«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le saviez-vous ? le Népal ne se trouve pas au Québec

La communauté népalaise de Québec déménage

Tribune libre de Vigile
mardi 13 juin
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Avec nos gouvernements fédéral et provincial actuels, on n’en est pas à une lubie multiculturaliste près. Il avait été décidé en haut lieu d’attirer et d’installer sans aucune forme de consultation de la population un fort contingent de plus de 1 000 Népalais dans la capitale de la francophonie nord-américaine, la ville de Québec. Tout ce qu’il faut pour provoquer un choc des cultures des plus déconcertant, pour ne pas dire des plus fracassant...

Dans une ville dont la composition démographique respecte sa généalogie historique, et plus spécifiquement dans le quartier où on les avait installés, soyez certains qu’ils étaient une minorité fort visible et remarquable à tous les points de vue.

Mais on apprend aux dernières nouvelles que cette communauté a pratiquement totalement abandonné la capitale pour aller retrouver ses semblables ailleurs au Canada.

Comprenons-nous bien. On n’a rien contre les Népalais au Népal, qui y vivent dans leur culture. Mais tout un village d’un millier de Népalais très typés transplantés à Québec -et qui n’arrivent pas à s’intégrer par-dessus le marché, ne peut contribuer en rien au bon fonctionnement d’une ville possédant une identité homogène qui la soude harmonieusement, ni à la bonne entente de ses habitants.

Les répondants ont laissé entendre que l’apprentissage des codes québécois (incluant la langue) était au-delà de leur capacité et de leur envie, et qu’ils préféraient aller rejoindre ailleurs au Canada leurs semblables afin de retrouver le mode de vie propre à leur culture d’origine, ce qui a pour avantage de leur éviter d’avoir à s’adapter. N’est-il pas triste de constater que l’intégration est loin de faire partie des objectifs de bien des communautés en provenance du tiers-monde ?

Les citoyens de Québec ont affiché l’attitude qu’il convenait d’adopter, si simple et si normale. Ils leur ont passé un message on ne peut plus clair : vous êtes ici au Québec. On n’y parle qu’en français, on vit dans la culture québécoise, on n’est pas ailleurs.

De cette façon, on ne laisse aucune alternative à l’immigrant, soit qu’il s’intègre pleinement et de bon gré comme c’est son devoir, soit qu’il choisit de quitter par incapacité à s’intégrer pleinement de manière satisfaisante pour tous.

Car si on lui laisse le choix de s’adresser à nous en anglais, de s’emmurer dans son communautarisme ghettoïsant, de vivre en parallèle et sans contact réel, soyez assuré qu’il le fera, tout en profitant à plein de tous les services et largesses que l’état met à sa disposition dans son infinie générosité, un point sur lequel on insiste dans tous les documents publicitaires des agences d’immigration vers le Canada afin d’allécher les candidats potentiels.

Qui sait lire entre les lignes comprendra que c’est un mode de vie en marge qu’on permet malheureusement encore de réaliser dans la région cosmopolitisée de Montréal (comme ailleurs au Canada postnational) mais qu’il est par bonheur à peu près impraticable de réaliser ailleurs au Québec, faute de masse critique multiethnique, et c’est ce qui nous sauve des atteintes mondialisantes à notre identité collective séculaire pour le moment.

Des immigrants occidentaux qui ne demandent pas mieux que de s’adapter et de procéder aux quelques menus ajustements nécessaires pour un arrimage réussi, amenez-en, on en prend, on en veut. Ça marche.

En revanche, des arrivants de sociétés sous-développées fortement ancrés dans leurs croyances antagonistes aux nôtres ne seront jamais un atout pour nous, mais un désatout certain.

Si de surcroît ils font montre de réticence à évoluer, cherchent à imposer leurs façons de faire indésirables, choisissent de se regrouper pour vivre volontairement à l’écart, refusent de consommer et faire vivre la culture québécoise, d’adopter notre langue, qu’ils créent malaise et tensions sociales, alors là c’est une autre paire de manche.

Cela revient à accepter une implantation graduelle d’une pratique d’auto-exclusion qui s’apparente plus à une forme d’occupation pure et simple du territoire, faisant tache d’huile quartier par quartier.

En conclusion, la bonne attitude à prendre vis-à-vis tous les immigrants consiste simplement à exiger d’eux le respect des conventions de vie au Québec, lequel doit se traduire chez eux par un engagement empressé, non facultatif et total vers la pleine intégration.

Commentaires

  • Francis Déry, 18 juin 01h37

    Albicide en cours.

    Un propriétaire d’une firme d’informatique de Québec bien arrosé par les contrats libéraux disait de Québec que c’était trop blanc, trop français catholique. Il venait du Maroc, je crois.

    Mais ce n’est pas pire que la communauté juive qui forme son ghetto et pratique sa culture de manière exclusive, tout en blastant son entourage d’antisémitisme. Il y a déjà eu une communauté juive à Québec, allant de pair avec une communauté anglophone forte qui occupait le pouvoir. Elle a grosso modo déménagé à Montréal. Québec a déjà eu une communauté chinoise qui a déménagé ses pénates avec la construction de la terrasse Dufferin.

    Intégration n’est pas l’assimilation. C’est l’acte d’imposer la diversité. La diversité, c’est un verrou pour empêcher une communauté cohérente et majoritaire d’accaparer les instruments de l’État et les ressources du territoire pour ses propres intérêts de développement.

    L’Argent et les ethnies ont bloqué notre processus d’émancipation politique et de souveraineté. Les ethnies sont actuellement conditionnés par l’Argent.

    Les Québécois n’ont rien contre les Népalais. Beaucoup comme un grand nombre d’Occidentaux envahissent le Népal pour y fumer légalement des drogues.

    Justin a dû y faire visite au Népal. Ne préfèrent-ils point déménager à Ottawa ?

    En fait, c’est trop plate à Québec et Ottawa. Le mont Saint-Anne n’est pas assez haut pour les Jeux Olympiques d’Hiver. L’Alberta ou la Colombie-Britannique seraient plus appropriés pour la communauté népalaise.

  • pierre-yves dubreuil, 14 juin 17h21

    Selon moi, le problème n’est pas tant l’intégration, qui est un terme imprécis, que le refus du débat publique qui ordonne la société. Le marxisme culturel canadien impose un égalité fondamentale de toutes les formes de regroupements officiels peu importe sa forme (culturelle, professionnelle, économique, religieux, partisane, etc), ce qui favorise l’atomisation de l’expression identitaire et le met haut premier rang des importances politiques en écumant l’importance historique nationale locale, une soit0disant relique qui ne peut rien nous enseigner.

    Nous ne sommes plus québécois, mais lutteur argentin intellectuel bouddhiste de gauche habitant le territoire appelé ’’québec’’, une subdivision d’un ensemble ’’libre et moralement supérieur aux autres territoires du monde’’.

    Et quiconque se sent bafoué dans ses droits fondamentaux de ’’faire ce qu’il veut ne tant qu’individu’’ peut s’organiser en un ’’front de la liberté suprême moralement incontestable’’. le PLQ pour les anglophones et QS pour les francophones. On pourrait même ajouter la CAQ pour ceux qui ont une petite nostalgie du terroir.

    À eux trois, ces partis forment une véritable ligne de défense contre le mal incarné, soit le mouvement indépendantiste québécois, contre qui tous les entourloupettes, tactiques de guerres et contradictions sont justifiées.

    et paradoxalement (les contradictions étant un mal nécéssaire vu l’ampleur de la tâche), les apôtres de la liberté individuelle se regroupent en entité cohérente pour faire la guerre par les armes à ceux qui ont une conception différente de la liberté et ce partout à travers le monde.

    Un moment donné, est-ce que trop de liberté n’est-elle pas comme pas assez ?

    Et pourquoi le nationalisme québécosi est-il disqualifié comme étant une forme de liberté individuelle ? Qui me contraint à écrire ici ?

    Avec un recul, on voit bien que les adversaires des patriotes sont des gens qui s’accaparent les temres et les moulent à leur narration et à leur fins personnelles. Tout débat publique, une horreur évidemment selon eux, le révèlerait...

  • yves corbeil, 13 juin 22h48

    100% d’accord, à Rome tu fais comme les romains et au Québec tu fais comme les québécois. Ça devrait être non négociable partout sur la planète et aucune course au multiculturalisme devrait dévier de cette trajectoire par respect pour les gens accueillants des étrangers chez eux de façon à leur donné une nouvelle chance dans la vie. Moi j’appelle cela respect et reconnaissance, comme on enseigne à nos enfants les clés qui ouvrent les portes, SVP et MERCI.

  • François A. Lachapelle, 13 juin 22h41

    Félicitations Réjean LABRIE : votre texte est clair, même lumineux pour expliquer ce que doit être une intégration réussie d’immigrants dans la société du Québec.

    En corollaire de votre démonstration d’un Québec hyper-généreux envers les immigrants, j’ajoute que dans ce contexte d’efforts importants exigés et fournis par les immigrants à s’intégrer aux valeurs et aux traditions du Québec historique et actuel, il est clair que tout accommodement raisonnable n’est plus requis.

    Aucun motif de nature religieuse ne devrait pas ouvrir la voie à des accommodements raisonnables d’exception qui deviennent des précédents et des privilèges. Ce genre de privilèges nuit à toute intégration au pays du Québec.

    Les valeurs du Québec n’ont rien à voir avec le multiculturalisme et à son frère siamois, l’interculturalisme. Une autre politique convient mieux au Québec : elle s’appelle la convergence culturelle dans laquelle l’immigrant doit faire de réels efforts pour s’intégrer au plus tôt dans sa société d’accueil et l’apprentissage du français doit être placé sur un même pied que se trouver un emploi.

    Bienvenue chez nous dans un Québec qui déborde de richesses et physiques et humaines.

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