«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

« En flirtant avec les illuminés de Québec solidaire pendant des années, le PQ s’est brûlé »

Le pari vert de M. Lisée

En flirtant avec les illuminés de Québec solidaire pendant des années, le PQ s’est brûlé.

Pire, il a montré toute l’étendue de sa naïveté, une faute grave en politique.

Il a aussi ignoré une règle de base de la politique : ne pas semer le doute chez vos partisans les plus fidèles.

S’assumer

Le noyau péquiste le plus solide, qui a cependant rétréci, ce sont les francophones de l’extérieur de l’île de Montréal.

Ce sont des nationalistes francophones modérés qui n’ont guère de sympathie pour les lubies anticapitalistes et les sermons sur le racisme d’un parti extrémiste qui pense que tout le Québec ressemble à ce que l’on trouve dans un rayon de 3 kilomètres autour de l’UQAM.

Dans la banlieue où j’habite, une agglomération de petits bourgeois constipés du point de vue de l’avant-garde éclairée de QS, les gens qui m’arrêtaient pour jaser se demandaient à quel drôle de jeu jouait le PQ.

Il faut maintenant à ce dernier un nouveau plan de match. Ce sera le virage vert.

Il y avait une autre option : renouer avec sa raison d’être et se faire le champion d’un patriotisme québécois qui refuse d’être une minorité ethnique parmi d’autres dans le grand ragoût canadien.

Le PQ laissera-t-il ce champ à la CAQ ?

Évidemment, dans les milieux branchés où les souliers doivent absolument être vernis, dans les cénacles qui pontifient sur le « progressisme », on aurait accusé un PQ résolument nationaliste de fermeture et d’antimodernisme.

Mais est-ce que les problèmes du PQ ne sont pas en partie liés à ses efforts désespérés pour faire plaisir à des gens qui lui feront toujours dans les mains ?

On veut maintenant recruter des candidats issus de la « diversité ».

C’est dur d’être contre, mais j’entendais cela il y a 25 ans.

Dans le passé, le PQ a souvent présenté des candidats italiens, grecs, haïtiens, maghrébins, en pensant que les gens de ces communautés voteraient pour un des leurs.

Rien n’y fit.

Priorité ?

Quant au pari vert de M. Lisée, seul l’avenir dira s’il est le bon. Mais il soulève plusieurs questions.

Aux prochaines élections, tous les partis se diront environnementalistes. Est-ce que le PQ se démarquera assez sur ces questions pour que cela lui amène des votes ?

Ce virage vert, visiblement conçu pour séduire les jeunes, sera-t-il suffisant pour contrer la jeunesse de Nadeau-Dubois et la perception que le PQ serait désormais un « vieux » parti ?

Je ne crois pas habiter hors du Québec réel. Or, les gens que je croise me parlent de rendez-vous médicaux, de l’école de leurs enfants, de l’état de nos routes, de l’immigration, etc.

Le souci de l’environnement est certes louable, mais est-ce à cela que la plupart des gens pensent prioritairement quand ils entrent dans l’isoloir pour voter ?

En faisant ce pari, le PQ jouera gros, très gros.


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