«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

L’unité canadienne est gravement menacée, et le Québec n’y est pour rien

Géopolitique de l’énergie au Canada

Le pétrole fera-t-il éclater l’ordre constitutionnel canadien ?

Oubliez Couillard et son monologue avec le ROC.

Editorial de Vigile
lundi 5 juin
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La véritable bataille constitutionnelle se passe à l’autre bout du pays, entre la Colombie-Britannique et l’Alberta, au sujet du passage du oléoduc Trans-Mountain. Ce bras de fer entre ces deux provinces met en jeu des intérêts pétroliers considérable, et soulève des enjeux qui ébranlent les colonnes du temple constitutionnel, avec des répercussions possibles jusqu’au Québec. On évoque même un danger pour l’unité du pays. Tout cela alors qu’on nous affirme « qu’il n’y a pas d’appétit pour un débat sur la constitution ».

Au centre du jeu les intérêts énergétiques de l’Alberta.

Le projet de l’oléoduc Trans-Mountain, après des années de négociation, avait finalement fait l’objet d’une entente après que l’entreprise eut cédé à une des cinq conditions posées par le gouvernement libéral de Colombie Britannique, Christy Clark. Lors de cette négociation, sa position fut sans équivoque : ou vous cédez ou vous ne passez pas, et le fédéral ne va nous imposer cette décision contre notre gré, point. :

« ...Because if British Columbia doesn’t give its consent to this, there is no way the federal government or anyone else in the country is going to be able to force it through. It just won’t happen. »

Finalement, avec cette entente, la province s’était arrogé un droit de compétence fédérale, celui d’imposer un droit de passage à des fins de commerce inter-provincial, en violation directe de la Constitution canadienne. Le fait que la province à eu gain de cause constitue un dangereux précédent pour l’ordre constitutionnel, que Justin Trudeau, vendu aux intérêts pétroliers, a avalé sans réagir.

Mais cette entente est maintenant sérieusement remise en question.

Ce qui a changé la donne, c’est que, suite à la dernière élection en Colombie-Britannique, le Parti Libéral de Christy Clark qui avait scellé l’entente est maintenant minoritaire. Et, l’alliance conclue entre le NPD et Parti Vert, devenue majoritaire, menace de la déloger de son siège de première ministre.

Deux partis résolument opposés au passage l’oléoduc Trans-Mountain,d’où le bras de fer entre ces deux provinces qui nous ramène au coeur d’un débat constitutionnel avec de graves répercussions en perspectives. Et qui risque de rejoindre le Québec dans le dossier de l’oléoduc Énergie-Est, juste avant la prochaine élection en 2018.

L’enjeu constitutionnel a été soulevé par une déclaration du chef du Parti Vert de Colombie Britannique, M. Weaver. Ce dernier a affirmé que, peu importe la Constitution, ce n’est pas le fédéral qui va décider : ce sont nos cotes (« our coast »). Ce qui a fait réagir fortement madame Notley, la première ministre de l’ Alberta, qui a rappelé la compétence très claire du fédéral à cet égard :

Many in Alberta took umbrage at Mr. Weaver’s use of the word “our” in reference to the waters off the B.C. ...Ms. Notley said he is wrong.

“The coastline is the country’s coastline, and the authority of the federal government over that is clear, and that is fairly clearly laid out in the Constitution,” she said.

(...)

Cette confrontation au sujet de l’oléoduc Trans-Mountain soulève une question fondamentale qui risque de faire basculer l’ordre constitutionnel canadien : s’agissant de la construction d’un oléoduc, qui contrôle effectivement le territoire ? Les provinces ou le fédéral ?

Selon la Première Ministre de l’Alberta ( Madame Notley) cet enjeu nous amène au « coeur de la Confédération ». Et, avec des implications qui risquent de s’étendre à tout le pays, particulièrement au Québec dans la cas de l’oléoduc Énergie-Est. Au l’unité du pays est en jeu. C’est ce que nous rappelle le Globe and Mail :

Ms. Notley argues that the Trans Mountain expansion goes to the very heart of Confederation : A land-locked province must be able to move its commodities through neighbouring jurisdictions.

“This isn’t just about Trans Mountain....“This is about the whole country.”... The battle in B.C. will reverberate in Quebec,... because politically if [a] pipeline can’t go through B.C., there is no way it’s going to go through Quebec.(...) a full-blown national-unity crisis.

Dans ce contexte où les intérêts pétroliers de l’Alberta seraient contrés par la Colombie-Britannique, on devine aisément l’importance accrue que prendrait le passage au Québec de l’oléoduc Énergie-Est, avec ses 1,1 millions de barils par jour.

D’où l’enjeu de la prochaine élection de 2018 pour l’ordre constitutionnel, dans la cas où le Parti Québécois serait porté au pouvoir. Le seul parti qui s’est engagé a utiliser tous les moyens de l’État pour imposer le contrôle effectif du territoire afin de bloquer le passage d’Énergie-Est.

D’autant plus que, le gouvernement souverainiste ne serait pas seul au front contre le camps du OUI à Énergie Est, essentiellement composé de fédéralistes (PLQ, CAQ, NPD, PLC PC). Il serait rejoint par les Premières Nations d’Amérique, unies par un traité pour bloquer l’exploitation du pétrole bitumineux de l’Alberta : « le traité le plus important des 150 dernières années,....TranscCanada ne l’aura pas facile durant la prochaine année, Je le jure. » (Serge Otis Simon, Grand Chef Mohawk de Kanesatake’).

L’élection au Québec de 2018, à condition que le PQ prenne le pouvoir, serait l’occasion historique de refaire la Grande alliance avec les Premières Nations. Méchant choc pour l’ordre constitutionnel canadien !

,,,

P.s : Sur le thème des intérêts pétroliers et la remise en cause de l’ordre constitutionnel canadien, j’ai déjà publié plusieurs textes dont un qui documente comment l’Alberta, en menaçant de mettre en jeu l’unité du pays, a imposé au Canada sa politique énergétique. Une politique pire pour le climat que le retrait de Trump du Traité de Paris.

Commentaires

  • jremy veilleux, 16 juin 17h52

    Du français,
    je pensais vous faire parvenir un chèque,mais vous n’aurez rien car vous n’êtes même capable de nous donner du français.si vous n’êtes pas capable de traduire,ne l’écrivez pas SVP.
    je suis québécois anciennement ( canadien français ) j’habite dans une province française qui à la loi 101 et non une province bilingue,vous oubliez ça les franglais de Montreal

  • Pierre Bourassa, 16 juin 10h21

    Le lobby pétrolier invoque un appui constitutionnel

    ’’ Bien évidemment, la menace ne concerne pas que la Colombie-Britannique. Elle s’adresse également au Québec où un puissant mouvement d’opposition existe contre le projet de construction de l’oléoduc d’Énergie Est.

    D’ailleurs, au Conseil national du Parti Québécois du 11 juin, le chef Jean-François Lisée a confié à son équipe « le mandat de faire un inventaire exhaustif de toutes les mesures qui seront à notre disposition pour faire en sorte qu’avec le Parti Québécois au pouvoir, Énergie Est ne voie jamais le jour ».

    La question des oléoducs risque de plonger le Canada en pleine crise constitutionnelle. Au Québec, elle peut déboucher sur la relance du mouvement indépendantiste, avec une revendication qui va bien au-delà des cinq conditions constitutionnelles du document du Parti libéral « Québécois, notre façon d’être Canadiens », soit l’indépendance nationale. ’’
    http://lautjournal.info/20170616/le-lobby-petrolier-invoque-un-appui-constitutionnel

  • Jean Claude Pomerleau, 12 juin 17h49

    Le bras de fer se corse :

    L’éditoriale du Globe and Mail demande à Trudeau d’invoquer la clause déclaratoire si la juridiction du fédérale ne suffit pas à imposer le passage du pipeline de Trans Montain :

    Globe editorial : On pipelines, Ottawa must have the final say

    The Globe and Mail
    Published Sunday, Jun. 04, 2017

    (...)

    And Ottawa has sole jurisdiction over trade and commerce, which is what this is mostly about. Getting the crude from Alberta’s oil sands – or any other Canadian product from any other landlocked part of the country – to coastal waters where it can be loaded onto boats and shipped to foreign markets goes to the heart of Canada’s ability to be a successful trader.

    On top of all that, there is a clause in the Constitution that gives Ottawa jurisdiction over projects that are “declared by the Parliament of Canada to be for the general Advantage of Canada.”

    (...)

    Mr. Trudeau should stick to his guns and see the project through. There is a principle at play. Simply put, one provincial government should not have a veto over Canadian trade because of its geography. This has to be a national decision – and that means the federal government and federal institutions.

    As Alberta Premier Rachel Notley said last week, “We can’t be a country that says one of its two functional coastlines is only going to do what the people who live right beside it want to do.”

    We would go further than that. Provincial parties should not espouse the use of clever delay tactics for the sole purpose of usurping the duly exercised authority of the federal government.
    Trans Mountain has the law and Parliament behind it. That may not please its opponents, but their displeasure doesn’t give them the power to undermine a valid federal decision.

    (...)

    https://www.theglobeandmail.com/opinion/editorials/globe-editorial-on-pipelines-ottawa-must-have-the-final-say/article35194176/

  • Jean Claude Pomerleau, 12 juin 16h47

    Le Soleil s’initie à la géopolitique de l’énergie au Canada :

    La grande bataille du pipeline
    Publié le 09 juin 2017

    (Québec) CHRONIQUE / Oubliez Énergie Est, c’est en Colombie-Britannique que la vraie controverse sur les pipelines va se tenir, et ça promet ! C’est bien fait pour les politiciens et la presse anglophone qui ont dénigré le Québec à cause de nos réticences devant le projet de TransCanada. Le vrai débat va se faire ailleurs que chez nous, et c’est un vrai casse-tête pour le gouvernement Trudeau.

    (...)

    http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/chroniques/gilbert-lavoie/201706/09/01-5106136-la-grande-bataille-du-pipeline.php

  • Sylvain Lapalme, 12 juin 10h26

    Bonjour Monsieur Pomerleau,
    Excellent article, qui m’a permis de mieux comprendre ce dont vous faisiez mension hier lorsque j’ai sonné à votre porte ! Je suis bien content d’avoir pris le temps de jeter un coup d’oeil à vos chroniques, et je continuerai de le faire.
    Au plaisir !

  • Jean Claude Pomerleau, 11 juin 16h05

    (Le vrai match à venir ) :

    Lisée annonce un virage vert
    (...)

    Énergie Est

    De plus, un gouvernement Lisée demanderait à la Caisse de dépôt et placement du Québec de « mettre fin à ses investissements dans les compagnies pétrolières ». Son gouvernement réaliserait aussi un banc d’essai pour un projet de monorail électrique.

    D’ici là, le Parti québécois fera campagne aux élections de 2018 contre le projet d’oléoduc Énergie Est, de TransCanada. Celui-ci doit acheminer du pétrole de l’Ouest canadien vers la côte est en passant sur le territoire québécois.

    « Nous demanderons aux électeurs le mandat électoral clair de prendre toutes les mesures politiques, législatives, réglementaires, normatives pour empêcher la construction d’un seul kilomètre de ce pipeline », a annoncé Jean-François Lisée.

    (...)

    http://www.journaldemontreal.com/2017/06/11/conseil-national-du-pq-a-drummondville-1

  • Gilles Verrier, 7 juin 20h53

    Intéressant comme toujours le détail de ces rivalités économiques au sein du Canada. Mais ils sont unis comme des anglo-saxons. Leur union tient à leur langue, à leur culture et à la foi en leur bon droit, pour ne pas dire en leur supériorité. Ce qui les unit aussi c’est leur exaspération envers le bilinguisme qui met des entraves à leur accès à la fonction publique fédérale et qui se prolonge dans bien des cas dans le « Quebec bashing ». Alors oui, il est possible qu’une détonation pétrolière fasse exploser le Canada anglais. Possible. Certainement. De nos jours rien n’est impossible. Probable ? Absolument pas ! Je pourrai revenir sur le pourquoi le cas échéant.

    La répétition de ces articles dans Vigile, qui présentent les contradictions économiques intra-canadian comme la bougie d’allumage de l’indépendance du Québec me semble être un très grand détour pour ajourner le constat d’un échec. L’échec du mouvement d’indépendance (souveraineté-association, souveraineté tout court, indépendance). Soit le dernier alibi pour continuer à soutenir le PQ et voter pour lui car il serait le mieux placé pour faire l’indépendance lorsque le Canada imploserait.

    Je le redis, car je l’ai dit avant. Avant de compter sur l’implosion du Canada, il vaudrait peut-être mieux s’arrêter un peu sur l’échec péquiste. Un aveu d’échec national québécois qui est implicite à votre éditorial et à la thèse que vous soutenez. Personnellement, je me garderais de faire du surtemps sur le péquisme avant de bien comprendre pourquoi, soudainement, tout a foutu le camp !

    On jase. Et nous sommes quelques autres à jaser...

  • Christian Néron, 7 juin 19h30

    « « LA SOUVERAINETÉ DES PROVINCES » »

    Le premier de tous les devoirs de l’État, celui qui justifie son
    existence même, est de protéger la sécurité de sa population.

    Aucune disposition de la Loi constitutionnelle de 1867 ne peut
    être interprétée de manière à restreindre la pleine souveraineté
    des provinces en ce sens.

    Il est évident que l’oléoduc projeté menace la sécurité de la
    population de la Colombie-britannique.

    Le fédéral a compétence pour protéger la souveraineté des fron-
    tières externes du Canada, mais les provinces conservent leur
    souveraineté pour protéger leurs frontières intérieures, c. à d. celles
    qu’elles partagent avec d’autres provinces.

    Le pétrole-goudron n’est pas simplement une ressource non re-
    nouvelable, c’est un produit dangereux qui ne peut être trans-
    porté sans des déversements graves et répétitifs.

    Les Britanno-colombiens sont parfaitement justifiés de protéger
    leur sécurité collective en disant que rien ne se fera sans leur
    consentement.

    Aucune loi, aucune décision de justice, ne peut contraindre une
    population à se nuire à elle-même et de compromettre la sécurité
    des générations futures.

    Dans le présent cas, la Colombie-britannique est en état de légi-
    time défense, et l’Alberta est l’agresseur par excès de cupidité
    irresponsable.

  • Jean Claude Pomerleau, 7 juin 17h45

    Le blocage possible de Trans Montain. Ottawa réagit et ça devient intéressant. Trudeau appuis une motion des conservateurs :

    Trudeau Liberals back motion in support of Trans Mountain pipeline expansion

    The federal Liberal government has thrown its weight behind an Opposition motion backing Kinder Morgan’s Trans Mountain pipeline expansion, even as political turmoil in British Columbia threatens the project’s future.

    The motion, introduced in the House of Commons by Conservative MP Mark Strahl, affirms that the project has social licence to proceed, is critical to the economy, is environmentally sound and should proceed as planned.

    It passed Tuesday by a vote of 252-51, with the backing of the Conservatives and all Liberal MPs, except two B.C. backbenchers who have criticized the project in the past. Terry Beech and Hedy Fry both voted against the project. Neither were available to speak about their vote Tuesday.

    (...)

    “It is easy to give a speech about approving a pipeline in Calgary to oil executives there,” Mr. Strahl said. “It is tougher to come to a skeptical audience in British Columbia and sell the merits of the pipeline. That is what we are calling on him to do. We are calling on the prime minister to come to British Columbia.”

    Natural Resources Minister Jim Carr last week said the government would support Mr. Strahl’s motion because the project remains a sound one with licence to proceed even if the idea of aligning with the Conservatives is “a source of discomfort.”

    (...)

    https://www.theglobeandmail.com/news/british-columbia/trudeau-liberals-back-motion-in-support-of-trans-mountain-pipeline-expansion/article35228411/?reqid=06dbbde4-d0d3-4f4c-ae7b-096419029fa2

  • Jean Claude Pomerleau, 7 juin 17h35

    L’entente que la Colombie Britannique a imposé, début 2017.

    Selon The Globe and Mail, un cas d’extorsion en violation de la Constitution qui peut compromettre (doom) le projet Énergie Est :

    ...

    The Globe and Mail Published Saturday, Jan. 21, 2017
    (...)

    Extortion is never a nice thing to watch, even when it is hypocritically alleged to be for the greater good. And especially when the perpetrator is a provincial premier.

    British Columbians are supposed to feel grateful and happy that Christy Clark has squeezed $25-million to $50-million a year for the next 20 years out of Kinder Morgan and its controversial oil pipeline. The better view is to see it instead as an attack on the constitutionally free movement of goods across our country.

    The Premier established five conditions for approving the pipeline. Astonishingly, those demands were taken seriously. “Astonishingly ?” Yes indeed, for she has no jurisdiction. Section 92(10)(a) of the Canadian Constitution specifically excludes interprovincial pipelines from provincial powers, reserving their permitting and regulation to the national government – and this makes sense. You cannot have one province tollgating another over the legitimate movement of its commerce.
    (....)

    In turn, B.C. has its usual right to all of its usual taxes and permitting fees – but none at all to a tax on interprovincial movement of goods, which, among other things, is expressly forbidden by Section 121 of the Constitution.

    (...)

    Can this kind of precedent be allowed to affect (and therefore doom) such country-building projects as Energy East,

    (...)

    The federal government is not entirely helpless in fighting this. It would be hard to challenge in court what could be represented as a “voluntary” agreement to pay a provincial toll by Kinder Morgan. (Some oil shipper might obtain standing to do so, I suppose, and probably Alberta.) But the federal government could surely refuse to allow the extorted payments as tax deductions. Why should Ottawa pay for bad provincial behaviour ?

    https://www.theglobeandmail.com/opinion/canadians-shouldnt-pay-for-bcs-bad-behaviour/article33683100/

  • Diane Gélinas, 7 juin 16h09

    @ Marcel Haché

    « Autrement, c’est-à-dire s’il n’y a pas de nation californienne, ce ne sera pas pour des considérations économiques ou écologiques ou exotiques, que la nation américaine et la fédération américaine(U.S.A.) pourraient s’écrouler. On ne jase plus, ici, on rêve en couleur… »

    Voici quelques références de la proximité sur la côte Ouest Canada-USA :

    Court en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cascadia
    Plus complet en anglais : https://en.wikipedia.org/wiki/Cascadia_(independence_movement)

    https://francais.rt.com/international/28944-exode-electorale-canadiens-invitent-quatre-etats-americains-secession

    http://pacificcoastcollaborative.org/

    Je crois que mon « rêve en couleur » semble se rapprocher d’une certaine réalité... Aujourd’hui, c’est le Canada qui invite les trois États du Pacifique... mais compte-tenu des tensions à propos du pipeline Trans Mountain de Kinder Morgan, la Colombie britannique pourrait bien décider de s’allier ces États pour se donner une plus importante force d’opposition.

  • J. Binette, Montréal, 7 juin 15h35

    Je ne crois pas que les difficultés énergétiques de l’Ouest vont mettre en danger l’unité canadienne. Ça va causer des ralentissements économiques (peut-être),mais le Canada va rester entier, car les états de l’Ouest canadien qui devaient se séparer dans les années 80 (Hé oui ! Il y avait déjà des mouvements sécessionnistes à l’époque là-bas qui devaient monter et monter...)ne forment pas des peuples distincts. Ce’st M. HAché qui a raison :"Entre l’Alberta et la Colombie, il y a des intérêts qui divergent et des sensibilités différentes à propos de l’environnement. Mais il n’y a pas là ni nationalisme ni souverainisme sur les territoires qui pourraient faire tout basculer et tout imploser. Les fédéralistes du R.O.C. vont tout naturellement pouvoir s’arranger (assez facilement) de ce différend selon leur génie propre, qui est de ne jamais trop compter ni sur la constitution ni sur la répartition de « compétences » fédérales-provinciales, mais bel et bien sur l’intérêt supérieur de « la nation"
    EN passant, ça ne prend pas le PQ au pouvoir pour rétablir les ponts avec les premières nations, mais des luttes côte à côte contre Énergie est.
    Comptons sur nous pour faire un Québec indépendant, pas sur l’Alberta ou le Parti vert colombo-brittannien.

  • yves corbeil, 7 juin 11h53

    On en veut pas de cette constitution là.

    La constitution du Québec par les libéraux c’est comme un souper gastronomique avec le ministre Barrette au cuisine ou si vous préférez un bon souper Italien dans dans un grand restaurant avec le Colonel Sanders dans cuisine pis Coiteux assis à la table à côté de la vôtre dans ses bottes à jambes.

  • Marcel Haché, 7 juin 11h48

    @ Diane Gélinas

    Parce qu’elle est antinationale, la gauche québécoise s’est toujours imaginé que ce sont les « acquis sociaux » qui tenaient ensemble le Canada, comme les chambres de commerce et de ti-counes s’imaginent encore qu’en dehors de la péréquation, le Québec s’écroulerait drette-là. Eh bien, je ne crois ni la gauche ni les ti-counes…Ce ne sont pas ni les acquis sociaux ni la péréquation qui font que le Canada et la province de Québec (une simple prison constitutionnelle) sont encore debout.

    La gauche québécoise (en grande partie les péquisteux) s’est laissée porter et se laisse encore porter par une doctrine de l’état canadien, le multiculturalisme, au point de s’étouffer avec, en même temps qu’elle s’est révélée inapte, de plus en plus inapte et de plus en plus essoufflée, à porter la Cause d’une nation bafouée et annexée.

    Beaucoup de gens croient au Canada. Je n’y crois pas. Je ne crois surtout pas dans le fédéralisme, qui reste partout (y compris en Californie) comme la négation suprême de la souveraineté des nations. Alors oui, conséquemment, en Californie, si une telle nation existait, formée présentement allô la terre de 15 millions de latinos et 40 millions d’anglos, si une telle nation existait, ce dont je doute beaucoup, ce que vous extrapolez pourrait se produire. Autrement, c’est-à-dire s’il n’y a pas de nation californienne, ce ne sera pas pour des considérations économiques ou écologiques ou exotiques, que la nation américaine et la fédération américaine(U.S.A.) pourraient s’écrouler. On ne jase plus, ici, on rêve en couleur…
    Je crois enfin que nous, les séparatistes, nous devrions prendre acte qu’il existe quelque chose comme la réalité, et qui correspond à une foi et une espérance canadienne. Les indépendantistes que nous sommes, nous avons certainement raison, mais nous n’avons pas le monopole de la sincérité.

    Une gouvernance souverainiste ou indépendantiste aurait donc intérêt à savoir parler du fédéralisme, et donc aussi, eh oui, savoir parler de la nation, de sa foi et son espérance, je parle ici des deux nations principales qu’il y a sur le territoire canadien. Toute chose ici, hélas, mille fois hélas, inutilement compliquée par eux et pour eux mêmes, les péquisteux, qui rêvent du « Québec » comme d’un mini-Canada.

  • yves corbeil, 7 juin 10h31

    @ Normand Cossette, 6 juin 12h52

    Il y a tellement de projets souverainistes, séparatistes et républicains au Québec que ça doit être pour ça qu’on est séparé au lieu de se séparer comme une bonne partie propose. Je vais vous épargné les liens mais y’en a des tonnes de copies et les élections sont dans 16 mois. Faudrait qu’on condense la genèse de tous ça sur un seul contrat.

  • yves corbeil, 7 juin 10h19

    Il y en a qui font des cauchemars au sujet des transports en commun au Québec de Couillard, Lessard pis Gilligan qui gère son île comme un bon fédéraliste.

    http://www.journaldemontreal.com/2017/06/06/quoi-faire-si-on-tombe-sur-les-rails-du-metro

    Si jamais ça vous arrive, vous auriez due auparavant avoir programmé un ’’speed call’’ sur votre téléphone intelligent, si vous l’êtes et signaler le ;

    (418) 643-6980 Ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, pas l’électrification des gens là, c’est pas le même numéro ça, c’est aux States et st’un longue distance.

    Laurent va vous réglé ça en moins de deux mois comme le trou sur la 25. L’efficacité des vraies affaires passent par son ministère donc vos pires cauchemars sont entre bonne main avec Laurent.

    Mais, bien oui ya un mais. Arrangez-vous pas pour tomber dans le trou du métro entre 18hrs pis 9hrs30 parce que y se couche de bonne heure le Laurent pour mieux vous servir pis le ministre de la sécurité publique lui yé souvent au restaurant pour ça que je vous ai pas donné son numéro.

    Entre 18hrs pis 9hrs30, si vous ne comprenez pas appeler Gilligan y va vous expliquez ça, ça marche comme ses pancartes de stationnement qu’on a un peu de misère à comprendre quand on vient sur l’île.

  • yves corbeil, 7 juin 09h57

    Les élections qui s’en viennent à grands pas, font bouger le neurochirurgien et son équipe économique comme jamais auparavant depuis 2014.

    http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/201706/07/01-5105096-petrole-et-gaz-des-ingenieurs-inexperimentes-redigent-les-reglements.php

    http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201706/06/01-5105076-craintes-de-retards-et-de-hausses-de-couts-pour-lechangeur-turcot.php

    Des fois y’en échappent mais je suis sûr qu’ils ne s’en rendent même pas compte tellement ils nous prennent pour acquis.

    http://www.lapresse.ca/actualites/education/201706/06/01-5105081-les-universites-des-regions-passent-a-la-caisse.php

    Tellement habituer à toucher des redevances en business qu’ils continuent dans la même veine pour tout.

    http://www.tvanouvelles.ca/2017/06/06/le-terrain-de-lhippodrome-est-donne-a-la-ville-de-montreal-1

    Avec ça on aurait pas pu récupérer une parties des pertes incommensurables de ce gouvernement avec ces politiques économiques ’’chain saw’’ bien non on va donner ça à Coderre qui versera des petites redevances, pis quand le nouveau quartier sera complété puis que les gens seront bien enclavé, le bon gouvernement avec son ministre du MTQ viendra au secours de tout ce beau monde et réorganisera Décarie aux frais de la princesse payeuse de taxes et les redevances voleront en fumée comme tous les autres. Les vraies affaires.

    Je suis sûr qu’ils ont parlé constitution mais où était Philippé pogné dans le traffic des travaux de Laurent ?

    http://www.journaldemontreal.com/2017/06/06/la-bromance-trudeau---obama-se-transporte-au-liverpool-house

    There’s a new sherrif in town, bien coudonc y a-t-il un love-in en ville pis y nous en ont pas parler les coquins, c’est vrai ya la course à Denis en fin de semaine, les cyclistes pis les patineurs à roulettes pourront pas assouvir leurs passions sur l’île de Gilligan Coderre.

    http://www.journaldemontreal.com/2017/06/07/affiches-reclamees-contre-lachat-de-services-sexuels

    http://www.journaldemontreal.com/2017/06/06/les-magic-men-arrivent-en-ville

    http://www.journaldemontreal.com/2017/06/06/un-look-a-la-bardot-pour-la-f1

    Pis eux autres, y comprennent pas que la F1, ça coûte cher de faire venir ça sur l’île de Gilligan à chaque année pour l’émancipation de la femme et montre au reste du monde que chez nous on ne se voile pas tout le temps quand mêigne.

    http://www.journaldemontreal.com/2017/06/06/consultation-publique-pour-un-tarif-social-du-transport-en-commun-demandee

    Bien voyons Mathieu, Couillard y connait pas ça l’humilité.

    http://www.journaldemontreal.com/2017/06/07/couillard-humilie-par-trudeau

    Des fois la société distincte c’est gênant et on ne sait plus comment l’expliquer aux ’’stangers’’ qui viennent s’établir en ville. Mais multiculturalisme oblige.

    http://www.journaldemontreal.com/2017/06/05/video--joel-legendre-sort-du-placard-dans-la-web-serie-polyvalente

    Cogeco prends les grands moyens pour que la charte des radiodiffuseurs neutres de notre belle société soit respecté et que la bonne parole soit diffusé au peuple suspendu à ses écouteurs.

    http://www.journaldemontreal.com/2017/06/06/le-fm93-fera-le-point-a-11h00-sur-lavenir-de-bernard-drainville

    Et pour finir, on peut toujours compter sur le plus grand fan du gars qui a du toupet au sud pour être au faîtes des actualités de la pluss puissante armé qui maintien la paix dans le monde selon Mme Freeland.

    http://www.journaldemontreal.com/2017/06/07/jouer-au-president-140-caracteres-a-la-fois

    Bonne journée,

    Le sentez-vous là qu’on vit dans le pluss meilleur pays du monde et qu’on devrait pas en sortir pis signer tous ce qui veulent nous faire signer.

  • yves corbeil, 7 juin 08h48

    Je ne sais pas si on signait la constitution arrangerait les choses au Québec de Couillard et Lessard. Mais en attendant le MTQ de Lessard fait du ’’damage control’’ pour nous justifier une petite hausse de facture, une autre, sur les travaux que son ministère gèrent de main de maître mais que les acteurs impliqué s’acharnent à faire dérailler. Pôvre Laurent, il l’aura pas eu facile dans ce ministère avant que le neurochirurgien l’affecte à d’autres tâches plus urgente dans un future proche.

    http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201706/06/01-5105076-craintes-de-retards-et-de-hausses-de-couts-pour-lechangeur-turcot.php

    Yen aura pas de facile mon Laurent, une chance que Troudeau s’occupe du pont que va rejoindre Turcot.

    Peut-être qu’ils auraient due confier tous ces travaux aux spécialistes de pipelines car eux y niaisent pas avec le puck quand vient le temps de ’’runer’’ les tuyaux bord en bord du pays et leurs ingénieurs y grèvent pas, ça doit être une question de culture du cash. Ils l’ont tu les amaricains qui drive ces compagnies là.

  • yves corbeil, 7 juin 08h21

    Est-ce que la ministre ’’bon cop bad cop’’ Freeland va joindre sa voie aux forces de la coalition pour sécurisé l’Iran comme ils l’ont fait en Iraq, Liban, Syrie, Afghanistan ces pays qui goûtent la démocratie occidental que prône madame Freeland n’ont sûrement que des éloges pour leurs sauveurs. Que serait les conditions planétaire si on avait pas c’est bon cop, bad cop pour assurer la sécurité dans le monde.

    http://plus.lesoir.be/98434/article/2017-06-07/attaques-en-iran-deux-hommes-se-font-exploser-au-parlement-et-au-mausolee

    Finalement je ne pense pas que ça va être le pétrole qui va faire exploser le Canada, lutin Trudeau a mis les bonnes personnes en place pour que les sables bitumineux ne soit pas responsable pour ce qui s’en vient pour son Canada. Go ! Cathy go !

    C’est drôle le contrôle antispam était le 2...666.

  • Pierre Bourassa, 7 juin 01h14

    Pierre Bourassa

    climat
    scientifiques
    population
    révolution

    C’est comme si 2 gars retenaient l’adversaire pendant qu’un troisième buchait dessus.

    Ou encore,le ballon,dans l’émission phare le Prisonnier avec Patrick McGoohan.

    Aussitôt qu’un peu de liberté se manifestait au ’’village’’ à travers un de ses habitants,le ballon se précipitait sur la personne ’’délinquante’’,quitte à lui enlever la vie par asphyxie lorsque la ’’limite territoriale’’ imposée fut dépassée.

    Pendant ce temps-là,la Chine vient d’installer la plus grande surface de panneaux photovoltaïques flottants au monde.
    http://www.numerama.com/tech/260886-la-chine-vient-de-mettre-en-service-le-plus-grand-parc-photovoltaique-flottant-du-monde.html

    Nous avons perdu le Moteur-Roue de Pierre Couture et ensuite la batterie du futur,considérée comme une technologie de rupture et dont la mise en production a été cédée à la France,sans consultation de la population malgré son financement à la Recherche à travers ses impôts.Pourtant,nous avons assez d’électricité pour desservir tout le territoire du Québec,électrifier tous nos transports,et les revenus de l’électricité demeureront au Québec.
    Ce n’est donc plus qu’une simple question de compétition.C’est une guerre ouverte.Et l’industrie pétrolière et ses marionnettes-politiciennes sont de mauvaise foi.Se faire déposséder ainsi de nos leviers environnementaux et financiers illustre parfaitement l’insouciance environnementale et même économique que ces politiciens ont manifestés lors de ces nombreux sabotages aux accès des technologies vertes déjà existantes,(que dans plusieurs cas nous avons nous-mêmes inventé)et tout çà,dans le but de sauver l’industrie pétrolière avant l’humanité,et peut-être un job après que les rideaux se soient fermés,qui sait ? Si tu peux te suicider dans ton char en laissant le moteur rouler,imagine l’effet sur la population mondiale de milliards de véhicules automobiles et d’industries au charbon.Juste çà c’est une raison.
    C’est un combat de dinosaures qui se servira de la constitution pour nous prendre en otage et tenter de nous enfermer dans une technologie datant du XIX siècle.

    Le moteur-roue de Pierre Couture refait surface.Émission Découverte
    https://www.youtube.com/watch?v=rhqs91DIp1A

  • Diane Gélinas, 6 juin 22h50

    Merci Monsieur Pomerleau pour la clarté de vos propos qui suscitent un espoir certain. En sous-titre, on pourrait ajouter : « C’est le début d’un temps nouveau »... comme la chanson.

    Réplique à Monsieur Hachez :

    « Entre l’Alberta et la Colombie, il y a des intérêts qui divergent et des sensibilités différentes à propos de l’environnement. Mais il n’y a pas là ni nationalisme ni souverainisme sur les territoires qui pourraient faire tout basculer et tout imploser. »

    Ah oui ? On jase là... Qu’arriverait-il si les États du Pacifique (Californie, Oregon et Washington) décidaient de se détacher des USA de Trump par dépit ? La Colombie Britannique pourrait bien décider de se joindre à eux pour former une nouvelle entité politique qui contrôlerait la presque totalité de la côte ouest nord-américaine. Pauvre Canada (!) Ça lui ferait une belle jambe !!! Il faudrait même modifier sa devise « D’un "Trou d’eau" à l’autre »...

    Considérant la réunification de la droite albertaine entre les Conservateurs et le Wild Rose, l’intermède insolite du gouvernement NPD de Madame Notley disparaîtra le 31 mai 2019 et la C. B. peut dès maintenant évaluer que les "coups de mouchoir" qu’elle reçoit aujourd’hui d’une Alberta néodémocrate se transformeront en tirs de bazooka avec les Conservateurs albertains.

    Quelle qu’en soit la raison, l’ordre constitutionnel canadien éclatera en mille morceaux... Et dire que les Libéraux fédéraux de Justin Trudeau seront eux aussi en élection le 21 octobre 2019...

    La position la plus sensée pour le Québec est d’élire un gouvernement indépendantiste dès 2018 pour se ménager une sortie honorable de ce qui s’annonce comme une débandade canadienne en 2019.

  • Peter Benoit, 6 juin 21h13

    @ Jean-Claude Pomerleau

    Il faut rappeler que l’oléoduc Trans Mountain vise à tripler la capacité existante de 300 000 à 890 000 barils par jour, dont le coût en capital est estimé à 7,5 G $. Le promoteur Kinder Morgan, basé à Houston USA, a décidé de créer une filiale publique canadienne avec un premier appel public à l’épargne ("IPO") de même qu’une émission d’obligations pour financer le tout ; déjà le prix de l’IPO a reculé et on verra bien pour le prix des obligations. Cela nous indiquera comment le marché perçoit le nouveau gouvernement à Victoria.

    Mais il y a plus : La compagnie nationale malaisienne Petroliam National Bhd veut construire un terminal méthanier de 27 G $ à Prince-Rupert, toujours au BC, pour le gaz naturel. Il semblerait que plusieurs projets sont en marche pour détrôner le Qatar qui possède l’un des plus grands réservoirs de gaz naturel au monde, dont une partie s’étend en Iran (d’où la nécessité d’avoir de bonnes relations avec ce voisin) et le plus rentable au grand dam de compétiteurs, dont l’Arabie saoudite... Le Qatar est le plus grand exportateur de gaz naturel. Encore une fois, l’énergie est au cœur de la géopolitique.

    Pour revenir précisément à la question posée, il faut rappeler les faits suivants :

    1) La dette totale canadienne a maintenant franchi le cap de 300% (dette-PIB) et elle croît actuellement à un taux d’environ 5% par année. À ce rythme, nous aurons une dette comparable à la Grèce en 2025 ;

    2) Le Canada a un déficit commercial chronique depuis 2008, même au moment où le prix de pétrole était de 135 $ le baril. Ce déficit atteint déjà 2 G $ pour les 3 premiers mois de l’année 2017, malgré l’amélioration à (300 M) $ au dernier mois grâce "à la remontée du prix du pétrole et la vente accrue de pièces d’automobiles ontariennes".

    Cela traduit la désindustrialisation du Canada et la rude compétition sur le marché des ressources naturelles. Il n’y actuellement aucune alternative industrielle d’envergure pour combler et faire face à ce déclin. Ceci est corroboré par la faiblesse des investissements privés autres qu’immobiliers ;

    3) Il y a une surchauffe des marchés immobiliers à Toronto et Vancouver et la faiblesse de l’économie empêche le Ministre Morneau d’augmenter les taux d’intérêts. L’éclatement de la bulle immobilière au Canada entraînerait une grave crise financière et plongerait le Canada dans une récession très dure et, surtout, très longue avec un taux de chômage élevé et durable. La situation du Canada ressemble beaucoup à celle de l’Espagne et de la Grèce.

    C’est la fuite par avant du Canada. L’important est de gagner du temps avant d’enclencher une orgie de projets d’infrastructures dès le printemps de 2018 de façon à maximiser les retombées, environ 18 mois, soit Octobre 2019... ;

    4) La Banque d’infrastructures, basé à Toronto, signale la précarité des finances publiques au Canada et les moyens réduits du Canada à faire face, vu son endettement très élevé, à la baisse des investissements privés. Que seront-ils ? Des oléoducs, des gazoducs ?

    À mon avis, le Canada n’implosera pas à court terme, mais les signes se multiplient. Parmi ceux-ci :

    A) Le Canada c’est l’Ontario. Une série d’initiatives seront mises en place pour cannibaliser tout ce qui sera possible pour renforcer l’Ontario. Cela veut dire que nous allons observer une centralisation accrue à Ottawa et à Toronto. Le Québec va payer et pas uniquement le Québec.

    Cela va générer des frustrations croissantes parmi les provinces. La centralisation fédérale va entraîner de l’austérité supplémentaire au Québec pour compenser. Qui dit centralisation dit inégalités ;

    B) La tendance baissière du pétrole aura pour impact une chute des revenus fiscaux du Canada et un dérèglement de la péréquation en faveur des nouvelles provinces pauvres (Alberta et Saskatchewan) ;

    C) La fragilisation du secteur automobile vers 2021-2025, presqu’exclusivement Ontarien, va entraîner une crise budgétaire majeure au Canada. Des pans entiers de "pouvoirs fédéraux moins utiles" vont atterrir dans la cour des provinces. Ottawa ne conservera que les symboles ultimes...

    Bref, j’entrevois une période de fragilisation entre 2017 et 2021. Par la suite, une période de dislocation entre 2021 et 2025. Le Canada ne pourra survivre qu’en étant très décentralisé. Ce faisant, la Constitution de 1982 en deviendra son tombeau.

    Très bon texte Monsieur Pomerleau.

  • Christine Vallée, 6 juin 18h25

    M. René Lévesque nous avait dit : Cele veut dire : à la prochaine fois.
    La prochaine fois était loin dans le temps "mon cher" mais MAINTENANT, mon petit doigt me dit, que nous sommes dans le temps de la prochaine fois.
    Dans ma tête de Micmac gaspésienne, je ne peux concevoir, d’avoir l’obligation d’accepter, un droit de passage qui nous intéresse pas du tout.
    Trop, parfois et souvent , c’est comme ce n’est pas suffisant.

  • Normand Cossette, 6 juin 12h52

    Le mardi 2 juin 2017

    Bonjour monsieur Pomerleau,

    je partage votre vision des choses. À plus forte raison lorsque vous écrivez "D’autant plus que, le gouvernement souverainiste ne serait pas seul au front contre le camps du OUI à Énergie Est, essentiellement composé de fédéralistes (PLQ, CAQ, NPD, PLC PC). Il serait rejoint par les Premières Nations d’Amérique, unies par un traité pour bloquer l’exploitation du pétrole bitumineux de l’Alberta : « le traité le plus important des 150 dernières années,....TranscCanada ne l’aura pas facile durant la prochaine année, Je le jure. » (Serge Otis Simon, Grand Chef Mohawk de Kanesatake’)."

    À priori, à moins de vouloir perdre le peu d’honneur qu’ils leur reste, toute la bien-pensance mondialiste, ce qui inclut entre autres tout ce qui grouille de faiseurs d’opinion, de dirigeants et de politiciens fédéralistes au Canada et au Québec, n’aura d’autre choix que d’être de leur bord (= les Premières Nations d’Amérique) et donc, par ricochet, de notre bord aussi, indirectement et malgré eux, ils devront s’avouer d’accords avec le droit de la Nation québécoise de dire "non, cet oléoduc ne passera pas sur le territoire du Québec". Pour confirmer mes dires, il n’y a qu’à lire ces textes provenant du "Centre d’actualités de l’ONU" (suivre les hyperliens suivants) :

    mis en ligne le 1er juin 2017 : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=39583

    mis en ligne le 1er mai 2017 : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=39399

    mis en ligne le 26 avril 2017 : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=39376

    Sous nos yeux, le Canada est en train de pourrir de l’intérieur. Le temps de la République fédérale du Québec est venu. Voir les capsules vidéo expliquant le projet gagnant de Guy Bertand en suivant cet hyperlien :

    http://liberte-nation.ning.com/

    Pourquoi ce projet est-il gagnant ? Parce que trop nombreux dans notre peuple sont ceux qui sont politiquement illettrés mais qui ont un attachement fétichiste aux mots Fédération - Fédéralisme - Fédéral(e) - Fédéralisme "Idée Fédérale" et autres. Ils sont, en quelques sortes, "bouchés" à toute option "non-fédéraliste". En "collant" le mot "fédérale" au mot "République" , tout le monde sera content et ce projet ralliera une vaste majorité de Québécois, pour enfin avoir notre pays.

    En ce qui concerne la monnaie, l’Euro est déjà une devise monétaire multinationale qui a démontré qu’elle fonctionne vraiment (c’est une "devise forte") et qui a cours légal par exemple à St-Pierre & Miquelon, en Guyane française, à la Martinique, en Guadeloupe, en Islande et d’autres endroit aussi probablement dans les Amériques. Je suis certain que le Québec serait accueilli à bras ouverts dans l’Union monétaire Européenne. Notre économie est une des plus saine au monde, à cause de ce "modèle Québécois" que malheureusement la clique libérale s’acharne à démolir. Mais peu importe le scénario monétaire, nous sommes capables de battre monnaie, comme le font les Suisses depuis des siècles (population de la Suisse en 2015 : 8 287 000 d’habitants).

    Vive la République fédérale du Québec et longue vie à Vigile !

    Normand Cossette

  • Paul Gagné, 6 juin 11h50

    Tous ces projets d’oléoducs nous font la preuve que le Canada nage en plein paradoxe quant au développement de son économie.

    Jane Jacobs écrivait ce qui suit : « Le Canada exploite et exporte ses ressources, et néglige le développement d’industries et de services fondés sur le secteur manufacturier ou sur les inventions qui exigent de la fabrication. Il s’agit d’une approche de l’économie profondément coloniale, mais dans le cas du Canada, le colonialisme n’est pas imposé. Le Canada préfère le colonialisme. »

    Jean-Marc Simard écrivait avec raison que « le pétrole de l’Alberta est mal utilisé. Le problème de l’Alberta est d’avoir mis tous ses espoirs de relance de son économie, affectée par la baisse du prix du pétrole, dans le transport de ce pétrole.

    Le gouvernement albertain s’est-il poser la question si l’exportation du pétrole brut était la solution au marasme de son économie ? Pourquoi exporter ce pétrole à tout prix ? Ne vaudrait-il pas mieux le garder pour développer une industrie pétrochimique efficiente liée à la transformation de son pétrole en produits connexes divers, comme les plastiques, les solvants, les engrais, les médicaments, les caoutchoucs, les polyesters, et j’en passe...

    Il est beaucoup moins dangereux d’exporter de ces produits connexes que du pétrole brut. Si tout l’argent mis pour réaliser leur projet de pipeline était investi dans les industries de transformation de cette ressource, je suis sûr que l’économie albertaine renaîtrait plus forte, parce que plus diversifiée...Mais les pétrolières bloquent tout projet de transformation parce que leur idée est d’exporter leur pétrole pour que leurs actionnaires puissent récupérer leurs investissements au plus vite...Mauvais choix ! »

    Ces témoignages sensés parlent plus que les sophismes de nos politiciens tous confondus.

  • yves corbeil, 6 juin 11h40

    P.S_ Pis le pétrole, les Chinois s’en viennent avec toutes les nouvelles technologies inimaginables dans l’automobile. Donc l’Alberta pis la Saskatchewan y vont se torch.. avec leur gaz comme les Américains et les Ontariens avec leur usines de chars pis de gros pick-up. Y faut juste tenir le fort encore un petit bout pour pas qui passe leurs tuyaux sur notre territoire car on est pas le dépotoir de leur pays au Québec. J’ai lue cela quelque part que d’ici 2025, on devrait avoir des véhicules performants et moins chers que les véhicules actuels. Ce qui veut dire que le pétrole de l’Ouest à 30, 35 piasses y va rester dans terre et les pétrolières devront se trouver une autre filière pour ’’casher’’

  • yves corbeil, 6 juin 11h30

    Et si le Québec se réveillait une fois pour toute. Et si notre population s’ouvrait finalement les yeux sur ce qui ne fonctionne absolument plus sur cette planète avec tous ces infamies qu’on avalent depuis des décennies parce que gavé par les discours et les masses médias.

    Tout fonctionne de travers et c’est sûr qu’on ne changera pas le monde mais une chose que l’on peut changer c’est NOTRE monde à nous. Il est temps que les québécoises et les québécois se lèvent tous ensemble et disent que assez c’est assez.

    Le monde dans lequel on vit, en faites non c’est plutôt le monde dans lequel on survit et subit avec un relâchement tel que je ne nous reconnait plus.

    Comment peut-on entendre tous ces discours qui ne font aucun sens et continuer comme si tout cela était devenu normal.

    La situation du réchauffement climatique et notre planète qui s’essouffle puis peine à fournir notre surconsommation.

    Les attentats partout et les discours comme non ils ne nous auront pas, on va quand même continuer à vivre et s’épanouir comme on l’a toujours fait. À qui voulez-vous bien faire accroire pareils sottises ? Moi je le croit plus ce discours que nos dirigeants chantent sur toutes les tribunes et qu’une partie de la population répètent comme un mantra. C’est faux tout ça, c’est pas normal tout cela, ça fait pas de sens tous ces attentats ou des gens innocents perdent la vie et d’autres innocents sont barouetté dans tous les sens parce que les alliés et les rebelles entretiennent des guerres qui ne font pas de sens. Au nom de quoi ? Au nom de qui ?

    Comment est-ce possible qu’on accepte que nos enfants, le trésor d’une nation qui se respecte, le future d’une nation qui veut prospéré et s’épanouir dans sa culture, ses croyances et ses visions sur l’avenir de son territoire et de sa façon de voir le monde avec un chapeau ou sans chapeau. Ce qu’il se passe chez nous, ça nous a dépassé depuis très longtemps, ce n’est pas vrai qu’on accepte tout cela et qu’on ne finira pas finalement par dire assez c’est assez, ’’enough is enough’’ notre trésor vous allez en prendre soin car on va vous forcez à en prendre soin, c’est fini vos discours maudits pour nous faire avaler vos indigestes mauvaises plaisanteries sur le sujet de l’éducation de nos enfants qui méritent TELLEMENT plus que ce à quoi vous nous avez lavé le cerveau pour qu’on l’accepte comme si c’était la nouvelle norme, la fatalité de notre époque. Bien là on va vous dire de retourner sur la tableau noir pis de refaire vos devoirs parce qu’on va plus rien laisser passer qui mérite d’être recaler. La qualité va devenir la norme en éducation, la quantité reviendra éventuellement mais avec la qualité en tête de liste du mandat de société qu’on vous exigera sous peine de destitution si les responsables livrent pas.

    Comment est-ce possible qu’on accepte que nos vieux souffrent en silence dans ces satanés mouroirs qu’on a définit comme la ’’nouvelle norme’’ de mourir dans la dignité. Dans ta marde avec des repas qui ne doivent pas dépasser $3 piasses et un bain par semaine. Est-ce qu’on est rendu sans coeur et sans cerveau à ce point là. Non je l’accepte plus et personne ne devrait plus accepté de tel choses chez nous. C’est pas chez nous ça, on est pas comme ça nous les vrais québécois, le conditionnement des dernières décennies qui fait que nous avons avalé toutes ces indécences là c’est pas nous, c’est plus nous et ça doit se refléter très fort au prochaine élection en 2018, une participation proche de 100% et une société qui dit, c’est fini le pique-nique, c’est fini de vous servir de nos argents pour autre chose que du service à la population, c’est fini toutes vos magouilles sans impunités, vous allez vous retrouvez en prison comme n’importe quel citoyen ordinaire qui commet des crimes punissables par les lois et c’est fini les gens ou une classe de gens au dessus des lois, tous les gens sont égaux chez nous et sont traité comme tel.

    La guerre nous on l’a jamais voulu et nous n’acceptons plus que les soldats aillent la faire en notre nom. Il n’y a aucune raison valable pour qu’on accepte que nos soldats sortent du pays pour aller tuer des gens parce que nos politiques extérieures ne font pas de sens. Si nos industriels font des affaires peu ou pas recommandables à l’extérieur bien qu’ils en subissent les conséquences et quand on sera finalement chez nous on repensera tout cela l’armé et qu’est-ce qu’on veut que ce soit pour notre protection et pour notre support de paix dans le monde. En attendant vendre des armes et piller les ressources des autres tout en éliminant ceux qui sont dans le chemin, mènent au KO social et peut-être faudrait-il réaliser que le terroriste n’est pas une invention de dieu peut importe le dieu.

    Pis les immigrants qui sont chez nous, on va faire le nécessaire pour que leur intégration se fasse le plus humainement possible et avec tout la dignité que nous avons déjà eu il n’y a pas si longtemps. Notre société à nous a besoin d’un bon coup de varlope, un certain recentrage des valeurs qui ont eu tendances à céder le pas à l’individualiste et le consumérisme depuis quelque décennies. On pourrait peut-être commencer à changer ça avec eux pour se refaire une image un peu plus comme on était il n’y a pas si longtemps. Ça existe encore ça par contre, on le retrouve dans les régions, les campagnes et même certains quartiers de grands centres. Il resterait à l’inclure dans notre projet de société et s’assurer que nos nouveaux arrivants épousent le concept.

    Bon j’en ai assez dit, maintenant faut que la seule formation qui a les structures assez solide pour déloger ces néo-libéraux sans tête ni conscience, ceux-là même qui règnent sans crainte depuis 2003 faut les expulser de là. Il faut que les gens qui ont une conscience réalisent que ça doit arrêté ’’right f...... now’’. C’est pas nous ça, c’est plus nous ça.

    Ça prends notre pays pour montrer qu’au Québec on ne partage absolument pas toutes ces politiques internationales qui ne découragent, ni ne questionnent trop ces horreurs inhumaines. Le monde meurent par les armes, la faim et la soif et ces innocents se réunissent régulièrement pour FAIRE QUOI KALISSE...rien. Bla, bla, bla et après y passent au buffet que le reste de la planète leurs payent en plus de leur gros salaire indécent et leur ’’standing’’ de vie gênant quand la majorité crève autour.

    Ça fait du bien fallait que ça sorte et j’espère que la majorité des québécoises et des québécois en on aussi plein le cul comme moi et pas besoin de l’exprimer aussi violament que je le fais des fois, ça prend juste un ’’X’’ à la bonne place en Octobre 2018. D’ici ce temps là, vous avez le droit de sortir de chez vous quand l’occasion se présente pour exprimer votre désaccord, y mordent pas y font juste japper et ça fait pas mal, gênez-vous surtout pas car on est chez nous au Québec.

  • Marcel Haché, 6 juin 11h02

    Les fédéralistes canadiens ne vont pas du tout mettre en danger, ni de près ni de loin, ce qu’ils appellent l’ « unité du pays ».

    Ce ne sont pas les industries du pétrole et même de l’électricité (Québec a un très vieux contentieux avec l’électricité de Terre-Neuve) qui ont mis ou qui mettront à mal la « Confédération ». C’est l’industrie de la constitution elle-même qui est la plus pernicieuse pour l’unité du Canada et le confort d’Ottawa.

    L’industrie de la constitution est effectivement une « canne de vers ». Si vous cessiez d’extrapoler sur l’implosion du Canada, vous pourriez remarquer la formidable capacité d’Ottawa ( l’état profond) de s’avancer à pas de loup, relancer de faux débats et manipuler l’opinion publique pour arriver à ses fins.

    Le différend qui existe présentement entre les opinions publiques de l’Alberta et de la Colombie Britannique, s’il est un jour poussé à son paroxysme, révèlera fatalement une autre fracture politique canadienne, celle-là bien plus douloureuse et bien plus compliquée pour les fédéralistes, soit celle qui existe depuis très longtemps entre Québec et Terre-Neuve. La toile de fond n’est pas du tout Energie-Est. Ce n’est pas le pipeline ni le pétrole qui passe dedans qui pourrait mettre les institutions en péril. D’ailleurs, ce n’est pas si certain, malgré les sondages des sondeux, que tout l’électorat québécois s’opposerait en bloc au passage d’un pipeline sur le territoire de la province de Québec. On jase.

    La toile de fond, très réelle et très loin derrière tous les sparages dont Ottawa et ses valets québécois sont capables, c’est l’électricité de Churchill. C’est ce contentieux-là qui est le plus explosif pour la confédération et bien plus encore, hélas, mille fois hélas pour Nous.

    Entre l’Alberta et la Colombie, il y a des intérêts qui divergent et des sensibilités différentes à propos de l’environnement. Mais il n’y a pas là ni nationalisme ni souverainisme sur les territoires qui pourraient faire tout basculer et tout imploser. Les fédéralistes du R.O.C. vont tout naturellement pouvoir s’arranger (assez facilement) de ce différend selon leur génie propre, qui est de ne jamais trop compter ni sur la constitution ni sur la répartition de « compétences » fédérales-provinciales, mais bel et bien sur l’intérêt supérieur de « la nation et des administrés », ce qui s’est appelé il y a très longtemps le « fédéralisme coopératif » (qui n’avait rien à voir avec ce qui s’est appelé plus tard le « fédéralisme rentable »)

    Ce n’est pas la situation qui prévaut au Québec. La belle province n’est pas partie prenante à la constitution de 1982, comme le sont l’Alberta et la Colombie Britannique. Mais il existe un différend politique (pas seulement juridique) autrement plus vieux et plus compliqué entre Québec et Terre-Neuve. Et il se trouve, en effet—misère que le hasard fait bien s’aligner les planètes— que le gouvernement de la province de Québec se trouve soudainement de l’appétit pour la constitution. La gang à Couillard ! C’est ti-pas-beau ça, provenant de cette gang de vous savez quoi ? Quel hasard n’est-ce pas ? Mais est-ce un si grand hasard « maintenant » ? Comme « naguère » ce Non qui voulait dire Oui à autre chose…¹

    Ti-Jean Chrétien, qui semblait en savoir long sur la nervosité, lorsqu’il Nous assommait avec sa théorie selon laquelle il n’y avait rien de plus nerveux qu’un million de dollars, il mesurait très bien aussi que le souverainisme était bien plus explosif que le pétrole, et le nationalisme bien plus électrique que l’électricité…

    Où voyez-vous maintenant des fuites nerveuses de capitaux en Alberta et en Colombie Britannique, comme il y en eut au Québec avant le référendum de 1980 ?

    ¹ Je sais qu’il n’y a pas beaucoup de péquistes pour croire que le référendum tenu en 1980 était partie prenante de la stratégie fédérale souhaitant le « rapatriement » de la constitution, et l’imposition ensuite de tout le bataclan de la constitution de 1982.

  • Mireille Deschênes, 6 juin 10h13

    Bonjour M. Pomerleau,

    Quel plaisir de lire ce texte !

    Ce sera la fête pour nous !

    L’élection 2018 nous réserve peut-être des surprises !

    Mon espoir est que tout se démanche !

    Merci pour cette mise au point ! Très intéressant !

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  • 16/07 Gilles Harvey: 5$

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Merci beaucoup!

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