertinente, les questions dans le texte ainsi que la plupart des commentaires sont principalement concentrer sur des affaires d’état. Dans les faits, la politique c’est bien plus que celà.

    Le fondateur du P.Q. avait un rêve, une vision qui suscitas un énorme espoir au sien de la population. Pas suffisant pour que ce dernier donne son aval, jugeant pas suffisamment élaborer les tenants et aboutissant de cette vision, la sociale-démocratie.

    Par la suite, le P.Q. à été incapable d’entretenir ce rêve. Ce petit je ne sais quoi, qui pousse certain d’entre nous a tout abandonner et recommencer à zéro. Et malheureusement aujourd’hui le temps qu’occupent les affaires d’états sur les forces souverainistes, en résultent que le rêve est oublié.

    Je pense que la population en 1980 à dit oui à ce rêve libéralisateur (libéralisme), mais non à un nouveau pays conservateur. Compte tenu que l’émancipation d’un peuple comporte deux phases. Le libéralisme et ce dernier à maturité mue en conservatisme. Il faut donc redéfinir politiquement un nouveau libéralisme pour progresser collectivement, mais le temps manque cruellement à nos politiciens pour rêver. Bien à vous !

  • Luc Bertrand, 10 août 2016 21h29

    Pour ma part, voici les sept questions que j’ai posées à Martine Ouellet, mais que les quatre autres candidat(e)s auraient également intérêt à trouver des réponses, car elles seront certainement posées par les militant(e)s du parti, sinon par les médias ou les candidat(e)s eux/elles-mêmes lors des débats d’ici la fin de la course :

    1° Martine Ouellet va-t-elle faire une déclaration publique pour lever l’ambiguïté créée par les médias sur sa promesse de tenir un référendum dès un premier mandat du PQ, en 2018 ? Oui, Martine a toujours bien spécifié s’être engagée "à réaliser l’indépendance du Québec" dès ce premier mandat, mais il est important de savoir, si la consultation populaire conduisant à réaliser cette indépendance devrait être un nouveau (un 3e, en fait) référendum, si ce référendum sera identique au dernier, celui de 1995, tenu pendant la première moitié du mandat de 1994 de Jacques Parizeau, ou, au contraire, sera tenu À LA FIN du processus d’accession à l’indépendance, après une série ordonnée et cohérente de gestes de rupture vis-à-vis Ottawa (comme la création d’une citoyenneté québécoise et d’une carte d’électeur pour donner droit de vote), pour signifier l’entérinement, par le peuple québécois, de la nouvelle constitution québécoise et du nouveau cadre de pays pour le Québec ?

    2° Quel sera son quota annuel acceptable d’immigrant(e)s et réfugié(e)s d’ici à ce que le Québec soit pleinement responsable du contrôle de son immigration et de leur naturalisation et francisation ?

    3° Quelles sont ses intentions vis-à-vis la question linguistique, particulièrement dans le contexte actuel où le Québec francophone est gravement menacé par l’anglicisation, particulièrement dans la région métropolitaine de Montréal et Laval, et des coupures sévères des gouvernements Charest et Couillard dans les budgets d’intégration et de francisation des Québécois(e)s ?

    4° Quelle sera sa position vis-à-vis l’ex-charte des valeurs ou de la laïcité québécoise ? En proposera-t-elle une ou modifiera-t-elle l’actuelle charte des droits et libertés de la personne (1975) pour clarifier le statut laïc des institutions publiques québécoises et les principes fondamentaux comme l’égalité hommes-femmes ?

    5° Son projet d’assemblée constituante, pour écrire la constitution citoyenne devant faire l’objet de la consultation du peuple québécois, comprendra-t-il une institution permanente (i.e. une Chambre du Peuple) destinée à veiller, une fois la constitution acceptée par les Québécois(e)s, au respect de cette constitution et à destituer, lorsque nécessaire, un gouvernement qui ne la respecterait pas ou qui abuserait de son statut majoritaire ?

    6° Droits des Premières Nations, de la minorité anglophone et des immigrant(e)s : Quels sont-ils et pourquoi et comment le gouvernement du Québec les fera-t-il respecter ou non ?

    7° Martine fera-t-elle annuler la motion de blâme du 14 décembre 2000 que lui a faite le gouvernement Bouchard, avec l’appui de l’opposition libérale, pour le condamner publiquement pour une déclaration pourtant élogieuse à l’endroit de la communauté juive ? https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Michaud.

  • Pierre Vincent , 10 août 2016 19h59

    Jean L’espérance a écrit :

    ’’Ne vous troublez pas, en une fin de semaine, je peux vous rédiger une nouvelle constitution...’’

    C’est sans aucun doute possible, après-tout Trudeau-père ne l’a-t-il pas fait en une nuit ?

  • Pierre Bourassa, 10 août 2016 12h58

    Excellente initiative.Pu de temps pour faire semblant.

    JPEG - 501.2 ko
  • Jean Lespérance, 10 août 2016 07h37

    Une septième question : si un référendum vous met mal à l’aise, seriez-vous prêt ou prête à faire voter les québécois, québécoises directement sur une constitution ?

    Ne vous troublez pas, en une fin de semaine, je peux vous rédiger une nouvelle constitution, laquelle pourra être amendée par d’autres intervenants. Ainsi, la question du référendum serait réglée.

  • François Ricard, 10 août 2016 07h15

    À la question no 3, j’aimerais qu’on y ajoute cette autre question :
    ""Une fois l’équilibre rétabli que ferez-vous pour qu’une telle situation ne se répète pas à l’avenir ?""

  • François Chartier , 10 août 2016 00h54

    Excellentes questions !

    En tant qu’observateur partisan de la scène politique, il est difficile de résister à la tentation d’y répondre.

    La première question est la plus délicate car éminemment stratégique. Il n’est pas souhaitable que les candidats répondent publiquement mais ils doivent se questionner sérieusement. Disons que le Québec déploiera tous les moyens que permet le droit international. Pour se faire reconnaître comme pays, il faut agir en pays.

    La deuxième question requière la bonne foi des autres partis souverainistes, en particulier Québec Solidaire. On se souvient que sous la direction de Pierre Karl Péladeau, QS était totalement réfractaire. Mais sous la direction de Pauline Marois, QS a-t-il fait preuve d’ouverture ? Il est permis d’en douter et les attentes doivent être réaliste pour l’avenir, c’est à dire modeste...

    A la troisième question, c’est ni plus ni moins qu’une nouvelle Commission Salvas qu’il faudrait, ce qu’aurait du être la commission Charbonneau. La succession pour la gouvernance d’une province peut tres bien s’accommoder de la "représenton" libérale au sein de l’appareil de l’état. Il en va autrement pour la réalisation de l’indépendance d’un pays et certains postes clés devront être libérés coûte que coûte pour mener le projet à terme.

    La quatrième question touche essentiellement Hydro-Québec et les ressources naturelles.Et pourrait également englober le systeme de santé, la Société des alcools et même Loto-Québec. Pas d’ambiguïté, le privé n’est pas là pour servir mais pour se servir. Il ne faudra pas hésiter à l’affirmer.

    La cinquième question semble très technique.
    Concrètement, le niveau scolaire où la langue française est obligatoire doit s’étendre au CEGEP. La taille des entreprises assujetties à un certificat de francisation doit être réduite.
    Et ce n’est pas exhaustif.

    A la sixième question, la réponse la plus simple serait de réaliser l’indépendance pour disposer de tous les pouvoirs afin de bloquer le projet. Il faut mettre en garde Trans-Canada qu’advenant l’indépendance, un droit de passage exorbitant sera exigé et aller de l’avant avec ce projet ne sera pas à l’avantage des actionnaires de l’entreprise. Dans l’immédiat, il faudrait constituer une équipe de juristes afin d’utiliser de façon optimale tous les records juridiques pour retarder et empêcher la construction de l’oléoduc.

    En définitive, toutes ces questions requièrent une grande dose de volonté. Reste à identifier qui parmi les candidats en possède le plus...

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre, 10 août 2016 00h14

    C’est parfaitement le rôle de Vigile.quebec de rappeler aux candidats le but réel de leur quête : sortir le Canada du Québec. Maison nette. Présenter les plans de Notre réelle demeure : le pays trop longtemps refusé à la nation québécoise. Bref, réveiller cette nation qu’on a chloroformée et qui ne sait plus revendiquer ses droits. Faut que le prochain chef sache devenir leader dans l’appel aux média. Sonner le tocsin à chaque fois que l’autre nation nous marche sur le pied. Prendre les devants : Annoncer notre avance. Agir en peuple libre.

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