«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Une carpette à battre

Le ministre Denis Lebel se comporte comme un tapis

Denis Lebel dit avoir honte comme Québécois que le Québec soit, selon lui, financièrement dépendant d’Ottawa en raison de la péréquation. En traitant les Québécois de dépendants, il répète la même erreur qu’avait faite Stephen Harper il y a quelques années alors qu’il avait traité les citoyens des provinces maritimes de « losers ».

Harper avait amèrement regretté ces paroles. Pour corriger cette erreur, il a par la suite multiplié les interventions économiques favorables à ces provinces, telles la construction de navires de guerre en Nouvelle-Écosse, l’aide financière à la construction de lignes hydro-électriques pour Terre-Neuve et l’aide de 280 millions de dollars déjà annoncée aux pêcheurs de Terre-Neuve pour les compenser à la suite de l’entente de libre-échange avec l’Europe. Rappelons qu’au Québec, les producteurs de fromage attendent toujours, eux, une aide d’Ottawa.

Denis Lebel aurait tout intérêt à étudier les comptes publics du Canada comme Stéphane Gobeil l’a fait dans un livre intitulé « Un gouvernement de trop ». L’étude de Gobeil n’a jamais à ce jour été contredite par les fédéralistes, même si elle démontre que le Québec perd au change.

Une telle étude analyse chacune des dépenses faites par Ottawa plutôt que de n’en considérer qu’une parmi l’ensemble. En d’autres mots, on ne doit pas limiter l’analyse qu’à un seul tiroir, mais décortiquer tous les tiroirs de la commode !

Denis Lebel devrait faire comme ses collègues des autres provinces et défendre les intérêts du Québec plutôt que de répandre les préjugés contre le Québec. Le seul exemple d’aide au Québec qu’apporte Denis Lebel, c’est le pont Champlain. Tout un exemple quand on sait qu’Ottawa a fait preuve d’un laisser-aller totalement inacceptable quant à l’entretien de cet ouvrage qui relève de ses responsabilités ! Pour Lebel, réparer ce qu’il a laissé se détériorer, c’est investir. Difficile de s’abaisser plus bas ! Pire encore, fier d’être honteux !

Denis Lebel devrait s’opposer à la création d’une Commission des valeurs mobilières à Toronto, dénoncer l’intrusion dans le domaine de la main-d’œuvre, exiger qu’Ottawa accorde autant d’aide à l’industrie forestière du Québec qu’il l’a fait pour l’industrie de l’automobile en Ontario, exiger qu’Ottawa règle le dossier de l’aide encore attendue pour la crise du verglas, etc.!

On a souvent traité les ministres québécois à Ottawa de « Québécois de service », ce qui, bien sûr, est péjoratif, mais dans le cas de Denis Lebel, ce serait déjà cela de pris, si au moins, il pouvait rendre service !


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