«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Philippique de circonstance

Le présumé racisme systémique des Québécois

Énième dérive mentale de l’empereur Néron le très second *

Tribune libre de Vigile
mardi 11 avril
548 visites 10 messages

.

« Ci-gît un peuple mort de bêtise. »
Olivar Asselin

- 

Ainsi en a décidé M. Philippe Couillard, l’homme qui nous fait office de Premier ministre : Nous l’aurons notre Consultation sur le « racisme systémique ». Qui selon toute vraisemblance sévirait en sol québécois (sinon pourquoi, n’est-ce pas, pareille « enquête » ?).

Comme s’il existait Chez-Nous un autre « racisme systémique », voire systématique (et ô combien tabou bien qu’obstinément partout), que celui qui habite jusqu’au tréfonds une solide proportion de Canadians (in et hors Québec indistinctement) à l’égard des... Québécois eux-mêmes.

Proportion « enrichie » au passage, à des degrés divers, d’anglophiles de tierce langue. Dont une part non négligeable de francophones aliénés (a-lien : étranger à soi). Et puissamment – c’est-à-dire pathologiquement – fiers de l’être, devrons-nous, consternés, préciser.

Monsieur le Premier sapeur-pyromane du Québec, vous incarnez à vous seul l’invraisemblable d’un peuple « libéré » de toute boussole existentielle. Aussi êtes-vous parvenu de la sorte, par cette incarnation même, à faire mentir notre grand Gilles national. Ainsi :

Mon pays ce n’est pas un pays. Car s’il reste (opiniâtrement, ne vous en déplaise) l’envers d’un pays qui n’est ni pays ni patrie, il n’en demeure pas moins que vous l’aurez éconduit, icelui, vers les abîmes de l’ineptie.

Dois-je au surplus, de ce fait, monsieur, vous dire Merci...?

Or, pendant ce temps nos amis de Québec Solidaire, car je les tins longtemps, incorrigible naïf de gauche que je demeure, pour de véritables « amis », ne trouvent mieux à faire que de s’en prendre à la lucidité critique du chef de l’Opposition officielle en pareille matière. Et ce, pour mieux se montrer solidaires, eh oui, une fois de plus, et avec empressement encore, avec l’équipe gouvernementale la plus sabotante que le Québec n’ait jamais connue depuis que le Malouin Jacques Cartier, il y a près d’un demi-millénaire, a déposé le pied, marin, sur les terres du docteur Ferron.

L’aveuglement idéologique, tout spécialement lorsqu’il fait alliance avec la rectitude politique, est une Gorgone qui pétrifie sur place toute intelligence digne de ce nom.

Hélas, comme le maintenait Brassens jadis, dans Le temps ne fait rien à l’affaire, en ces parages l’âge – ni le sexe d’ailleurs – n’a rien à y voir…

Jean-Luc Gouin,
Capitale nationale, 10 avril 2017

* Le premier du nom, Lucius Domitius Claudius de prénom, vit sa flamme, trente ans durant, à peine, naître et disparaître il y a maintenant quelque deux mille ans

Commentaires

  • yves corbeil, 13 avril 11h32

    http://journalmetro.com/local/lachine-dorval/actualites/1116275/laeroport-de-montreal-adopte-les-couleurs-des-canadiens/

    Ce n’est pas du racisme systémique ça ?

    Le canadien c’est bleu-blanc-rouge pas rouge-bleu-blanc.

    bleu québécois, blanc neutre et rouge canadien

    eux y préfère rouge canadian en premier, des racistes systémique.

    Couillard occupe toi de cela pis implique ton ministre des transports.

  • yves corbeil, 13 avril 10h09

    Les québécois ne forme pas un corps, sinon on ne ferait plus parti du Canada.

    Les libéraux forment un corps, les policiers forment un corps et la discrimination systémique à ces origines d’une organisation. Tout le contraire des québécois qui ne sont pas une organisation.

    La situation des autochtones avec les instances, la situation des noirs avec les instances pour des vérification abusives et on peut continué.

    Le sens des mots doit vous guidez dans propos sinon cela pourrait se retournez systématiquement contre vous cher libéraux.

  • yves corbeil, 13 avril 09h58

    http://www.ohrc.on.ca/fr/racisme-et-la-discrimination-raciale-discrimination-syst%C3%A9mique-fiche

    Je ne vois nulle part faire mention d’ontarien, ni d’anglais blanc contre qui que ce soit d’autres.

    Ça part d’organisation le systémique et je ne crois pas que les québécois se sont organisé pour discriminer qui que ce soit, on ne s’entends quand même pas aussi facilement sur différent sujet. Sinon on serait déjà séparer.

  • yves corbeil, 13 avril 09h14

    Avant de faire une autre commission qui va finir sur une tablette comme toutes les autres. Peut-être devrait-il consulter celle-ci qui existe depuis les années soixante-dix. Si ça existait me semble qu’ils auraient bougé bien avant aujourd’hui.

    http://www.cdpdj.qc.ca/fr/droits-de-la-personne/vos-droits/Pages/charte-origine.aspx

  • yves corbeil, 13 avril 08h40

    Avec Philippe Couillard et les libéraux, il faut juste que les gens se souviennent qu’ils doivent leurs réélections systémiques à un petit groupe bien précis et qu’ils savent systématiquement en prendre soins. J’espère que ça tapera suffisamment sur le système d’une majorité d’ici automne 2018.

  • yves corbeil, 13 avril 00h19

    « Lorsque tout va bien, les fous sont dans les asiles, en temps de crise ils nous gouvernent. » [Carl Gustav JUNG].

    La démocratie, c’est quoi pour les libéraux ?

    La démocratie est un idéal politique universellement reconnu, mais jamais réalisé.

    En tant qu’idéal, l’objectif démocratique doit sans cesse être réenchanté, au sens noble du terme, et donc, remis constamment en chantier. Le travail qui vise à atteindre cet idéal est le fondement même de la démocratie puisqu’il nécessite un mouvement perpétuel de remise en question et de perfectionnement afin de maintenir les liens que les individus tissent ensemble dans le respect des droits de chacun. C’est la préservation et le maintien de ces liens qui perpétuent la démocratie et la protègent des voleurs de pouvoir ne servant que leur intérêt propre au détriment de l’intérêt général.

    Que cette dynamique soit interrompue et c’est l’autoritarisme (à ne pas confondre avec l’autorité) qui prévaut.

    Les régimes autoritaires se présentent toujours en prétendant défendre l’intérêt général tout en niant la réalité des conflits sociaux. Or, nier la contestation et la possibilité de s’opposer au pouvoir est purement antidémocratique.

    Depuis quelque temps déjà, c’est bien le refus de toute opposition aux décisions politiques prises par nos dirigeants qui prédomine. Ce qui signifie très clairement qu’à leurs yeux le peuple n’a plus le droit de s’exprimer sur les sujets de société qui devraient pourtant faire débat. (racisme systémique, islamophobie, homophobie, négationnisme, séparatiste, anti-sociale, asociale et ça finit plus avec Couillard, les qualificatifs sur les québécois.)

    Cette réalité évidente n’est pas encore perçue par la majorité des gens. Alors certes, nous pouvons toujours déblatérer indéfiniment sur les raisons qui nous ont conduites à une telle situation, mais l’urgence aujourd’hui n’est pas là.

    L’urgence aujourd’hui consiste d’abord à faire comprendre à un maximum de personnes que le vote n’est désormais plus qu’un outil de domination comme un autre et que la démocratie représentative qu’il institue n’est qu’un semblant de démocratie qui ne mérite justement pas d’être appelé démocratie.

    Faudrait peut-être que l’on commence à penser à une assemblée constituante des citoyens pour rétablir une vraie démocratie au Québec et que les citoyens prennent le pouvoir et nomment un dirigeant.

    Est-ce qu’on peut continuer avec des gens qui ne nous représentent plus.

    https://www.csn.qc.ca/actualites/au-coeur-des-priorites-des-oui-quebec-en-2017/

  • Jean Claude Pomerleau, 11 avril 21h15

    QS, un allié objectif de Couillard. Démonstration :

    L’huile sur le feu
    Michel David
    8 avril 2017 |Michel David

    (...)

    Le premier ministre Couillard était trop heureux de mettre du sable dans l’engrenage de la « convergence », en prenant à témoin Gabriel Nadeau-Dubois, selon lequel une société mature doit « être capable de se poser les questions difficiles, notamment celle de la discrimination, celle du racisme ».

    À l’instar de son nouveau parti, l’ancien leader étudiant appuie fortement la tenue d’une consultation sur le racisme systémique, et il n’a pas caché le déplaisir que lui causent les objections du PQ. « Quand Jean-François Lisée parle comme il fait, c’est sûr qu’il est en train de mettre l’accent sur les différences [avec QS]. Ça, tout le monde le constate », a-t-il déclaré. Les militants solidaires, qui doivent se prononcer une éventuelle alliance avec le PQ lors du congrès du mois prochain, en ont certainement pris bonne note.

    (...)

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/495946/l-huile-sur-le-feu

  • yves corbeil, 11 avril 16h02

    Un message pour Philippe Couillard,

    “Le but de votre vie consiste à apprendre à être heureux et à être en paix avec vous-même. Pour cela, vous devez aimer la vie telle qu’elle est.”

    La source de la souffrance provient de la croyance que notre manière de voir la vie est LA manière de voir la vie, et que quiconque voit les choses différemment de nous se trompe. De fait, nous avons tendance à nous entourer de personnes qui pensent exactement comme nous, considérant que ce sont les seules saines d’esprit et sensées.

    Quand nos croyances sont confrontées à d’autres personnes ou à des circonstances qui sont éloignées de notre manière de voir les choses, nous entrons dans un mal être psychologique qui génère de la souffrance.

    “La meilleure chose que tu peux faire pour l’humanité, c’est être heureux et apprendre à être en paix avec toi-même”

    Donc Philippe, fous-nous la paix avec le racisme systémique.

  • yves corbeil, 11 avril 15h46

    Un message pour les francophones d’Amérique.

    Les minorités n’imposent pas, elles transforment.

    La différence entre une minorité inquisitrice et une minorité transformatrice est la motivation qu’elles poursuivent pour le changement. La première cherche le pouvoir sur ce qu’elle considère comme « les autres » et la seconde cherche le pouvoir de transformer la société pour que les « siens » et les « autres » vivent leur vie d’une meilleure façon.

    « La plus petite minorité sur Terre est l’individu. Ceux qui nient les droits individuels ne peuvent pas se faire appeler défenseurs des minorités »

    La minorité inquisitrice cherche à s’imposer sans qu’un véritable débat scientifique et social ait lieu, elle cherche à soumettre les autres au moyen de l’obligation et jamais de la réflexion. Les minorités transformatrices ne gagnent pas le bras de fer du pouvoir de façon apparente car elles ne veulent jamais faire partie de ce dernier. Personne ne les érige en héro-ïne-s, mais la société a besoin d’elles.

    Ainsi, il est important de savoir que si on vous dit que vous êtes bizarre ou étrange, vous pouvez cacher la clé pour solutionner l’ignorance dont les autres font preuve. Avant de culpabiliser et de déprimer parce que les autres ne vous comprennent pas, vous devez mener un grand travail d’introspection sur vous-même et comprendre que défendre votre mode de vie correspond à votre manière d’être dans le monde et d’inspirer d’autres personnes.

    Avant de vous sentir mal parce que vous appartenez à une minorité, demandez-vous ce que vous deviendriez si vous faisiez partie de la masse. Parfois, l’acceptation du reste suppose notre propre fin.

  • yves corbeil, 11 avril 15h25

    https://doudousow.wordpress.com/2017/03/27/consultation-sur-le-racisme-et-la-discrimination-systemique-cest-bien-mal-parti/

    Mal parti qu’il dit, Couillard ouvre un canne de vers et il lui sera impossible de la refermer.

    “Chacun d’entre nous projette une ombre, qui se fait plus sombre et compacte lorsqu’elle ne se reflète pas dans notre vie consciente. Cette ombre constitue en effet un empêchement inconscient qui gâche jusqu’à nos meilleures intentions »

    (Carl Gustav Jung)

    Nous utilisons souvent milles métaphores pour faire référence à notre côté le plus obscur telles que découvrir nos démons, la nuit obscure de l’âme, lutter contre le diable, alter ego, ombre, etc.,

    Quant à moi, je préfère y faire référence comme le grand sac que nous traînons tous.

    Un sac invisible qui nous accompagne la vie durant et où nous jetons depuis tous petits, les multiples facettes de notre personnalité qui n’ont pas plu à ceux qui nous entouraient alors, et qui ont exercé d’une manière ou d’une autre une influence sur notre vie.

    L’ombre de chacun d’entre nous se développe durant l’enfance de manière naturelle, tout comme notre ego.

    D’un côté, nous nous identifierons à certains des traits idéaux de notre personnalité comme la sympathie ou la bonne éducation, et de l’autre, nous bannirons ces qualités qui ne cadrent pas avec notre image idéale, tels l’égoïsme et l’envie, les frustrations ou les expériences douloureuses, jusqu’au fin fond de notre sac.

    Chaque culture et chaque famille, déterminent à leur manière ce qui correspond à l’ego et ce qui correspond à l’ombre, en relation aux membres de leur système.

    Certaines permettront l’expression de la rage, de l’agressivité, de la sexualité et des émotions intenses, alors que d’autres les tairont.

    Notre sac grandit donc, tout comme celui de notre famille, de notre culture ou de notre société, surtout les 20 premières années de notre vie, nous passons ensuite le reste du temps à essayer de le vider…

    Plus notre sac est plein, plus nous l’avons rempli de choses, moins d’énergie nous aurons dans notre quotidien, car cette énergie sera inaccessible, déposée au fond du sac.

    Ce qui se passe souvent c’est que le jour où l’on s’y attend le moins, ou bien lorsque nous décidons d’ouvrir le sac, tout ce qui y a été déposé surgit comme une grande ombre, contenant une forte dose d’hostilité.

    Cela arrive quand nous nions une partie de notre personnalité.

    Celle-ci devient hostile, elle cherche à nous soumettre d’une certaine manière, comme si elle organisait une mutinerie contre nous.

    Ce que nous n’affrontons pas finit toujours par nous surprendre d’une manière désagréable à un moment ou un autre.

    Nous pouvons donc comprendre cette ombre comme ces qualités que nous n’acceptons pas de nous-mêmes.

    Celles qui ne se voient pas dans le miroir lorsque nous nous y regardons, car nous ne voyons que ce que nous souhaitons voir.

    Entrer en contact avec cette partie de nous implique une confrontation avec notre être intérieur.

    Bien que les sentiments et les capacités bannies à l’ombre alimentent le côté obscur de la nature humaine, ils ne sont pas tous négatifs.

    L’ombre n’héberge pas seulement les intérêts émotionnels, les souvenirs de l’enfance ou les symptômes névrotiques.

    On y trouve également des aptitudes et des talents que la personne n’a pas développé.

    http://www.espritsciencemetaphysiques.com/citations-carl-gustav-jung.html

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