«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Une décision irresponsable et incompréhensible

Davantage qu’une simple évasion, une affaire d’État ?

Le gouvernement Couillard dans l’eau bouillante

L’étrange profil du juge Louis Dionne

Chronique de Richard Le Hir
jeudi 12 juin 2014
6 497 visites 17 messages

Texte modifié par l’auteur le 12 juin à 16h30 suite à l’obtention de nouvelles informations

La rapidité avec laquelle le premier ministre Couillard est intervenu dans le dossier de l’évasion rocambolesque d’un trio de prisonniers d’Orsainville a de quoi surprendre. Dans des circonstances normales, c’est au ministre responsable qu’il revient de défendre le gouvernement, et il joue pour ce dernier le rôle d’un fusible dans un circuit électrique. Si la charge est trop forte, il saute.

Dans le cas présent, la prompte intervention du premier ministre constitue soit un désaveu de sa vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique Lise Thériault, soit la reconnaissance que ce dossier met en jeu la survie non pas seulement de sa collègue mais du gouvernement tout entier.

Or en trois jours, Lise Thériault n’avait commis aucune erreur justifiant un désaveu, et si elle n’a pas inventé le bouton à quatre trous, elle est d’une fidélité et d’une loyauté à toute épreuve. Qui plus est, elle s’est bien acquittée de ses tâches lorsqu’elle était ministre du Travail, un portefeuille pourtant jugé difficile.

On est donc plus vraisemblablement dans un cas qui met en jeu la survie du gouvernement et que le premier ministre ne peut déléguer même à la plus fidèle des collaboratrices parce qu’il est le seul à détenir certaines informations et qu’il ne peut prendre le risque de les partager.

De quoi peut-il donc s’agir ?

L’évasion par hélicoptère revêt un caractère spectaculaire, bien entendu, mais ce n’est pas la première à survenir, ni dans le monde, ni au Québec. Déjà l’an dernier, le Québec avait connu un épisode semblable. En quoi celle qui vient de survenir est-elle si différente de la première qu’elle nous mérite l’implication personnelle du premier ministre dans le dossier ?

Pour répondre à cette question, il faut se pencher sur les circonstances de cette évasion et les conditions qui devaient être réunies pour qu’elle réussisse.

Donc, par une radieuse fin d’après-midi d’un samedi de printemps, un petit hélicoptère Robinson se pose dans la cour de la prison d’Orsainville. En moins de cinq minutes et avant que les gardiens n’aient le temps de réagir, trois détenus grimpent à bord et prennent la poudre d’escampette dans une direction inconnue. Depuis lors, aucune trace de l’hélicoptère ni des détenus. Une indication : la police les croit à l’étranger car, chose tout de même assez peu fréquente pour des détenus ordinaires, un avis de recherche à été lancé par Interpol.

Il s’agit donc de gros gibier. Pour organiser une opération pareille, il faut de gros moyens. Sacrifier un hélicoptère n’est pas à la portée de n’importe qui, car à moins d’avoir été volé ou détourné, les chances de le récupérer avant longtemps sont plutôt minces. S’il a été caché, il ne peut plus être utilisé, et s’il est retrouvé, il est saisi comme élément de preuve. Or un appareil de ce type vaut la bagatelle de 500 000 $ US plus les taxes et autres droits. La moindre des ironies n’est pas que ce genre d’hélicoptère est fréquemment utilisé par les services policiers, selon l’information disponible sur le site du constructeur.

Il faut aussi ajouter le prix du transport à l’étranger par vol privé au tarif de la clandestinité. Les destinations possibles ne sont pas tellement nombreuses pour des trafiquants de drogue, et elles varient selon le réseau sur lequel ils sont branchés. Ainsi les familles Rizzuto et Cuntrera-Caruana sont connues pour fréquenter le Vénézuela, le Pérou, la République Dominicaine et le Costa Rica. D’autres préfèrent le Mexique ou le Panama. Avec de telles destinations dans de telles conditions, on engloutit facilement 75 000 $ par tête de pipe.

Ça, ce sont des chiffres assez faciles à établir. Le plus difficile est de mettre un prix sur l’achat des complicités nécessaires à la réalisation d’un tel plan. Car complicités il y a ! On a en effet appris que les autorités policières étaient averties qu’une telle évasion se tramait, qu’elles en avait informé les autorités carcérales, et qu’elles avaient même visité les détenus en prison pour les informer de ce qu’elles savaient sur leurs intentions et leur plan d’utiliser un hélicoptère !

À partir de ce moment-là, la plus élémentaire précaution aurait dû être de séparer le trio et de les répartir dans trois établissements de détention différents. Cette décision aurait dû être prise par le juge chargé du procès des accusés, en l’occurrence le juge Dionne. Au lieu de cela, il autorise les évadés à utiliser des téléphones cellulaires et des ordinateurs pour préparer leur procès. Les autorités carcérales prennent ce privilège comme un signal d’abaisser la cote de sécurité des détenus. On aurait voulu faciliter la tâche aux évadés qu’on ne s’y serait pas pris autrement.

Alors la question est maintenant de savoir qui est ce « on » et les motifs de son ou de leur geste s’ils sont plusieurs à y avoir participé. Le champ de recherche est assez restreint et il devrait être assez facile de déterminer assez rapidement qui a fait quoi. Sauf qu’il n’est pas du tout certain qu’on obtiendra rapidement la réponse à la question.

En annonçant la tenue d’une enquête interne, le premier ministre choisit de tenir la police à l’écart pour le moment. Sa décision peut s’expliquer par le fait que les services concernés sont sous la responsabilité du gouvernement qu’il dirige, mais elle peut aussi s’expliquer par la méfiance réciproque qui existe présentement entre le gouvernement et sa police, héritage des malversations du gouvernement Charest dont plusieurs ministres actuels faisaient partie, et dont plusieurs autres sont encore sous enquête.

Parmi ceux-ci, l’ancien ministre de la Sécurité publique et de la Justice Jacques Dupuis qui avait démissionné dans la foulée de l’affaire Coretti. La rumeur veut que Dupuis et Dionne, des ex-collègues, soient également des amis.

Quinze mois après sa nomination à la Cour du Québec, Louis Dionne passait à la Cour supérieure. Voici en quels termes les journalistes Robert Dutrtisac du Devoir et Dominique Hardy du Soleil annonçaient sa nomination :

L’UPAC perd Louis Dionne

Le directeur des poursuites criminelles et pénales devient juge à la Cour du Québec
18 novembre 2011 |Robert Dutrisac | Québec

Québec — Celui qui est responsable de donner suite aux enquêtes de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), Me Louis Dionne, a quitté ses fonctions. Le directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a été nommé juge de la Cour du Québec à la Chambre criminelle et pénale à Québec.

Nommé DPCP en 2007, Louis Dionne part avant la fin de son mandat qui prenait fin en 2014. Me Dionne est le premier titulaire de ce poste créé pour assurer au fonctionnaire chargé de déposer et d’administrer les poursuites criminelles et pénales une plus grande indépendance du pouvoir politique. Auparavant, le procureur général, un élu, était le responsable.

Il est impossible ne pas faire de lien entre ce départ et les tensions vécues par Louis Dionne avec les procureurs dont il avait la charge. Lors des négociations pour le renouvellement de la convention collective des procureurs, l’Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales (APPCP) avait réclamé en février la démission de Louis Dionne, affirmant que le lien de confiance avec celui-ci avait été rompu.

Les procureurs reprochaient au DPCP ne pas avoir exigé du gouvernement qu’il améliore leur pénible situation. Après quelques jours de grève, le conflit s’est conclu par l’adoption d’une loi spéciale imposant le retour au travail et la convention collective.

C’est en prenant connaissance de la liste fournie par le comité de sélection des juges que Jean-Marc Fournier a appris que son bras droit en matière de poursuites avait posé sa candidature à ce poste, a soutenu le ministre. M. Fournier a reçu cette liste à la fin août ; ça fait donc plus de deux mois et demi qu’il savait que Louis Dionne avait postulé.

Jean-Marc Fournier n’a pas hésité à recommander sa nomination comme juge au Conseil des ministres, hier. « Quand j’ai vu cette recommandation, je ne me suis pas posé beaucoup, beaucoup, beaucoup de questions sur ses compétences parce que je le connais », a-t-il dit. Avant d’être nommé DPCP, Louis Dionne avait été sous-ministre à la Justice et sous-ministre à la Sécurité publique,

C’est au début de mai que le poste à pourvoir a fait l’objet d’une publication dans le Journal du Barreau. Louis Dionne avait jusqu’au 27 mai pour se porter candidat.

La porte-parole de l’opposition officielle en matière de justice, Véronique Hivon, estime que Louis Dionne était « dans une position très inconfortable » à la suite du conflit avec les procureurs. La députée de Joliette s’est dite inquiète des conséquences de cette nomination sur la bonne marche des procédures, notamment les poursuites qui pourraient découler des enquêtes de l’UPAC. « Il y a un grand risque » que les procédures soient retardées, estime-t-elle. Selon la députée, la personne qui remplace le DPCP par intérim n’aura pas la même autorité qu’une personne nommée pour sept ans.

Louis Dionne est remplacé de façon intérimaire par son directeur adjoint, Me Alain Perreault. En vertu de la Loi sur le DPCP, un comité de sélection, formé par le ministre, où figure notamment son sous-ministre et des membres du Barreau, fournira « sans tarder » une liste de candidats que le comité a rencontrés et qu’il juge aptes à exercer la charge de directeur.

Rappelons que lors des auditions de la commission Bastarache, Louis Dionne, témoignant à titre d’ancien sous-ministre à la Justice, avait contredit la version de l’ancien ministre de la Justice, Marc Bellemare. Celui-ci affirmait qu’il avait mis au courant le sous-ministre des intenses pressions dont il était l’objet pour la nomination de juges. En concluant son témoignage, Louis Dionne avait affirmé que dans l’ensemble, même s’il n’est pas parfait, le processus de nomination des juges fonctionne bien. « Il n’y a pas de système parfait. Là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie et il y en aura toujours », avait-il souligné.

On retiendra surtout de cet article la référence à la fameuse grève des procureurs aux poursuites criminelles qui, dans un geste sans précédent, avaient désavoué leur patron en parlant de rupture du lien de confiance, de même que le démenti du témoignage de son ancien patron, l’ex-ministre Libéral de la Justice Marc Bellemare, qui avait déclaré devant la Commission Bastarache l’avoir informé des pressions qu’il subissait pour la nomination des juges.

Le juge Louis Dionne nommé à la Cour supérieure
Dominique Hardy
Le Soleil

Publié le 08 février 2013 à 10h00 | Mis à jour le 08 février 2013 à 10h00

(

Québec) Près de 15 mois après avoir été nommé à la Cour du Québec, le juge Louis Dionne est nommé à la Cour supérieure dans le district de Québec.
Le ministre de la Justice du Canada, Rob Nicholson, a officialisé la nouvelle vendredi après-midi.

Admis au Barreau en 1983, Louis Dionne a pratiqué le droit criminel, pénal, carcéral, administratif et constitutionnel. De 1998 à 2001, il a été directeur de la Section du crime organisé de la Sûreté du Québec, ainsi que chef de l’équipe de la Section des produits de la criminalité du ministère de la Justice.

De 2001 à 2007, il a occupé les fonctions de sous-ministre et de sous-procureur général au ministère de la Justice du Québec et sous-ministre à la Sécurité publique et des Services correctionnels. En 2007, il a été nommé directeur des poursuites criminelles et pénales jusqu’à ce qu’il soit nommé juge. À ce poste, il avait la responsabilité de donner suite aux enquêtes de l’Unité permanente anti-corruption.

Vu son expérience et sa connaissance des milieux criminels, la décision des autorités carcérales de relâcher la sécurité des détenus dans la foulée de la décision du juge Dionne apparaît encore plus irresponsable et incompréhensible.

Il est donc nécessaire de se renseigner davantage sur le parcours du juge Dionne, et voici ce qu’on trouve sur le site du premier ministre Charest en date du 2 mars 2005 :

DIONNE, Louis
ÂGE 44 ans

FORMATION ACADÉMIQUE
Membre du Barreau du Québec

Collège de commandement et d’état-major du corps des marines, Quantico
1991 Diplôme

Collège de commandement et d’état-major des Forces terrestres canadiennes de Kingston
1987 Diplôme

Université de Sherbrooke
1982 Baccalauréat en droit

EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE
Ministère de la Justice
Depuis 2003 Sous-ministre et sous-procureur général

Ministère de la Sécurité publique
2001 - 2003 Sous-ministre associé à la Direction générale des services correctionnels

Sûreté du Québec
1998 - 2001 Directeur de la lutte au crime organisé

Ministère de la Défense nationale
1997 - 2001 Officier supérieur d’état-major à l’entraînement collectif au Secteur du Québec de la Force terrestre

Ministère de la Justice
1996 - 1998 Chef d’équipe au Bureau de lutte aux produits de la criminalité

Ministère de la Défense nationale
1995 - 1996 Sous-chef d’état-major et commandant de l’école des recrues 35e Groupe-Brigade

Voltigeurs de Québec
1992 - 1995 Commandant

Ministère de la Justice
1985 - 1995 Substitut du Procureur général au Bureau des substituts du Procureur général de Québec

Voltigeurs de Québec
1978 - 1992 Officier d’infanterie

Ministère de la Justice
1984 - 1985 Substitut du Procureur général au Bureau des substituts du Procureur général de Longueuil

Alliance des moniteurs de ski du Canada
1975 - 1985 Moniteur de ski professionnel

Richer, Béland et associés
1984 Avocat - criminaliste

Kronström, Turmel et associés
1983 Stagiaire en droit

Gendarmerie Royale du Canada
1982 Constable spécial

Bigre, tout un parcours ! De la Gendarmerie Royale à la magistrature en passant par une formation chez les Marines aux États-Unis et au Collège militaire de Kingston, un grade d’officier supérieur, un séjour à la SQ, une longue présence comme officier de réservce de l’armée canadienne, la pratique privée du droit criminel et les ministères de la Justice et de la Sécurité publique !

Quel étrange et fascinant personnage ! Et, du coup, son comportement coulant à l’égard des évadés apparaît encore plus incompréhensible, ce qui soulève la possibilité que nous nous retrouvions devant une affaire d’État. Mais laquelle ? Un gros cas de corruption dans les plus hautes sphères du gouvernement ? Un règlement de comptes politique ? Un chantage de très haut niveau ? Une lutte entre factions policières ? Et le parcours professionnel du juge ne permet même pas d’exclure la possibilité que cette affaire ait des dimensions fédérales-provinciales souterraines.

Ce simple fait divers est en train de prendre des proportions énormes, et les joueurs ne sont pas des enfants de chœur. La suite nous promet bien des surprises à moins qu’elle ne soit discrètement étouffée à la faveur de l’été. Raison d’État oblige…

Quelques heures après la mise en ligne de ce texte, j’ai reçu d’un lecteur le lien d’une émission radio diffusée à Québec ce matin dans laquelle les animateurs font lecture de certains documents internes de l’établissement d’Orsainville. Ces documents précisent que le juge Dionne N’EST PAS celui qui a abaissé la cote de sécurité des évadés. Il a cependant autorisé les évadés à utiliser des téléphones cellulaires et des ordinateurs, un privilège exorbitant dans les circonstances, et qui a servi de prétexte à l’abaissement de la cote de sécurité des évadés.J’ai donc modifié mon texte en conséquence.

L’audition de cette émission laisse pantois, et je vous la recommande fortement. Une fois de plus, la réalité dépasse la fiction. Un bémol, les animateurs accablent les autorités carcérales et dénigrent la fonction publique pour servir leur biais idéologique néolibéral, mais s’abstiennent de tout commentaire sur le rôle joué par le juge Dionne. - Richard Le Hir

Commentaires

  • Pierre Schneider, 19 juin 2014 19h39

    1982 : Étudiant en droit à l’Université de Sherbrooke et aussi, même année, "constable spécial’ de la GRC.

    Agent d’infiltration, simple ou double ? Bizarre. Ça me fait penser à un autre étudiant de l’Université Laval célèbre qui oeuvrait pour la GRC sur le campus.

    Si on savait tous les dessous des affaires de l’État, je pense qu’on s’empresserait de proclamer unilatéralement l’indépendance du Québec.

  • Mr Le Contribuable, 18 juin 2014 13h56

    Bonjour,

    Je suis tout aussi dubitatif que vous, et j’aimerais attirer votre attention sur les quelques questionnements que j’ai légalement deja soulevés sur mon propre site.

    http://quebectribune.wordpress.com/2013/05/08/michele-dionne-lien-familial-louis-dionne/

  • Jean-Louis Pérez-Martel, 13 juin 2014 23h44

    Un quatrième député de la mafia politico-financière PLQ-Charest-Couillard interrogé par l’UPAC depuis le scrutin du 7 avril dernier

    http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/201406/13/01-4775682-le-depute-liberal-guy-ouellette-a-rencontre-les-enqueteurs-de-lupac.php

    JLPM

  • Hugo Girard, 13 juin 2014 22h33

    Je pense que Mme Mino soulève un bon point en ce que plusieurs hauts représentants de l’appareil d’état ou provincial ont passé par des fonctions militaires ou au sein des services secrets comme Philippe Couillard par exemple. Le Canada et le Québec sont gouvernés par une poignée de grandes familles depuis le début. Les postes d’importances et les mieux rémunérés sont réservés à ces castes supérieures et ces gens sont tenus au Secret. Certains penseront que je suis paranoïaque car je les emmerdes. Qu’ils aillent se faire foutre !

  • Chantal Mino ps.éd. prés. adj. de l&8217;AIDEF, 13 juin 2014 19h36

    C’est drôle, Guy Laroche, sous-ministre à la présumée sécurité publique du Québec est aussi passé par l’Armée canadienne à un poste assez élevé disons, Major Général (Commandant du système de la doctrine et de l’instruction de la force trerrestre) et le procureur du DPCP qui nous (mon collègue à l’AIDEF Adam Richard et moi) harcèle criminellement et juridiquement depuis le 1 octobre 2013 et même nous torture depuis le 15 octobre 2013, soit Me Julien Beauchamp-Laliberté, à la demande de Guy Laroche et leurs complices dans la mafia des fonctionnaires de l’État du Québec qui font de la Traite d’enfants vulnérables au Québec, a été aussi un cadet renommé de l’Armée canadienne.

    Voir mon article :
    http://lesaventuresdeladangereusemino.blogspot.ca/2013/10/les-elections-municipales-sont.html

    Chantal Mino, PRISONNIÈRE POLITIQUE HUMILIÉE SEXUELLEMENT, TORTURÉE ET MENACÉE DE MORT AU QUÉBEC PAR SON ÉTAT QUÉBÉCOIS DEPUIS LE 15 OCTOBRE 2013
    http://lesaventuresdeladangereusemino.blogspot.ca/2013/10/chantal-mino-prisonniere-politique.html

  • Lise Pelletier, 13 juin 2014 16h32

    Bonjour M. Le Hir,

    Vous êtes égal à vous-même avec cette analyse à fond de la gérance du Parti Libéral dans le dossier des trois évadés.

    J’ai une question : la décision du juge Dionne d’alléger les conditions de détention de ces trois prévenus est-elle normale ?

    Aujourd’hui dans la presse, il y a un article de Christiane Desjardins sur Richard Henry Bain concernant une demande de remise en liberté jusqu’à son procès., qui j’espère lui sera refusé.

    Voici un extrait sur une plainte de celui-ci concernant l’ouverture de son courrier :

    "Par ailleurs, vendredi matin, M. Bain s’est plaint du fait que son courrier était ouvert en prison. Même les documents qu’il a voulu envoyer au juge, a-t-il dit. M. Bain dit qu’il a envoyé 500 mémos et 60 plaintes, notamment à la GRC, mais que ça n’a rien changé.

    Le juge a fait valoir qu’un juge n’avait pas juridiction sur la prison, à moins de circonstances exceptionnelles. Il a conseillé à M. Bain de s’adresser à son avocat."

    Comment se fait-il alors que le juge Dionne ait pu ordonné un relâchement des mesures de détention ?

    Le PLQ veut-il à ce point étêter la SQ et mettre dans l’eau chaude le PQ au point de laisser s’évader 3 dangereux criminels ?

    A l’émission le 15/18 avec Michel C.Auger, Isabelle Richer en parle dans une entrevue à 15:53 où elle mentionne que plusieurs se pose la question : comment se fait-il que le juge ait accordé que ceux-ci soient présents tous les trois dans la cour en même temps.

    Le hasard ne peut pas tout expliquer.

  • Rebecca Mignard, 12 juin 2014 19h26

    Est-ce qu’il y a un lien de parenté entre le juge Louis Dionne, diplômé en droit de l’université de Sherbrooke presque la même année que Jean Charest, et l’épouse de Jean-Charest, Michèle Dionne, Sherbrookoise de naissance ?

  • Myriade Klon, 12 juin 2014 19h17

    « La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, soutient que des responsables au sein de l’appareil gouvernemental lui ont menti depuis l’évasion par hélicoptère de samedi soir. Elle évoque même la possibilité que ces personnes soient corrompues. » a écrit Tommy Chouinard dans La Presse aujourd’hui.

    « Quand on lui a suggéré que des personnes lui ont menti soit parce qu’elles veulent « se protéger le derrière », soit parce qu’elles sont « corrompues », elle a lâché : « C’est fort probable ». Elle a ajouté qu’ « il peut y avoir d’autres scénarios ». »

    Un autre scénario comme : La corruption de l’appareil de l’État québécois, notamment dans le domaine de la puissance policière et judiciaire, est au stade de gestation avancée d’un nouveau fascisme ?

    Souvenons-nous de la loi liberticide brandie à la fin du gouvernement Charest, ce projet de loi 78 dont l’article 29 donnait un pouvoir de répression atteignant gravement le droit à la libre expression : « 29. Quiconque, par un acte ou une omission, aide ou, par un encouragement, un conseil, un consentement, une autorisation ou un ordre, amène une autre personne à commettre une infraction visée par la présente loi commet lui-même cette infraction et est passible de l’amende prévue... »

    Le gouvernement Marois nous a permis de rejeter cette loi que le bâtonnier du Québec, Me Louis Masson, avait jugé sévèrement, estimant qu’elle portait « des atteintes aux droits constitutionnels et fondamentaux des citoyens. L’ampleur de ces limitations aux libertés fondamentales n’est pas justifiée pour atteindre les objectifs visés par le gouvernement. » La CAQ trouvait cette loi trop molle...

    Le retour rapide du PLQ au pouvoir accélère-t-il la gestation d’une démocratie néo-libérale-fasciste ?

  • Ivan Parent, 12 juin 2014 18h58

    https://www.youtube.com/watch?v=TpuH9E5Ody4#t=102

    Sur laTribune libre de Vigile, dimanche 8 juin dernier, dans un article ayant comme titre "La mafia policière", j’avais inclus une vidéo de la dénonciation d’un policier sur les hautes sphères policières au Québec comme étant des nids mafieux. "Larrons en foire" avec les autorités politiques actuelles et passées, l’évasion spectaculaire n’avait pas encore eu lieu. Il y aurait tout de même une importante avenue à explorer de ce côté si quelqu’un veut bien s’en donner la peine.

    Nous savons que nous sommes dirigés par des bandits. Nous le savions avant l’élection et maintenant nous sommes aveuglés par les preuves. Doit-on, en bon Québécois, laisser faire ?

    Ivan Parent

  • Pierre Bourassa, 12 juin 2014 18h17

  • Mirelle Deschênes, 12 juin 2014 17h57

    Bonjour Mr LeHir,
    Je pose la même question que Mr Hugo Gérard, comment se fait il que nous ne pouvons mettre fin à cette vicieuse mascarade des libéraux.
    Il doit bien y avoir des gens honnêtes capables de barrer le chemin à ces bandits qui nous en mettent plein la vue depuis le 7 avril dernier ou avons nous seulement des gens en culottes courtes incapables de donner le coup fatal.
    Je me rappelle que les libéraux ont demandé la peau d’un des ministres du PQ pour beaucoup moins que cela.
    Le PLQ est de toutes les magouilles jour après jour, a quand le grand jour qui pourra enfin révéler à la face des Québécois quel genre de fripouilles sont à la direction de l’État Québécois ?!
    Merci encore une fois Mr LeHir, je suis certaine que vous devez bouillir d’impatience que le tout aboutisse, en tous les cas mes plus profonds espoirs ne peuvent rester sans réponses. Croyez moi ce n’est pas de la vengeance c’est simplement la justice qui doit être.

  • Mario Goyette, 12 juin 2014 16h52

    En nommant Lise Thériault comme vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Philippe Couillard a gravement manquer de jugement.
    Dans un article paru dans La Presse, Denis Lessard nous apprend que Lise Thériault a commencé comme secrétaire dans un hebdo de l’Est...

    (QUÉBEC) « Les Services sociaux... C’est bien, tu vas aimer ça ! », laisse tomber Pierre Bibeau. En décembre 2008, Lise Thériault vient de rencontrer Jean Charest, qui lui a appris qu’elle redeviendrait ministre le lendemain. Et aussitôt, elle informe au téléphone son parrain politique de la bonne nouvelle.
    http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201406/11/01-4774722-portrait-de-pierre-bibeau-sacrifie-pour-des-billets-de-faveur.php

    Le parti québécois a parfaitement raison d’exiger la démission de Lise Thériault pour la raison suivante.
    Lors d’un échange avec la presse parlementaire, Mme Thériault a confirmé qu’un juge avait décidé de diminuer la cote de sécurité des détenus.
    Triple évasion à Québec : la ministre Thériault préoccupée
    http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/201406/09/01-4774215-triple-evasion-a-quebec-la-ministre-theriault-preoccupee.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4773997_article_POS9

    Tout le reste des faux-fuyants employés par Lise Thériault pour disculper le parti libéral de cette situation loufoque démontre qu’elle est incompétente et de très bas de gamme.

  • Yves Babin, 12 juin 2014 15h42

    On vient d’apprendre que contrairement à ce que disait lundi la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, le juge Louis Dionne n’a pas ordonné au centre de détention de Québec d’abaisser la cote de sécurité des trois détenus qui se sont évadés par hélicoptère samedi soir. Cette histoire est de plus en plus nébuleuse et troublante pour le PLQ.

  • Jean-Louis Pérez-Martel, 12 juin 2014 14h47

    Cyniquement André Pratte se porte une fois de plus à la défense du PLQ-Couillard à travers son éditorial d’aujourd’hui La petite évasion

    « … De nos jours, des crises artificielles de ce genre, il y en a toutes les semaines. Chaque incident étonnant ou spectaculaire est gonflé hors de toutes proportions. Le gouvernement est pressé d’agir, de congédier des personnes, de changer les lois. Cette semaine-là, il n’y a qu’une priorité : régler LA « crise ». La semaine suivante, il y aura une nouvelle « crise », une nouvelle urgence. C’est la pire façon de gérer les fonds publics. »

    Pour plus de détails, consulter http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201406/11/01-4775012-la-petite-evasion.php

    JLPM

  • Jean Lespérance, 12 juin 2014 14h08

    Ce n’est tout de même pas banal car si les gens ne le réalisent pas, c’est lui qui a la charge de porter des accusations directement avec l’UPAC au lieu de faire passer les gens à la Commission Charbonneau. En faisant passer les gens à la Commission Charbonneau plutôt que de porter des accusations, nos libéraux se la coulent douce.
    Il faut bien comprendre que les questions devant un tribunal sont très différentes que les interrogatoires bonbons de la Commission Charbonneau.

  • GV, 12 juin 2014 13h54

    On peut présumer que la décision du juge Dionne de réduire la sécurité des criminels est couverte par une recommandation favorable des autorités de la prison. La volonté du gouvernement d’aller rapidement au fond des choses aurait dû se traduire par la suspension (avec solde) des responsables d’Orsainville impliqués à tous les niveaux dans le processus d’allégement des conditions de détention des trois criminels. On aurait même pu aller jusqu’à la mise en tutelle de la prison. Dans les circonstances contraires, marteler que le précédent gouvernement a failli à installer des filets au-desssus des prisons apparaît comme une diversion visant à dissimuler l’absence de mesures diligentes destinées à créer un climat d’autorité pour une enquête vigoureuse et sans compromis.

  • Hugo Girard, 12 juin 2014 12h40

    Un autre excellent article de Richard Lehir qui se montre une fois de plus informé comme pas un.

    Un gouvernement Couillard qui voguera de crise en crise pour les quatre prochaines années.

    Un gouvernement illégitime, voilà ce qu’il est. Quand est-ce que les masques tomberont enfin ? La lutte sera fondamentale et radicale où ne sera pas.

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  • 16/06 Marc Labelle: 50 $
  • 16/06 Les Amis de Vigile : 350$
  • 16/06 Jacques Bergeron: 100$
  • 16/06 PeeWee Troodeau: 100$
  • 15/06 Réal Coutu : 50$
  • 15/06 Serge Labossiere: 100$
  • 12/06 Michel Pauzé: 25$

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