«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Léo Housakos, membre influent de l’ADQ

La Presse
jeudi 31 janvier 2008

Léo Housakos, le sympathisant conservateur plongé dans la controverse à cause des rencontres obtenues pour ses clients avec un proche collaborateur de Stephen Harper, est depuis longtemps « le maître d’oeuvre du financement de l’ADQ », selon le porte-parole du parti, Guy Leroux.

Et celui qui est parvenu à faire entrer l’homme d’affaires Michael Rosenberg au cabinet du premier ministre du Canada était aussi autour de la table quand Mario Dumont a rencontré une douzaine de membres éminents de la communauté juive de Montréal, le printemps dernier.

Cette rencontre, cachée par le chef de l’ADQ, avait fait du bruit ; c’est pour ce souper stratégique, comportant des conséquences importantes pour le financement de son parti, que M. Dumont avait fait faux bond aux négociations avec Jean Charest et le péquiste François Gendron sur les amendements à apporter au budget de Mme Jérôme-Forget, le printemps dernier.

M. Housakos était le « facilitateur » qui a permis que cette rencontre ait lieu. Il est militant adéquiste depuis 1998 et est actuellement président de la commission des finances de l’ADQ, explique Guy Leroux, porte-parole du parti. « Mais ce n’était pas une réunion de financement, il n’y a pas eu de chapeau passé, c’était une rencontre de familiarisation ». Et M. Rosenberg n’était pas présent, indique M. Leroux.

De son côté, le chef de l’ADQ balayé d’un revers de main les allégations d’ingérence politique qui pèsent contre M. Housakos.

« Ce que je comprends, c’est qu’il n’y a pas eu de démarches, il n’y a personne qui a été rémunéré, il n’y a pas eu de transaction, il n’y a rien, a indiqué Mario Dumont, en marge d’un cocktail de financement sur la Rive-Sud de Montréal. J’ose espérer que dans le monde politique, on puisse encore se parler, s’informer. »

Il a aussi réitéré sa confiance en ce militant de longue date. « Quand il travaille chez nous, il connaît nos normes d’éthique, nos façons de fonctionner, et c’est à cela qu’il est soumis. »

Un progressiste-conservateur

À l’interne chez les conservateurs, on explique que M. Housakos n’avait pas trop de relations avec la garde rapprochée de Stephen Harper, exception faite de Dimitri Soudas, lui aussi de la communauté grecque de Montréal, lui aussi sympathisant de l’ADQ. Les deux hommes s’étaient retrouvés dans l’organisation de la campagne du maire Gérald Tremblay en 2001.

M. Housakos était plus proche de la filière progressiste-conservatrice que du clan allianciste, d’où provient le premier ministre Harper. Il y a plusieurs années, M. Housakos avait battu l’actuel ministre Michael Fortier à une convention pour l’investiture conservatrice dans Laval-Ouest. M. Housakos a été nommé, juste avant les Fêtes, membre du conseil d’administration de VIA Rail.

Avec Martin Croteau

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L’affaire Soudas-Housakos

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