«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La beauté de la chose, avec un homme comme Pierre Karl Péladeau, c’est qu’il n’est prisonnier d’aucun à priori ni d’aucun schéma

Deux destins fabuleux en quête d’aboutissement

Le moment de vérité de Pierre Karl Péladeau

La prochaine campagne référendaire est déjà commencée

Editorial de Vigile
mercredi 20 mai 2015
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C’est fait ! Contre, et en dépit de, toutes les oppositions, Pierre Karl Péladeau est devenu, dès le premier tour de scrutin, le chef du Parti Québécois avec une avance très confortable, comme la chose était prévisible à l’annonce de sa nomination à la présidence du conseil d’administration d’Hydro-Québec en avril 2013 par Pauline Marois .

Il faut en effet comprendre qu’on ne quitte pas la direction d’un groupe comme Québecor sans un plan de match très précis, et que l’on ne se résigne pas à demeurer dans les limbes très longtemps, fussent-elles politiques, quand on est de la trempe de Pierre Karl Péladeau. Il était donc évident dès cette annonce que son passage à la présidence du CA d’Hydro-Québec signifiait un tournant majeur pour le Québec, comme je l’avais signalé à l’époque.

Son ambition ultime était tout aussi évidente, comme je m’étais hasardé à l’anticiper quelques jours plus tard en conclusion d’une réplique à Pierre Dubuc de l’Aut’Journal qui me reprochait à tort d’être l’agent officieux de Pierre Karl Péladeau :

Il y eut un temps pour les René Lévesque de ce monde. Peut-être sommes nous au temps des Pierre-Karl Péladeau ? Et s’il fallait en bout de ligne que ce soit lui qui mène le Québec à l’indépendance, à cheval donné je ne regarderais pas la bride, pourvu que ce soit dans l’intérêt collectif et avec le souci du bien commun.

Quelques mois plus tard, le Québec se retrouve en pleine campagne électorale et Pierre Karl Péladeau annonce sa candidature pour le PQ dans Saint-Jérôme. Vu sa notoriété et son image positive, sa victoire est acquise en partant. Effectivement, il l’emporte, mais le PQ est défait. Il n’aura donc pas l’occasion de se familiariser avec l’exercice du pouvoir en passant par le Conseil des ministres.

Tout autre que lui se serait retrouvé simple député de l’opposition. Mais en fait, la défaite de Pauline Marois le sert. Terrassé en juin dernier par un accident grave qui l’envoie à l’hôpital avec de multiples fractures, il se rétablit à une vitesse stupéfiante qu’il doit autant à son excellente condition physique qu’à une détermination d’acier.

En septembre dernier, un sondage Léger Marketing commandé par Le Devoir le place largement en avance sur tous les candidats potentiels à la chefferie du PQ. Comme je l’écris alors :

La campagne à la chefferie du PQ est terminée avant même d’avoir commencé, tant l’avance qu’il détient sur tous les autres candidats, déclarés ou connus, est insurmontable. Face à lui, aucun d’entre eux n’est capable de se démarquer. [...]

La séquence des événements à suivre était déjà si prévisible que je rajoutais :

[...] Aucun des aspirants à la chefferie du PQ n’a, plus que Pierre Karl Péladeau, la capacité de transformer le projet de souveraineté du PQ. Sa seule présence est transformationnelle, sans même qu’il n’ait à prononcer un seul mot ! Il est tout ce que le PQ n’a jamais été, à commencer par la réussite.

Et c’est cette réussite qui rassure les Québécois. D’instinct, ils ont compris que l’indépendance ne pouvait pas être confiée à des amateurs, des fantaisistes, des illusionnistes, des carriéristes ou des chauffards. À la tête d’une grande entreprise, Pierre Karl Péladeau a eu à prendre des risques, mais il les a bien choisis, et il a livré les résultats. Qui peut en dire autant ?

Bien entendu, les milieux de gauche lui font grise mine et tentent de saboter ses chances de prendre la direction du PQ, comme en témoignent certains articles parus ces derniers jours dans La Presse ou Le Devoir, et dans lesquels on reconnaît facilement leur main. Ils jouent un jeu extrêmement dangereux, non pas tant pour eux-mêmes que pour l’option dont ils se prétendent les plus ardents défenseurs.

Ils font le jeu des fédéralistes, ravis de pouvoir compter sur leur aide sans avoir à en payer le prix. Diviser et régner, disaient déjà les Romains. Et nous leur livrons nos divisions sur un plateau d’argent ! Viendra bien un jour où il faudra se demander s’ils y tiennent vraiment tant que ça, à l’indépendance !

Ce scénario était si prévisible que je ne revendique aucun mérite pour l’avoir si correctement anticipé.

Aujourd’hui s’ouvre un nouveau chapitre pour Pierre Karl Péladeau. En treize mois seulement, il est parvenu à se faire élire député et chef du parti sous la bannière duquel il s’est présenté, un exploit pour lequel il n’existe sûrement pas beaucoup de précédents, au Québec ou ailleurs. Qui plus est, le voilà chef de l’Opposition officielle. Un vrai scénario de cinéma ! Un peu plus, on se demanderait si ce n’en est pas. Il ne lui reste plus maintenant qu’à convaincre les Québécois de voter pour lui et le PQ aux prochaines élections générales.

Vous aurez remarqué que je n’ai pas fixé de terme, convaincu de la possibilité que l’échéance soit devancée pour des motifs extraordinaires, propres à la situation politique particulière du Québec, ou alors attribuables à un bouleversement qui aurait des répercussions dans le monde entier, et donc nécessairement au Québec.

Habitué au rythme trépidant du monde des affaires où un dirigeant est jugé autant sur sa capacité que sa vitesse à livrer des résultats, Pierre Karl Péladeau ne devrait pas avoir de difficulté à saisir la balle au bond. Il n’en reste pas moins que la barre est très haute. Le voici confronté à son moment de vérité, celui où son propre destin se fusionne avec celui du Québec. Deux destins fabuleux en quête d’aboutissement !

S’il est certainement convaincu dans son for intérieur qu’il n’a jamais eu d’autre destin que celui-là, il lui reste à convaincre les Québécois qu’il est à la hauteur des espoirs qu’ils entretiennent pour leur avenir, tant personnel que collectif.

Les Québécois n’ont jamais eu de premier ministre dont le destin personnel ait été si étroitement, si « fusionnellement » lié au leur, que ne l’est le sien. Cette fusion, ils la sentent instinctivement, et, tout aussi instinctivement, ils sont portés à lui faire confiance.

C’est justement ce qui fait si peur aux fédéralistes, et voilà pourquoi ils sont désespérément à la recherche du défaut de sa cuirasse. Ils vont s’obstiner à le chercher au niveau des leurs ou de ceux que leurs sondages disent compter pour les électeurs. Mais, à cause de qui ils sont et de ce qu’ils sont, de ce qu’ils savent et ne savent pas de l’électorat québécois, ils seront incapables de le découvrir en temps utile pour eux, quand bien même ils l’auraient sous leur nez.

Ce n’est pas un hasard si le mot « teflon » est employé en politique. Il sert à caractériser un politicien sur qui la critique semble glisser sans jamais l’atteindre, ni surtout laisser de traces. C’est le cas de Pierre Karl Péladeau. Les six derniers mois de campagne à la chefferie et de critiques dans les médias qui lui sont hostiles à cause de son option en sont la meilleure illustration.

Que ce « teflon » soit réel ou qu’il soit invoqué pour justifier l’incapacité des adversaires du « teflonné » à le percer importe peu. Quand ils élucideront le mystère, l’issue du match sera déjà scellée.

Les fédéralistes s’inquiètent également de la démarche proposée par Pierre Karl Péladeau pour conduire les Québécois à l’indépendance. Là où ils misaient sur une reprise du scénario de 1995, voilà que PKP change la donne. Le référendum n’est plus l’amorce du processus, il en est la conclusion, et les études préparatoires seront réalisées par un institut indépendant financé non plus par la collectivité, mais par des dons privés.

Autant dire que la prochaine campagne référendaire est déjà commencée. Cette fois-ci, les Libéraux sont au gouvernement, et le PQ est dans l’opposition. Du coup, voilà les Libéraux privés de toute prise sur le processus. Pierre Karl Péladeau peut faire ce qu’il veut, comme il le veut, quand il le veut, sans avoir de comptes à leur rendre comme cela avait été le cas en 1980 et 1995. C’est ce qui s’appelle mettre toutes les chances de son côté.

Les fédéralistes peuvent bien être inquiets. Leur marge de manoeuvre est réduite et ce sont eux qui ont des comptes à rendre, non seulement pour ce qu’ils font maintenant, mais pour tout ce qu’ils ont fait dans le passé, comme viendront nous le rappeler opportunément de temps à autre des événements comme les suites de la Commission Charbonneau et le dépôt de son rapport, ou encore une nouvelle péripétie judiciaire dans l’une ou l’autre des nombreuses enquêtes de l’UPAC.

La beauté de la chose, avec un homme comme Pierre Karl Péladeau, c’est qu’il n’est prisonnier d’aucun à priori ni d’aucun schéma. Le cap bien fixé sur l’indépendance, il cherchera à y parvenir au plus vite et au meilleur coût. C’est ainsi qu’on génère des bénéfices en affaires, et dans ce cas-ci, ce seront le Québec et les Québécois qui les encaisseront.

Le temps presse et il le sait. Le sentiment d’urgence qui l’anime entraînera à coup sûr la jeunesse dans sa foulée, comme le dernier coup de sonde de Léger Marketing le laisse présager. Rien n’est plus contagieux que le dynamisme de celui qui sait où il s’en va et qui y marche d’un pas résolu.

Dans le Le Cid (acte IV, scène 3) Corneille place les mots suivants dans la bouche de son héros :

Sous moi donc cette troupe s’avance,
Et porte sur le front une mâle assurance.
Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
Les plus épouvantés reprenaient leur courage ! ...

Haut les coeurs !

Commentaires

  • 4 juin 2015 09h03

    "Si P.K.P. veut être plus que le chef du P.Q… c’est son propre parti qu’il devra relancer. Au-delà de son propre parti, c’est tout le mouvement indépendantiste qui devra être redressé. Grosse job ? Pas nécessaire d’espérer pour entreprendre…"


    Marcel Haché

  • Elie Presseault, 2 juin 2015 14h21

    Tout d’abord, j’apprécie le présent échange de vues. Il va de soi que les aspirations du Québec demandent à se faire valoir. Cela est d’autant plus vrai depuis que Jacques Parizeau vient de décéder. C’est drôle de voir le gratin politique fédéraliste accourir à cette valse d’hommages. Cela fait partie du jeu.

    @ssauvé,

    Il ne faut jamais présumer de la volonté des gens, il faut en prendre acte. Je consens à dire que la politique est un univers dont la langue de bois destinée au clientélisme électoral fait beaucoup plus de tort que de bien. Nous avons collectivement besoin d’un retour à ce qui fait la force des mouvements populaires dans la franchise et la dignité d’un peuple qui se tient debout. Encore une fois, nous gagnons à nous inspirer en partie de ce qui a fait la force de Jacques Parizeau dans son parcours de fonctionnaire, militant et dirigeant pour l’indépendance nationale.

    @ Pierre-Yves Dubreuil,

    Fondamentalement, je pense que la nature des deux partis politiques que sont le Parti Québécois et Québec solidaire est tout à fait différente. Au moment de la fondation de ce qui est plus tard devenu Québec solidaire, les forces vives du parti n’aspiraient pas à prendre le pouvoir. Il n’est pas dit que ce sera la même chose dans le cadre d’un Québec souverain et nous nous reverrons encore une fois à ce moment-là. La quête du pouvoir peut avoir des vertus confondantes par rapport à la quête de l’indépendance nationale québécoise. À ce trait, un parti d’opposition comme Québec solidaire peut défendre une perspective qui n’échoit pas à un parti au pouvoir. Je suis tout à fait conscient qu’on ne fait pas la politique uniquement avec des bonnes intentions, mais tout comme Parizeau le soutenait, il est possible de mâcher de la gomme en marchant. Je ne vois pas pourquoi l’intérêt de la collectivité pourrait être défendu pendant que nous poursuivons la quête vers l’indépendance nationale. Michel Chartrand ne serait pas en désaccord avec ce que je viens d’avancer, j’imagine.

    @ Marcel Haché,

    Vous avez bien compris les défis politiques dans la présente conjoncture. Le référendum d’initiative populaire Boisclair-Cloutier et le blablatage politique desservent la cause à mon sens. J’aimerais bien savoir ce que vous entendez quand vous parlez de maîtres-chanteurs, même à gauche... Si vous parlez du NPD, il y a en effet une grosse commande. L’enjeu de la question israélienne-palestinienne me semble être une pierre d’achoppement, entre autres enjeux.

  • Marcel Haché, 2 juin 2015 06h43

    La pire chose que pourrait faire P.K.P. ce serait de promettre ou admettre ou reconnaître ou laisser entendre, vous savez, toute cette vieille manière politicienne de dire les choses pour ne rien dire finalement, tout ce vieux bla-bla péquiste de diva à propos d’un possible référendum sur pétition, à tenir si nécessaire mais pas nécessairement, tout ce pathétique bla-bla serait promptement et radicalement sanctionné à bon droit par l’électorat. Si, par inclinaison personnelle ou mauvais conseils, P.K.P. engageait le P.Q. dans cette maudite voie sans issue, il est certain qu’il y aurait aucun-aucun-aucun référendum, parce que le P.Q. ne recevrait plus jamais, jamais-jamais, plus jamais aucun mandat.

    Le P.Q. ne peut même plus compter sur la règle de l’alternance ! Wake up !

    Mais de loin la « plus pire des choses » qu’il pourrait faire, P.K.P., ce serait bien encore de faire des rond-de-jambe à Françoise David et Amir Khadir : là, là… c’est l’Indépendance qui pourrait être enterrée. Concernant Q.S., le réalisme politique ne consiste pas à céder aux maîtres-chanteurs, fussent-ils de gauche. À ce que je sache, P.K.P. n’est pas venu en politique pour se faire cracher dans la bouche par de supposés membres de sa famille politique.

    Si P.K.P. veut être plus que le chef du P.Q… c’est son propre parti qu’il devra relancer. Au-delà de son propre parti, c’est tout le mouvement indépendantiste qui devra être redressé. Grosse job ? Pas nécessaire d’espérer pour entreprendre…

  • pierre-yves dubreuil, 1er juin 2015 23h39

    En ce qui me concerne, QS est un parti qui a de la difficulté a comprendre les enjeux mondiaux, d’où leur hésitation a se déclarer québécois avant humaniste. Dans la réalité, personne n’est contre l’idée de donner plus aux démunis, mais ce contre quoi j’en ai est l’idée qu’ils puissent prendre le pouvoir un jour. Un parti aussi à gauche ne peut marcher que dans un monde idéal où tout les gens ont les mêmes besoins, par exemple, ce qui est loin d’être le cas. Ce manque de pragmatisme rejoint étrangement le PLQ dans mon esprit. Mon petit doigt me dit que QS fera tout pour nuire au PQ, qui est plus au centre et représente plus la vison de l’ensemble de la population, et risque de vouloir la lune si jamais leur appuis en venait a faire ou défaire le pays. Les fédéralistes le savent très bien cela.

    De plus, dans une situation ou beaucoup de manoeuvrabilité est requise pour performer,situation ou bien des pouvoirs au travers de la planète se retrouveront un jour où l’autre avec les difficultés qui s,en viennent, mieux vaut avoir le moins de mains possibles sur le volant a la fois, si je peux dire, et pas n’importe quelle mains.

    ...mon opinion.

  • ssauve, 1er juin 2015 15h36

    Merci Elie Presseault pour vos réponses. Elles sont généreuses et franches.

    C’est de bon augure pour la suite des choses, si et seulement si vos collègues de QS présentent autant d’ouverture au dialogue que vous. Ça ne semble pas être le cas avec Khadir et David. Dommage, on aurait pu aller loin avec eux.

    Reste pour vous d’influencer les partisans de QS, faute de quoi, les libéraux gagneront le reste du Québec et le rouge sera partout. Comme en enfer dirait certains.

    Quant au reste, PKP parviendra à aller chercher une majorité s’il convainc en effet la génération des 20-40... et il a tout pour y parvenir. Il ne lui manque que proposer des projets rassembleurs et structurants. Les partisans de ON et QS de bonne volonté se joindront à lui, s’ils croient aux projets qu’il propose.

  • Elie Presseault, 1er juin 2015 12h23

    @ Richard Le Hir,

    Je me rangerai dans une coalition inter-partisane et un front pour l’indépendance nationale. Les mouvements des dernières années ont montré la force des mouvements sociaux et de la société civile. Les seuls partis politiques ne peuvent pas arrimer des mouvements d’une telle ampleur. Je vous saurai gré d’apporter votre expérience d’éminence grise. Je consens à dire qu’il y a une sagesse à mettre en commun. Nous provenons de divers horizons et il est important d’apporter une sensibilité plurielle à ce qui fait lever des mouvements qui reposent sur un engagement sincère et authentique.

  • Richard Le Hir, 1er juin 2015 10h33

    @ Élie Presseault

    L’indépendance n’est pas possible dans la division du vote indépendantiste. Il n’y a donc pas place sur l’échiquier électoral québécois pour d’autre parti que celui qui rejoint déjà le plus grand nombre d’électeurs, soit le PQ.

    Vu ma propre expérience au PQ, vous comprendrez que j’aurais de bonnes raisons de préférer qu’il en soit autrement. Mais la réalité est la réalité, et son poids est aussi déterminant qu’inexorable.

    Notre choix est simple, ou bien nous appuyons le PQ et PKP pour faire l’indépendance, ou bien l’indépendance ne se fait pas.

    Le reste est à ranger dans la catégorie des états d’âme et de la littérature, ou de la mauvaise foi.

  • Elie Presseault, 31 mai 2015 23h19

    Tout d’abord, merci d’avoir daigné me répondre, Peter Benoit.

    Première des choses, je suis sensible aux tendances de fond qui émergent de ce que je perçois comme étant des forces mouvantes. Comme nous le savons, il y a encore des choses qui se passent à Montréal lorsqu’il y a des révolutions qui s’annoncent.

    Au niveau national, le Québec compte sur un bon fond conservateur. Il l’est même à Montréal d’une certaine façon étant donné sa carte électorale particulière et les nombreux enjeux démographiques et collectifs qui y sont perçus avec plus d’acuité.

    Actuellement, Québec solidaire a trois députés. Ce sont trois députés qui ont soutiré des sièges au PQ. Dans deux autres circonscriptions à tout le moins, les Andrés Fontecilla et Alexandre Leduc ont des options sur la victoire lors du prochain scrutin. Il s’agit de circonscriptions qui ont déjà compté sur des députés du PQ, dont Laurier-Dorion qui a compté sur le concours d’Elsie Lefebvre à la faveur d’une élection partielle. Il nous faut bien admettre que nous voyons ici un des effets malheureux de ne pas vouloir compter sur un pacte électoral pour se partager les circonscriptions indépendantistes-souverainistes.

    De façon pragmatique et clairvoyante sur l’importance du vote péquiste en régions tout comme le vote solidaire compte sur un contingent important en région montréalaise, j’admets qu’il y a nécessité de faire quelque chose. Il y a des réalités pratiques et d’ordre politique qui démontrent la nécessité d’un pacte électoral à venir.

    Je sais bien que ce n’est pas un sujet populaire au sein de la diaspora indépendantiste. Il faudra quand même défendre la pertinence de tenir compte de la présence de Québec solidaire dans l’échiquier québécois. Si Mario Dumont et Jean-Martin Aussant ont tenté la fondation de nouveaux partis avec des résultats différents, je crois qu’il y a une place pour un nouveau consensus québécois.

    Nous nous entendons sur le fait que l’indépendance du Québec est le principal objectif. Entendons-nous sur les moyens pour y arriver. Et de grâce, épargnez-moi ce sempiternel appel à rejoindre le PQ « crois ou meurs ». Il est important de laisser la liberté aux indépendantistes québécois la manière dont ils détermineront la mesure de leurs engagements et les diverses possibilités d’entreprendre des luttes dans des moyens convergents. Actuellement, il n’y a pas un seul parti qui détient le monopole de ce que ce soit, encore moins de la vérité. Là où il y a des partis, entre forcément une part de subjectivité qui teinte les rapports des militants des partis en question. Apprenons à nous percevoir avec nos sensibilités qui nous distinguent et voyons où nous pouvons faire converger des lignes de compromis pour arriver à cette nécessité formelle de faire l’indépendance du Québec.

  • Peter Benoit, 29 mai 2015 16h23

    @ Élie Presseault

    Une fois l’indépendance réalisée, il y aura un PQ "PQ", un PQ libéral, un PQ conservateur et un PQ solidaire, etc... Maintenant, si vous êtes sérieux, c’est le temps de rejoindre le PQ et de faire l’indépendance une fois pour toute.

    @ Marcel Haché

    La génération 25-40, que ma fille aînée vient justement de joindre, est très réceptive au discours de PKP qui est en train de faire un véritable ravage et un revirement majeur. Le discours d’entrepreneurship et de richesse de PKP rejoint parfaitement cette génération. Je vous prédis une remontée soutenue et marquée du PQ dans les intentions de vote de cette génération.

    L’appui à la CAQ s’effrite et ne compte essentiellement que sur le groupe 35 à 49 ans. Cet appui est très fragile et constituera la seconde cible de PKP. Au rythme où vont les choses avec les propos de Legault, la descente aux enfers de la CAQ est belle et bien amorcée. Je ne suis même pas certain que la CAQ va encore exister en 2018.

  • Elie Presseault, 28 mai 2015 22h09

    @ Richard Boutin,

    Disons que PKP ne l’a pas inventé. Il l’a seulement commercialisé et « brandé » dans son image de marque Videotron. Je ne m’engagerai pas trop dans ce débat-là, puisque je ne connais pas l’ensemble des réalisations multi-médiatiques.

    PKP est là qu’on le veuille ou pas. Il est un interlocuteur dans la « game » présente. Je diffère en cela dans mon discours des porte-paroles actuels de QS même si c’est de bonne guerre.

    @ Émilie B.

    Me taxer d’être libéral… je le prends comme une déclaration de bonne guerre étant donné que je suis QS. Je dis tout simplement à la fin de mon intervention qu’on soit indépendantiste, soit du PQ, de QS ou encore d’ON, la commission esquissée par les libéraux sera truffée de dés pipés. Il faut voir le tout comme une manière de nous hisser au-delà de nos différends et à travers l’adversité contenue.

    @ Marcel Haché,

    Vous avez bien cerné l’enjeu. La génération des 25-40 ans sera appelée à s’illustrer. Je dirais même de ne pas être regardant chez les 18-24 ans, tous les appuis sont nécessaires pourvu que ces appuis soient solides et bien ancrés. Il y a un travail de mobilisation de longue haleine à faire.

    @ Fernand Lachaîne,

    En matière de tergiverser, nous n’avons nécessairement pas fini d’épiloguer avec l’historique des politicien-ne-s qui ont tergiversé. Le peuple québécois est encore à un stade de maturation collective. Il nous faut gré de savoir suivre les hésitations de la population et trouver les réponses au fur et à mesure du parcours de la nation québécoise.

    Québec solidaire a maturé fin 1990, début 2000… le parti est déjà une réalisation antérieure à ce qui se dessine actuellement. Les programmes et les tactiques militantes font partie de la vie des partis, que ce soit au PQ ou ailleurs. La coalition du grand soir ne sera plus. Cette coalition ne peut être vue comme la seule réal-isation du PQ. Parlons plutôt de pacte électoral et d’alliances stratégiques. Le Québec a maturé au point de se disséminer en plusieurs partis aux identités distinctes. Ça fait la particularité du paysage politique post-référendaire de 1995.

    Actuellement, les sondages favorisent ou plutôt moussent l’alternative du NPD au fédéral. Après l’hécatombe du Bloc québécois en 2011, la nature a toujours aussi horreur du vide. Les fédéralistes tentent du mieux qu’ils peuvent de meubler les silences et de tourner les coins ronds. Remarquez que la préservation des services publics sera un enjeu électoral aux prochaines élections.

  • Fernand Lachaine, 28 mai 2015 07h38

    Note @ Élie Presseault,

    Vous savez quand des gens tergiversent sur un projet quel qu’il soit, ça veut tout simplement dire qu’ils sont en désaccord avec le projet.

    S’il fallait que le PQ se rende aux demandes de QS : le projet de l’indépendance du Québec vient de mourir.

    Je n’ai pas le talent d’écrivain donc je m’en tiens à l’essentiel. L’indépendance du Québec se fera. Elle se fera avec les Québécois qui VEULENT se libérer du carcan fédéraliste canadian.

    Pour ceux et celles qui veulent continuer à faire de la dance à claquettes et marmonner ( song and dance) sur un projet aussi puissant que celui du PQ devront logiquement regarder ailleurs comme QS, la CAQ et le PLQ.

    Cependant aux membres de ces trois partis qui voient l’indépendance du Québec comme un projet collectif des plus emballants pour nous "décageàhomardisés" du Canada, je les invitent très sérieusement à nous joindre au PQ.

    L’invitation est sincère pour faire un PAYS.

  • Marcel Haché, 28 mai 2015 06h59

    C’est la génération des 25-40 ans parmi Nous qui va faire ou défaire l’Indépendance.

    C’est cette génération, qui parle peu mais qui observe beaucoup présentement, c’est seulement cette génération-là, et uniquement elle, qui peut tout reprendre du grand été « érable » et lui donner son sens ainsi que le leadership nécessaire.

    Si cette génération si déterminante bouge éventuellement- rien n’est encore assuré- c’est qu’elle aura suffisamment observé P.K.P. et lui seul. C’est lui seul, en effet, qui peut faire bouger l’aiguille dans le bon sens… Comme lui, cette génération respire la confiance, et n’est pas du tout impressionnée par tout ce qui Nous vient du P.L.Q non plus que du West Island.

    À ce jour, l’Indépendance garde toutes ses chances. Et Nous itou…

  • Émilie B., 27 mai 2015 23h29

    M. Presseault, je ne comprends pas très bien ce à quoi vous voulez en venir. Ce que je comprends c’est que vous approuvez les libéraux et que la question éthique vous dérange. M. Péladeau est honnête et il a fait plus qu’il fallait en faire jusqu’à maintenant sur cette question.

    Faudrait en revenir quand même. Je trouve ça assez étonnant, on a affaire à un homme prudent, ouvert et honnête et on le traite comme un bandit. Faudrait pas essayer de le rabaisser pour être égale à ceux en face de lui, le PLQ, pour que tout le monde soit content ! Moi je veux M. Péladeau dans son intégralité, avec ses actions en fiducie, avec son entreprise, comme héritier et comme premier ministre.

    Eille on veut l’effacer pour le rendre semblable aux autres...là je trouve qu’il y a des limites à ne pas dépasser. Il y a sans doute dans toute cette histoire de la jalousie, de l’envie et beaucoup de malhonnêteté et ça sa commence à me faire suer.

  • richard Boutin, 27 mai 2015 17h19

    Je me permettrais ici de vous relater un evennement authentique et historique qui etait prophetique.
    on est a un diner conference de la chambre de commeerce de Montreal

    invite conferencier Pierre Peladeau
    surprise, accompagne a la tribune par son fils inconnu ou presque a l epoque Pierre Karl

    Pierre Peladeau s exprime de sa vision de faire de Quebecor un dominant dans le monde des journeaux papiers

    Le PK prends la parole et le contredit du tout au tout en affirmant que l avenir est dans le multimedia sur plusieurs plateforme sous l oeuil COURROUCE de son pere

    courage determination l a mene a son but
    c est pourquoi il fait si peur
    l histoire est derriere ou devant lui ?

  • Elie Presseault, 27 mai 2015 02h15

    @ Peter Benoit,

    Première des choses, je ne vois aucune contradiction avec le fait de dénoncer un establishment canadian. Il y a un prolétariat et ce prolétariat-là perdure au-delà des frontières. Il y a des expériences communes. Concernant le nationalisme, je préfère l’expression du patriotisme bien que le sentiment national soit une réalité avec lequel nous devons composer. Il y a des différences nationales avec les prolétaires canadiens, mais les différences peuvent nous renforcir et nous rassembler à l’occasion à condition d’y mettre du nôtre.

    Suivant le principe de Peter, il y a un équilibrage des forces en présence qui doit se faire. Sur le plan des engagements, Québec solidaire doit se déclarer indépendantiste au même titre qu’il continuera à cautionner un projet de société tendant vers la préservation d’un panier de services publics pour contrer le mouvement d’austérité. Le Parti Québécois devra continuer de même, réaliser l’indépendance selon les plans dressés de la coalition envisagée et tendre dans le sens d’une cohésion des divers mouvements indépendantistes.

    @ Émilie B.

    Péladeau fils est maintenant le chef du PQ. Il est désormais vu comme le chef de file des espoirs indépendantistes. Indépendamment de cette réalité, nous devrons nécessairement traiter avec lui. Il faudra tenir compte des diverses voix. Le paysage de l’indépendance s’est enrichi d’une complexité pour le moins étonnante dans les dernières années. Mettons ceci sur le compte du principe des nouveaux mouvements sociaux, même si les partis politiques n’agissent pas nécessairement à l’intérieur de la dynamique des mouvements sociaux. Il est important de tenir compte de ce qui se dessine au sein de la société civile et au sein des mouvements divers pour ressentir le pouls de ce qui fera nécessairement contrepoids aux establishments.

    Bien évidemment, la question de la gang à Desmarais se pose. Disons qu’avec l’empire de Québecor qui entre dans la game politique à haut niveau, il faudra bien sûr tenir compte des divers joueurs en présence. La question éthique se pose pour quiconque veut servir le bien public. À mon sens, la commission qui vient sera truffée de dés pipés, mais nous n’en aurons que cure à condition de faire abstraction de nos affiliations partisanes pour le bien de l’indépendance nationale.

  • Elie Presseault, 27 mai 2015 01h48

    @Fernand Lachaîne,

    A priori, j’ai lu votre réplique concernant mon dernier paragraphe en réponse à Gaston Carmichael.

    Historiquement, j’ai appuyé le PQ, exprimé des réticences envers QS, débarqué du PQ quand Curzi, Aussant et Parizeau-Lapointe ont tranché en faveur d’Option Nationale, et j’ai tiqué quand Jean-Martin Aussant a tiré sa révérence. J’avais toujours des convictions solidement ancrées à gauche indépendamment de mon affiliation partisane. Je défendais également le principe du rassemblement des différents regroupements en faveur de l’indépendance nationale dans les organismes sans but lucratif et la société civile.

    Spontanément, j’ai acheté le livre-manifeste du SPQ-Libre quand c’était le temps. J’étais alors au PQ. Je ressentais profondément une contradiction avec le bien fondé de leur démarche, mais ai tiqué quand Boisclair a mis fin à l’aventure du club politique dans les instances du PQ. J’ai bien vu que le regroupement n’avait pas des assises solides une fois que Landry fut parti.

    Avec le temps, j’ai adhéré au principe de l’importance des mouvements sociaux et recouvert une vocation de défenseur des droits. Cette partie de l’équation est importante à la bonne concorde des regroupements indépendantistes. On ne peut dire qu’on fait uniquement l’indépendance et faire l’économie d’un projet de société reposant sur un principe de constitution. Les orientations de gauche et de droite demeurent, et en faire abstraction relèverait d’un aveuglement stratégique.

    Il y a peu de temps, j’ai pris une carte de membre de Québec solidaire. Je ne pense pas que les anathèmes et les excommunications soient de circonstance. Il faut respecter le cheminement de chacun-e et j’estime important de suivre ce qui fait le principe des grands mouvements révolutionnaires de société, c’est-à-dire d’épauler les efforts des mouvements sociaux.

    Traditionnellement, nous avons toujours estimé que les partis politiques devaient rester indépendants des mouvements sociaux eu égard à cette notion de monopole de la contrainte physique légitime pour ne citer que l’exemple le plus criant. L’exercice du pouvoir ne devrait pas être le seul déterminant dans le calcul politique. Dans cette perspective, des partis comme Québec solidaire et Option Nationale peuvent comme petits partis donner un levain et une voix politique à ces mouvements. Coutumièrement, la gauche a toujours été plus proche des mouvements sociaux même si la gauche a souvent fini par se confondre avec les partis de droite, si nous nous référons aux démocraties occidentales et à tradition social-démocrate. Ce fut notamment le cas du PQ suite à son passage au pouvoir. Il faut bien sûr distinguer la base militante et l’oligarchie d’un parti.

    Je n’ai pas non plus d’a priori et de schèmes qui réduiraient quelque perspective politique en devenir. Je comprends qu’historiquement, les mouvements indépendantistes ont toujours été réticents à tenir compte d’un changement dans la conjoncture. Je constate moi-même que Québec solidaire fait face à un changement dans la conjoncture tout comme le Parti Québécois devra nécessairement l’assumer. Stratégiquement, il y aura des choix à faire. En outre, concernant la question du syndicalisme, ça fait toujours partie de ce qu’on appelle « mouvement social ». Avec ce qui se passe chez Renaud-Bray-Archambault, disons que le machiavélisme corporatiste joue présentement une guerre en douce.

  • Émilie B., 24 mai 2015 12h41

    Je crois que M. Péladeau père et fils ont préparé depuis longtemps la façon dont ils veulent faire l’indépendance du Québec. C’est probablement ça qui fait peur aux fédéralistes, c’est que le travail de fond est déjà fait et ils n’en connaissent pas vraiment la teneur. Les Péladeau sont reconnus pour être des gagnants et ça aussi ça fait peur. Riche et célèbre, les Démarais ont réalisé que ça mettait des bâtons dans les roues à qui l’on veut et maintenant ils sont devant un adversaire de taille et ils sont pris au dépourvu. Le développement qu’entend faire M. Péladeau avec l’indépendance leur échappe et sa popularité montante les faits reculer de jour en jour.

    Les Démarais font face à un pouvoir qu’il ne peuvent pas contrôler et encore moins comprendre, car le pouvoir en face de lui est plus rusé et plus entraîné qu’il ne le pensait. Tout ce qui monte fini par redescendre et les Desmarais sont sur une pente descendante, contrairement aux Péladeau. On va assister à une bataille féroce et nous on doit se préparer à débusquer une par une les frappes du clan Desmarais. Soyons solidaires et ne permettons à personne de s’infiltrer dans nos rangs. Et surtout faisons attention à nos propos et à nos critiques de nous-même, car nos propos servent le clan Desmarais, ils s’en servent contre nous facilement tout en les déformants.

  • Peter Benoit, 23 mai 2015 15h16

    @ Élie Presseault

    À partir du moment qu’on statue que les Québécois forment un peuple en part entière, on pourrait poser la question suivante, en termes de gauche ou même d’extrême-gauche : Quelle est la contradiction principale au Québec ?

    En se basant sur "l’expérience historique", Mao s’est associé à Tchang Kai Tchek pour expulser les Japonais de la Chine continentale. On connait la suite...

    Au Québec, il faut faire la même chose : Devenir indépendant en expulsant le Canada. Et après, la gauche aura tout le loisir de se faire valoir...

    Sinon, on revient à la thèse jadis défendue par Françoise David (Je me fie sur la littérature...) qui disait que la contradiction principale était le patronat Canadien et qu’il fallait donc "unir" les prolétariats québécois et canadiens. Évidemment, tout nationalisme était vu comme contre-révolutionnaire...

    Il serait pensable d’envisager une coalition avec QS pour promouvoir l’indépendance. Mais pour cela, QS doit affirmer haut et fort que l’indépendance est sa priorité #1, avant ses propositions progressistes.

    @ François Ricard

    La péréquation est un mythe bien entretenu au Canada pour faire taire les autres provinces, dont le Québec, à la suite de l’enrichissement éhonté de l’Ontario suite à la signature du Pacte de l’auto consécutif à la mise en service de la Voie maritime.

    Pour arriver à dire que le Québec profite du Canada, il faut répartir les dépenses en capital (la dette canadienne) et les dépenses de fonctionnement (biens et services)au prorata de la population (22% pour le Québec). Or, l’exemple récent des contrats de bateaux et du pont Champlain montre, comme jadis avec les réacteurs CANDU ontariens, que la responsabilité québécoise de la dette canadienne se situerait maintenant autour de 15% ; ce qui permet aux fédéralistes de gonfler la portion québécoise des paiements de la dette canadienne à au moins 2,5 milliards $.

    Les estimations sur la proportion des employés au Québec tournent autour de 14-15% ; ce qui a pour effet de gonfler la responsabilité québécoise des dépenses en biens et services. Pour vous en convaincre, promenez-vous dans n’importe quelle ville du Québec, à l’exception peut-être de Gatineau, et vous ne trouverez pas beaucoup de fonctionnaires fédéraux. Dans la plupart de ces villes, vous constaterez qu’un seul hôpital a plus d’employés provinciaux que tous les employés fédéraux réunis et de loin.

    Par ailleurs, si on postule que le budget fédéral est dévolu à 15% au Québec, vous verrez que cela correspond à peu près aux 45 milliards $ d’impôts et taxes perçus par Ottawa. Les quelques milliards qui pourraient possiblement être en plus ne sont pas significatifs et pourraient se résorber en éliminant les dédoublements administratifs. Bref, le Québec ne fait aucun gain réel.

    Par contre, le Québec ne perçoit rien sur le pétrole et autres marchandises qui transitent sur son territoire. Possiblement une somme de 20 milliards $ par année pourraient être récoltés en royautés et taxes : C’est la raison principale des fédéralistes de maintenir le Canada uni.

  • Fernand Lachaine, 23 mai 2015 07h30

    @ Monsieur Presseault,

    Nos pères avaient une expression de grand bon sens " Si tu ne veux pas aider, au moins, ôtes toi pour ne pas nuire".

    Votre dernier paragraphe de votre note à Monsieur Carmichael est digne de QS et SPQLibre : Du pur chantage.

    Il ne sert à rien à des gens comme vous d’essayer de les convaincre : Ils ne veulent tout simplement pas de l’indépendance du Québec, mais s’associent bien volontiers au PLQ.

    Et comme vous le suggérait monsieur Le Hir, si vous n’êtes pas content à Vigile, vous serez sûrement moins malheureux ailleurs.

    L’indépendance du Québec se fera. Nous voulons un PAYS.

  • Jean-Pierre, Val D&8217;Or, 22 mai 2015 20h16

    Et pour ce qui est de la différence de 15 milliards de dollars en "Pire-équoition" c’est en dessous de ce qu’Ottawa nous doit pour financer leur occupation depuis 1760 sans parler des frais dommages et intérets ( incendies des habitations, fermes, meutres, violes, pillages de toutes sortes et par la suite une longue épreuve de résistance). Je parle bien-sûr à ceux qui connaissent leur histoire, l’histoire du Québec.

    Alors, si, le Québec est un poids tel, qu’il doit se faire entretenir, alors quelle imbécile les dorlote et les garde dans son giron à perte et sans aucune, mais aucune reconnaissance digne de ce nom ?

  • Elie Presseault, 22 mai 2015 20h08

    @ Richard Le Hir,

    Il s’agit surtout de voir qui reste fidèle à l’esprit du fondateur de Vigile. Tout site évolue par la force des choses au moment d’une certaine passation des pouvoirs. J’ai de la difficulté avec le changement en général, mais si je sens que l’orientation et/ou les correctifs apportés le sont en concordance avec ce qui fait battre le coeur de Vigile, je me ferai un plaisir de suivre le sens du mouvement. J’appréciais d’ailleurs le côté philosophe et « esprit-libre » de Bernard Frappier.

    @ Gaston Carmichael,

    Un choix a été fait à la direction du PQ. Je reconnais les vertus de la candidature de PKP. J’ai pris peine de me distancier du PQ. Je comprends la bonne volonté du SPQ-Libre de rester au sein du PQ, mais en ce qui me concerne, il est important que les partenaires de l’indépendance restent intègres dans leur engagement et leurs prises de position. Je défends toujours tout autant le principe de l’indépendance politique du Québec. Toutefois, il m’apparaît clair que les voix de la gauche doivent être entendues dans les préparatifs menant à l’indépendance.

    Historiquement, la gauche québécoise a toujours fait plus ou moins bon ménage quand venait le temps de définir le sens d’un bien commun au sein des instances du PQ. Par la force des choses, les effectifs de la gauche se sont organisés en dehors du PQ. Il en va de même de la société civile et des mouvements sociaux. Il y a des gens qui sont faits pour la politique et d’autres pour les mouvements sociaux. Nous formons collectivement un tout qui doit concourir à gagner notre indépendance collective.

    Actuellement, les travers du PQ tendent à confirmer qu’il est habitué avec la vocation de politique professionnelle. Quand nous aspirons à l’indépendance politique d’un peuple en particulier, il est important de savoir bien identifier les différents enjeux en présence et les mouvements sociaux doivent bien trouver un espace commun qui permettre de faire concorder quelques intérêts collectifs à s’engager en faveur de l’indépendance collective du peuple québécois.

    Quant au ralliement, nous nous reverrons lorsque viendra le moment de mettre la main à la pâte pour travailler à l’arrimage des différents mouvements en faveur de l’indépendance nationale du Québec.

  • Jean-Pierre, 22 mai 2015 19h38

    Pour ceux que les questions légales, et éthiques intéressent. Pour ceux qui aiment le croquant dans le genre : intéressez-vous donc au PLQ. Dans l’échelle des prioritées, je vous convies.

  • Gaston Carmichael, 22 mai 2015 12h49

    @M. Ricard :

    Le plus génial dans cette stratégie fédérale, c’est que rien n’y paraît dans le budget des dépenses. Donc, dans le jeu de comparaison des dépenses fédérales dans les provinces, on ne voit aucunement l’avantage que la C-B et la N-É ont retiré de l’investissement de $33G dans l’industrie navale.

    Ce genre d’investissement est porté directement à la dette, et cette dette est imputé à toutes les provinces, Québec inclus.

  • Gaston Carmichael, 22 mai 2015 12h39

    « Il m’apparaît que le concert unanimiste autour d’une personnalité mérite que l’on se penche de manière scrupuleuse à déceler les revers de médaille. »

    Cela a été fait, ou aurait dû être fait, durant la campagne à la chefferie.

    Qu’on aime ou pas le résultat, un choix a été fait, et il faut vivre avec. Le temps n’est plus à la critique, mais au ralliement. Quand bien même qu’on ajouterait nos critiques à celles des fédéraleux (ce dont ils ne se gênent pas d’ailleurs), on ne refera pas le congrès à la chefferie.

    Alors, à quoi bon, sinon pour que s’en réjouisse les Legault et Couillard de ce monde.

  • Richard Le Hir, 22 mai 2015 11h09

    2e réponse @ Élie Presseault

    Vous suggérerez que l’achalandage du site Vigile aurait diminué du fait de son endossement de la candidature de PKP. C’est faux. Nous avons bien enregistré une baisse au cours du mois d’avril, mais elle est attribuable aux problèmes de connexion éprouvés par certains habitués pendant la période au cours de laquelle nous avons changé d’hébergeur pour des raisons de prix, de sécurité et de qualité de service.

    L’achalandage de Vigile est en hausse marquée depuis 2010, soit avant le décès de Bernard Frappier, survenu en 2012. Depuis son décès, l’achalandage a plus que doublé.

    Pour que, comme vous le suggérez, "le monde revienne en grand nombre à Vigile", il faudrait qu’il l’ait quitté, ce qui n’est pas le cas. Qu’un petit nombre l’ait fait est tout à fait possible, et même probable. Mais non seulement est-on loin d’un exode massif, les départs ont en fait été plus que comblés par de nouveaux lecteurs.

    En ce qui concerne une modification éventuelle de la mission de Vigile, il faut comprendre qu’elle se doit de refléter le défi existentiel auquel est confronté la nation québécoise. Si d’autre défis que celui-là vous interpellent davantage, vous risquez de ne pas trouver votre compte sur Vigile.

  • François Ricard l&8217;inconnu, 22 mai 2015 10h07

    Merci M. Carmichael.
    Vous m’avez placez sur une bonne piste.
    J’apprécie.

  • Elie Presseault, 21 mai 2015 22h51

    @ Richard Le Hir

    Accueillir les différences qui ne compromettent pas l’avenir de la nation, c’est s’arroger un droit de définir ce qui peut être accueilli ou non en tant que perspective quant à un avenir. Il me semble que la définition a un cadre très contraignant et restreint le sceptre des opinions politiquement acceptables.

    Déjà, nous devons composer avec les réalités d’une presse à diffusion large qui restreint systématiquement le sceptre des opinions acceptables quant à un cadre national. Je ne voudrais pas non plus que notre liberté de pensée doive se heurter face à ce qu’un comité pourrait juger d’acceptable.

    Si le monde devait revenir en grand nombre à Vigile, il faudrait accepter d’élargir justement ce qui peut être accepté comme points de vue nuancés et même faisant l’objet de débats contradictoires au besoin. Il faut donner la possibilité aux réticents de s’exprimer. C’est la base même de la santé d’une démocratie. Il m’apparaît que le concert unanimiste autour d’une personnalité mérite que l’on se penche de manière scrupuleuse à déceler les revers de médaille. Nous l’avons déjà assez appris avec les épisodes Bouchard, Boisclair, Marois et Duceppe. La popularité ne fait pas - nécessairement - les grands politiques. Il nous faut gré de savoir rester loin de la meute de temps à autre.

  • Richard Le Hir, 21 mai 2015 18h45

    Réponse @ Élie Pressault

    La position de Vigile est sans équivoque, et elle apparaît en toutes lettres au sommet de la page Tribune Libre :

    « Vigile ouvre ses pages à tous ceux que le combat pour l’indépendance mobilise. Vigile respecte et encourage la liberté d’expression et accueille les différences qui ne compromettent pas l’avenir de la nation. »

    L’indépendance est notre seul objectif. Les différences d’opinion sont acceptées tans qu’elles ne compromettent pas l’avenir de la nation.

  • Eric Boucher, 21 mai 2015 15h16

    @ Gilles Jean

    Je crois que la question éthique ne se pose pas. Si j étais PKP, je ne me justifierais certainement pas d`avoir une entreprise avec du succès. Au contraire, je mettrais en lumière constamment Power Corporation et les réels artisans et maître du PLQ, eux dont l`entreprise n`apporte rien a notre province mais tout au contraire, pompe nos richesses et s`acharne a notre destruction en tant que peuple.

    Les québécois ont besoin d`avoir un nom , qu`ils soient souverainistes ou non, sur l`ennemi et la cause d`un trop grand nombre de nos maux collectifs. Ce nom est le synonyme même d`une absence "Total" d`éthique. Ce nom doit être marteler et inscrit au fer rouge autant que celui d`Hannibal le fut pour Rome. Ce nom est celui de la famille Desmarrais.

  • Gaston Carmichael, 21 mai 2015 09h47

    J’ai oublié de mentionner les $33G que le fédéral a donné à l’industrie navale, pour lesquels le Québec a encore été oublié. C’est ainsi que l’on structure une économie.

    Toutefois, réjouissons-nous, nous recevons des prestation de BS (péréquation).

  • Gaston Carmichael, 21 mai 2015 09h34

    @M. Ricard :

    J’ai recherché sur le site de l’ISQ pour retrouver ces chiffres, mais sans succès. J’ai trouvé des tableaux de revenus et dépenses du fédéral par province, mais seulement jusqu’en 2009. Tableaux 13.2 et suivants : http://www.stat.gouv.qc.ca/statisti...

    Il faudrait que M. Bugaud nous donne ses références.

    Toutefois, je crois que M. Bugaud a fondamentalement raison : Le Québec est une province pauvre. À partir de cette constatation, il faut se poser la question du POURQUOI.

    Quand le fédéral subventionne les industries automobile et pétrolière à coup de milliards, il n’est pas trop étonnant que les provinces concernées soient plus riche que le Québec.

    Regardez particulièrement le tableau 13.2 : Les dépenses du fédéral au Québec sont de beaucoup inférieure à la moyenne.

    Si on veut garder une province dépendante, on ne s’y prendrait pas autrement.

  • Elie Presseault, 21 mai 2015 05h35

    @ Richard Le Hir,

    Je reprendrai la lecture de votre texte du mercredi 2 mai 2012 qui m’incline à croire que vous vous autorisez bien des choses :

    « Et pour ma part, alors que je m’attendais, sur la foi de l’influence dont le créditent les médias officiels, à voir le jeune dirigeant de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, dominer largement ses collègues, j’ai eu la surprise de découvrir que les deux autres, Martine Desjardins et Léo Bureau-Blouin, tenaient parfaitement leur rang et n’avaient absolument rien à lui envier sur le plan de la cohérence du propos et de la qualité de l’expression.

    Ces trois jeunes sont destinés à un brillant avenir, et parmi eux se trouve, prenez-en bien note, un futur premier ministre. Je serais enclin, pour ma part, à pencher pour le dernier, mais les trois se valent en termes de potentiel. »

    Concernant Pierre Karl Péladeau, je n’en rajouterai pas puisque vous venez de faire la démonstration que vous voulez vraiment que les choses surviennent, du moins en accuser quelques coups d’avance. Sur cela, je vous saurai gré d’être nourri par une certaine passion de la politique. Lucidement, je constate que les choses ont changé à Vigile.

    Je plaide haut et fort le droit à une dissidence face à tant de prescience. Il nous faut nous armer d’une bonne dose d’esprit critique.

    Reprenons la lecture d’un de vos passages :

    « Bien entendu, les milieux de gauche lui font grise mine et tentent de saboter ses chances de prendre la direction du PQ, comme en témoignent certains articles parus ces derniers jours dans La Presse ou Le Devoir, et dans lesquels on reconnaît facilement leur main. »

    Tout d’abord, Richard Le Hir, avons-nous le droit de nous exprimer ? Il me semble que ce droit devrait être garanti au sein de Vigile Québec. Je trouve malencontreux le procédé selon lequel le média fait paraître en différé certains textes de ceux-celles que le comité de publication perçoit comme des « partisan-e-s » de la gauche. Au nom de quelle ignominie devrions-nous payer de notre droit à disposer librement de nos opinions politiques ?

  • Robert Lachance, 20 mai 2015 19h20

    Il n’aura donc pas l’occasion de se familiariser avec l’exercice du pouvoir en passant par le Conseil des ministres.

    C’était une raison de ne pas voter pour lui plutôt qu’Alexandre ou Martine, j’en ai fortement tenu compte. pour Pierre Céré, la question ne se posait pas si elle s’était posée.

    il se rétablit à une vitesse stupéfiante qu’il doit autant à son excellente condition physique qu’à une détermination d’acier.

    Vous oubliez le port du casque de sécurité à vélo et notre filet de sécurité en urgence-accident.

    J’admets qu’à son manque d’expérience de l’Assemblée Nationale, s’ajoute une expérience pas à la portée de tous qui peut être comptée pour de l’expérience pertinente. J’ai hâte d’en savoir plus sur sa conception de la chance égale à tous. Robert Dutil a travaillé là-dessus milieu 90.

    Le référendum n’est plus l’amorce du processus, il en est la conclusion, et les études préparatoires seront réalisées par un institut indépendant financé non plus par la collectivité, mais par des dons privés.

    Intéressant. Pierre ?

    Bémol

    Le sentiment d’urgence qui l’anime entraînera à coup sûr la jeunesse dans sa foulée, comme le dernier coup de sonde de Léger Marketing le laisse présager.

    Cloutier, Cloutier, Cloutier !

    Ouellet, Ouellet, Ouellet !

  • François Ricard l&8217;inconnu, 20 mai 2015 17h44

    "Gilles Bugeaud · Meilleur commentateur
    Attilio Barcados
    Je vous citerai seulement le rapport annuel de l’institut de la statistique du Québec, oui, du Québec, un organisme qui est considéré autant par le PQ que par les libéraux.
    Dans son rapport, l’institut de la statistique du Québec nous rapporte que le Québec a payé en impôts et taxes au fédéral, l’an dernier 45.5 miliards par année.
    Le fédéral, l’an dernier, soit pour la même année, a dépensé au Québec seulement, 60.5 milliards, soit un avantage de surplus pour le Québec de 15 miliards de dollars et cela sans parler de la péréquation qui est nettement à l’avantage du Québec depuis des années.
    Quant à ce surplus de 15 milliards de plus que le fédéral dépense au Québec par rapport à ce que nous payons en taxes et impôts, cette tendance existe depuis des années."
    Ce M. Bugeaud nous ramène cet argument depuis des mois sur tous les blogues.
    Y a-t-il quelqu’un qui pourrait répondre à cela ?
    PKP pourrait-il le faire ?
    M. Bugeaud fait des ravages avec ce commentaire.

  • Gilles Jean, 20 mai 2015 15h54

    Il faut souhaiter que la question"éthique" ne vienne pas lui/nous couper les jambes !

    Je trouve dommage que VIGILE ait refusé de discuter de cette question.

    LÉGALEMENT, il n’y a pas de problème. Au niveau éthique ????????

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