«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

À suivre...

Le projet de loi sur l’autonomie municipale adopté de justesse

Coiteux a dû accepter de faire des amendements

Par seulement huit votes de majorité, les libéraux ont finalement adopté jeudi le projet de loi 122 tant attendu par les maires, pour faire de leurs municipalités des gouvernements de proximité.

Les députés des trois partis d’opposition ont tous voté contre l’adoption du projet de loi sur l’autonomie municipale (pour 50, contre 42).

Il y a un mois, l’adoption de la pièce législative avant la fin de la session parlementaire s’annonçait peu probable. Devant les pressions effectuées par les maires, les différents partis politiques ont redoublé d’efforts afin d’accélérer les travaux.

Participation publique

Pour dénouer l’impasse, le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, a dû accepter d’amender son projet de loi pour y prévoir une politique de participation publique.

L’opposition péquiste s’opposait essentiellement à l’abolition des référendums qui permettent, par exemple, à une poignée de citoyens de bloquer des projets ou des modifications de règlements d’urbanisme dans les municipalités.

Au Parti québécois, comme à la Coalition avenir Québec, on reproche au ministre de supprimer l’obligation, pour les municipalités, de publier leurs avis publics dans les hebdos régionaux.

La CAQ déplore également le rehaussement du seuil auquel les villes peuvent attribuer des contrats de gré à gré, qui passera de 25 000 $ à 100 000 $. Le parti de François Legault craint que cela expose les plus petites municipalités à la corruption.

« Tournant historique »

Il s’agit d’un « tournant historique pour le milieu municipal », s’est réjoui le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, à la suite de l’adoption du projet de loi.

Parmi ses plus grands défenseurs, le maire de Québec, Régis Labeaume, s’est à son tour dit « très heureux » de ce dénouement. « Ç’a été des décennies de pressions des villes et de maires bien avant moi », a-t-il souligné.

— Avec la collaboration de Dominique Lelièvre


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