«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Livre blanc sur l’avenir du Québec

Le vote et les vraies convictions

A quand la réalisation du rêve ?

samedi 1er mars 2014

Nul doute que l’annonce de Pauline Marois de son engagement à déposer un livre blanc sur l’avenir du Québec si le PQ reprend le pouvoir a eu l’heur de mousser la candidature de certains militants de longue date du PQ qui voient dans cette promesse une occasion de relancer le débat public sur l’indépendance du Québec.

Il en est ainsi de la comédienne-chanteuse Sylvie Legault qui affrontera Amir Khadir dans Mercier et du porte-parole du Conseil national des chômeurs Pierre Céré qui fait le saut dans Laurier-Dorion.

En ce qui me concerne, je dois admettre que les derniers mois de gouvernance du gouvernement Marois ont réussi à capter mon intérêt, particulièrement dans le dossier du projet de loi 60 qui a su créer chez les militants souverainistes un élan nationaliste que je n’avais pas senti depuis une vingtaine d’années.

Un engouement que je n’avais pas ressenti lors de la dernière campagne électorale et qui a contribué à me désaffecter du PQ pour rallier Option nationale qui, depuis le départ de Jean-Martin Aussant, semble manquer de leadership et d’orientation avec l’arrivée de Sol Zanetti.

À cet effet, je demeure toujours convaincu qu’un vote pour un parti doit représenter mes aspirations personnelles et, qu’en ce sens, le vote par conviction doit primer sur le vote stratégique. C’est la raison pour laquelle la campagne électorale qui s’annonce sera déterminante pour moi dans la mesure où nous pourrons connaître les véritables intentions de Pauline Marois sur l’avenir du Québec.

Quoiqu’il y ait loin de la coupe aux lèvre entre la promesse d’un livre blanc sur l’avenir du Québec et la démarche vers un référendum populaire sur l’indépendance du Québec, j’ose croire, dans la foulée des nouveaux candidats, que l’engagement de Pauline Marois ne se contentera pas de maintenir le rêve mais qu’il ira jusqu’à passer à l’action.

À défaut de quoi, je devrai assumer une énième déception et me replonger dans un rêve qui me maintient dans l’utopie de me réveiller un jour dans un pays…En attendant, je me rallie derrière les paroles de Sylvie Legault lorsqu’elle évoque « la griserie incroyable qui se répandait partout à travers le Québec » et « la fierté d’être Québécois et d’avancer », se rappelant les élections générales de 1976…et j’accorderai mon vote au PQ.

Henri Marineau

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