«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le « gros méchant » Paul Desmarais

Tribune libre de Vigile
samedi 7 avril 2012
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Ce qui est triste du débat politique, dans notre pays et ailleurs, c’est qu’il dérape souventes fois vers les attaques personnelles. C’est particulièrement vrai au Québec lorsqu’on discute le pour ou le contre de l’indépendance du Québec.

Celui qui est le plus souvent visé est un des hommes les plus riches au Canada, le milliardaire et fédéraliste Paul Desmarais. Aux deux référendums tenus au Québec sur la question nationale, il fut très actif et tira toutes les ficelles possibles pour convaincre les Québécois de voter NON. C’était son droit le plus strict et on ne peut lui reprocher son action comme on ne peut blâmer les tenants du OUI, tel le banquier Claude Béland, ex-président des Caisses Populaires Desjardins. À chacun son opinion et sa liberté d’expression.

Paul Desmarais est un self-made man. Diplômé en commerce de l’université d’Ottawa, il quitte, à 23 ans, son premier emploi à Montréal pour retourner à Sudbury en Ontario, où il est né, pour acheter la petite compagnie d’autobus, de son père, qui est au bord de la faillite. Desmarais s’avère avoir le sens des affaires, être audacieux et capable de saisir les opportunités qui passent. Il sait ouvrir les portes pour obtenir du crédit. Dix ans plus tard, il contrôle la majorité du transport par autobus en Ontario et au Québec.

Sa rencontre avec le financier Jean-Louis Lévesque est déterminante puisque ce dernier qui avait réussi à enlever la commercialisation des bons du trésor du Québec à la finance anglophone, grâce au premier ministre Duplessis, développe une grande confiance dans le jeune Desmarais. Il le démontre lorsque Desmarais repère que la compagnie d’assurance Imperial Life pourrait être achetée. Lévesque croit que ce n’est qu’un rêve puisque « l’establishment anglophone ne la lâchera pas ». Pour Desmarais « ce n’est pas une question de langue, mais une question de cash » et il l’obtiendra grâce à sa ténacité, sa capacité de persuasion et au financement prêté par Lévesque. Ce dernier, au moment de sa retraite, propose de fusionner son holding à celui de Desmarais qui se retrouve à la tête d’une pléiade de compagnies (bateaux, confitures, meubles, assurances, fonds de placements, immeubles …).

En 1968, Power Corporation, dirigée par le célèbre Peter Thompson, est en difficulté. Les erreurs de ce dernier ajoutées à l’économie qui se dégrade mettent en danger ses entreprises. Les pâtes et papiers s’effondrent, le verre est en perte de vitesse, le transport naval et la construction de navires sont handicapés par des grèves, la construction est au ralenti… Thompson négocie un échange d’actions avec la compagnie de Desmarais et les deux deviennent partenaires égaux de Power. Deux ans plus tard, Desmarais achète la part de Thompson.

Grâce au fonds d’investissement de Power, Desmarais acquiert une autre papeterie et crée Abitibi-Bowater. Pour éviter de mettre tous ses œufs dans le même panier, il décide de diversifier Power et achète le quotidien La Presse, trois quotidiens et 10 hebdos. Il vise aussi l’Europe, les USA et l’Asie. Il achète 5% de Paribas. Il devient ami de l’ambassadeur de Chine au Canada et détient 5% de Citic, une immense entreprise chinoise qui œuvre dans l’électricité, l’immobilier, les lignes aériennes, les fabriques d’acier et une mine de fer. Il achète la compagnie Great-West des Américains. Avec Albert Frère, financier belge, il fait des OPA (offre pour achat) d’entreprises en difficultés financières importantes, mais temporaires, et les relancent. Frère et lui détiennent près de 4,5% de Total et en deviennent des administrateurs.

Ce bref aperçu démontre combien de services Paul Desmarais a rendus au Québec et au Canada. Il a créé et sauver des centaines de milliers d’emplois, a su protéger les argents de tous ceux qui ont fait confiance à ses compagnies que ce soit en y investissant ou en payant des primes d’assurances ou de retraites. Personne n’a été trompé.

Cet extraordinaire canadien-français québécois a pris sa retraite, il y a plus de 10 ans, en cédant à ses deux fils la gérance de Power et des intérêts Desmarais. C’est cet homme, attaché à la liberté et à la démocratie, que les indépendantistes-souverainistes-séparatistes dénigrent encore parce qu’il est un fédéraliste, donc leur ennemi.

On traite Desmarais de prédateur ou d’écumeur qui ne pense qu’à un retour sur son argent, alors qu’il a toujours été un bâtisseur. Certes, comme tout bon dirigeant d’entreprise, il se devait d’être préoccupé par la rentabilité de ses entreprises puisque sans elle, elles ne pouvaient survivre. Desmarais s’est assuré qu’elles étaient bien dirigées et qu’elles avaient tout le capital nécessaire pour leur plein épanouissement. Et il a réussi.

Si on suit le raisonnement des critiques de Desmarais, Arthur Rock, le légendaire investisseur d’Apple était un prédateur-écumeur puisqu’il ne pensait qu’à la rentabilité de ses investissements ! Au contraire, il a été un homme de vision qui a cru dans Steve Jobs et les autres jeunes de Silicon Valley et qui, finalement, a permis à Apple de devenir la plus grande compagnie au monde. Comme Desmarais, il a pris des risques calculés et a gagné tout en permettant une révolution technologique mondiale incomparable.

On insinue que Desmarais planifie d’acheter l’Hydro Québec. C’est le plus ridicule fantasme que j’ai entendu. Jamais, au grand jamais, un premier ministre du Québec ne pourra convaincre les Québécois ou les Québécoises de vendre le fleuron de l’économie de la province. Il faut vraiment manquer d’arguments pour écrire de telles sornettes.

Quant au domaine Sagard des Desmarais, c’est un endroit particulier que seul un homme très riche peut entretenir. Il y a plusieurs Sagard dans le monde, en Écosse, au Royaume-Uni, aux USA, en France, en Suisse, en Belgique, aux Émirats Arabes, etc… et ils appartiennent tous à des hommes ou des femmes riches. C’est dans de tels endroits que ces grands personnages d’affaires aiment inviter leurs amis ou des individus qu’ils veulent apprendre à mieux connaître. Voilà pourquoi, à Sagard, sont invités des Bill Clinton, des GHW Bush, des Nicolas Sarkozy, des Dassault, des Peugeot, des Rothschild, des premiers ministres, des rois, des académiciens, des leaders d’affaires du monde, de Chine, des prix Nobel, des acteurs, des vedettes… en somme des gens qui marquent nos sociétés et qui sont pour la plupart des décideurs. La qualité de ses contacts aide un homme intelligent comme Paul Desmarais à réussir. À plus petite échelle, des ingénieurs-conseils comme moi, ou autres professionnels, avons toujours invité des décideurs à un match de golf, à un week-end, etc… C’est normal en affaires de faire connaître son entreprise, de bien connaître ceux qui décident et de créer des relations de confiance.

Paul Desmarais devrait être un exemple pour les jeunes Québécois. Son immense contribution au développement économique du Québec et du Canada devrait être célébrée hautement au lieu d’être dénigrée.

Je nous souhaite dans l’avenir des centaines de Paul Desmarais.

Claude Dupras

Commentaires

  • Daniel Downing, 10 juin 2012 21h40

    On ne peut pas comparer Paul Desmarais à Steve Jobs, comme vous le faites M.Dupras. Steve Jobs est un entrepreneur/innovateur passionné, tout comme Bill Gates ou Armand Bombardier, alors qu’ils ont ajouté des "plus valus" à notre société, qu’on utilise dans notre quotidien comme au moment où j’écris ces lignes sur le net...
    J’avais 15 ans encore tout vert (le Monopoly n’était qu’un jeu), la première fois que j’entends parlé de Desmarais, je constate qu’il est déjà immensément riche gràce à son empire nommé Power Corporation, je me dis c’est quoi ça, il fait quoi ?? Comment peut-on être si gros avec une telle entité abstraite ? Plus tard j’aie compris que c’était possible avec les lois artificielles de notre société capitaliste. On constate de nos jours que les possibilités sont sans limites lorsque les inhibitions étiques et morales ne sont pas au rendez-vous pour le personnage central. Je dirais sans hésitation M. Dupras que le noble rôle de M. Le Hire est "immensément" plus positif que "l’immense" fortune et pouvoir de Paul Desmarais. Nous avons la malchance que le hasard du destin a établi ses quartiers au Québec. Aucun être humain ne mérite d’être multi-milliardaire (milliardaire à la limite ok soyons réaliste dans ce monde), mais faut au moins faire un certain "troc", oublions le petit rôle de mécène de sa femme (elle a peut-être une petite gêne là...). Mais faut être naïf face au pouvoir et l’argent (peut-être y-t-il transposition à la place du personnage...?) , déjà à 15 ans je n’étais pas dupe.

  • Éric Messier, 26 mai 2012 01h12

    En lisant ce texte louant la grandeur du Grand requin (les ordures vivent vieux, avez-vous remarqué ?), je pensais avoir affaire à une grosse farce plate.

    Je me suis aussi demandé pourquoi Vigile a accepté de le publier.

    Peut-être que Vigile savait que les commentaires des lecteurs allaient remettre Dupras à sa place et nous rappeler qui est VRAIMENT Desmarais, un ennemi du peuple Québécois, surtout la classe de citoyen qui a soif d’affirmation et de liberté.

  • ssauvé, 11 avril 2012 12h52

    ...et appuyé jadis par l’éditeur de La Presse, M. Dagenais. "La Presse a toujours aidé son mouvement et Dagenais en particulier lui a été bien dévoué. " Source Dupras : http://www.claude.dupras.com/new_page_121.htm

    http://www.claude.dupras.com/fidel_castro_%C3%A0_montr%C3%A9al.htm

    ...décidément, les tentacules des créatures des Marais de Sagard sont partout....

  • Pierre Schneider, 11 avril 2012 11h35

    Claude Dupras, grand fan de Paul Desmarais, a été, il faut bien le noter, candidat du parti conservateur et vice-président du Comité du NON, sous Claude Ryan.
    Il me semble que tout autre commentaire serait superflu.

  • Michel Clermont, 11 avril 2012 04h49

    Malheureusement, vous venez vous aussi de goûter à la médecine de certains "gérants d’estrade" qui pullulent au grand dam des débatteurs. Impossible de donner son opinion si elle ne s’inscrit pas dans le sens de la pensée unique et pré-mâchée. Vous voulez donner un autre point de vue que celui des démagogues ? Haro sur vous ! Les insultes pleuvent, on veut vous bailloner et au lieu d’opposer des arguments factuels, on vous oppose des attaques personnelles. C’est pourquoi je viens de moins en moins souvent sur ce site de pseudo-argumentations... et mon jugement éclairé par les faits et non les idéologies s’en porte beaucoup mieux, merci !

  • yvan, 11 avril 2012 04h33

    Pour éviter de mettre tous ses œufs dans le même panier, il décide de diversifier Power et achète le quotidien La Presse, trois quotidiens et 10 hebdos.

    C’était pour faire de La Presse un journal de propagande fédéraliste et combattre l’indépendance du Québec.

    Vous écrivez :
    On traite Desmarais de prédateur ou d’écumeur qui ne pense qu’à un retour sur son argent.

    Alors monsieur Dupras quel est le retour sur son argent avec Gesca ?

    Avez vous une réponse ?

    Pourquoi les actionnaires de Power doivent t-ils sa battrent pour connaitre la rentabilité financière de Gesca ?

    Rentabilité politique surement mais financière ?

    Quand il as acheter La Presse c’était bien plus pour en faire une feuille de propagande de son option fédéraliste.

    Vous écrivez :
    Aux deux référendums tenus au Québec sur la question nationale, il fut très actif et tira toutes les ficelles possible.

    On le sais ....toute les ficelles possible avec le beau père Jean Chrétien et son programme des commandites .

    C’est cela la démocratie ?..utiliser les commandites de Chrétien pour piétiner nos lois sur le financemnt référendaire ?

    Paul Desmarais est un self-made man..cela ne donne aucun droit de baffouer la démocratie ,la volonté populaire et de tenter d’influencer les politiciens .

    Paul Desmarais ne représente personne que lui même et il n’est pas élu.

    Pire qu’une république de banane le Québec de Desmarais ou tout les anciens premiers ministres québécois a l’exeption de Parizeau et Landry mange a quatre pattes dans la main de l’oligarque Desmarais sans oubliez les anciens dirigeant de la caisse qui font la même chose.

    C’en est rendu obscène.

    Il faut combattre et casser ce détournement de la démocratie par Desmarais .

    Une chose que je suis fier de Vigile c’est de pouvoir lire un texte comme le votre sur Desmarais .

    Mais soyez certain monsieur Dupras qu’un point de vue contraire au votre sur Desmarais serais impossible a publier a La Presse qui vit sous le joug et la chape de plomb fédéraliste du grand démocrate self made men.

    C’est pas vrai que Desmarais vas controler le Québec comme s’il lui appartenait et qu’il vas continuer a controle ses politiciens élus .

    Il vas y as avoir un choix déterminant a faire entre Desmarais qui déteste les indépendantistes et des Québécois qui se battent pour nous donner le pays que l’on attend depuis 1759 .

    Un choix a faire entre les Québécois qui veulent un pays ,une patrie et celui qui nous combat avec le reste du Canada pour l’empêcher de naitre.

    Je ne veut pas être gouverner en sous main par un oligarque comme Desmarais dans l’anti chambre du pouvoir a tirer les ficelles du destin de mon peuple qu’il combat de toute ses forces et qu’il refuse de reconnaitre.

    Les intérets supérieur et l’avenir des québécois comme peuple qui as le droit d’exister, d’être reconnu pleinement et d’avoir une patrie doivent passer bien avant les intérets financier personnels de Desmarais.

    Desmarais auras beau mentir a des gens comme Sarkozy sur la nature des Québécois ,se servir de son pouvoir financier pour tenter de nous salir et nous écraser avec tout les infects Dubuc et Pratte de ce monde ,la réalité est que comme québécois et fier de l’être on ne doit rien a cet individu venu de l’Ontario pour nous combattre sur l’indépendance et qui tente en plus de s’approprier a son avantage par des jeux d’influence politique une part de notre patrimoine collectif.

    Vous faites de l’aveuglement volontaire monsieur Dupras .

    Desmarais... c’est DÉGAGE

  • L&8217;engagé, 10 avril 2012 18h47

    Ma critique est en deux mots :

    Consolidated-Bathurst

    J’ajoute un post-scriptum :

    Desmarais était membre du CCI de la Barrick Gold.

    Retournez faire vos devoirs. Il y a une différence entre un bâtisseur, un entrepreneur et un prédateur écumeur.

    Desmarais ne CRÉE PAS DE RICHESSES, il les détourne.

  • Ivan Parent, 9 avril 2012 20h05

    M. Dupras, je n’avais pas lu Vigile depuis quelques jours quand un ami me fit remarquer votre texte qui l’a sidéré. Aujourd’hui je l‘ai lu et j’ai été estomaqué de voir avec quel culot vous avez osé écrire tant d’assertions contraires à la vérité. Paul Desmarais est le plus grand prédateur que le Québec ait porté. Il ne crée as d’emploi, c’est un spéculateur de génie mais un spéculateur tout de même. Il vit de l’argent des autres comme le font tous les spéculateurs. Il est évident qu’il a, de cette manière, accumulé une fortune colossale. Tout son parcours est semé d’entourloupettes financières aux dépends de qui croyez-vous ? Vous osez vanter un tel personnage. Qui êtes-vous donc, qui vous a payé pour faire la promotion d’un tel individu ? C’est carrément scandaleux !

    Ivan Parent

    PS : Quelqu’un a mentionné que la publication de votre texte prouve que Vigile est neutre. Avis aux chicanniers professionnels qui font de ridicules esclandres au moindre texte coupé. IP

  • 8 avril 2012 15h16

    Ainisi, selon vous, nous devrions tous être reconnaissant envers Paul Desmarais pour tout le bien qui découle, pour nous, de ses affaires.
    Voyons voir.
    Tout d’abord, il na pas "créé " Abitibi-Bowater. Non. En fait la société Abitibi-Bathurst existait comme tel depuis 1966, c’est à dire avant qu’il ne s’associe avec Power Corporation.
    Elle est issue de la prise de contrôle, par la Consolidated Paper appartenant à Power, de Bathurst Paper, "créant" ainsi la Consolidated-Bathurst.
    Par contre, il peut être utile de voir comment ce joujou lui a permis d’encaisser quelques millions avant de s’en départir, pour plusieurs autres.
    Ainsi, sur : http://akakia.blogspot.ca/2010/03/photo-du-haut-de-gauche-droite-le.html, on peut s’informer, faits à l’appui, sur le comment, mon’onc a utilisé sa Consol ( je suis de Grand’Mère et ai travaillé à la Consol de mon’onc) pour s’immiscer dans une OPA lancée par Abitibi Paper en novembre 1974, à l’encontre de la Price Paper afin de faire gonfler les offres, lui, qui détenait par ailleurs, 1 800 000 actions de ladite Price Paper. En surfant sur une rumeur voulant que si Abitibi Paper acquiert Price Paper dont le siège social était au Québec, celui-ci serait transféré à Toronto. Rumeur que lui même a colporté sinon amplifié en disant alors que son but dans ce dossier était de conserver le siège social de Price au Québec. Et ça a marché. Plus que très bien en fait, étant donné que l’on parle ici de pas moins de 24 millions de beaux dollars. Je vous laisse deviner où est passé le siège social.
    Mais ça n’est pas tout.
    Quelques années plus tard, en 1989, mon’onc se départissait de la Consol suite à une offre de la Stone Container de Chicago pour la jolie somme de 2,6 milliards de dollars.
    Voici un commentaire qu’il a tenu à ce sujet :
    " J’ai étudié les maudits cycles de la Consol-Bathurst. Chaque fois que le flux de trésorerie et les profits montaient, les ingénieurs de la Connie-Bathurst prenaient le dessus, en disant qu’il fallait faire ceci ou cela à une telle usine et prendre de l’expansion là-bas, et si nous voulions être un joueur mondial nous devions faire ceci ou cela. L’argent était dépensé avant que je ne mette la main dessus. Alors, j’ai dit au diable. Si j’ai une offre que je ne peux refuser, je la prends." ( Derrière l’État Desmarais, Robin Philpot, Les Éditions des Intouchables, 2008)
    En fait, pauvre de lui, il n’avait plus la joie d’être Le boss. Lors de cette folle équipée, il avait d’ailleurs empêché la fusion de sa Consol avec Domtar, car on lui avait refusé la plaisir d’êrte celui qui mène, LE boss, quoi.
    Un peu de recherche sur le web, M.Dupras, vous informerait qu’outre Gesca, son organe de propagande, mon’onc Paul ne possède, au Québec, que des intérêts via ses sociétés européennes. Dont Total SA.
    Et parlant de Total, voyons comment se comporte ce citoyen corporatif.
    Je vous ai parlé de la toile M. Dupras. Allons y faire un tour.
    À : http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/08/05/petrole-contre-nourriture-un-scandale-mondial_1555883_3224.html#ens_id=1555492, vous pourrez lire ceci : Dix ans de procédures devraient conduire Charles Pasqua, Total et son PDG, Christophe de Margerie, devant le tribunal correctionnel de Paris en 2012. Et ce dernier lien nous mène à : L’ancien ministre Charles Pasqua, le groupe Total et son PDG, Christophe de Margerie, sont renvoyés en correctionnelle à Paris pour des malversations présumées dans le programme de l’ONU en Irak "Pétrole contre nourriture".
    BNP-Paribas, par qui transitait des fonds, est, soit dit en passant, actionnaire minoritaire du Holding Pargesa (source : http://www.4-traders.com/PARGESA-160825/news/PARGESA-Actionnariat-de-la-societe-13628510/) et de Total SA (source : http://fr.transnationale.org/entreprises/total.php), du couple Frère-Desmarais.
    Mais il y a plus. Voyons voir,
    À : http://bureaudesaffaireslouches.over-blog.org/categorie-395497.html, vous pourrez prendre connaissance du modus de cette faramineuse et fumeuse affaire où des gens de Power Corporation sont impliqués jusqu’aux cou.
    Voyons encore, pour Total SA.
    Total fait des affaires au Myanmar, où elle a été accusée de maintenuir les employés locaux en esclavage grâce à la collaboration de la police du régime qui empochait le redevances et autre pots-de-vin.
    Total sévit aussi (pareillement ? autrement ? là où les circonstances s’y prêtent) en Angola, au Canada, au Congo, en Côte d’Ivoire, au Gabon, en Irak, en Lybie, au Yémen. Je vous laisse y songer.
    J’sé pas pour vous, mais pour moi, quand quelqu’un fait des affaires avec des dictateurs, qu’ils soient Hussein, Kahdafi, la junte birmane et dans une moindre mesure encore Harper, ou quiconque d’autres de ce genre, juste pour la piasse,cette personne ne mérite pas ma reconnaissance et encore moins mon respect.
    Mais encore et pour finir.
    À : http://www.fruncut.org/targets, vous pourrez prendre connaissance du fait que non seulement Total SA mais aussi Véolia Environnement (implanté au Québec) et Suez Environnement (aussi implanté chez-nous), toutes des sociétés où mon’onc a des intérêts, se retrouvent parmi le peloton de tête des "pricipaux esquiveurs d’impôts" en France pour l’année fiscale 2010. Toutes les trois cumulent des résultats avant impôt de l’ordre de plus de 18 milliards d’Euros et n’ont versé au fisc Français que 242 millions d’euros. À elle seule Total SA avec des résutats 16 milliards d’euros n’a pas payé un centime des 6,5 milliards d’impôt théorique qu’elle aurait dû versé.
    Tant de choses qui pourtant, n’illustre que quelques unes des business de mon’onc. En est-il autrement avec ses autres possessions ? Selon vous ?
    Respect aveugle, reconnaissance bonnasse, jamais. Plutôt information stricte et opinion éclairée.

    André Lemay
    Indépendantiste et républicain.

  • Normand Perry, 8 avril 2012 13h00

    Paul Desmarais comme modèle ? Jamais au grand jamais. Pourquoi ?

    Il y a deux types de personnes "riches" que j’ai rencontrées dans ma vie. Il y a le bâtisseur, le modèle que j’idéalise, il y a le prédateur, le modèle que je réprouve.

    J’ai connu intimement Fouad Farhat, l’opticien dansant à la télévision, fondateur des Lunetteries F. Farhat, décédé il y a quelques années des suites d’un foudroyant cancer. Cet homme-là avait l’âme d’un bâtisseur : son souci de faire travailler des gens et s’enquérir de leur bonheur à son service était chez-lui une préoccupation quotidienne, et de surcroît c’était un homme d’une très grande générosité de coeur et de son argent. Il donnait sans compter, et sans jamais rechercher quelque forme de publicité ou de reconnaissance non plus. J’en parle en connaissance de cause, lorsque j’ai passé une période très difficile dans ma vie, monsieur Farhat a fait preuve de compassion très généreuse à mon endroit pour m’aider à passer au travers. Un riche comme ça, bâtisseur et généreux, oh que oui il faut idéaliser ce genre de modèle. De plus il connaissait mes allégeances souverainistes, et malgré ses allégeances fédéralistes, jamais il n’a tenté de me convaincre de changer d’option de quelque manière que ce soit, je sentais chez-lui du respect, et son amitié à mon égard était animée d’une forme de bonhomie déconcertante, voire même désarmante.

    Le personnage que Richard Le Hir, que je tiens pour très crédible à cause de son travail de recherche rigoureux, ne sera jamais un modèle à idéaliser. Ces individus pratiquant un capitalisme néolibéral que j’associe aux oiseaux de proie, où l’être humain est considéré comme une nuisance à la réussite et à l’accumulation de la richesse monétaire, et où la grosseur de l’empire ne se compte que sur le profit toujours plus grand, sans égard aucun sur l’éthique et la morale, bref ce genre de riche égoïste n’est pas un actif pour l’humanité, mais plutôt une honte et une abomination morale.

    De plus monsieur Dupras, lorsqu’un citoyen a des moyens démesurés pour non seulement exprimer son opinion politique, mais qu’en plus il déploie ses mêmes moyens pour influencer les règles du jeu démocratique, alors non, je ne suis pas d’accord avec votre opinion. Contrairement à Claude Béland, Paul Desmarais dispose d’un empire médiatique pour influencer l’opinion publique, en plus il dispose de moyens financiers illimités pour faire pencher la balance. C’est ça que vous appelez juste vous ?

    La personne riche qui a le souci de son semblable et qui s’arrange pour que sa richesse profite au bien de l’humanité est un modèle idéalisable (Warren Buffet en est un exemple vivant). Je m’excuse, rien de ce que l’on connaît de Paul Desmarais ne correspond à ce genre d’idéal. Prouvez-nous le contraire de manière aussi rigoureuse que Richard Le Hir et peut-être prêterons-nous davantage de considération à votre position.

    De Soulanges,

    Normand Perry.

  • Jean Archambault, 8 avril 2012 12h34

    Monsieur Philpot a aussi écrit un livre sur l’empire Desmarais. Paul Desmarais n’est pas le "gros méchant". Cette catégorie socio-économique n’existe pas. Soyez plus précis. Desmarais et ses fils font partie d’une oligarchie économique qui utilise le politique pour réaliser d’énormes profits réinvestis surtout en France et qui fait aussi des rois nègres politiques. Ils appartiennent à ce 1 % qui ont des milliers de filiales dans des paradis fiscaux et qui spolient les ressources naturelles des pays à leur propre fin. Ziegler dit que lorsqu’un enfant africain meurt de faim, c’est un enfant assassiné par cette oligarchie économique dont le prix des matières premiers et des ressources agricoles est fixé par la spéculation des multinationales et des banques d’affaires. Non, il n’y a pas de complot international mais une oligarchie qui s’admire devant leur miroir et qui entendent seulement des propos flatteurs de leurs thuriféraires.

    Le Québec ne doit rien au clan Desmarais, c’est grâce à la CDPQ si cet entrepreneur a su profité de certaines occasion d’affaires. C’est lui qui doit tout au Québec !!

    Desmarais n’est surtout pas un exemple pour notre jeunesse. L’aliénation n’est pas un vain mot dans votre cas.

  • sallinger, 8 avril 2012 12h11

    Que Paul Desmarais soit un fier canadien est son droit le plus strict.
    Par contre, je me demande pourquoi il est si farouchement contre le pays du Québec au point d’empêcher la liberté d’expression dans ses journaux. Durant le référendum de 1995, j’ai été choqué d’entendre Gérald D. Landry, le directeur de La Presse, affirmer sans gêne que son journal était fédéraliste et qu’il n’acceptait pas de texte favorisant l’indépendance.

    Aussi, Paul Desmarais a-t-il des scrupules et une éthique en affaires ? J’en doute lorsque je vois Total investir en Birmanie. Il semble n’avoir qu’un regard froid et pragmatique sur l’argent qu’il peut faire. Pourtant, en vieillissant, il me semble que la sagesse devrait donner aux hommes un regard plus humain sur leurs décisions surtout lorsque leurs fortunes sont acquises.

    Pour lui, le prix de la corruption n’est-il qu’un frais comptable qu’il faut tenir compte dans la balance des opérations ?

    L’armement des juntes qui défendraient ses intérêts n’est-il qu’un élément chiffrable ?

    Est-ce que son conglomérat médiatique est rentable ou est-ce un instrument de propagande fédéraliste et capitaliste qu’il accepte de financer pour défendre ses intérêts ?

    Pourquoi avoir embaucher Henri-Paul Rousseau alors qu’il était à la tête de la Caisse de dépôt et de placement du Québec lors de son plus important fiasco financier, soit des pertes de 40 milliards ?

    Un homme secret comme Paul Desmarais, qui parle peu et qui possède une fortune importante laisse planer plusieurs questions. Malheureusement, cette race d’hommes parle avec son porte-feuille et ne répond jamais aux questions en publique.

    Alors, comme exemple de citoyen vous ne me ferez pas croire que Paul Desmarais est au haut de la liste.

    En terminant, vous semblez très à l’aise avec les invitations au golf, les cadeaux, les voyages et les sorties d’affaires. En tant qu’ingénieur, avez-vous déjà accepté ce genre de choses ? Savez-vous si Paul Desmarais est ami avec Tony Accurso et iriez-vous sur le bateau de ce dernier pour tisser des liens d’affaires ?

    Parlons des vrais affaires !

    Stefan Allinger
    BAA HEC Montréal

  • Martin Lavoie, 8 avril 2012 10h33

    M. Dupras. Quelle démagogie. Incroyable. Alors , on va se faire un curriculum vitae de ce monsieur, alors qu’il fait partie et influence ce groupe d’oligarques qui exploitent la planète en contrôlant des politiciens qu’il met au monde. Un homme qui contrôle les médias du Québec, à qui Conrad Black, le lord Anglais a accepté de vendre le Soleil. Une loi , au Québec, interdit la possession d’un autre journal d’importance à quelqu’un qui en possède un, à distance de 500 kilomètres. Les sbires de Desmarais le lui permettent et cette homme joue dans la pensée de la masse Québécoise, à longueur d’année, préparant la privatisation des services. Retraite, vous dites : cet homme est en guerre contre les Québécois et il l’a bien prouvé en lui glissant dans l’oreille, les paroles que Sarkosy a prononcé dans le débat Québec-Canada. Vous nous prenez vraiment pour des cons. Il a vendu la Consolidated aux américains, alors que la Domtar y était intéressé. Il a joué dans le dos de la Caisse de Dépôt, pour aujourd’hui , la contrôler avec son homme de main, Sabia, qui investit des sommes faramineuses dans les sables bitumineux et Total qu’il manipule en France avec Frère et Sarkosy. Il joue la Chine , vendant aujourd’hui ses intérêts, risquant d’y perdre si Sarko se pète la gueule. Il fait accroire aux Français que les Chinois s’intéressent à Total, pour mieux vendre, j’en suis certain. Qui achète les terres au Lac St-Jean par l’entremise de l’entourage de Jean Chrétien, son Père Ovide.? DESMARAIS PAUL, À LA RETRAITE, vieux, malade...oui, mais toujours aussi actif, anti-Québec. Sinon... la preuve...prouvez-le....S’il peut par la domotique, contrôler le niveau de chaleur de sa chambre à coucher, à partir de son propre jet, il peut facilement donner ses ordres, surtout quand Sabia, Henri-Paul Rousseau, Charest , Charlebois et toute sa gang de vendu à l’establisment de Power, se rendent à Sagard pour déguster leur oeuvre. Dans la dérape, vous êtes le meilleur. Dupras.

  • Luc Potvin, 8 avril 2012 01h30

    Daniel Johnson fils, on le sait, fait partie de l’écurie Desmarais. Lui et son frère Pierre Marc, lui-même de plus en plus fédérâleux et libérâleux, sont de très bons amis de Gilbert Rozon et, sauf erreur, ils en sont mêmes des partenaires d’affaires.

    Je vous suggère donc, Monsieur Dupras, de contacter les frères Johnson pour qu’ils vous pistonnent auprès de Gilbert Rozon et que nous puissions tous aller écouter vos tordants monologues au prochain Festival Juste pour ri... euh... Juste pour rire.

    Vous commencerez sans doute par des numéros gratuits en plein air. Pour des numéros en salle, le public, je crois, doit payer et, là, malgré tout votre talent, pas sûr que ce serait rentable.

    Vous nous souhaitez des centaines de Paul Desmarais. Humour noir ou pur sadisme ? En tout cas, par pitié, n’en rajoutez pas : de drôle ça deviendrait vite franchement cruel.

    Luc Potvin
    Verdun

  • Hugo Girard, 8 avril 2012 00h04

    Moi, je me demande bien qu’est-ce, avec cet élan, que vous voulez prouver. Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est plutôt à qui vous voulez le prouver.

    Votre intervention me laisse très perplexe sur vos véritables motivations. Au fait, quelles sont-elles ? j’aimerais vous voir développer là-dessus.

  • O, 7 avril 2012 23h59

    ..."C’était son droit le plus strict et on ne peut lui reprocher son action comme on ne peut blâmer les tenants du OUI, tel le banquier Claude Béland, ex-président des Caisses Populaires Desjardins. À chacun son opinion et sa liberté d’expression."...

    Affirmer ceci quand on sait la tricherie qu’utilisa le camp du non pour empêcher la nation québécoise de tirer sa révérence...

    Éviter du même coup de mentionner la concentration immorale de la presse que ce franco-Ontarien exerce chez-nous, toujours dans le but de priver les Québécois d’information sur les coûts du Canada pour nous, contribuables...

    Qui contredira le fait que l’information libre est essentielle ? On veut cacher à la nation québécoise entière que nous n’avons plus les moyens de rester au Canada. Et le saint homme fait partie des minières canadiennes qui vident notre territoire de ses richesses... celles-là mêmes pour quoi le Canada nous retient de force dans sa monarchie constitutionnelle que nous refusons !

    Voilà les emplois que ce "mécène" fournit au Québec ? Du "cheap labor" comme les minières de l’or au Mexique : les résistants y sont assassinés...(grand reportage RDI)

  • 7 avril 2012 23h57

    Me semble que si Paul Desmarais et ses fils étaient en faveur de l’indépendance du Québec, me semble que cela ne nuirait pas, ne croyez-vous pas ?

    Expliquez-vous pourquoi tous ceux qui ont du "cash" comme vous dites sont fédéralistes. Pourquoi ? Me semble qu’il doit bien y avoir des capitalistes norvégiens, suédois, irlandais, danois ou finlandais qui doivent faire de l’argent dans leur pays souverain respectif ?

    Pourquoi Desmarais met-il son argent au service du Canada, ce pays qui empêche le peuple québécois d’accéder à sa liberté ? Et vous vantez ce type ?

    Pierre Cloutier

  • Edmond Montpetit, 7 avril 2012 21h51

    "Paul Desmarais devrait être un exemple pour les jeunes Québécois"
    Ca pas d allure de dire des niaseries comme ca on devrait peut etre dire que Jean John Charest devrait être un exemple pour les jeunes Québécois vue qu il est le fils spirituel de Paul Desmarais .

  • Jean Lespérance, 7 avril 2012 20h04

    J’ai lu le livre de M. Le Hir. Mais même si je ne l’avais pas lu, j’aurais pu vous parler du comportement louche des décideurs d’Hydro-Québec. Et j’ai toujours demandé dans le carnet de Gérald Fillion de Radio-Canada une vérification des livres. Le contrat avorté d’Hydro avec Énergie Nouveau-Brunswick ne se justifiait d’aucune façon. Dès le départ, je l’avais dit dans le carnet de Gérald Fillion. Et si moi qui est un simple citoyen sans connaissances du domaine, je le savais, comment des ingénieurs et le conseil d’administration pouvaient-ils l’ignorer ? Impossible. Et en dernier, suite au refus des citoyens du Nouveau-Brunswick, Hydro-Québec déclare finalement que ce n’était pas rentable.
    Tout de même, il y a lieu de s’interroger. La possibilité que le fédéral s’empare d’Hydro-Québec via son association avec le Nouveau-Brunswick est une très bonne raison pour accepter un contrat injustifiable. J’en ai cherché des raisons, je n’en ai pas trouvées.
    Nous vendre au plus offrant, c’est ce qu’on n’a pas cessé de faire avec le faux Libre-échange qui a détruit plus que la moitié de notre économie et Pierre-Marc Johnson devrait avoir honte de nous présenter un projet similaire, l’Accord Economique Commercial Global avec l’Europe qui vise à vendre tout le domaine des services. Mais il faut se poser la question : À qui profite ces trahisons ? Je demande à Daniel Johnson de secouer la conscience de son fils durant son sommeil.
    J’ai demandé à M. Desmarais s’il a quelque chose à offrir aux québécois, s’il a un projet pour nous aider, nous sortir du trou ? Pas de réponse. Pourtant il se paye un communicateur sur le continent qui lui coûte plus qu’un million par année, celui-ci devrait se forcer les méninges.

    Sur le plan économique, on nous vend, sur le plan financier, on est géré par des aveugles et même nos partis d’opposition sont aveugles, alors nos chances de s’en tirer sont nulles. Ce que M. Le Hir craint, la débâcle financière, va arriver. Comme l’argent ne vaudra plus rien, seules les ressources auront de la valeur. Alors les banques et la finance sont en train de s’en emparer.
    Dans ces circonstances, tout financier qui est le moindrement intelligent se dit : pourquoi moi je n’en profiterais pas ? Si j’en donne aux politiciens autant que les banquiers leur en donnent, ils ne se plaindront pas.

    Tout ce qui nous reste, c’est Hydro et la Caisse de dépôt, et une chose est sûre, la position des pions sur l’échiquier nous désavantage et on a aucun contrôle sur eux. Alors, si quelqu’un nous dit : faites attention, on est mieux d’en tenir compte.

  • Mohamed, 7 avril 2012 19h55

    UN texte hagiographique qui pue la flagornerie..

    Merci Monsieur le Hir de ne pas faire partie de cette catégorie des nouveaux chiens de garde stipendiés qui préfèrent se mettre au service des puissants que de servir leurs concitoyens.

  • Nathalie Grogières, 7 avril 2012 18h52

    Pour ma part, il me suffit d’avoir lu le texte de M. Dupras sur une des marionnettes de Paul Desmarais, Nicolas Sarkozy, pour savoir où il loge.

    Crédibilité : zéro.

  • Gilles Jean, 7 avril 2012 17h16

    Là où le bât blesse, c’est quand vous oubliez de jaser de l’influence "indue" qu’il exerce dans le jeu démocratique.
    Vous avez du culot de venir véhiculer votre message sur un site voué à l’indépendance du Québec.

    Pour avoir leur homme de main, les Paul Desmarais de ce monde sont prêts à y mettre le prix. Ainsi, Michel Vastel avançait qu’une somme de 2,5 millions de dollars aurait été versée à Jean Charest pour le convaincre de sauver le Canada en prenant la direction du PLQ.
    Michel David penchait plutôt vers une somme de 4 millions de dollars.
    http://archives.lautjournal.info/autjourarchives.asp?article=3582&noj...

    Et ce n’est pas d’aujourd’hui que les Desmarais mènent le bal.

    1966 : Les premiers candidats de partis souvenainistes(RN et RIN) se présentent et Daniel Johnson(père) se fait élire avec "Egalité ou Indépendance".

    1967:Les milieux financiers sont nerveux car le flirt de Johnson avec l’Indépendance les agace....et laissent entendre qu’il y a fuite de capitaux.... Alors 3 des leurs : Marcel Faribault, Marc Carrière et Paul
    Desmarais de La Presse se rendent rencontrer Johnson qui est en convalescence à Hawai...Ils assurent Johnson que la fuite de capitaux arrêtera si le p.m. signe une déclaration(déjà préparée) dans laquelle il renonce àl’indépendance..Ce qu’il fait....et la déclaration paraîtra en première page de La Presse....

    Or,vérification faite auprès de la Caisse de dépôt du Québec quant aux mouvements des obligations émises par le gouvernement et l’Hydro(ce sont ces titres là dont se débarrassent d’abord des investissurs nerveux), il n’y avait jamais eu de mouvement en ce sens.....Le milieu financier avait fabriqué de toute pièce "la peur"....avec la collaboration des médias...qu’ils contrôlent
    très souvent....c’est connu !

    En ajout : ......Voici ce que est dit de La Presse dans "Bourassa 1990-1991", page 243 :"Paul Desmarais, le propriétaire, est un tenant du fédéralisme à
    tout prix et avait jadis envoyé à tous ses éditorialistes une missive interdisant l’expression d’un sentiment prosouverainiste dans ses pages.....Un jour que Bernard Landry se plaignait devant Roger D.Landry(L’Editeur) de l’absence de voix souverainiste dans ce quotidien
    francophone, dont au moins 50% des lecteurs (francophones scolarisés) favorisent la souveraineté, Roger D. lui a rétorqué tout à trac :"On possède le journal, on dit ce qu’on veut"....En prenant ses fonctions à la tête de
    l’équipe éditoriale, Alain Dubuc a montré patte blanche et, dans son premier éditorial, a annoncé qu’il suivrait les directives....ce qu’il fait "admirablement" !

  • Richard Le Hir, 7 avril 2012 13h21

    M. Dupras,

    Ne croyez-vous pas qu’il aurait été plus sage de lire le livre avant de le commenter ?

    En sautant cette étape pourtant essentielle à toute critique valable,vous vous ravalez au rang des "spinners" de partis politiques, et vous ôtez toute crédibilité à votre intervention en faveur de Desmarais.

    Non seulement vous ne servez pas les intérêts de celui que vous admirez tant, mais vous vous trouvez en fait à le desservir. Avec des amis comme vous, il n’a pas besoin d’ennemis.

    Et c’est sans compter les dommages que vous infligez à votre propre crédibilité.

    En ce qui concerne la mienne, il me suffit de savoir que le Commissaire au lobbyisme a donné suite à ma demande d’enquête, jugeant les éléments de preuve que je lui ai fournis suffisamment sérieux pour ce faire.

    Richard Le Hir

  • Henri Marineau, 7 avril 2012 12h57

    Mon intention n’est pas ici de prendre parti pour ou contre Paul Desmarais mais de lancer deux "coups de chapeau"...

    Le premier à vous, M. Dupras, qui avez eu le courage d’affirmer votre opinion sur Paul Desmarais et ce, malgré toutes les attaques faites à son endroit sur cette tribune...

    Le second à Vigile pour son ouverture sur les divergences d’opinion, confirmant par là que ce site représente une "véritable tribune libre".

  • JCPomerleau, 7 avril 2012 12h34

    La privatisation d’Hydro Québec une idée farfelue ou une réalité déjà engagée ?

    Voici 3 volets d’Hydro Québec qui ont été privatisés en douce :

    La filière des centrales d’appoints au gaz. Un tentative d’en privatisé 13 a échoué suite à la résistance citoyenne (Suroît). Une seule a passé : Bécancour.

    Hydro Québec a signé un contrat à long terme avec Trans Canada Energy qui va lui coûter 3 milliards en pénalités pour ne pas qu’elle produise (le coût des 2 méga hôpitaux).

    La filière éolienne : Contrat privé avec GDF (Paul Desmarais). Alors que’Hydro Québec avait l’occasion de mettre en place une filière en partenariat avec Siemens qui proposait de faire du Québec un chef de file dans le domaine avec un investissement de 4 milliards !

    La privatisation d’Hydro Québec pétrole et gaz. Les droits ont été bradés au privé. Dans le cas de l’Ile Anticosti on parle d’une réserve estimée de 40 milliards de barils de pétrole. Un bien publique cédé à des conditions que le publique ne peut connaitre. Derrière les rideaux se profil deviné qui ?

    http://www.vigile.net/Anticosti-La-question-qui-tue

    Paul Desmarais défend ses intérêts et pour se faire il collectionne les pions politiques : Chrétien, Charest, P M Johnson, Bouchard etc :

    "Given all of the above, it goes without saying that political savvy is a job requirement at Power. Those without it need not apply. You may have a degree from Harvard Business School and crunch numbers better than a computer, but unless you know how public policy is made, how to navigate the political process or how bureaucrats think, you’re of no interest to the House of Desmarais. This explains why so many members of the Power brain trust have worked in government and politics.

    http://www.theglobeandmail.com/report-on-business/the-power-25/article917085/page10/

    ....

    Aristote ramène tout à l’essentiel : Qui contrôle l’État au profit de qui ?

    Ici c’est c’est le clan Desmrais au profit du clan et au détriment de l’intérêt supérieur du Québec. L’accord du libre échange Canada Europe dans lequel s’emboite le Plan Nord sont taillés sur mesure pour servir les intérêts du clan. »Le pion P M Johnson y veille.

    JCPomerleau

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