«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Pétition pour la liberté d’expression

Le traître

John James Charest, le traître et le collabo en chef

Chronique de Bernard Desgagné
mardi 19 octobre 2010
7 077 visites 14 messages

À titre de membre du bureau politique du Réseau de résistance du Québécois et de chroniqueur du site Internet Vigile, je viens d’être mis en cause par le premier ministre du Québec, John James Charest. Dans l’enceinte sacrée de l’Assemblée nationale, il nous accuse, moi et des milliers d’autres Québécois, d’être des radicaux et de promouvoir la violence. Encore un peu et il passera un coup de fil à Ottawa pour que ses maîtres lui envoient l’armée en renfort.

Je fais partie des plus radicaux des radicaux, selon John James Charest, c’est-à-dire de ceux qui pensent que le manifeste du FLQ, en 1970, était plein de vérité. Je ne suis pas seul. D’autres radicaux pensent la même chose, par exemple Jacques Parizeau, un homme d’État d’une tout autre stature que le directeur du markéting du PLQ, John James Charest. Comme des milliers d’autres Québécois, je trouve que le manifeste du FLQ a peu vieilli. Certains passages pourraient décrire le Québec d’aujourd’hui, qu’une clique de requins voraces est en train de piller, de corrompre et de dénaturer.

Je suis sans doute même un ultra-radical, aux yeux de John James Charest, parce que je le considère comme un traître à la nation québécoise. Qu’il me poursuive pour diffamation s’il le veut. Les preuves des méfaits du premier ministre à temps partiel abondent. Quand il aura perdu le pouvoir, après les prochaines élections, des enquêtes ne manqueront pas de le démontrer. Manifestement, sa véritable allégeance va non pas à sa patrie, mais à ceux qui lui versent l’autre moitié de sa rémunération. Tout le monde le sait. Mais il y en a qui trouvent commode et lucratif de se fermer les yeux et de se boucher les oreilles.

L’État québécois est devenu un bar ouvert où les patrons de John James Charest peuvent se servir à volonté. Le Québec est livré en pâture aux vautours des éoliennes, du free mining, des gaz de schiste et des garderies profitables. Et, comble de la trahison, John James Charest, le premier ministre rapetisseur de grand peuple, vient de lui annoncer que la meilleure façon de défendre le français est d’envoyer plus d’enfants à l’école anglaise.

En plus de chercher à flétrir tous les Québécois qui se rassemblent dans le formidable lieu de débat qu’est Vigile, John James Charest reproche à un ancien felquiste de s’être assagi et de vouloir employer les mots plutôt que les bombes. Que veut exactement le premier ministre ? Que les anciens felquistes mettent des bombes plutôt que des affiches autour des bureaux de circonscription de sa bande de collabos ?

Il dit ce qu’il veut, John James Charest. Est-ce que nous l’en empêchons ? Il a toutes les tribunes pour se faire entendre. Pendant ce temps, ses patrons nous bâillonnent, ce qui explique l’existence de Vigile. Pourtant, contrairement à lui, qui préconise le musèlement et la stigmatisation comme façon d’échanger avec son peuple, nous sommes heureux qu’il ait toute cette liberté de s’exprimer, une liberté mille fois plus grande que la mienne ou celle des autres citoyens ordinaires. Nous en sommes heureux parce que John James Charest nous fournit ainsi quotidiennement des preuves de sa mauvaise foi. Nous ne voulons surtout pas qu’il cesse de parler. Mieux encore, nous serions enchantés qu’il se joigne à nous sur Vigile, au lieu de décrier les députés du Parti Québécois qui l’ont déjà fait.

Il faut aux Bernard Drainville un courage qui semble manquer à John James Charest, car nous sommes loin d’être complaisants à leur égard. M. Drainville a déjà essuyé des critiques sévères de ma part. Pourquoi John James Charest n’écrit-il pas sur Vigile ? S’il a de bons arguments, il n’a qu’à venir les défendre avec son armée de conseillers et d’avocats réunis dans la fraternité du copinage.

Que John James Charest vienne nous dire en quoi il est radical de vouloir vivre comme les autres peuples normaux et libres. En quoi est-il radical de vouloir que le français soit la langue nationale de tous les Québécois, quelles que soient leurs origines ? En quoi est-il radical d’adhérer aux idéaux républicains et de refuser l’apartheid linguistique ?

C’est lui, John James Charest, le radical, avec son déni radical de l’état d’asservissement du Québec, de la corruption qui gangrène son parti et s’est propagée dans l’appareil étatique, de la prédation pratiquée par ses patrons ainsi que de l’anglicisation et de l’acculturation de notre nation.

Je n’aurai pas, comme John James Charest, la lâcheté de me cacher derrière l’immunité parlementaire. John James Charest, le traître et le collabo en chef d’Ottawa, est un radical de la dépendance, un extrémiste de la servitude, un fou furieux de l’exploitation de l’homme par l’homme et un terroriste du capital parasitaire.

Contre les lois, l’argent, les médias, la police, les juges et l’armée qui étouffent la nation québécoise, nous n’avons que notre courage et les mots. Mais pour John James Charest, c’est encore trop. Il faudrait en plus que nous soyons muets.

Pour la LIBERTÉ d’expression
http://www.jesignequebec.com/detail-petition.php?id=60

Commentaires

  • 25 octobre 2010 09h44

    Dès que j’entends la voix de JJC je fais de l’urticaire.
    Et cette semaine j’ai failli avoir des vomissements quand je l’ai vu et entendu se faire le grand défenseur et le promoteur de la langue française devant les membres des pays francophones du monde entier en sachant ce qu’il vient de faire ici même au Québec avec sa loi bâillon 115....

  • 22 octobre 2010 22h12

    Merci Serge pour cette piste d’interprétation, cette grille d’analyse qu’il y aurait sûrement lieu d’explorer, voire d’approfondir. Le fameux « fardeau de l’homme blanc » serait-il essentiellement un fardeau anglo-saxon qui n’aurait finalement que peu à voir avec la couleur de la peau ?

    GV

  • Serge, 22 octobre 2010 16h48

    « En quoi est-il radical d’adhérer aux idéaux républicains et de refuser l’apartheid linguistique ? BD »

    Soyons encore une fois limpide. Il ne s’agit pas d’apartheid linguistique. Il s’agit plutôt d’un régime d’apartheid ethnique.

    Étant donné que les anglo-saxons résidents du Québec possèdent un droit de refus d’emploi et de congédiement contre toute personne qui ne connaît pas ou qui n’est pas assez instruit dans leur culture anglo-saxonne canadienne. En plus de sa langue.

    Étant donné que ces anglo-saxons canadiens ont une nouvelle fois exercé ce droit ethnique, dans le dossier des mégas hôpitaux CHUM. Lorsqu’ils ont refusés la recommandation du doc Lamontage d’un seul CHUM, bilingue. Pour des raisons de culture de travail anglo-saxon canadienne, donc ethnique, ils ne veulent travailler à coté des francophones.

    Les Bantous de l’Amérique, voila ce que sont devenus les Québécois francophones bailingues.

    SP

  • Daniel Dupuis, 21 octobre 2010 11h46

    Bravo pour votre texte Bernard. Imposer le baillon pour passer la loi 115 est une mesure radicale et dictatoriale.Les indépendantistes doivent resserrer les rangs et continuer la lutte jusqu’a la victoire finale aussi dur que soit le chemin a parcourir.

    Un autre radical indépendantiste et victime de l’inique Loi des mesures de guerre. Nous vaincrons.

    Daniel Dupuis

  • le 53, 21 octobre 2010 06h06

    Le traître
    le 21 octobre 2010
    Par R

    Votre opinion a coulé dans mes oreilles comme de la musique. J’ai lu quelquepart sur Vigile (un certain géographe...) ? Ottawa va se tirer dans les pieds,et
    John Jame dans les oreilles. Pas pire d’avoir fait monté
    la cote de Vigile en 3 jours Il me semble avoir lu quelque part détruisé ce ...) et je le rebâtirai en 3...?

    Maintenant je ris je me rappelle Si tu peux supporter
    d’entendre tes paroles
    Travesties par des geux pour exciter
    des sots
    Et d’entendre sur toi leur bouche
    folles
    sans mentir toi-même d’un mot !
    J’ai médité ce poème tout l’été
    de 1970 et je suis allé en prison
    en octobre .... le 53

  • Fernand Lachaine, 20 octobre 2010 19h42

    Je suis d’accord avec vous monsieur Desgagné : John James Charest est un traite au peuple québécois.
    Je voudrais ajouter ce qui suit : Beaucoup de gens au Québec ne font plus confiance aux politiciens mais il faut y mettre un bémol, ce n’est pas tous les politiciens qui nous désolent autant que les députés du PLQ.

    Plus, beaucoup de journalistes n’ont également plus notre confiance et sont aussi des traites au peuple québécois.
    Je pense à certains journalistes payés par les Desmarais et aussi d’autres payés par Québecor. Notre peuple de 2% dans l’Amérique du Nord n’a même pas le support ses journalistes du Québec (sauf un ou deux) et pour ceux et celles-là je le répète ils et elles sont des traites au même niveau que JJ.

    Fernand Lachaine

  • J.-D. Frenette, 20 octobre 2010 18h50

    En effet, son vrai nom est bel et bien John James Charest puisqu’il est inscrit ainsi dans le bottin des avocats du Barreau du Québec. A-t-il changé son nom depuis ? A-t-il Jean comme autre nom dans son baptistaire ou son acte de naissance ? J’ai un grand malaise à constater qu’il s’est fait élire sous un faux nom pour des raisons ethniques. Comment se fait-il qu’il soit officiellement le premier ministre du Québec sous le nom de Jean ? Quelqu’un peut nous expliquer ça ?

    http://www.barreau.qc.ca/repertoire/details.jsp?Langue=fr&noInterv=5183236

    Pour ce qui est de ses sophismes… ce personnage, John James dit Jean Charest est radicalement de mauvaise foi.

  • Christian, 20 octobre 2010 16h57

    Le traître - 20 octobre 2010
    par yvan
    « Jean charest est lui meme un extrémiste fédéraliste qui n’as pas hésité un seul instant dans le rapport Charest qui suivait l’échec de Meech as rayé d’un trait les 5 conditions minimum que Robert Bourssa demandait . »

    Ce lecteur est encore piégé dans la programmation qui a donné un prénom francophone à Charest, pour diviser le vote francophone du PQ. Son vrai prénom c’est John James.

    Mais avec Charest vous n’avez pas tout vu d’extrémiste fédéraliste.

    Regardez un peut du coté de la célèbre anglophone du New Brunswick, Christine St-Pierre.
    Alors la, ça c’est de la pure fédératiste radicaliste !...

    CH

  • Jacques Lamothe, 20 octobre 2010 13h33

    Vigile est un merveilleux lieu d’expression libre et démocratique. Les indépendantistes peuvent être fiers de cette belle chapelle de la démocratie québécoise qui ne reçoit, par ailleurs, aucune subvention gouvernementale et qui subvient à ses propres besoins par les contributions libres et volontaires de ses lecteurs et/ou supporteurs.

    Les fédéralistes impuissants d’en faire autant en sont tout simplement jaloux, bien conscient du danger que représente pour eux la liberté de presse et d’expression.

    Vive une presse libre et démocratique.
    Supportons Vigile !

    Jacques L. (Trois-Rivières)

  • yvan, 20 octobre 2010 11h57

    Sondage La Presse
    Jean Charest affirme que le Parti québécois s’est radicalisé sous Pauline Marois. Êtes-vous d’accord avec cette affirmation ?

    oui 39% Non 55%

    Une mauvaise journée pour La Presse l’organe de propagande fédéraliste de Desmarais mais surtout pour son serviteur Lord James Charest

  • yvan, 20 octobre 2010 10h16

    Jean charest est lui meme un extrémiste fédéraliste qui n’as pas hésité un seul instant dans le rapport Charest qui suivait l’échec de Meech as rayé d’un trait les 5 conditions minimum que Robert Bourssa demandait .
    Pour Jean Charest c’était encore beaucoup trop ce que Bourassa demandait même si c’était en dessous et même tres en dessous du strict minimum.
    Le rapport de Lord Charest c’était dans les faits un tome 2 que Lord Durham aurait pu écrire lui meme.

    On as ici tout le portrait d’un extrémiste fédéraliste qui utilise la duplicité et le double language pour se proclamer premier ministre d’un grand peuple pour tromper les Québécois sur son idéologie fédéraliste pur et dur bradant la défence des intérets du Québec a chaque occasion qui se présente pour le bénéfice de son idéologie de fédéraliste pur er dur .

    Pour Jean Charest et son exécutrice des basses oeuvres la fanatique Christine St-Pierre qui hurle que ce n’est pas vrai qu’ici au Québec on vas imposer le français dans les cegeps, la langue d’enseignement et le respect de nos lois linguistique démocratiquement votés dans notre assemblée nationale c’est comme la nomination des juges ce n’est pas important et les écoles passerelles qui contournent nos lois mais qui sont de très généreux donateurs as leur caisse électorale doivent avoir priorité absolu.

    C’est quand même Charest qui accuse les autres d’extrémisme qui trouvait que les 5 conditions minimum demander par Bourassa c’était tencore beaucoup trop pour le Québec et il demandait qu’on baisse la barre plus bas que le niveau du plancher.

    Charest devrait allez expliquer a Calagry d’ou il est parti comme sauveur désigné et enturbaner dans le maple leaf flag par le roc pour venir sauver le fédéralisme et leur dire qu’il est devenu le premier ministre d’un grand peuple et surtout allez expliquer a l’autre parti libéral pur et dur d’ Ignatieff qui ne veut rien savoir de cela et qui ne reconnait pas le peuple Québécois pas plus que le roc d’ailleur.

    Ils en croiront pas leur oreilles , vont etre incrédule et se demander si Jean Charest a qui mission as été donner de trahir les Québécois n’est pas tomber sur la tête ou s’il n’est pas en train de les trahir eux-memes .

    Il vont gouter a la peur de notre spécialiste de la peur et de la démaguogie qu’est Jean Charest et espérons qu’il feras comme au dernier référendum et qu’il s’agiteras devant eux en tenant dans son bras levé son passeport canadien pour les terroriser comme il l’as fait pour terroriser les indécis durant le référendum.

    Maintenant que Jean Charest le gérant du fédéralisme au Québec semble avoir eu un bref instant de lucidité sur les fonctions qu’il occupe , espérons que le federalist boy catapulté de Calgary auras le courage de défendre les intérets supérieur de ce peuple face a Ottawa qui s’apprête a faire main basse sur la commission des valeurs mobilieres du Québec et qu’il ne s’écraseras de tout son long par terre comme il l’as fait sur Meech ,sur la langue d’enseignement et a chaque fois que la plus petite jérémiade du roc se font entendre sur nos lois .

    C’est beaucoup demander a Jean Charest qui n’as d’intérets que pour les intérets supérieur du roc

  • 20 octobre 2010 10h05

    Monsieur Desgagné

    Entièrement d’accord avec tes propos ! Tous les fédéralistes sont des traîtres et des judas envers le Québec ; j’ai hâte que les Québécois allument et s’en rendent compte !!! John James Charest est au pouvoir depuis 2003 et regarde les résultats, c’est catastrophique !!! Lorsqu’un premier ministre nie la langue et la culture d’un peuple qui l’a élu en plus, je me dis qu’il se perd beaucoup de coups de pieds au cul ici au Québec. Comme je le disais, il y a quelques jours dans un commentaire sur Vigile, dans d’autres pays qui se respectent autrement qu’ici, Charest et sa gang de mafieux auraient été pendus depuis longtemps sur la place publique. J’en reviens pas comme nous sommes permissifs, résignés, à genoux (sürement des reliquats du catholicisme !). Nous n’entendons même plus parler de la perte de 40 milliards de la Caisse de Dépôt et de Placements. Cette somme qui nous a été fraudée (les voleurs sont encore introuvables et impunis) est l’équivalent du budget annuel de plusieurs pays dans le monde. C’est un pensez-y bien ! Qu’attendons-nous pour descendre dans la rue comme les Français le font présentement pour nous débarrasser de ces politiciens magouilleux, sans scrupule qui nous volent en plein jour sans riposte autre que des paroles sans suite...En ne bougeant pas, nous nous faisons complices des politiques de JJC qui ne cherchent qu’à détruire notre langue, notre culture et nos institutions politiques, c’est grave ça !!! Bougeons calvaire !!! Il m’a fait plaisir.

    André Gignac patriote, "radical" libre et fier de l’être

  • mona simard, 20 octobre 2010 09h34

    Il n’y a plus de FLQ des ’60-’70, alors JJ Charest le recrée. Goebells n’aurait pas désavoué la méthode. JJC dénigre les indépendantistes, noyau dur d’où pourrait venir un mouvement populaire comme dans le temps du ridicule JJ Bertrand. En faisant peur au monde, il tente d’éviter ou de limiter l’effet avalanche potentiel. Que j’aimerais que soient connus les gens qui organisent la propagande de John James ! Qui sont-ils ?

  • O, 19 octobre 2010 17h04

    Vous l’avez dit courageusement au nom de milliers qui n’en peuvent plus de hurler dans la nuit !

Écrire un commentaire

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document
Ajouter un document

Éviter les réponses à un autre commentaire, les commentaires s'appliquent au texte seulement.

Pas d'attaques personnelles ni de propos injurieux ou discriminatoires.

Vigile se réserve le droit de refuser tout commentaire sans avoir à justifier sa décision éditoriale.

Veuillez lire attentivement les consignes détaillées avant de soumettre votre premier commentaire.

Consignes détaillées

Financement de Vigile

N’hésitez pas à contribuer à sa production

Joignez-vous aux Amis de Vigile

Objectif 2017: 60 000$
10 905$  18%
Paiement en ligne
Don récurrent

Contributions récentes :

  • 16/06 Richard Carrier: 50$
  • 16/06 Marc Labelle: 50 $
  • 16/06 Les Amis de Vigile : 350$
  • 16/06 Jacques Bergeron: 100$
  • 16/06 PeeWee Troodeau: 100$
  • 15/06 Réal Coutu : 50$
  • 15/06 Serge Labossiere: 100$
  • 12/06 Michel Pauzé: 25$

Toutes les contributions

Merci beaucoup!

Publicités