«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Des noms qui vont faire vaciller la France politique et financière sur ses bases !

Entrevue exclusive avec Jean-Marie Kuhn

Le pourfendeur français de l’Empire Desmarais/Frère revient à la charge

Une énorme affaire aux retombées internationales

Chronique de Richard Le Hir
vendredi 9 octobre 2015
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Des entourloupettes fiscales révélées au Canada, BURGER KING qui veut absorber QUICK en France, la présidente Dilma ROUSSEF obligée de remanier son gouvernement au Brésil pour tenter d’échapper à la destitution à cause de la corruption PETROBRAS, l’actualité est fracassante pour le duo d’enfer DESMARAIS et FRERE auquel il faut maintenant relier un troisième milliardaire, Jorge Paulo LEMAN, première fortune du Brésil et propriétaire de BURGER KING. En attendant la publication de mon livre Paul Desmarais et Albert Frère - Un duo d’enfer annoncé ici en juillet, un long travail d’enquête sur les pratiques du tandem DESMARAIS/FRÈRE, voici une entrevue exclusive avec le français Jean-Marie KUHN, lanceur d’alerte et plaignant dans l’affaire QUICK/GDF-SUEZ à laquelle je consacre l’entièreté du Chapitre 3 de mon livre.

Richard Le Hir
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Q. Monsieur Jean-Marie KUHN, en juillet 2009 vous avez déposé une plainte en Belgique pour corruption dans la cession de la chaîne de fast food QUICK par le Groupe belge FRERE à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) française. Vous reprochez à la CDC d’abord d’avoir acquis QUICK alors que ce n’est pas du tout dans sa mission, et aussi de l’avoir payé au prix démesuré de 800 MILLIONS €, et tout ça dans le seul but d’apporter au Groupe FRÈRE les liquidités pour renforcer sa position dans SUEZ en vue de la fusion avec GDF, devenu ensuite GDF-SUEZ et depuis peu ENGIE. La publication ce 29 septembre 2015 de la volonté de BURGER KING d’acquérir QUICK mérite une analyse. Pouvez-vous nous expliquer le processus qui a conduit à votre irrecevabilité en juin 2015, c’est-à-dire après six années d’enquêtes, et la raison de BURGER QUICK d’acquérir QUICK en dépit de tous les démentis apportés depuis 2013 aussi bien par la CDC que par BURGER KING ? Commençons par le cheminement de votre plainte.

R. J’ai déposé ma plainte le 24 juillet 2009 à Charleroi. Les magistrats, aussi bien le juge d’instruction que le procureur, ont procédé à mon audition et m’ont demandé de justifier de mon intérêt et de ma qualité. À l’issue de ce processus, ma recevabilité a été reconnue et acceptée. Le 3 décembre 2009, Monsieur le procureur du Roi Christian de Valkeneer a requis Madame la Juge d’instruction France BAECKELAND d’ouvrir une information judiciaire. Je précise que ces deux magistrats sont réputés pour leur compétence dans la lutte contre la corruption.

Q. Comment expliquez-vous qu’après six années d’information judiciaire, un non-lieu ait été rendu pour irrecevabilité ? Comment est-il possible d’accepter une plainte, ouvrir une information judiciaire et, après six années d’enquête, faire mine de découvrir que le plaignant ne remplit pas les critères de la recevabilité ? Où est la logique, mieux, où est la faille ?

R. Dès que l’information judiciaire est devenue publique, en décembre 2009, mes adversaires, qui savent parfaitement que ma plainte représente pour eux un risque systémique, ont tenté par tous les moyens de mettre en échec la procédure. Plaintes pour violation du secret de l’instruction, plaintes en diffamation, pressions de toutes sortes, rien ne nous a été épargné ! Ils ont tenté de mettre en cause ma recevabilité, arguant du fait que je n’ai pas subi de préjudice direct par la cession de QUICK car je n’en étais pas actionnaire, et d’ailleurs, si je l’avais été, de leur propre aveu, j’aurais participé au profit.

Q. Vous n’étiez pas actionnaire de la société QUICK ?

R. Non, et heureusement, sinon j’aurais été bénéficiaire malgré moi de cette corruption et je n’aurais pas pu déposer plainte !

Q. Quels faits ont été révélés par l’instruction judiciaire ?

R. Les éléments que j’ai apportés à la Justice ainsi que les enquêtes ont révélé que la CDC n’a jamais été propriétaire de QUICK et qu’elle n’en détient en réalité que 1,70 %. La communication a donc été mensongère dès le départ puisque la CDC se présente comme propriétaire de QUICK au travers de sa filiale QUALIUM et cette communication reste mensongère puisqu’à ce jour, c’est encore la CDC qui prétend vendre QUICK à BURGER KING !

Q. Mais alors, qui détient le contrôle effectif de QUICK ?

R. 98,30 % de QUICK sont détenus par des Fonds Communs de Placements à Risque (FCPR) nommés CDC CAPITAL 3 et CDC CAPITAL 3 B. En clair, des véhicules financiers ad-hoc.

Q. Qui se cache dans ces deux FCPR ?

R. L’identité des souscripteurs des deux FCPR n’est en principe connue que de la CDC, même l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) l’ignore. Et la CDC préserve jalousement leur identité !

Note de Richard Le Hir : Je dévoile le nom de ces souscripteurs dans le Chapitre 3 de Paul Desmarais et Albert Frère - Un duo d’enfer

Q. Mais qu’ont gagné ces souscripteurs anonymes dans cette affaire ?

R. 326 MILLIONS €, maquillés en dividendes, auxquels il faut ajouter le moment venu le produit de la cession de QUICK. Ces dividendes sont illégaux pour plusieurs raisons à commencer par le fait qu’un FCPR ne peut faire de distribution qu’au moment de sa clôture.

Q. Et combien les souscripteurs ont-ils investi dans l’affaire ?

R. 74 000 € !

Q. Alors, si le prix de vente de QUICK est, par exemple, de 700 MILLIONS €, les souscripteurs auront donc gagné plus de UN MILLIARD, en ayant juste apporté 74 000 € ?

R. C’est tout à fait exact !

Q. Quand les FCPR seront-ils clôturés ?

R. Après l’encaissement du prix de la cession de QUICK.

Q. Pourquoi ces souscripteurs ont-ils choisi l’anonymat ?

R. Pour ne pas payer d’impôt, s’enrichir à titre personnel et, bien évidemment, parce qu’ils n’avaient pas le droit d’utiliser la CDC à leur profit.

Q. Quel rôle a joué la CDC dans cette affaire ?

R. La CDC, qui est un organisme public, ne l’oublions jamais, a émis une garantie financière de 800 MILLIONS € au profit de la banque ING Belgique qui a ensuite financé l’acquisition. La CDC a aussi constitué les FCPRs et toutes les sociétés créées pour l’occasion. Elle a prêté son honorabilité à cette opération, allant jusqu’à mettre son nom sur les FCPR !

Q. Donc elle a accepté de jouer le rôle de prête-nom. Dans quel but ?

R. Pour ne pas attirer l’attention des tiers, accréditer l’idée que c’est bien elle qui a acquis QUICK, et dissimuler l’identité des souscripteurs.

Q. Connaissez-vous ces souscripteurs anonymes ?

R. Oui

Q. Qui sont-ils ?

R ... (JMK esquisse un sourire.)

Q. Mais pour engager la CDC, véritable banque de l’Etat, il faut avoir le bras long Ni vous ni moi n’aurions pu le faire…

R. Vous avez raison. Seuls des politiciens et des financiers au plus haut niveau ont le pouvoir d’engager la CDC, et à fortiori sur cette affaire QUICK qui est absolument folle. Imaginez, un État qui s’embarque dans une affaire d’hamburgers pour 800 MILLIONS € ! Ce n’est pas du tout sa mission.

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Q. Dans ces conditions, pourquoi un non-lieu pour irrecevabilité a-t-il été prononcé en juin 2015 ?

R. Je vous ai indiqué que les magistrats ont examiné si je remplissais les conditions de recevabilité. Cet examen a duré près de quatre mois. Au terme de cet examen, soit ma plainte était rejetée, soit une information judiciaire était ordonnée.

Q. Donc une information judiciaire a été ouverte, ce qui signifiait que votre plainte était recevable. Que s’est-il passé ensuite ?

R. L’information judiciaire a donné lieu à des enquêtes, à une commission rogatoire internationale, et à de nombreux apports que j’ai pu faire grâce à des informations qui me sont parvenues directement ou par mes Conseils. A un moment donné, les magistrats du départ, Madame Baeckeland et Monsieur de Valkeneer ont été nommés simultanément à la Cour d’Appel de Liège et sont donc sortis du dossier. Le substitut qui a repris le dossier a immédiatement mis en cause ma recevabilité et c’est ce qui a conduit à ce non-lieu.

Q. Non-lieu pour le moins inédit, d’après ce que j’ai appris en enquêtant auprès de sources belges pour mon livre Un duo d’enfer

R. Oui, de mémoire de magistrats et d’avocats français et belges qui connaissent le dossier, jamais un plaignant n’a été déclaré irrecevable au cours d’une instruction judiciaire. Un plaignant est déclaré irrecevable au dépôt de sa plainte, mais pas après. C’est du jamais vu ! En fait la position du substitut va à l’encontre de celle de Madame Baeckeland et de Monsieur de Valkeneer…Et aussi à l’encontre de l’analyse de mes Conseils, de professeurs de droit et du simple bon sens !

Q. La presse s’est aussi faite l’écho, à un certain moment, de suspicions de frais indus perçus par les enquêteurs de l’office anti-corruption fédéral belge qui enquêtait sur cette affaire, voyez-vous un lien quelconque ?

R. Après ces accusations surprenantes, le Procureur de Valkeneer a ouvert une enquête sur... les enquêteurs, et ils ont été blanchis totalement. Mais le mal était fait, leur honneur se trouvait bafoué.

Q. Quelles ont été les conséquences sur l’information judiciaire ?

R. Les enquêteurs initiaux se sont vu retirer l’affaire et ont été remplacés.

Q. Pour résumer, tous les organes du départ ont été virés, enquêteurs, juge et procureur ?

R. Je ne l’exprimerais pas aussi crûment, mais le résultat est bien là.

Q. Quel est l’intérêt du substitut de mettre en cause votre irrecevabilité ?

R. Demandez-le lui directement.

Q. J’ai tenté de joindre ce substitut Marc DEPASSE, mais sans succès. Où en était l’information judiciaire au moment où il s’en est pris à votre recevabilité ?

R. Il restait des devoirs très précis à accomplir, non seulement à ma demande, mais aussi à la demande des enquêteurs, et même à la demande du nouveau juge d’instruction.

Q. La presse en Europe a aussi fait état de fraudes fiscales pour 100 Millions €. A notre connaissance le juge d’instruction s’est vu interdire d’instruire sur ces faits nouveaux. Qui a pu le lui interdire ?

R. Le substitut a refusé au juge d’instruction l’extension de sa saisine.

Q. Pourquoi ? Faire rentrer 100 Millions € dans les caisses de l’État devrait être son travail, non ?

R. Là encore, c’est à lui de répondre. Je peux juste vous dire que Madame la Procureure générale de la Cour d’appel de Mons a regretté cette décision, selon ce qu’a rapporté un quotidien belge.

Q. Le Groupe FRÈRE est l’associé historique de la famille DESMARAIS qui contrôle POWER CORPORATION. Il y a quelques jours à peine, le Journal de Montréal a publié un dossier sur des entourloupettes fiscales qui se retrouvent actuellement devant les tribunaux canadiens. Est-ce à dire que la minimisation des incidences fiscales est aussi une spécialité de FRÈRE ?

R. La fiscalité est une variable d’ajustement importante pour l’Empire DESMARAIS-FRERE, à en juger par l’opacité de leur organigramme. En Belgique il est bien connu que FRÈRE paie moins d’impôts que sa concierge.

Q. Il y a un an, vous avez donné un entretien à des médias brésiliens dans le cadre de l’affaire PETROBRAS qui secoue le Brésil au plus haut niveau, la présidente du pays, Dilma ROUSSEF, essaie d’échapper à la destitution car elle est prise dans les filets. Dans l’un de ces entretiens, le journaliste qualifie Albert FRÈRE de fraudeur systématique dans le titre de son article . Que pensez-vous de cette affaire PETROBRAS ?

R. J’en connais les détails par un insider. Ce que la presse en a relaté est très en-dessous de la vérité.

Q. Pensez-vous que FRÈRE trompe les politiciens, par exemple Dilma ROUSSEF ?

R. J’ai reçu des confidences et je continue d’en recevoir, mais jamais il ne m’a été dit que FRÈRE trompe les politiciens.

Q. Donc il les achète, par des enveloppes ou des FCPR ?

R. Visiblement il s’arrange avec eux, à leur grande satisfaction. Le début de la fortune de FRÈRE provient de la vente à prix d’or de son entreprise à l’État belge, après l’exercice du chantage à l’emploi, comme vous le racontez d’ailleurs dans Un duo d’enfer. Et comme le montant ne lui a pas suffi, un faux en écriture commis volontairement par le premier ministre de l’époque a décuplé le chiffre, tout cela est bien connu en Belgique.

Q. Que vient faire FRÈRE aux États-Unis et au Brésil ? Rappelons que la raffinerie de Pasadena, au coeur du scandale Petrobras, se trouve au Texas. Normalement c’était à POWER d’investir, c’est sa zone d’intervention…

R. Oui tout à fait, DESMARAIS a peut-être jugé le risque trop grand et a envoyé FRERE faire le coup…

Q. Parce qu’elle était trop dangereuse et que DESMARAIS a davantage le souci de son image que FRERE ?

R. POWER soigne son image, et le risque sur PETROBRAS était élevé. Ma foi, les enquêtes en cours au Brésil nous montreront la réalité des choses.

Q. Je vois une similitude dans les affaires QUICK/GDF-SUEZ et PETROBRAS. Dans les deux cas l’affaire est scabreuse et rapporte des centaines de millions € à FRÈRE et ce sont toujours des deniers publics.

R. Oui, PETROBRAS est une entreprise publique brésilienne et la CDC un organisme public français.

Q. Mais que fait FRÈRE de tous ces milliards qu’il se procure grâce aux politiciens ?

R. Sa cagnotte, comme il l’appelle, est la Compagnie Nationale à Portefeuille. De là les fonds se mêlent à ceux de DESMARAIS dans leurs filiales communes PARGESA (Suisse), GBL (Belgique), pour ne citer que les plus connues.

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Q. Donc, les milliards que FRÈRE se procure avec ses méthodes se retrouvent dans des sociétés où DESMARAIS et POWER sont non seulement associés mais aussi administrateurs ?

R Absolument.

Q. GBL détient de belles participations comme TOTAL GDF-SUEZ (ENGIE) et autres. Ces participations ont donc été payées en partie avec de l’argent qui vient de PETROBRAS et de QUICK ?

R. C’est très probable, nous ne voyons pas d’autres solutions.

Q. Venons-en à BURGER KING qui vient d’annoncer son intention d’acquérir QUICK. Cette annonce a surpris tout le monde car la CDC avait publié le 23 octobre 2013 un démenti dans des termes très forts que je cite pour bien éclairer nos lecteurs « Qualium Investissement (filiale à 100% de la CDC) dément très formellement être en négociation de quelque nature que ce soit avec cette société (BURGER KING) au sujet du rachat du groupe Quick ». Qu’en pensez-vous ?

R. Ce communiqué est un mensonge éhonté. Il démontre encore une fois que la CDC diffuse de fausses informations avec un aplomb incroyable.

Q. Pourquoi ce démenti était-il un mensonge ?

R. Parce que le 6 octobre 2013, donc dix-sept jours avant ce démenti, BURGER KING créait la société BURGER KING France avec l’aide de la CDC, et qu’aujourd’hui, c’est cette société qui veut acquérir QUICK ! Notons au passage que BURGER KING France est dotée d’un capital de seulement 6 667 € ! Petit rappel historique, BURGER KING a quitté la France il y a une quinzaine d’années faute de rentabilité, n’ayant pas réussi à atteindre la taille critique. Son retour en 2013 n’avait de sens que si BURGER KING pouvait absorber QUICK pour détenir une part de marché significative. Dès le début de 2013 les discussions ont débuté et elles ont abouti très vite à la cession qui devait être officialisée le 22 novembre 2013. Mais le 20 novembre, soit deux jours plus tôt, j’ai alerté le Président François HOLLANDE et 3G CAPITAL, propriétaire de BURGER KING.

Q. Quelles ont été les conséquences de votre intervention ?

R. La cession a été stoppée tout net, du moins officiellement.

Q. Et dans la réalité ?

R. Cette société BURGER KING France a procédé à l’ouverture de quelques restaurants en attendant que le bataillon d’avocats de mes adversaires réussissent ce tour de force d’obtenir un non-lieu afin que la cession puisse être conclue.

Q. En juin 2015, soit au moment où vous êtes déclaré irrecevable, la CDC annonce la mise en vente de QUICK, pourquoi cette concomitance ?

R. Cette annonce simultanée montre bien que ma plainte est dangereuse au point d’avoir empêché la vente de QUICK. Déjà en 2010 les souscripteurs qui sont les véritables propriétaires voulaient céder QUICK et empocher le prix. Mais les candidats se sont enfuis en raison du risque judiciaire qu’aucun n’a voulu prendre, surtout s’agissant de sociétés américaines cotées en bourse.

Q. BURGER KING est coté au NYSE (New York Stock Exchange)

R. Oui, et c’est bien pourquoi ils n’ont pas osé reprendre QUICK tant que ma plainte était en cours d’instruction. La CDC a proposé à chaque candidat de mettre en place un fronting en attendant de réussir à obtenir mon irrecevabilité, mais tous ont refusé devant les risques encourus. BURGER KING est le seul à s’être accommodé de ces manœuvres, et à avoir accepté de mettre la main dans ce montage que les juristes des autres groupes candidats ont catégoriquement refusés, n’hésitant pas à le qualifier d’illégal.

Q. Comment expliquez-vous que ce 29 septembre 2015, la CDC et BURGER KING aient annoncé dans leur communiqué commun une simple entrée en négociations exclusives et non la cession pure et simple ?

R. Pour éviter que l’affaire ne soit cousue de fil trop blanc, il faut continuer à entretenir l’illusion d’une vente qui se déroulerait selon un processus normal de vérification diligente, que les Américains appellent due diligence. Mais si vous regardez de plus près, il est précisé qu’il reste à obtenir l’accord de l’autorité de la concurrence et des syndicats, et à réaménager les emprunts. Tout est dit, les jeux sont faits depuis le début. Mais il y a plus, annoncer que la cession pourrait être conclue avant fin 2015 est un aveu de la préméditation et de l’avancement du deal  ! Vous connaissez beaucoup de cas où la cession est prévue pour seulement trois mois après l’entrée en négociations exclusives ? Tout ça relève de l’enfumage !

Q. Vos avocats ont déposé le 12/11/2013 une requête en devoirs judiciaires qui vous ont d’ailleurs été refusés le 15/11, soit avec une célérité suspecte. Au point 29 de cette requête vos avocats allèguent ce qui suit :

« Les souscripteurs ont déjà encaissé, et de manière irrégulière, 326 MILLIONS € et s’apprêtent à en faire de même avec le produit de la cession de QUICK qui est en train d’être négociée avec BURGER KING ».

Je rappelle que c’est le 23 octobre 2013, donc vingt jours avant votre requête, que la CDC publiait le démenti de la vente de QUICK à BURGER KING. Vos avocats n’ont tenu aucun compte de ce démenti puisqu’ils affirment que c’est BURGER KING qui va acquérir QUICK, et la suite vient de leur donner raison. Vous étiez très bien informés, par qui ?

R. Très bien informés, c’est évident.

Q. Oui, c’est évident, mais par qui ? Avez-vous des documents ?

Q. Mes avocats ne livrent jamais leurs sources et se basent toujours sur des documents.

Q. Finalement votre irrecevabilité qui jaillit dans la tête de ce substitut au milieu du gué ne change rien aux infractions, et BURGER KING pourrait avoir à payer les pots cassés, non ?

R. Fidèle à mon habitude, j’ai alerté en 2013 à la fois BURGER KING et son actionnaire 3G CAPITAL des risques encourus dans cette affaire.

Q. Et maintenant, en 2015, vous rester inerte ?

R.Non, pas du tout.

Q. Que comptez-vous faire ?

R. J’ai écrit à BURGER KING et à 3G CAPITAL ce 29 septembre 2015, en particulier à Monsieur Jorge Paulo LEMAN.

Q. Qui est Brésilien, comme PETROBRAS, et qui est l’homme le plus riche du Brésil…

R. Oui mais je m’adresse au patron de 3G CAPITAL, et non au milliardaire ou au Brésilien.

Q. Vous a-t-il répondu ?

R. Pas encore, mais je sais qu’il en a pris connaissance personnellement.

Q. Sa réponse sera intéressante.

R. BURGER KING est coté au NYSE. Monsieur LEMAN est parfaitement informé par mes soins. Il dispose du pouvoir de faire renoncer BURGER KING à l’acquisition de QUICK. Sa décision va engager sa responsabilité personnelle en plus de celles de BURGER KING et de 3G CAPITAL.

Q. Que feriez-vous à sa place ?

R. Je mettrais immédiatement fin à ce projet.

Q. Mais il est connu pour être un dur en affaire, partout où il est présent, c’est le cost-killing à fond.

R. Il a la réputation d’être un compétiteur féroce, pas un corrompu. Peut-être examinera-t-il la situation au regard de son image et des risques financiers et judiciaires qu’il court, ou, plus simplement, au regard de l’éthique et du bon sens.

Q. Vous avez annoncé le 12 juin 2015 dans les médias belges que le combat continue et que vous envisagiez une plainte aux Etats-Unis. Info ou intox ?

R. Pour l’intox, voyez la CDC, c’est leur spécialité. Ma plainte est en cours.

Q. Pourquoi avoir attendu ?

R. D’abord parce qu’il fallait laisser le temps aux juristes de la rédiger, et aussi, et c’est le plus important, parce que nous attendions la confirmation de l’acquisition de QUICK par BURGER KING.

Q. C’est en quelque sorte la signature du crime ?

R. On peut en effet dire les choses comme ça

Q. Mais si c’est BURGER KING France qui procède à l’acquisition, ce n’est que cette petite société qui prendrait le risque ?

R. L’affaire QUICK polluera très vite BURGER KING, 3G CAPITAL et Monsieur LEMAN. Quant au risque judiciaire, ce n’est pas un fronting qui empêchera un procureur américain de remonter jusqu’aux véritables décideurs.

Q. Et à la CDC comment cette affaire est-elle vécue ?

R. Très mal. Le 30 avril 2013 j’ai écrit à Jean-Pierre JOUYET, alors directeur général de la CDC pour lui faire part d’importantes informations en ma possession.

Q. Dans quel but ?

R. Qu’il prenne toutes les mesures pour mettre fin à cette corruption, déposer plainte au parquet de Paris et sanctionner les coupables.

Q. Sa réaction ?

R. Il a cherché par tous les moyens à identifier ma source. A sa demande, les cadres de la CDC qui ont accès au dossier QUICK/GDF-SUEZ ont été perquisitionnés à leur domicile, mis en garde à vue, et surveillés.

Q. Pourquoi a-t-il agit ainsi ?

R. Pour protéger les corrompus et se protéger aussi !

Q. Vous le considérez comme complice des corrompus ?

R. Bien plus que leur complice, leur protecteur et leur associé !

Q. Ensuite ?

R. Non seulement a-t-il passé davantage de temps à me contrer pour protéger les corrompus qu’à faire son travail, mais en maltraitant ainsi les personnels, il s’est mis tout le monde a dos, au point que le Président François HOLLANDE a été obligé de l’exfiltrer de la CDC. Mais comme ils sont amis depuis toujours. il l’a nommé secrétaire général de l’Elysée.

Q. Une promotion ?

R. Pas vraiment. Il faudrait être fou pour échanger le poste de directeur général de la CDC contre celui de secrétaire général de l’Elysée.

Q. Les médias ont aussi publié, en 2012, une lettre que François HOLLANDE vous a envoyée et dans laquelle il s’est engagé à exiger des comptes dans cette corruption QUICK/GDF-SUEZ. Quelles suites ont été apportées concrètement ?

R. Strictement aucune. Il m’a encore envoyé trois autres courriers dans le même sens, mais rien n’a été fait.

Q. Pourquoi ? Est-il lui aussi impliqué dans ces affaires ou bien est-ce qu’il couvre quelqu’un ?

R. Il m’a enfumé. Enfin, il a tenté de le faire !

Q. Vous ne répondez pas à ma question, ça ne vous ressemble pas…

R. Répondre à cette question me ferait entrer dans le volet politique, donc parler des souscripteurs, et ce n’est pas le sujet.

Q. Le communiqué de presse du 12 juin 2015 de votre avocatl Me VALLAT précise que votre plainte aux États-Unis relève de deux lois, RICO et CPA. Que signifient ces acronymes ?

R. Corrupt Pratices Act, et Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act.

Il faut savoir que, dans cette affaire QUICK, outre ING Belgique, BNP PARIBAS et ROTHSCHILD sont également impliquées. BNP PARIBAS a participé au montage et a apporté 400 MILLIONS €, et ING a financé le prix de cession de QUICK en contrepartie de la garantie financière reçue de la CDC.

Q. Et ROTHSCHILD ?

R. ROTHSCHILD a joué un jeu beaucoup plus subtil.

Q. Ces trois banques ont-elles pris des mesures ? Quand on pense que BNP PARIBAS a été condamnée à une amende record aux États-Unis et trempe dans cette affaire QUICK/GDF-SUEZ, ça ne rassure pas…

R. BNP PARIBAS s’est dissociée du Groupe FRÈRE en 2011, et l’a obligé à lui reprendre les 45 % qu’elle détenait dans la holding faîtière depuis près d’un demi-siècle. Préalablement, BNP PARIBAS a exigé la sortie de la Compagnie Nationale à Portefeuille (CNP) de la Bourse de Bruxelles. Ces deux décisions ont pour seul motif ma plainte, et ont coûté à FRÈRE près de quatre milliards €, sans compter le fait que la CNP ne peut plus lever de fonds par appel au marché. Quant à ING, elle a pris ses distances avec le Groupe FRÈRE.

Q. Et ROTHSCHILD ?

R. La banque ROTHSCHILD a la même attitude que BURGER KING, s’accommodant de ce qui n’est pas acceptable par d’autres. Ainsi, ROTHSCHILD est allée jusqu’à prendre le mandat de revente de QUICK.

Q. N’y a-t-il pas prescription pour le dépôt d’une nouvelle plainte ?

R. Je suis le seul au monde à pouvoir déposer plainte dans ce cas, car ma plainte de 2009 constitue un acte interruptif de prescription.

Q. Pourquoi serait-elle instruite ?

R. Le non-lieu n’est pas rendu pour absence d’infractions, mais au motif d’irrecevabilité. Les enquêteurs voulaient accomplir des devoirs importants qui leur ont été refusés. Tout reste à faire.

Q. Aurez-vous intérêt et qualité ?

R. Plus que jamais, ironie du sort ! L’investissement que j’ai effectué dans la procédure en Belgique, notamment les frais mis à ma charge par le Parquet, me cause un préjudice supplémentaire et incontestable.

Q. Que mettrez-vous dans votre plainte ?

R. L’affaire QUICK, la fusion GDF-SUEZ, PETROBRAS et quelques surprises.

Q. Sera-t-elle bien documentée ?

R. Nous joindrons l’intégralité du dossier pénal belge, et tout ce qui est en notre possession et dont la justice n’a pas voulu. Il n’est pas fréquent qu’une plainte repose déjà sur une information judiciaire de six années !

Q. Pourquoi avoir annoncé votre plainte déjà le 12 juin 2015 ?

R. L’avocat de FRÈRE a raté ce jour-là une bonne occasion de se taire. En envoyant aux médias un communiqué criant victoire dans des termes injurieux à mon endroit, il a déclenché la réaction inverse. Les journalistes n’ont pas été dupes et m’ont contacté. J’ai corrigé le tir, le non-lieu est rendu pour irrecevabilité, et nous avons fait notre possible pour l’accélérer. Point.

Q. Quel intérêt pour vous d’avoir accéléré le prononcé du non-lieu ?

R. En fait, nous avons tout de suite compris que ce non-lieu nous serait bénéfique. Si l’information avait traîné en longueur, in fine on risquait que la Cour Européenne annule la procédure au motif du délai non raisonnable. C’est l’arme judiciaire finale qu’utilisent les avocats des criminels financiers. Si l’instruction qui a débuté en 2009 s’était poursuivie, d’incidents en nullités, de renvois en reports, elle aurait pu durer encore au moins six nouvelles années, suivie de procès, d’appel et de cassation, il y en avait encore pour au moins dix ans. Et, au bout, le risque que la Cour européenne annule tout en raison d’un délai trop long, on voit ça de plus en plus.

Q. Comment avez-vous accéléré la décision ?

R. La Cour de Cassation belge rend sa décision dans un délai de près de deux ans, ce qui nous mène à 2017, année de l’élection présidentielle en France. Pour déposer ma plainte aux États-Unis il était nécessaire d’épuiser tous les recours en Belgique. Et pour accélérer la décision, nous n’avons pas présenté de mémoire, ce qui fait que l’ordonnance d’irrecevabilité a été prononcée dès le 3 juin 2015, soit deux mois après notre pourvoi.

Q. Je constate que vous appelez cette affaire QUICK/GDF-SUEZ, pourquoi ?

R. QUICK est l’instrument qui a permis non seulement aux souscripteurs anonymes de s’enrichir en toute illégalité, mais aussi à FRÈRE de peser sur la fusion GDF-SUEZ. Voilà pourquoi le président François HOLLANDE, qui en connaît tous les tenants et aboutissants, la nomme lui-même, dans les courriers qu’il m’a adressé, « l’affaire QUICK/GDF-SUEZ ».

Q. S’il en connaît tous les tenants et aboutissants, pourquoi n’agit-il pas ?

R. Précisément parce qu’il les connaît ! Au moment où il a pris ses engagements envers moi, il était sincère, du moins c’est ce que je veux encore croire. Il m’a garanti avoir chargé la Ministre de la Justice Christiane TAUBIRA d’enquêter et de me faire part de ses conclusions, mais elle fait la morte. Il est quand même aux affaires depuis trois ans !

Q. Que faire alors si la Justice couvre ces affaires ? C’est la même question qui se pose à tous les lanceurs d’alerte, de Julian ASSANGE à Edward SNOWDEN.

R. Je crois de plus en plus aux vertus de la justice sociale comme au Japon et transactionnelle comme aux Etats-Unis.

Q. C’est-à-dire ?

R. Au Japon les coupables sont cités en public, démissionnent et rendent l’argent volé. Aux États-Unis, les amendes se chiffrent en milliards et ça calme tout le monde. Alors qu’en France, on les décore et on les promeut…

Q. Vous pensez à qui ?

R. Albert FRERE, Paul DESMARAIS, Jacques SERVIER ont été décorés de la Grand’Croix de la Légion d’Honneur par le Président SARKOZY !

Q. Et le Président HOLLANDE ?

R. Il a commis au moins deux fautes morales et politiques, celle d’avoir nommé Jean-Pierre JOUYET à la CDC, puis de l’avoir repêché à l’Elysée, et celle d’avoir offert à Augustin de ROMANET la présidence d’Aéroports de Paris. Recaser ROMANET, même SARKOZY n’a pas osé le faire, c’est dire ! Et ROMANET doit sa nomination à JOUYET. La boucle est bouclée. Je précise à l’attention de vos lecteurs que ROMANET a monté la corruption QUICK alors qu’il était le secrétaire général adjoint de l’Elysée sous CHIRAC, qu’ensuite CHIRAC l’a nommé directeur général de la CDC de 2007 à 2012 et que son bilan catastrophique a interdit sa reconduction.

Q. Quel est aujourd’hui l’état de QUICK ?

R. Toutes ces opérations ont saigné QUICK à blanc. Le Groupe croule sous les dettes, il a d’abord été endetté lors de son rachat financé par dette puis surendetté pour verser les 326 MILLIONS € aux souscripteurs anonymes. Et pour rembourser, il s’est séparé de son parc immobilier, se privant d’actifs intéressants et devant faire face à des loyers élevés.

Q. Que représente QUICK dans la stratégie de BURGER KING en France ?

R. Sans QUICK, il est probable que BURGER KING se retire à nouveau du marché français, comme il y a quinze ans. Les mêmes causes produisent les mêmes effets, la taille critique est vitale et seul QUICK peut convenir à BURGER KING.

Q. Pensez-vous que Monsieur LEMAN ait été informé par la CDC des véritables dessous de cette affaire et de l’identité des souscripteurs ?

R. Certainement pas ! Les initiés sont triés sur le volet et ne parleront jamais, ayant eux aussi bénéficié de ces fonds.

Q. Quand les noms des souscripteurs anonymes seront-ils rendus publics ?

R. Vous les connaissez comme moi. Il y a un temps pour tout, un temps pour le secret et un temps pour la révélation. Celui de la révélation n’est plus très loin.

Tags
Paul DESMARAIS - POWER CORPORATION - Albert FRERE - BURGER KING - QUICK - GDF/SUEZ - ENGIE - BNP PARIBAS - ING - ROTHSCHILD - Jorge Paulo LEMAN - 3G CAPITAL - Jean-Pierre JOUYET - François HOLLANDE - Augustin de ROMANET - Jacques CHIRAC - CORRUPTION – PETROBRAS - RAFFINERIE PASADENA - Dilma ROUSSEF - Nicolas SARKOZY - Augustin De Romanet - CDC

Commentaires

  • Christian SÉBENNE, 8 octobre 2015 18h42

    Monsieur Lespérance,

    Dans un pays normal, géré dans la normale, avec un Chef d’Etat normal, l’espérance d’avoir une éthique normale serait la moindre des choses.

    Mais de l’eau à passé sous le pont du pays qui se prétendait le phare des Droits de l’Homme, permettez moi de vous raconter cette merveilleuse histoire, dans ce pays où tout peut arriver.

    Il était une fois une autorité qui s’appelait la COB (Commission des Opérations de Bourse), ce nom désuet a laissé la place à une appellation plus pompeuse AMF (Autorité des Marchés Financiers) ça sonne déjà mieux pour un président à la stature de Jean-Pierre Jouyet, en France tout est question de « look », et pour en foutre plein la vue, l’on a des oiseaux à la hauteur… comment vouliez vous que le personnage Jen-Pierre Jouyet, étant juge, parti et “frère“ de tout ce beau monde l’on puisse être jugé équitablement.

    Pour vous donner une image de ce magnifique tableau, je vais vous faire un parallèle qui a été étouffé en son temps.

    La guerre du Koweït bat son plein, les puits de pétrole sont tous en feu, seul un personnage emblématique au monde est capable de les éteindre en la personne du texan Red Adair. Red Adair était le seul qualifié pour ce genre de besogne périlleuse et qui demande énormément de temps pour éteindre un puits.

    Le Français Joseph Ferrayé a inventé un procédé pour éteindre en un temps record un puits de pétrole, il dépose dument son invention par moult brevets auprès de l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) brevets déposés pour le monde entier. C’était trop beau, c’était faire abstraction de tout ce que le pays France regorge de cerveaux dans le dépotoir de l’humanité pour voler les brillantes inventions.

    Or, sentant l’odeur du naphte le premier ministre Michel Rocard signait le décret complémentaire relatif à l’organisation de l’INPI n° 91-432, ceci permettait un pillage des brevets par les sicaires de l’Etat. Hélas, tout se tient dans ce dépeçage des droits de Joseph Ferrayé, dès lors avec Dominique Strauss-Kahn qui fut ministre de l’économie, des finances et de l’industrie s’est mise en place toute une entreprise de spoliation des inventeurs sous cette haute autorité dont celle du chef de l’Etat qui a littéralement entre autres court-circuité l’invention et les droits dans l’affaire Joseph Ferrayé France/Koweit, soit une escroquerie dont le montant oscillerait autour de 360 Milliards de Dollars !

    http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=395&cat=ataraxie

    Ce parallèle à l’affaire de la CDC, pourrait figurer au même titre que les délits d’initiés qui ont permis à une bande de truands et de leurs complices de la Sark-Hollanderie de brader la société française Airbus-Industrie aux mains des Américains et de l’Allemagne. Un tour de prestidigitation identique nous fut pondu pour la société Alstom, c’est un monde merveilleux… « dis moi mon “frère“ en quel degré es-tu… ? et je te dirais comment tu peux “franc maçonner“ ton compte en banque ». Que fais l’AMF… ? Qu’a fait l’AMF… ?

    On peut toujours espérer.

    Christian Sébenne

  • Jean Lespérance, 8 octobre 2015 10h06

    À ce que je sache, il y a une Autorité des marchés financiers en France, se pourrait-il que cette Autorité soit semblable à la nôtre ? Qu’elle ne voit rien, ne sait rien, n’entend rien ? Qu’une affaire soit devant les tribunaux ne change rien, elle conserve le pouvoir d’enquêter car elle existe pour ça. Je sais bien que lorsque qu’il y a urgence d’agir on doit utiliser les tribunaux mais rien n’empêche l’AMF d’agir. Peut-on éclairer ma lanterne sur le non-agissement de l’AMF ?

  • Christian SÉBENNE, 8 octobre 2015 08h08

    Monsieur Le Hir, encore merci d’ouvrir les pages de Vigile et de nous révéler la suite de telles escroqueries en bande organisée comme celle-ci. La suite du feuilleton Quick/Desmarais/Frère qui dure depuis si longtemps, que j’en salue ici le courage de Jean-Marie Kuhn de persévérer dans ce rapport de forces qui doit lui couter des sommes folles en frais de justice tous frais confondus.

    Un point intéressant que j’ai relevé dans cette affaire qui surprend, mais dont je fus victime moi-même dans un cas similaire, en fait, j’avais déposé plainte avec Constitution de Partie Civile, j’ai réglé les frais d’enregistrement de la plainte autour de 1.000 euros auprès du Parquet en 2001 ou 2002 si mes souvenirs sont bons, la plainte a donc été reçue et deux mois après environ je me suis vu notifier que ma plainte était irrecevable… un miracle n’est-ce pas ???????

    Le lecteur peut-être abasourdi par de telles révélations, il faut avoir conscience que ce pays France est rendu tel Sodome et Gomorrhe, dont tous les Corps de l’Etat sont entièrement infiltrés et noyautés par la « Franc Maçonnerie », une lèpre qui a tout corrompu sur son passage et dont “pour ne pas changer une équipe qui gagne“… le Chef de l’Etat en est : « François Hollande est un frère franc-maçon », partant de là, je vous passe les détails de la descente aux enfers de l’hexagone.

    Dans ce registre haut en couleurs, il y a lieu de ne pas oublier l’assassinat de Christophe de Margerie patron de TOTAL, les assassinats sont une marque déposée, brevetée du système en place « à toi, à moi la soupe », François Hollande étant le président qui a le plus utilisé les opérations HOMO (les assassinats)…

    En France, la liste des affaires d’Etat est un cantique d’une litanie sans fin à la gloire du Dieu Mammon où l’on retrouve la fine fleur du beau linge politico-financier, un « carrefour du développement » des magouilles, de Bernard Tapie à Sarkôzy et de celui dont vous vantez les “mérites“ à la tête de la CDC et en tant que loup dans la bergerie à l’Elysée… et de tant d’autres, un monde merveilleux… que de la « chnoutte ».

    Christian Sébenne
    Ancien propriétaire du magazine Africa International

  • André Chrétien, 8 octobre 2015 01h11

    Merci Monsieur Le HIR Nous assistons à une dégringolade dont on ne sais pas ça va arrêter.

    Voyez - vous , en ce moment ce que je vois c’est le Démon de l’argent annoncé dans l’Apocalypse l’un des quatre chevaliers de L’Apocalypse qui fait tant de ravages sur la terre .

    Au Québec nous avons eu la Commisssion Charbonneau . J’ aurais pensé que tout se serait calmé avec cette Commission , mais je me suis rendu compte qu’il n’en a rien été.Même ce fut pire !

    Ce que je vois, c’est une désolation la plus totale. Et quand va-t-elle s’arrêter ?

    Mes félicitations, c’est un dossier très bien étoffé et merci d’éclairer nos lanternes

    André Chrétien

    230 rue Sirois

    Trois-Rivières

    G 9 A 2 X 6

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