«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le difficile changement de paradigme, suite et fin

Le piège référendaire, comment s’en sortir

Mon choix à la chefferie pour y parvenir

Chronique de Jean-Claude Pomerleau
lundi 26 septembre 2016
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« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » (Bossuet)

« Le plus grand dérèglement de l’esprit consiste à voir les choses telles qu’on le veut et non pas telles qu’elles sont. » (Bossuet)

« Il n’y a pas de politique qui vaille en dehors de la réalité. » (Charles de Gaulle)

Le piège référendaire

Depuis le début la stratégie référendaire a reposé sur le postulat que le Canada était un État démocratique et qu’il allait respecter le résultat des consultations populaires. Pour le mouvement souverainiste il ne suffisait donc que de produire un argumentaire cohérent et rassembleur afin rallier une majorité au projet indépendantiste et la souveraineté serait acquise. C’est la logique référendaire.

Or les événements nous ont démontrés à l’évidence que cela n’a jamais été le cas.

Le fédéral a mené depuis le début une guerre larvée contre le projet souverainiste. Ottawa a fait connaître clairement en 1980 et 1995, qu’il ne reconnaîtrait pas une victoire du OUI, peu importe les prétextes invoqués. Si bien qu’en aucun temps, les référendums ne pouvaient mener à la souveraineté. Pour une raison simple : face à ce braquage antidémocratique, le Québec n’était pas dans un rapport de force favorable pour imposer sa décision sur son territoire et la faire reconnaître à l’international. Imposer le contrôle effectif de l’État sur le territoire et avoir une reconnaissance internationale, voilà les deux conditions pour en arriver à un changement de statut menant à un État souverain.

Tant que nous refuserons de faire le constat lucide que le Canada n’entend pas jouer le jeu démocratique, et qu’il faut donc ajuster notre stratégie à cette réalité, nous demeurerons enfermés dans le piège référendaire, sans aucune chance d’en sortir, avec comme perspective le déclin, l’agonie et la disparition de notre nation. Dans ce contexte, la présente course à la chefferie du Parti Québécois est déterminante pour la suite des choses.

Retour sur le piège référendaire tendu par Ottawa

Dans son livre Mes premiers ministres, Claude Morin rapporte qu’en 1969 ce sont des grands mandarins venus d’Ottawa qui lui ont suggéré la voie référendaire : « Que dire alors d’un référendum portant sur la souveraineté plutôt que sur un réaménagement du fédéralisme ? » demanda Morin à ses interlocuteurs. Robertson, Bryce et Johnson lui répondirent qu’ils « étaient convaincus qu’une telle consultation prouverait le rejet, par les Québécois, du « séparatisme », mais ils n’hésitèrent pas à reconnaître (aveu peu compromettant, en 1969 !) que, mis devant un référendum favorable à l’indépendance, eh bien, Ottawa et les autres provinces devraient s’incliner. »

Ni Morin, ni les stratèges souverainistes par la suite n’ont eu l’idée de proposer à Ottawa une entente écrite (ex : Entente d’Édimbourg) par laquelle l’État canadien se serait engagé à reconnaître d’avance un OUI gagnant. L’auraient-ils fait que les masques seraient tombés et nous aurions évité le piège d’un référendum sans garantie d’effectivité. Cette stratégie a été un véritable piège à con pour le mouvement souverainiste : pile on perd, face on ne gagne pas.

La preuve qu’Ottawa n’aurait jamais signée une telle entente

La même année ou Morin a reçu la proposition des mandarins fédéraux : « Le 17 décembre 1969, le premier ministre Trudeau présentait au Comité du cabinet sur la sécurité et le renseignement un mémorandum intitulé : « Current threats to National Order and Unity : Quebec separatism ». Dans ce mémorandum, M. Trudeau demandait que les services de renseignement fédéral, dont le plus connu était le Service de sécurité de la GRC, dont le mandat n’était pas encadré par une loi, mais par un simple décret ministériel, de considérer les "séparatistes" - et non pas les terroristes - comme les communistes, c’est-à-dire d’utiliser à leur endroit des méthodes clandestines de surveillance et de contre-espionnage ("counter action"). »

Ce mémorandum a, entre autre, donné le feu vert à la GRC, pour faire renaître le FLQ éteint après la Crise d’Octobre, par la diffusion de faux communiqués et la pose de bombes. On l’a appris quand l’une d’elle a éclaté dans les mains d’un membre de la GRC, l’agent Samson. Le but de l’opération étant de garder la menace felquiste présente dans l’opinion publique et faire l’amalgame entre FLQ et PQ. Ce mémorandum a aussi donné le feu vert pour le vol de la liste des membres du Parti Québécois et à bien d’autres manœuvres du même type.

http://vigile.quebec/Le-comble -de-l-infamie-Lettre

Rappelons que lors de la Crise d’octobre le Canada, un pays du G7, avait déclaré la guerre à une milice insurrectionnelle qui tenait dans une garde-robe. Sous ce prétexte, le Canada avait suspendu tous les droits des citoyens du Québec, dont celui de ne pas être détenu sans accusation et au secret, habeas corpus, droit qui remontait à la Magna carta, que P. E. Trudeau venait d’abolir ! Le but véritable de ces plus 3000 perquisitions et plus de 500 arrestations, était de frapper le plus durement possible le mouvement souverainiste.

Ce que peu de gens savent, c’est que la police politique canadienne avait depuis très longtemps entrepris de ficher les citoyens de la même manière que la tristement célèbre Stasi de l’Allemagne de l’Est. On l’a appris grâce au travail de Me Pierre Cloutier qui a obtenu le dossier de René Lévesque contenant plus de 2500 pages tandis que le sien contenait plus de 1000 pages. Si ces deux démocrates exemplaires étaient fichés par la Stasi canadienne on imagine qu’il devait y en avoir des milliers et des milliers d’autres ; pour le seul fait d’avoir eu des options politiques légitimes et légales dans ce supposé modèle de démocratie qu’est le Canada.

http://vigile.quebec/Le-com ble-de-l-infamie-Lettre

Ce ne sont là que quelques faits qui démontrent que l’État canadien était prêt à prendre tous les moyens de l’État pour bloquer le projet souverainiste. En 1980, comme le disait Jean Chrétien : « le Canada allait entrer dans une période de lutte acharnée pour sa survivance... ». En 1995, c’est Chuck Guitté qui exprima le mieux ce qui se jouait véritablement : « Nous étions en guerre ». Et cette guerre larvée a grimpée en intensité à mesure que la victoire souverainiste semblait davantage possible.

Rappelons qu’en 1995, vers la fin de la campagne référendaire qui s’annonçait serrée, Jean Chrétien voulait introduire la menace de partition du Québec, qui selon un sondage faisait perdre 6 points d’appui au camp du OUI. Le camp du NON à Québec s’y est refusé, ce n’était que partie remise : « Eddie Goldenberg, qui a été pendant trente ans conseiller et ami de Jean Chrétien, écrit dans son ouvrage The Way it Works, Inside Ottawa (McLelland & Stewart) que ce dernier voulait faire de la partition du territoire du Québec un des thèmes centraux de la campagne référendaire. Les sondages internes au camp fédéraliste révélaient que 6 % des partisans du Oui se rangeraient dans le camp du Non si on utilisait l’argument que « si le Canada est divisible, le Québec l’est aussi ».

Ce n’était que partie remise puisqu’au début 1996, la campagne sur la partition était enclenchée afin de dissuader Lucien Bouchard de reprendre le combat : « Le journaliste Lawrence Martin a écrit dans la biographie qu’il a consacrée à Jean Chrétien que ce sont ces menaces de partition du territoire québécois brandies par le camp fédéraliste qui auraient amené Lucien Bouchard à ne pas enclencher le processus qui aurait pu conduire à un nouveau référendum. »

http://archives.lautjournal.in fo/autjourarchives.asp ?article =3703&noj=287

En fait dans leur naïveté, les stratèges souverainistes n’ont jamais eu de plan contingent afin de parer à la menace réelle de partition des deux tiers du territoire québécois. Sinon une étude d’experts démontrant que ce n’était pas conforme au droit international. « On revendique ses droits en position de faiblesse, on les exerce en position de forces. » comme le dit J. R. M. Sauvé

Pour sortir du piège référendaire, il faut d’abord sortir du déni de cette réalité : Le Canada n’est pas un État démocratique.

Ce déni de réalité a eu de graves conséquences. Depuis le début, la stratégie référendaire sans garantie d’effectivité ne pouvait mener qu’au cul-de-sac actuel. Un long parcours durant lequel nous nous sommes épuisés à la tâche, nous avons brûlé nos chefs ( Lévesque et Parizeau ont étés victimes de cette logique référendaire dans laquelle ils se sont enfermés ), le tout pour finir divisés sur des raisons politiciennes. Plus grave encore, nous avons créées les conditions objectives du déclin de notre nation face aux forces qui veulent son assimilation, à la fois de l’extérieur et de l’intérieur de notre État, celui-ci abandonné à nos pires ennemis. Si bien que, ce n’est plus tant le projet souverainiste qui est en péril, que la nation qui porte le projet. Tel est le bilan de cet idéalisme dans lequel le mouvement a baigné depuis trop longtemps déjà.

L’Histoire se répète

Deux fois dans notre histoire des idéalistes ont menés le combat vers l’indépendance et avec les mêmes résultats : la défaite des Patriote de 1837-38 a mené à l’Acte d’union de 1840, celle des souverainistes en 1980 a mené à la Constitution de 1982. Deux statuts, avec le même objectif : la négation de notre nation dans le but de son assimilation. Les statuts résument et portent l’histoire.

Il est temps et urgent de sortir les idéalistes du Quartier général. Et changer de paradigme : passer de l’idéalisme à la realpolitik.

Sortir du piège référendaire : retour à l’État

La souveraineté est une affaire d’État. Elle survient quand les forces du statu quo ne peuvent la contenir. Compte tenu du braquage antidémocratique d’Ottawa, le constat qui s’impose, consiste à prendre conscience que la stratégie référendaire (sans garantie d’effectivité) n’était pas la voie à suivre pour bâtir ce rapport de force favorable, soit la première condition à remplir pour en arriver au changement de statut d’un État. Dans ce contexte, l’erreur historique et qui a mené au cul de sac actuel, fut d’avoir abandonné l’édification de notre État pour partir en quête d’un pays fantasmé, qu’on obtiendrait après avoir gagné un concours d’art oratoire et compté des bouts de papier.

Cette stratégie, inscrite dans le registre de l’idéal plutôt que dans le registre de la realpolitik, était exactement celle souhaitée par le fédéral depuis le début comme le prouve la suggestion de la stratégie référendaire dès 1969 imposée au PQ par Claude Morin sous l’influence fédérale. Et c’est Jean Chrétien qui nous le rappelle dans son livre La fausse aux lions (Les éditions de l’Homme, 1985) :

« Avec le recul, le référendum apparaît comme la plus grande erreur du Parti québécois. Jusque-là, sa stratégie avait été extrêmement efficace pour le Québec et extrêmement dangereuse pour le Canada. Claude Morin me l’avait décrite il y a longtemps : "Nous nous séparerons du Canada de la même manière que le Canada s’est séparé de l’Angleterre. Nous couperons les liens un par un, nous obtiendrons une petite concession ici, une petite concession là et, finalement, il ne restera plus rien." (...). Avec le temps, le Québec serait devenu indépendant dans les faits et son indépendance juridique serait allée de soi.’’ (p. 152). En clair la souveraineté n’est pas un souhait mais, une somme ; et, ce n’est pas le référendum qui mène à la souveraineté mais, la souveraineté qui mène au référendum ! »

La souveraineté est une affaire d’État, elle se joue en rapport de force avec d’autres États. Elle passe donc en priorité par la reprise en main de notre État pour entreprendre le redressement national, un préalable pour bâtir un rapport de force favorable. Tout le reste n’est que crispations conceptuelles vides de substance politique qui perpétuent le déni du rapport de force. Il faut faire un retour à l’État et établir qui devrait en assumer la direction.

Mon choix dans la course à la chefferie

Dans cette course à la chefferie du Parti québécois, se joue l’avenir du parti, de la cause et de la nation. Nous avons donc le devoir de l’aborder avec la plus grande rigueur possible. Elle offre l’occasion unique de revoir le cadre stratégique qui nous a enfermés dans ce piège référendaire. C’est l’occasion de changer de paradigme et de sortir le projet souverainiste de l’idéalisme dans lequel il baigne depuis le début, pour le ramener dans la dure réalité, dans le domaine de la realpolitik.

Dans le contexte ou les choix véritables sont limités, lequel des candidat(e)s dans la course à la chefferie offre les meilleurs chances de relever le défi historique qui se pose à notre nation ? Il s’agit de Jean François Lisée

C’est celui qui a compris la différence entre prendre une décision et la rendre effective. Son constat en 1995 : « Chrétien n’allait pas reconnaître la victoire du OUI, (...) il fallait non seulement gagner le référendum mais aussi gagner la souveraineté » dit-il dans Octobre 1995 : Tous les espoirs, tous les chagrins. Il fallait rendre la souveraineté effective. Tout ce jouait donc sur le rapport des forces en présences ; lesquels sont devenues de moins en moins favorables pour notre cause depuis 1995. Jean François Lisée a donc ajusté son cadre stratégique à cette réalité, car comme le disait le Général de Gaulle : « Il n’y a pas de politique qui vaille en dehors de la réalité ».

Nous partons de loin. Redresser le navire va prendre du temps. D’où le besoin d’écarter le référendum pour un mandat, que certains confondent avec l’abandon de la souveraineté, afin de se concentrer sur l’objectif prioritaire : reprendre le contrôle de notre État des mains du « gouvernement le plus toxiques de notre histoire ». Cet objectif est impératif, voir existentiel.

Partant de là, M. Lisée propose de mettre en place une stratégie d’État d’envergure afin de mettre en place le redressement national du Québec. Voici ses propositions concrètes :

- Doter le Québec d’une constitution provisoire d’État « débattue au préalable par une commission parlementaire élargie, qui aurait statut d’Assemblée constituante » sans attendre le lendemain du Grand soir. Constitution qui aurait dû être le premier acte des souverainistes dès 1976, s’ils avaient eu une doctrine d’État pour les guider.

- Enrayer l’immigration de masse. « Le seuil de 50 000 est le seuil de l’échec. Il faut le revoir. L’abandonner » Aucun autre candidat à la direction du PQ n’a eu le courage d’aborder ce fait, pire, le dernier caucus du parti a soutenu la cible des libéraux. Rappelons que la démographie c’est « la ligne de flottaison » (F. Braudel) et que « la démographie c’est le destin » (A. Comte).

- La Caisse de dépôt. « Comme Premier ministre, je modifierai la Loi de la Caisse afin de lui permettre de recevoir également les placements privés, notamment d’entreprises qui souhaiteraient lui confier la gestion de leurs fonds de pension. Je ferai aussi en sorte que les citoyens individuels puissent confier leurs épargnes à moyen et long terme à la Caisse de dépôt », plutôt que de les voir gérés de Toronto. Ce qui devrait faire gonfler l’actif à 500 milliards dans le futur. Et la Caisse, avec la création d’entités régionales, deviendrait (associée à Desjardins ?) un puissant levier pour propulser l’économie et l’emploi au Québec.

Il s’agit là de quelques-unes des 18 mesures d’une stratégie d’État qui évoque la montée en puissance du Québec dans les années soixante.

Rappel. Lors de la Révolution tranquille : « l’État devenait ce qu’il faisait » et il « se dressait contre l’État canadien » selon G. Bergeron dans L’État du Québec en devenir. D’où la fameuse phrase « Fini les folies ! » de P. E. Trudeau, qui avait compris que cette dynamique politique menait à la rupture, à la souveraineté.

Ce rappel démontre que la souveraineté n’est pas un souhait mais, une somme. Et, l’État, qui seul agit avec envergure, participe en premier lieu de cette somme. Il s’agit donc d’effectuer un retour à l’État, dont le contrôle est le véritable enjeu de la politique.

Sortir du piège référendaire suppose d’écarter le référendum pour le prochain mandat et de revenir au contrôle de l’État. Pour de nombreux souverainistes, repousser la promesse d’un référendum pour un mandat constitue un reniement au projet de faire du Québec un pays. J’affirme plutôt que renoncer à tenir un référendum dans un premier mandat, participe du réveil de la nation. L’homme qui a le leadership pour sonner ce réveil c’est M. Jean-François Lisée.

Conclusion

Toutes les tensions et convulsions qu’a connu le mouvement souverainiste s’expliquent par la difficulté d’ajuster sa stratégie à la dure réalité que suppose l’indépendance. Le constat qui s’impose, c’est que le référendum ne fait pas foi de tout. Encore faut-il le rendre effectif ; un défi qui demeure entier. Cette réalité nous force à changer le cadre stratégique de notre lutte ; à changer de paradigme. Nous sommes dans le dernier épisode, le plus critique, de ce difficile changement : il nous faut passer de l’idéalisme à la realpolitik.

Comme le disait Sénèque, « L’art est long et le temps est court ». Il nous reste peu de temps pour le comprendre.

Le piège référendaire, comment en sortir.

Commentaires

  • Jean Claude Pomerleau, 25 décembre 2016 10h50

    Voici la démonstration claire que le fédéral n’entends toujours pas respecter la démocratie québécoise lors d’un prochain référendum :

    La Presse, 08 décembre 2016

    « Pour le gouvernement fédéral, le fait de se soumettre au camp du Non équivaut à reconnaître que la Loi québécoise sur les référendums prime la Loi sur la clarté », selon une source. Le fédéral considérait qu’il y avait aussi des avantages à ne pas se soumettre à la loi québécoise, notamment au chapitre des dépenses électorales.

    http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201612/08/01-5049341-referendum-le-plan-de-stephen-harper-critique-a-quebec.php

    JCPomerleau

  • Jean-Claude Michaud, 2 octobre 2016 01h05

    Je dois ajouter M. Pomerleau, que je crois comme vous que de tout miser sur le référendum portant sur la souveraineté seule ne mène pas s’il est gagné de façon serré à l’indépendance. Je pense plutôt qu’il pourrait amener sur la scène internationale la question nationale du Québec et du Canada qui sous la pression internationale mènerait à un nouveau fédéralisme à deux nations avec de nouveaux pouvoirs pour le Québec mais pas nécessairement au statut de pays convoité.

    Je pense que ça conduirait à un statut d’État plus élevé que les autres provinces mais pas à un État souverain complet. Ça ressemblerait selon moi à la formule de Claude Morin et de je crois André Burelle. L’égalité mais sans l’indépendance de Daniel Johnson père.

    Si le Parti Québécois demande le mandat de faire le redressement national et fait une démarche pour créer une constitution de pays et prépare l’État du Québec en conséquence en terminant par un référendum sur la constitution un peu dans la lignée de la proposition de Monsieur Robert Laplante que cette démarche mène véritablement à un statut de Pays souverain qui pourra toutefois s’associer économiquement et militairement avec le Canada et peut-être les USA.

    L’union confédérale est possible et me plait mais pour qu’elle soit réelle elle doit être faite entre pays souverain. Sinon, c’est du fédéralisme et de plus on le voit en Europe dans ce modèle hybride entre le fédéralisme et le confédéralisme avec le Brexit et la crise de l’Union Européenne, il est difficile de faire renoncer à des pays souverains à de grands pans de leurs souverainetés sans menacer le bon fonctionnement individuel de ces pays qui deviennent guère plus que de simples entités culturels et administratives vidés du pouvoir de se gouverner de façon cohérente.

    Une union confédérale doit mener à une frontière commune, des institutions communes dans laquelle les dirigeants des pays souverains décident ensemble selon l’intérêt de chaque nation et non une bureaucratie et un parlement fédéral élu comme en Europe. La Grande-Bretagne qui ne voulait pas de fédéralisme Européen a quitté car elle a toujours voulu garder l’essentiel de sa souveraineté et d’ailleurs elle avait gardé sa monnaie. La France pourrait faire de même bientôt pour retrouver sa liberté politique.

    En Amérique du Nord, le Québec qui exporte beaucoup au USA pourrait avoir intérêt à solidifier ses liens avec les USA et les maintenir avec le Canada et d’abolir la douane entre les trois nations ( pas 4 car je crois pas que les USA voudraient laisser entrer plus de Mexicains en abandonnant une douane avec le Mexique.)

    Par contre, nous voulons garder et obtenir au Québec tout le contrôle sur la langue, culture, santé, éducation, programmes sociaux, énergie, ressources naturelles, transport, économie locale, sélection et intégration des immigrants à 100% incluant les réfugiés. Des normes communes pour protéger les frontières pourraient se conclure entre les trois nations souveraines.

  • Marcel Haché, 30 septembre 2016 11h08

    « Par ailleurs, vous avez confiance qu’une fois au Pouvoir, le PQ sera en mesure de procéder à un redressement national » Pierre Bouchard.

    Si Vigile le permet…

    Il y a comme cela, sur Vigile, de vieux vigiliens (pas si vieux…) qui font avancer la réflexion. Pierre Bouchard en est un que j’aime lire.

    Mais non, Pierre Bouchard, je n’ai pas confiance que le P.Q. s’acheminera vers un redressement national. Mais ma conviction reste intacte que c’est ce passage étroit- passage on ne peut plus détestable pour les référendeux- c’est ce passage incontournable qui pourrait assurer l’indépendance. Et je suis ici en accord avec messieurs Le Hir et Pomerleau à l’effet qu’un référendum intervient « à la fin », lorsqu’il s’agit de bien démontrer à la communauté internationale qu’une nation est tout à fait décidée à prendre son avenir en main.

    Mais entretemps, d’ci là…le référendum peut agir comme une formidable et une terrible menace, même à un gouvernement de péquisteux ayant promis de ne pas le tenir, a fortiori à un gouvernement péquiste décidé… Mais tenu, le clisse de référendum, ou même promis, comme le fait Martine Ouellet, c’est alors rien de moins que jeter un sceau d’eau sur un pétard.

    Par exemple, la proposition de se servir de la clause nonobstant, comme l’a très adroitement proposé Martine Ouellet, de façon à remettre des dents à la loi 101,cette proposition judicieuse est tout de suite handicapée par la proposition de tenir référendum, qui fait qu’à elle seule, cette proposition du référendum, outre qu’elle ne fait pas l’unanimité dans le parti ( de fait qui le divise) divise radicalement l’électorat du Nous. C’est sans compter que les référendeux n’ont jamais pris en compte le poids réel de tout un électorat que je n’ai pas besoin de nommer, et qui est viscéralement hostile…

    Mais vous avez raison, cependant, Pierre Bouchard, lorsque vous affirmez que JFL est, à sa manière, un référendeux de plus. Mais il y a une petite différence d’avec Martine Ouellet : d’ici à 2022, Lisée se donne le temps de changer d’idée… Ce n’est pas le cas de Martine Ouellet, qui n’envisage pas et n’envisagera pas davantage dans le futur, cette idée que le référendum peut être une formidable « menace » à la bombe pour l’institution canadienne. Elle,elle veut faire péter le pétard que l’électorat a déjà mouillé comme rejeté.

    Un Redressement National peut (et devra nécessairement) s’accompagner de redoutables coups de boutoirs à l’encontre d’Ottawa. Je crois que vous pourriez être d’accord avec moi sur ce point : ce que la province de l’Ile du Prince Édouard ne peut pas faire, la province de Québec pourrait le faire, toute « provinchiale » qu’elle est par ailleurs. Et nous savons tous les deux qu’elle l’est, la maudite « province de Québec ».

    Salutations et merci pour votre commentaire si nuancé.

  • Pierre Bouchard, 29 septembre 2016 23h59

    En m’adressant aussi à M. Pomerleau, je voudrais répondre au dernier commentaire de M. Haché,

    Vous avez le référendum des péquistes en aversion parce que cela a permis au PQ, depuis ses origines, de cesser de parler d’indépendance, s’en remettant totalement et en tout temps à cet instant critique, le référendum. Vous avez raison, je pense exactement la même chose, et ensembles nous l’avons dénoncé quelques fois ici sur Vigile. Les péquistes ont ratatiné le travail à faire et le discours à la simple tenue d’un référendum, et depuis trop longtemps l’ensemble des batailles, des chicanes et des menaces aux élections tiennent exclusivement à savoir quand on tiendrait ce référendum. C’est tellement pathétique.

    Aujourd’hui cependant, nous n’envisageons pas la suite des choses de la même façon. Pour vous, le problème principal est le référendum (qui tue le discours et l’action indépendantiste). Pour vous le plus tard est tenu ce maudit référendum (puisque le PQ y tient dans sa stratégie), mieux c’est.

    J’ose présumer que vous voyez ça de la même façon que moi (et Pomerleau, Paquet, LeHir, Verrier) : un référendum lorsque ce sera nécessaire pour approuver à la fin, quand le pays commencera à prendre forme, pour que les citoyens se prononcent sur du concret.

    JFL ne parle pas de ça, il est référendiste comme tous les autres. En 2022 Lisée ira en élections en sollicitant le mandat de tenir un référendum. Quelle est la différence avec Martine Ouellet si ce n’est ce report inutile (parce qu’inutilisé) de 6 ans ?

    Inutilisé, car JFL jure que dans son premier mandat le PQ ne construira rien de concret, il restera spectateur, pas d’argent public ni aucune utilisation des leviers de l’État bref, ce sera le même régime que depuis 1995.

    Donc même s’il n’y aura pas de référendum, il n’y aura pas plus de discours ni d’action indépendantiste. Le problème réel (voir la première phrase de ce commentaire), n’est pas réglé : depuis ses origines et encore jusqu’en 2022, le PQ délaisse l’action pour le fantasme du référendum. Lisée poursuit dans la même voie et quand même, vous le portez aux nues parce qu’il tue temporairement le référendum maudit ?? Il me semble que vous passez à côté du problème, vous ne le réglez pas.

    En choisissant Lisée, on ne se remet pas à parler d’indépendance, on continue à attendre. En tout respect, vous et M. Pomerleau êtes dans l’erreur, vous vous faites tromper par un beau parleur comme Pauline Marois vous a trompé tous les deux de 2007 jusqu’en 2014.

    *******

    Selon vous, en promettant de ne pas faire de référendum, le PQ a de meilleures chances de prendre le pouvoir en 2018. Ici aussi nous ne sommes pas du même avis.

    Vous croyez qu’écarter le référendum encouragera les gens à voter PQ en 2018. Moi je crois que ce sera le contraire, ça rendra le PQ encore plus insignifiant sur l’échiquier politique et les sympatisants se disperseront ailleurs. Aux élections les médias s’attelleront à le noircir d’une manière ou d’une autre et le report du référendum ne changera rien à la stratégie du PLQ et de la CAQ.

    Penser régler le problème du référendum aux élections en faisant la promesse de ne pas en faire un tout de suite, tout en disant qu’en 2022 cependant, il y en aura un, c’est comme le renard qui demande aux poules de l’héberger car il ne mangera pas de poulet cette semaine, seulement la semaine prochaine. Par quels raisonnements en arrive-t-on à la conclusion que plus de gens voteront pour le PQ ?

    C’est QS et surtout la CAQ qui profiteront de cette démission du PQ en 2018, il y aura plus de départs que d’arrivées au PQ, pas seulement pour cause de non indépendantisme, mais aussi parce que le PQ n’a rien d’autre à Nous offrir. Qu’est-ce qui vous fait croire que le PQ changera d’attitude face au West Island et ses courtisans ?

    Le référendum est la créature du PQ et il devrait s’en affranchir. Puisqu’il refuse d’envisager autre chose que faire éventuellement un référendum comme les 2 premiers, et s’il ne prend pas la population pour des imbéciles, le PQ devrait expliquer en long et en large les tenants et aboutissants du processus qu’un référendum gagnant déclenchera.

    Assumer son rôle, parler de ce référendum à venir, ce qu’il signifiera, ce qui adviendra, et en parler longtemps avant les élections. C’est la seule façon de tuer l’argument de peur des adversaires.

    *******

    Par ailleurs, vous avez confiance qu’une fois au Pouvoir, le PQ sera en mesure de procéder à un redressement national. Ça ça m’étonne. Comme JFL et PSPP, vous semblez négliger l’histoire récente du PQ quand il est au pouvoir, à quel point il ne fait que gérer au quotidien les susceptibilités des uns, les exigences des autres, et les gaffes qu’il commet de temps en temps. Comme le PQ sera au mieux minoritaire si on ne change pas la recette, rien ne laisse présager que ce sera mieux la prochaine fois, au contraire.

    Habituellement, après quelques mois au pouvoir, le PQ n’en finit plus de s’excuser, de se conformer, il est tout occupé à ne pas se faire accusé de séparatisme. Le PQ au pouvoir devient extrêmement frileux et en vient à renier ses supporters, je pense au rejet d’Yves Michaud par exemple, de Patrick Bourgeois (mouvement et journal), de Jean-Claude St-André, il y en a d’autres.

    *******

    Jean-François Lisée ferait un habile débatteur à l’Assemblée Nationale et il ferait d’excellents clips à la télé, et quelques fois des mauvais, comme tout élu surexposé. Je crois que JFL aurait plus de succès que Martine Ouellet ou Alexandre Cloutier dans les affrontements quotidiens avec Couillard. Et son profil (communicateur, expérience, âge, etc.) est beaucoup mieux que celui de Martine Ouellet pour occuper le poste de Premier Ministre.

    Si le PQ-Lisée utilisait les leviers de l’État dès la prise du pouvoir en 2018, pour construire le futur État du Québec, en promettant de ne pas faire de référendum comme il le promet, c’est certain qu’il aurait mon support.

    Pour moi, le problème principal n’est pas le référendum en tant que tel ; le problème est que le PQ ne parle jamais jamais d’indépendance, il n’agit pas, ne construit rien, il est passif. JFL a de beaux projets mais il promet de continuer à ne pas utiliser l’État pour construire l’État. Je suis très étonné que M. Pomerleau l’appuie aussi fermement, j’aimerais l’entendre là-dessus.

    Je supporte Martine Ouellet parce que, précisément, elle parle d’indépendance, elle s’adresse donc à Nous, elle en parle tout le temps, et le PQ-Ouellet au pouvoir en parlera encore étant donné le mandat sollicité aux élections.

  • R.Lacasse, 29 septembre 2016 17h53

    Le Canada n’est pas un pays démocratique et ne reconnaitrait pas un référendum gagnant. Ah oui .? Vous n’y pensez pas ! Quel argument alambiqué. Que le Canada ne soit pas démocratique, il ne l’est pas plus, pas moins que bien d’autres pays. Qu’il ne reconnaisse pas un oui gagnant, il ouvre ’’a can of worms’’ une boîte à surprise pour lui-même.

    Quant à la partition, que voilà un argument ridicule ! Pour le Canada, la seule portion intéressante du Québec est la vallée du Saint-Laurent. Les autres sont des territoires quasi désertiques dont le Canada a déjà en trop. Alors, la vallée du Saint-Laurent demeurerait au Canada et le restant deviendrait indépendent. Quelle blague !

    Renforcer Notre État, Rapport de Force, dites-vous !

    Que voilà du verbiage. Le contraire est à craindre, voire assuré. avec Lisée.
    Laissez moi illustrer cela. Votre conjointe vous déclare qu’elle va obtenir un diplôme, un métier, devenir autonome et qu’alors, elle va vous sacrer là. Vous beau joueur, souriant, vous vous empressez de la mettre enceinte, de déménager en campagne, loin des institutions d’enseignement, sous prétexte que c’est mieux pour la santé, vous la gavez de patisseries, elle devient obèse et vous ne cessez de la rabaisser, sapant ainsi sa confiance. Machiavélique, méchant, vicieux, me direz-vous, mais n’est-ce pas là votre conception du Canada !
    C’est à quoi nous convie Lisée. Décevant ! On s’enlise.

    Laissez-moi vous exposer un autre scénario.
    De la realpolitik, comme vous aimez.!

    Martine est élue chef du PQ.
    C’est un choc au Canada. Voila le retour du Neverendum, la visite chez le dentiste.
    Alors de deux choses l’une :
    1-Le Canada nous innondent de drapeaux, vantant le plus meilleur pays au monde. Il croit au charisme de Justin.
    2-Il confère au Québec plusieurs pouvoirs additionnels ; impôt unique, 101 appliqué partout au Québec, nomination des juges etc.
    Tout cela pour contrer l’élection du PQ en 2018.

    A mon avis, le Canada choisit la première option, plus facile.

    Martine gagne en 2018,
    C’est un choc, un super choc au Canada. L’opinion publique est ulcérée. Le Canada entre dans une période d’incertitudes, de turbulences. La monnaie fluctue, des investissements sont retenues. Let them go...Get rid of those b......, disent certains
    Que fait le Canada ?

    1-Il attend le référendum en y mettant plus de drapeaux et de Justin. Peu probable, cela n’ayant pas marché. C’est une période de turbulences et c’est malvenu de la faire durer.
    2-Il provoque un référendum au Québec sous sa gouverne, pour éviter la dégringolade du pays. Pour gagner, il fait des tas de promesses......insatisfaisantes, sans doute, pour les deux parties
    3-Il propose une séparation à l’amiable, pas de référendum. Justin est évincé. Il se découvre une maladie, veut s’occuper de ses enfants ( air connu). On lui substitute un Canadien bon teint. On se serre la main, les turbulences cessent, les banques sont contentes, les Canadiens continuent à nous vendre leurs autos...

    Logiquement, c’est l’option trois qui l’emporte et dans 2 ans et peu de mois, le Québec est indépendent.

    Le référendum, ou la promesse d’un référendum n’est donc pas, pour nous, un piège mais plutôt la clef. L’engrenage commence avec Martine.

  • Gaston Carmichael, 29 septembre 2016 16h30

    @M. Haché,

    J’ai l’impression que nous sommes engagé dans un dialogue de sourds, M. Haché.

    Vous écrivez : « Pourquoi les péquisteux ont-ils effectivement cessé de parler de souveraineté et d’indépendance, »

    Comment osez-vous prétendre une telle chose ? Les péquisteux comme Aussant, Lapointe, Beaudoin, Drainville, etc... se sont fait montrer la porte par les provincialeux, justement parce qu’ils insistaient trop pour parler d’indépendance. Vous faites dans la désinformation, M. Haché.

    Pierre Bourgault vous répond :

    « Il faut en parler de plus en plus, quitte à nous retrouver dans l’opposition, là où se trouve notre idée, de toute façon. »

    Le meilleur moment pour parler d’indépendance, c’est en campagne électorale , alors que nous avons l’attention de toute la nation.

    C’est exactement ce que Martine Ouellet veut faire, et c’est exactement ce que JFL, Cloutier et PSPP ne veulent pas faire.

    Aucun des candidats actuels à la chefferie ne mérite le titre de "digne successeur de Pierre Bourgault". Toutefois, des quatre, Martine Ouellet est définitivement celle qui s’en approche le plus.

    Merci pour l’échange. Je vous laisse le dernier mot.

  • Marcel Haché, 29 septembre 2016 12h57

    @ Gaston Carmichael

    « Comment, en refusant d’en parler (de la souveraineté) comme on l’a fait pendant quatre ans » Pierre Bourgault.

    Qu’est-ce qu’il y a de si difficile à comprendre la dedans Gaston Carmichael ? Pourquoi les péquisteux ont-ils effectivement cessé de parler de souveraineté et d’indépendance, sinon qu’ils ont « préféré » et qu’ils « préfèrent » encore parler de référendum ?

    Êtes-vous à ce point dans le Déni que vous ne pouvez pas admettre, même à distance, qu’il aurait été mille fois plus porteur de garder le référendum dans le coffre à outils
    ( comme une menace) que d’en tenir un perdu d’avance, ce que les scores du Oui et du Non n’ont pas manqué de démontrer.

    Et pourquoi cette maudite « préférence » envers le référendum si ce n’est pas pour éviter de livrer la vrai Bataille, celle que les péquisteux et les référendeux ont toujours cherché à éviter et qu’ils évitent encore, afin d’ajourner la bataille de l’Indépendance ? ?

    N’emmenez pas Pierre Bourgault dans le camp de Martine Ouellet, ce n’est pas là qu’il serait s’il revenait, certainement pas avec les référendeux de Claude Morin.

  • Gaston Carmichael, 29 septembre 2016 09h27

    @M. Haché :

    Avez-vous vraiment bien lu ce texte de Bourgault ?

    Voici quelques extraits qui démontrent à l’évidence (sauf à vous ?), que Bourgault rejetait le provincialisme de toutes ses forces. On y va.

    ==============
    Sans doute est-il possible, bien que peu probable, que le Parti québécois reprenne le pouvoir lors de la prochaine élection. Il est même possible qu’il le reprenne et qu’il l’exerce pendant vingt ans. Et puis après ? Et pour quoi faire ?

    Fera-t-on avancer d’un pas l’idée de souveraineté ? Comment ? En refusant d’en parler, comme on l’a fait pendant quatre ans de pouvoir ? En s’excusant même de l’entretenir, comme on l’a déjà si souvent fait en de si nombreuses occasions ? En négociant « de bonne foi » avec Ottawa ?
    Je ne marche plus.

    C’est quand on pense en termes de « pouvoir provincial » qu’on fait de la défaite du référendum une défaite presque définitive. Quand on pense en termes de « pouvoir national » et qu’on constate que, de 1960 à 1980, l’idée de souveraineté a fait son chemin chez plus de 40 % des Québécois, on s’aperçoit que la défaite est moins cuisante que jamais et que la victoire est à vue de nez.
    Mais c’est parce qu’on a peur de perdre le pouvoir provincial qu’on a peur tout court. Dans une perspective « provincialiste » nous sommes en train de perdre. Dans une perspective « nationaliste » nous sommes en train de gagner.
    Le pouvoir provincial ! Encore une fois, pour quoi faire ?

    Soyons réalistes, nous dit-on de toutes parts. Il vaut mieux être au pouvoir que dans l’opposition. Ce n’est pas vrai.

    Au fond, nous sommes toujours dans l’opposition, nous les nationalistes. Ce qui est au pouvoir, c’est une certaine idée de la gestion des pouvoirs provinciaux, rien de plus. Or, il m’a toujours semblé que nous n’étions pas là pour faire mieux que les autres mais autre chose.

    Si l’exercice du pouvoir pour les souverainistes ne conduit pas à l’exercice de la souveraineté du Québec alors ce pouvoir est vain et illusoire. Il constitue d’autre part un piège dans la mesure où il occulte les véritables enjeux en les reportant à plus tard, au risque de les voir disparaître de nos préoccupations collectives.

    Je dis que la seule façon pour les souverainistes de sortir de leur léthargie et de s’ouvrir enfin les yeux, c’est de perdre la prochaine élection et d’inviter René Lévesque à quitter honorablement la scène politique.
    Là-dessus, M. Lévesque m’a déjà répondu en disant qu’il s’agissait là d’une attitude suicidaire. Il a raison dans la mesure où on pense « gouvernement provincial ». Il a tort si on pense « gouvernement national ».

    Le pouvoir, s’il ne nous permet pas d’atteindre notre principal objectif, est vain.
    Moi, je dis qu’il est suicidaire, pour les souverainistes, d’abandonner leur idée — tout en disant qu’on ne l’abandonne pas — au moment même où cette idée a atteint sa plus grande force depuis vingt ans.

    Il faut en parler de plus en plus, quitte à nous retrouver dans l’opposition, là où se trouve notre idée, de toute façon. Mais si l’étapisme ne consiste qu’à abandonner notre idée par étapes alors qu’on ait le courage de nous le dire.
    Si cette idée, acceptée et défendue par plus de 40 % de Québécois, ne vaut même plus la peine d’être prônée ouvertement, alors que le Parti québécois et ses chefs aient le courage de la retirer du programme.

    Faudra-t-il que nous perdions le « pouvoir provincial » pour retrouver notre conscience d’un « pouvoir national » ? J’ai bien peur, hélas ! qu’il nous faudra passer par cette épreuve.

  • Marcel Haché, 29 septembre 2016 07h07

    @ Gaston Carmichael.

    D’abord merci pour cette référence à un texte aussi lumineux provenant du grand Pierre Bourgault. Merci. Depuis la fondation du mouvement souveraineté-association, j’ai toujours-toujours été un de ces indépendantistes très-très sceptiques à l’égard de l’indépendantisme de René Lévesque

    Mais vous avez tort de vous appuyer sur ce texte lumineux de Pierre Bourgault pour affirmer que le « provincialisme » est « enraciné » dans le P.Q. C’est bien moins le « provincialisme » que le « référendisme » qui est « enraciné » dans ce parti, et c’est lui, le référendisme, qui a dévoyé le « provincialisme » (et non l’inverse), et qui l’a empêché de déployer ses ailes. Après le référendum de 1980, en effet, tout le Québec des fédéralistes et des souverainistes, indistinctement, ne fut plus jamais-jamais-jamais capable de se débarrasser de la camisole de force que le Canada Nous a imposée dès 1982.

    Cela pourra peut-être vous surprendre : Martine Ouellet est en droite ligne non pas de Pierre Bourgault, mais bel et bien de René Lévesque et Claude Morin

    Ce que les référendeux comme Martine Ouellet (comme vous ?) ne veulent pas admettre, c’est que les deux référendums tenus par Québec ne pouvaient pas être gagnants. Et ce que les plus vieux référendeux parmi la troupe de ceux qui espèrent encore un référendum, ce qu’ils ne veulent pas admettre, et n’admettront jamais… c’est que la première proposition de tenir un référendum est arrivée à point nommé pour simplement sauver une carrière politique en perdition, celle de René Lévesque. Sachez donc qu’en 1980, pendant que beaucoup d’indépendantistes espéraient, il y en avait quelques uns qui désespéraient…

    Malgré toute sa bonne volonté et sa détermination, Martine Ouellet ne peut pas porter ce qui s’appelle l’espoir. Le temps est à la guérilla, non pas à la guerre. Celle-ci pourra survenir seulement lorsque les indépendantistes seront au Pouvoir, pas avant, si évidemment alors ils sont capables d’envisager de passer de la guérilla à la guerre… C’est de guerriers dont Nous avons besoin, et non pas de perroquets…

  • Gaston Carmichael, 28 septembre 2016 20h53

    Martine Ouellet reproche à ceux qui pistonnent JFL de s’appuyer sur des arguments de fédéralistes, un peu comme le fait M. Pomerleau en s’appuyant sur une déclaration de notre illustre québécois-canadian Chrétien.

    Si on veut gagner, c’est Lisée qu’il nous faut. Hey, c’est CROP / LaPresse qui l’affirme. C’est du sérieux ! Nos pas pressés s’empressent de monter cette révélation au mat du pragmatisme pour nous dire que le fruit n’est pas mûr.

    Pourtant, Too Close too call nous met en garde :

    « Maintenant, les deux sondages ont des tailles d’échantillons un peu ridicules aux alentours des 200 observations. Pour les 2e choix, on en a même moins car environ 1/4 ne sont pas encore décidés. Cela signifie par exemple que nous avons 30 répondants pour Ouellet qui connaissent leur 2e choix. Vous pouvez presque collecter les mêmes données en passant 2h devant une épicerie à demander aux passants ce qu’ils pensent. Il nous faut se souvenir qu’il y a une énorme incertitude même après ces sondages. Aussi, contrairement à Léger, Crop ne nous fournit que les résultats après répartition. Cela veut dire que cette répartition est probablement proportionnelle et un peu différente de ce que je faisais avec les autres sondages. »

  • Jean-Claude Michaud, 28 septembre 2016 19h55

    Pourquoi ne pas utiliser le premier mandat du PQ en 2018 s’il est élu pour organiser la constituante et faire la rédaction de la constitution du Québec et en profiter pour mousser l’option souverainiste en le faisant avec un projet rassembleur de tous les Québécois envers une réorganisation de notre système politique axé sur une vraie démocratie et enclencher dans le deuxième mandat le référendum pour approuver la constitution par le Peuple et déclarer la souveraineté au même moment.

    C’est une idée pour profiter d’un mandat sans référendum pour accomplir un geste concret pour affirmer l’État du Québec.

    Le mandat servira aussi pour nettoyer l’État de la corruption et le rendre plus efficace pour être prêt à recevoir les pouvoirs fédéraux (défense, pensions de vieillesses fédérales, ambassades, banques, postes, pénitenciers fédéraux, notre juste part de la dette du Canada, etc.) qui lui seront transférés après un oui majoritaire à une constitution nationale du Pays Québécois.

  • Jean Claude Pomerleau, 28 septembre 2016 17h25

    Complément d’informations :

    Essai

    L’avenir du bluff québécois. La chute d’un peuple hors de l’Histoire
    Christian Saint-Germain
    Liber Montréal, 2015, 88 pages

    Critique du livre dans Le Devoir

    (...)

    Mener le Québec à l’indépendance, écrit Saint-Germain, est une « action politique grave ». Quand le Canada a vraiment cru que ce projet pouvait se concrétiser, il n’a pas hésité à jouer les gros bras (en 1837-1838, en 1970, en 1995). Dans Le référendum volé, qui paraît cette saison dans une nouvelle édition enrichie chez Baraka Biblio, Robin Philpot révèle que, pour les fédéralistes, tous les coups, même illégaux, sont permis quand il s’agit de défendre l’ordre constitutionnel établi.

    (...)

    http://www.ledevoir.com/culture/livres/452708/jeu-de-massacre-souverainiste

    JCPomerleau

  • Gaston Carmichael, 28 septembre 2016 16h51

    Voici un texte qui date de 36 ans, mais qui est toujours d’une cruelle actualité. C’est là que l’on comprend que le provincialisme est comme enraciné dans le PQ.

    http://www.ledevoir.com/non-classe/30024/une-souverainete-qui-a-honte-d-elle-meme

    Aujourd’hui, on se retrouve à faire le même débat que 36 ans passé. Il faut briser ce cercle vicieux, et le 7 Octobre 2016 est notre dernière chance.

  • Marcel Haché, 28 septembre 2016 10h14

    Pour que la maudite « province de Québec » rejoigne la grande famille des canadiens et des canadiennes, que cette province récalcitrante rejoigne la constitution de 1982, il faudra que le ce soit le P.Q. qui soit alors au Pouvoir et qu’à la suite d’un autre maudit référendum, un gouvernement péquiste soit à nouveau déstabilisé par une défaite référendaire comme l’avait été le premier gouvernement Lévesque à la suite du référendum de 1980.

    On m’expliquera que le référendum perdu de 1980 n’avait pas empêché le gouvernement Lévesque d’être réélu. Vrai. Mais ce gouvernement péquisto-référendeux avait alors si peu de légitimité (c’est ça, la légitimité, le seul et unique fuel utile à un rapport de force…) que le gouvernement des fédéraux lui avait passé sur le dos et rapatrié la constitution canadienne, en lui ajoutant une charte dont le Québec n’avait pas plus besoin qu’un chien a besoin de deux queues pour japper.

    Il n’y a que Jean François Lisée- c’est peut-être triste, mais c’est ça- qui a assez de jarnigouenne pour tenir tête à la gang du West Island qui triomphe, ce que semblent oublier les péquisteux et les référendeux, ce West Island qui triomphe à Québec puis maintenant encore à Ottawa, ce qui est bien plus dangereux.

    C’est toute la Cause qui est maintenant vulnérable. Et Nous (la nation) itou sommes devenus vulnérables. Les quelques jours qui restent avant le vote des péquistes va décider pour bien plus longtemps qu’on ne le croit généralement.

  • Pierre Bouchard, 27 septembre 2016 22h08

    Je souligne tout de suite que je ne demande pas un référendum. Là-dessus je suis d’accord avec M. Pomerleau et Vigile : un référendum viendra à la fin du processus, pas au début. Or à toutes les fois qu’un péquiste parle de référendum, c’est toujours le même que les 2 précédents, le référendum magique, le Grand Soir. Jean-François Lisée ne dit pas autre chose.

    Le référendum qu’ils demandent, c’est la permission de commencer à construire le pays. Dire oui à ce référendum ce n’est pas donner un chèque en blanc au PQ, alors il y aura forcément un deuxième référendum à la fin du processus, quand le pays aura pris forme, pour que la population se prononce.

    Quand on demande un engagement clair à chaque élection, c’est ça : ne pas attendre de faire un référendum pour demander la permission de commencer le chantier, solliciter ce mandat tout de suite, à chaque élection. C’est une question d’authenticité, de confiance. Le PQ n’a plus de crédibilité, il doit changer radicalement s’il veut stopper sa lente agonie.

    Plusieurs disent que faire ça c’est foncer dans le mur. Regardez les dernières élections, les précédentes et les précédentes. Ça fait plusieurs années que nous nous cognons à ce mur, on ne peut plus espérer mieux qu’un gouvernement minoritaire. Faire autrement, c’est parler au 40% de souverainistes du Québec. Ça exige un minimum de nationalisme et beaucoup de résistance face au rouleau compresseur multiculturaliste des white people. Alexandre Cloutier est à éviter à tout prix. Vous avez vu son conformisme automatique quant à la Constitution canadienne ?

    Si le PQ considérait sérieusement le travail à faire, il ferait ce constat, un mandat électoral pour bâtir et un référendum en fin de processus. Il aurait l’esprit clair et il cesserait de bégayer devant les caméras.

    Autre chose : j’appuie Martine Ouellet parce qu’elle est la seule à proposer de cesser la fausse représentation, elle seule propose que le PQ, enfin, se montre sous son vrai jour. Je pense que même si elle n’est pas élue chef elle gagnera sur ce point, on verra le PQ sous son vrai jour. Si ceux qui veulent un engagement concret pour l’indépendance sont écartés du PQ, ce sera la victoire des confédéralistes en son sein. Mais le PQ n’étant plus indépendantiste, il ne survivra pas longtemps.

    À entendre Jean-François Lisée, il est devenu nationaliste, préoccupé de langue et d’immigration. J’admire l’esprit de Lisée mais on ne peut pas se fier à lui, il change continuellement son discours pour l’adapter aux circonstances. Tout son art est dans la communication. Attendez qu’il se frotte à des communautés anglophones à Montréal et vous le verrez « accourir à genou » en s’excusant à la suite d’Alexandre Cloutier et toute la basse-cour des députés.

    Lisée demande un moratoire de 6 ans. Comme Marois avant lui, il s’attache les mains dans le dos. Certains disent qu’il fait autrement mais non, le PQ agit comme ça depuis 1995. Avant le PQ tentait de se cacher mais aujourd’hui, Lisée le dit clairement. Bravo mais il n’y a quand même aucune différence : le PQ ne sollicite rien depuis 20 ans. Faire différemment c’est s’engager et travailler en permanence pour l’indépendance. La dernière fois qu’on a vu ça c’est avec Parizeau.

    Si le PQ écarte l’indépendance, bien sincèrement, je n’ai plus de raison de voter pour lui. Le PQ est multiculturaliste et anti-nationaliste, ce dont j’ai horreur. C’est ça qui nous tue avec le Canada, avec le PLQ, et le PQ est pareil, QS aussi et probablement ON, aucune différence, ils ont honte de ce que nous sommes, ils se veulent citoyen du monde ; s’inscrivant dans la narration de ceux qui nous oppriment, ils se veulent plus blanc que blanc.

    Vraiment, si le PQ écarte l’indépendance, pourquoi ne pas voter pour un autre parti moins loin que le PQ de nos réalités et de nos aspirations, la CAQ par exemple ? Moi je voterai probablement ON mais comment voteront nos concitoyens ?

  • Gaston Carmichael, 26 septembre 2016 21h07

    Le mot "état" apparaît 25 fois dans votre texte pour décrire le Québec. Le mot "province" n’apparaît qu’une seule fois, et c’est pour parler des provinces autres que Québec.

    C’est ça vivre dans la réalité ?

    C’est plate à dire, mais si Lisée devient PM, il ne va que gérer une province sous la tutelle d’un maître qui le tiendra en laisse avec un choker économique. De plus, il n’aura aucun rapport de force que pourrait lui donner un vrai mandat indépendantiste. Après un mandat, il sera totalement discrédité, et le PQ avec lui. Réjouissez-vous, il n’y aura pas de référendum dans un deuxième mandat, parce qu’il n’y aura pas de deuxième mandat.

    Penser qu’on pourrait se grignoter un état petit à petit, sans qu’Ottawa ne réagisse, relève d’un fantasme délirant. Vous dénoncez cette couleuvre que des mandarins auraient fait avaler à Morin, et vous, vous vous délectez de la couleuvre que Chrétien vous a servi. C’est à voir qui a avalé la plus grosse couleuvre !

  • Marc Lapierre, 26 septembre 2016 18h55

    Le fait que M. Cloutier soit le choix de l’establishment péquiste nous en dit long sur l’état de ce parti en ces temps de tourmente. Sa mollesse face à l’éventualité de braver la constitution - que le Québec n’a pas signé - pour défendre la patrie à fini de me convaincre de son inaptitude.

    Notez que les médias aussi ont choisi le candidat Cloutier. En revanche, ils frappent joyeusement sur la candidate Ouellet, et ce, même si elle est presque déjà au plancher. Au-delà des chicanes d’égo, cet acharnement s’explique par la détermination sans failles de Mme Ouellet à y aller de propositions claires en faveur de l’indépendance.

    Pour ce qui est de Lisée, en effet il est le candidat du bon sens bien qu’il s’était comporté bizarrement lors de son passage dans le gouvernement Marois. Je me souviens qu’il avait sermonné un employé de la STM qui avait placé dans son cubicule un panneau indiquant que les usagers seraient servis en français. La STM est d’ailleurs un des derniers bastions montréalais qui n’a pas encore cédé au "Bonjour-Hi" et à d’autres compromissions du genre.

    Ce n’est pas assez pour le disqualifier, car il demeure le moins pire, mais il me semble que l’époque ne se prête pas aux compromis avec ceux qui ont juré notre mort.

  • François Ricard, 26 septembre 2016 17h47

    M. Pomerleau,
    Il y a quelques jours je publiais ici sur Vigile un article : Le référendum pour les nuls où je tentais d’expliquer qu’un référendum tenu dans les mêmes circonstances que ceux de 1980 et 1995 ne conduisait nullement à l’indépendance. Ni au plan national ni au plan international.
    Vous le faites ici de façon encore plus détaillée et de façon plus brillante.
    Personnellement je crois que le référendum doit complètement disparaître comme tactique électorale du PQ.
    Il nous faut plutôt un plan de combat qui nous amènera à gruger les fondements même de cette fédération dont nous ne voulons pas.

  • Jean-Luc Gouin, 26 septembre 2016 17h38

    Bonjour,

    Pour l’instant, je me contenterai tout platement de faire succinctement d’une pierre deux coups sous un angle, disons, technique.

    D’abord, si je demeure en réflexion relativement à l’argumentaire général ici présenté, je rejoins l’auteur quant au candidat retenu en conclusion dans le cadre de l’actuelle course à la Chefferie au sein du Parti Québécois.

    Ce qui m’amène, hélas, à un détail éditorial plus personnel. Et je m’en excuse d’avance.

    Vigile ayant publié la semaine dernière, soit le 17 courant, un texte dans lequel j’explicite également les motifs pour lesquels, en toute indépendance de toute influence autre que ma propre conscience (ce qui ne signifie pas, bien sûr, diront les facétieux de tout acabit, qu’icelle soit toujours, et absolument, de bon conseil. Mais hélas, je n’en ai qu’une), j’appuie la candidature de M. Jean-François Lisée, je constatai, dans un second temps, et à ma grande surprise, que les coordonnées numériques de cette intervention avaient été modifiées simultanément à son retrait de la page portail de Vigile.

    Or il s’en est suivi la réception de courriels de plusieurs internautes m’interrogeant quant aux raisons qui ont motivé le retrait de mon article - puisque du coup devenu « invisible ». Lequel par ailleurs s’intitule :

    « Jean-François Lisée : L’homme de la dernière chance ? ».

    En conséquence, je désire informer les intéressé(e)s que l’on repèrera désormais ledit texte à la « nouvelle » adresse numérique suivante :

    http://vigile.quebec/Jean-Francois-Lisee-L-homme-de-la

    Merci.

    Et encore désolé d’avoir accaparé cet espace éditorial à des fins en quelque manière personnelles.

    Du moins, à prime abord.

    Jean-Luc Gouin,
    Québec, 26 Sept. 2016

    PS : Cela étant, M. Lisée, je suis convaincu que vous n’ignorez pas que si vous deviez être élu par l’assemblée des militants du Parti Québécois le 7 Octobre prochain (à la faveur du 88e anniversaire du grand Raymond Lévesque ? Quelques jours à peine, incidemment, précédant celui, identique, de notre Gilles le Magnifique : 1928 fut un millésime franchement extraordinaire au sein des éphémérides de l’Histoire du Québec), ce ne serait pour rien d’autre, à terme, que pour vous investir totalement dans la mission de métamorphoser la province de notre Philippe Pétain national en Pays de Félix Leclerc. Et cette fois, M. Lisée, Nous, Peuple du Québec (que vous représenteriez alors, solennellement), n’aurions pas droit à un nouvel échec collectif. Aussi jauger bien le mot cité de Chateaubriand. C’est, je crois, absolument impératif dans les circonstances… Bonne chance et Bon courage, Monsieur !

  • Mireille Deschênes, 26 septembre 2016 14h50

    Voilà M. Pomerleau, tout y est !

    Excellent texte ! Merci !...

    En espérant que les gens comprennent les enjeux actuels et que ce n’est pas un référendum qui changera l’approche du Canada, advenant une victoire d’un oui suite à une consultation populaire !

    La reconnaissance est primordiale pour être reconnu comme PAYS !

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    • 16/07 Gilles Harvey: 5$

    Toutes les contributions

    Merci beaucoup!

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